PATRICK TIMSIT CONFOND NEGATIONNISME ET KU KLUX KLAN

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L’humoriste Patrick Timsit (Le Grand Journal de Canal+ – Jeudi 24 Septembre 2015) :

« Pourquoi on ferait un spectacle sur Dieudonné ? j’en parlerais? Je ne lui parle que quand il me parle… Et puis après, le jour où il a pris Faurisson dans ses bras, et bien notre relation s’est arrêtée là, voilà! J’ai plus jamais voulu savoir, c’est drôle, pas drôle, il a le droit, pas le droit… Moi je ne prends pas un mec du Ku Klux Klan dans mes bras et il ne prend pas Faurisson dans ses bras, et tout va bien, on sera à notre place. »

NDLR (Gayssoteries): La vidéo à été retirée quelques temps après notre publication. Il faudra vous contenter du texte en attendant que nous récupérions la vidéo.

NOTRE AVIS (Gayssoteries) : Monsieur Timsit confond la négation de l’existence des chambres à gaz homicides et du génocide planifié du peuple juif par les nazis avec l’idéologie d’une organisation suprématiste blanche américaine qui, en substance, prône la domination de la « race » blanche sur les autres «races » (Ku Klux Klan). Il confond thèse historique et idéologie.

Monsieur Faurisson ne serait-il pas révisionniste historique mais idéologue? Il n’a pourtant pas écrit, à notre connaissance, de manifeste ni même d’essai sur une quelconque idéologie dont il se réclamerait.

En outre, à aucun moment dans toute sa carrière, que ce soit dans ses écrits ou ses déclarations publiques , Monsieur Faurisson n’a tenu de propos ayant un quelconque rapport avec l’idéologie du Ku Klux Klan ; pourtant, la comparaison violente établie par Monsieur Timsit est accueillie par la présentatrice et quelques invités d’un signe de tête tout approbateur. Monsieur Timsit ne ferait-il là qu’énoncer une vérité connue et acceptée de tous ?

Évidemment non ! Car nous connaissons le tabou des thèses révisionnistes. Dans ce contexte de censure et de calomnie, rien n’est mal à propos lorsqu’il s’agit de condamner ceux qui les défendent. Ainsi, toutes les accusations n’ayant aucun rapport avec la discipline concernée sont autorisées. Qui oserait objecter ou signifier qu’il y a dérapage serait alors immédiatement considéré comme suspect.

La question est entendue : Monsieur Faurisson est à la France ce que les suprématistes blancs sont aux États-Unis ! Aucun écrit ni même aucune parole de l’accusé n’existent pour appuyer cette assertion mais qu’importe! Il s’agit là de bien faire comprendre aux téléspectateurs que les mots n’ont plus aucune espèce d’importance ni les preuves de ce qu’on avance un intérêt quelconque. Il s’agit avant tout de présenter le monde de la façon la plus étriquée et manichéenne qui soit : d’un côté les bons, de l’autre les mauvais.

Pourtant, une thèse historique n’a pas à se monter gentille ou méchante ; elle peut séduire, déplaire ou laisser indifférent mais elle n’est en aucun cas le terrain de jeu des idéologies et encore moins celui des émotions. Elle est exacte ou inexacte, ni plus, ni moins. Les évaluer autrement est irrecevable et n’a de place que dans une société composée d’individus qui auraient perdu toute capacité à étudier sans interroger leurs passions.

Pour cette raison, qu’elles ne sont pas affaire de foi, les thèses historiques ne trouvent leur place nulle part dans les considérations idéologiques et passionnelles qui, semble-t-il, ont envahi l’esprit tout entier de Monsieur Timsit.

Mélangeant tout et n’importe quoi, Monsieur Timsit se ridiculise en exposant de façon si théâtrale les preuves évidentes de son ignorance quant au monde qui l’entoure ; monde qui semble lui échapper totalement dans les parties qui le composent lorsqu’il s’agit de quitter l’univers de la farce et du bon mot.

Quant à savoir si chacun est à sa place, il convient de savoir rester à la sienne lorsqu’on ne maîtrise pas son sujet.

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3 réflexions sur “PATRICK TIMSIT CONFOND NEGATIONNISME ET KU KLUX KLAN

  1. La Morale selon M. Patrick Timsit est une chose aisée : d’un côté il y a les Méchants, qui sont méchants quoi qu’ils fassent, et de l’autre il y a les Gentils, qui sont gentils quoi qu’ils fassent, de sorte qu’il n’est à se préoccuper, pour avoir toujours raison, que de détester le camp du Mal, quoi qu’il fasse, et quoi que l »on fasse ; nul besoin de s’embarrasser d’un quelconque examen!La vie est si facile, pour ceux qui se disent tolérants, pour les soi-disants humanistes…

    C’est du moins ainsi qu’il faut penser pour comparer le Pr Faurisson au Ku Klux Klan.

    Ne suivant pas l’exemple manichéen de M. Timsit, je vais essayer de comprendre son raisonnement implicite. On voudra bien me pardonner si je me trompe : j’ai la meilleure des excuses, qui est l’absence d’explication de sa part, ce qu’il nous laisse le soin d’interpréter ses oracles d’exclusion.

    Le Klan est à rejeter. Pourquoi?Il ne le dit pas. Je suppose qu’il fait référence aux cinq mille lynchés, dont quatre mille Noirs, qu’il y eut aux États-Unis vers la fin du XⅨe siècle et dans la première partie du XXe. Tous ne furent pas tués par le K.K.K., et donc tous ne sont pas à lui imputer. On pourrait comparer ces statistiques aux proportions par race – aux États-Unis, de telles statistiques ne sont pas interdites ; elles le sont en France – de condamnés dans ce même pays aujourd’hui, au temps de la discrimination en faveur des minorités, afin de savoir si le racisme était la raison principale d’une telle répartition. On pourrait aussi les comparer au bilan des régimes communistes – qui n’étaient certes pas dirigés par le Ku Klux Klan!– qui se compte en dizaines de millions de morts innocents. On pourrait encore comparer ce nombre de morts au bilan incomparablement plus lourd qu’assument nos politiciens respectables, que fréquentent sans se sentir le moins du monde coupables nos censeurs-moralistes. ⬇

    En 1996, Mme Madeleine Albright assumait donc, en cinq ans, la mort de cinq cent mille enfants irakiens par un embargo qui dura plus de dix ans ; elle était le ministre des Affaires étrangères d’un modéré de gauche, un certain M. Bill Clinton, et cet embargo fut appliqué par tous nos hommes politiques au pouvoir, modérés et respectables.

    Ce n’est donc pas le nombre de morts qui rend une personnalité respectable pour ceux qui considèrent que le Pr Faurisson, qui n’a pas de sang sur les mains, ne le serait pas : c’est au contraire la respectabilité qui est le point de départ. Un homme respectable le serait indépendamment de ses actions, un homme non respectable n’échapperait pas à la réprobation pour n’avoir commis aucun crime.

    C’est le moment de rappeler que le Pr Faurisson n’a jamais été coupable d’autre faute que d’être révisionniste. En soi, ce n’est pas un délit, puisque des universitaires nient impunément le génocide vendéen, le génocide arménien, le génocide ukrainien… C’est un délit, selon nos tribunaux, seulement lorqu’il s’agit du sort des Juifs sous le Ⅲe Reich… Une protection exclusive…

    Ce caractère exclusif ne rebute nullement M. Timsit : non seulement il l’approuve implicitement, mais en plus il attend de Dieudonné, noir par son père camerounais, qu’il tienne pour également abjects l’opinion révisionniste lorsqu’elle s’exprime sur le sort des Juifs et un lynchage lorsqu’il est commis contre des hommes noirs, si je comprends bien sa comparaison.

    Le Pr Faurisson a été victime de nombreuses agressions, très grave, et aurait succombé à l’une d’elles sans l’intervention de passants. Je gage que la faute, pour les maîtres censeurs, est la parole du professeur, et non la rentative d’assassinat par des miliciens. C’est logique, lorsque l’on considère que le révisionnisme est comparable au lynchage d’un Noir. C’est la conséquence ultime d’une certaine conception du monde.

    Pour les soi-disants tolérants, l’expression d’une opinion qui les blesse est plus grave que la mort de milliers de Noirs ou de centaines de milliers d’enfants irakiens : c’est ce qu’ils appellent tolérance, c’est-à-dire l’obligation qui nous est faite de tolérer une telle arrogance.

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    • La négation du génocide des juifs engage la survivance de l’Etat d’Israel (qui reçoit encore des réparations tandis qu’il n’existait pas durant le second conflit mondial). Nous avons donc, en France, une loi conçue pour baillonner les citoyens en faveur d’une Nation étrangère. La Loi Gayssot n’est rien d’autre qu’une arme géopolitique, proposée sous l’impulsion d’individus fort sensibles au devenir de cette région du monde et adoptée par des élus coupables de haute trahison sur un échiquier politique qui se mondialise dangeureusement : tout ceci sous couvert de lutte contre le racime – discours de tolérance qui permet de se placer toujours du bon côté du manche.

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      • Votre analyse me semble parfaite (et votre site aussi !).

        Grand merci à vous pour la qualité de votre travail. J’espère pourtant qu’il deviendra vite sans objet, par abrogation de la loi Fabius-Gayssot… mais je n’y crois guère, hélas.

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