L’HISTOIRE AUX ENCHERES

   L’HISTOIRE AUX ENCHERES    

(DE LA CENSURE DU REVISIONNISME HISTORIQUE)

Sans titre

     L’Histoire n’appartient à personne. Nul n’est en droit de s’octroyer un morceau de l’Histoire commune, de le marquer de son sceau puis de calomnier, menacer et enfin condamner quiconque viendrait à en parler en son nom propre. Car elle lui appartient aussi cette histoire ! Elle appartient aux enfants et petits-enfants des victimes, elle appartient aux enfants et petits-enfants des bourreaux, aux historiens, aux philosophes, à la descendance de ceux qui sont allés combattre, à la descendance de ceux qui ont résisté, de ceux qui ont collaboré mais aussi de ceux qui n’ont rien fait, qui n’ont rien demandé ! Elle appartient aux coupables, elle appartient aux innocents ! Elle NOUS appartient !

     Nul n’a le droit de nous retirer la liberté d’exercer notre intelligence sur les événements du passé, que ce soit sous le prétexte d’en porter en soi un souvenir douloureux, un traumatisme, une rancœur, une mauvaise conscience ou même un sentiment de totale indifférence. Oui ! L’indifférent a le droit de discuter de ce dont a été faite l’Histoire ! Il a le droit d’en parler ! Nous avons tous le droit d’en bousculer les repères et de bouger ses lignes ! Nous avons le droit de froisser les sensibilités, de choquer les cœurs, de perturber les convaincus, de briser les certitudes et le confort de la relique vénérée, sacralisée, divinisée !

     Quelle est donc cette prison de la pensée qui s’est élevée en France ? Quelle est donc cette folie des passions qui ravage les intelligences ? Quels sont donc les esprits félons qui se sont érigés en propriétaires de l’histoire ? Quel est donc ce marécage dans lequel nous ont jetés les faiseurs d’opinion, les faiseurs du « quoi penser » ?

     Où sont les hommes de loi qui frémissent de voir leurs concitoyens enfermés, assassinés socialement pour avoir osé parler de NOTRE histoire ? Qui, en France, a cédé l’Histoire aux mains d’un funeste totalitarisme qui ne dit pas son nom et qui œuvre au nom d’une compassion galvaudée, sans noblesse, sans pudeur, sans dignité et sans courage ?

     Qu’est devenu, au juste, ce beau pays qui portait haut les nouvelles découvertes, la sagesse et projetait sur le futur les rêves lumineux d’une humanité éveillée?

     De quelle espèce de matière noire est faite cette néo-religion du souvenir qui a inventé le blasphème historique et qui, en plus de nous déposséder, nous humilie d’une prétention inique à se placer au-dessus de toute analyse ?

     Si notre échine vient à se courber davantage, soyons-en sûrs, elle se brisera dans un assourdissant fracas!

 

Gayssoteries – 08 Juillet 2015 – (Illustration de Grandville)

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