LE PEN REVISIONNISTE

La vraie nature révisionniste de Le Pen

NDLR (Gayssoteries) : 

Olivier Morin
Vendredi, 3 Avril, 2015
L’Humanité

Photo AFP
Le Pen père réitère ses propos sur « le détail de l’histoire ». Rien de nouveau pour un parti 
dont le président d’honneur est fier de compter dans ses rangs « de fervents pétainistes ».

Hier matin sur BFM TV et RMC, Jean-Jacques Bourdin a abordé le sujet des camps de la mort avec Jean-Marie Le Pen, président d’honneur (sic) du FN. Citant la phrase de Serge Klarsfeld, président de l’association des Fils et filles de déportés juifs de France : « Marine Le Pen, c’est la destruction de la mémoire de la Shoah », il rebondit habilement sur la longue carrière de Le Pen père et en profite pour lui demander s’il avait « regretté d’avoir parlé de point de détail ». Bourdin fait là allusion à une saillie du dirigeant frontiste, pour laquelle il a été condamné cinq fois, qui avait déclaré, le 13 septembre 1987 : « Je n’ai pas spécialement étudié la question, mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. » Attrapant la perche tendue, Jean-Marie Le Pen saute sur l’occasion : « Je maintiens que c’est la vérité », assure-t-il, ajoutant que « ça ne devrait choquer personne ». Ce dernier se justifie en mettant sur le même plan « un obus qui vous déchire le ventre, une bombe qui vous décapite, une chambre qui vous asphyxie », niant la spécificité de l’assassinat industriel et idéologique perpétré par les nazis.

« C’est une répétition 
de son insanité de 1987 »

Pour Serge Wourgaft, ancien résistant déporté et membre du comité d’honneur de la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes (FNDIRP), « c’est une répétition de son insanité (de 1987), ce qu’il dit n’a aucun sens ». Et d’ironiser : « Qu’appelle-t-il un détail ? La Saint-Barthélemy en était-elle un ? Ou la Révolution française ? » « Ce qui rend ce type d’extermination malheureusement unique, c’est l’industrialisation du meurtre de masse d’une catégorie de la population, mais c’est aussi la prise de conscience qui a permis la création de la Charte de l’ONU et de la Cour pénale internationale. Autant d’outils précieux malgré lesquels les survivants de la déportation ressentent le retour d’une atmosphère lugubre », ajoute-t-il. Et alors que Marine le Pen se désolidarise dans les médias des propos de son père, Serge Wourgaft rappelle que « le langage a changé, mais le fond reste le même ».

(Source : http://www.humanite.fr/la-vraie-nature-revisionniste-de-le-pen-570320)

Une réflexion sur “LE PEN REVISIONNISTE

  1. Marre, marre, marre : je n’en peux plus de ce deux poids, deux mesures.

    J’en ai marre de ceux qui reprochent à autrui de garder de l’estime au Maréchal Pétain. Pour qui se prennent ces illégitimes donneurs de leçons ?

    « C’est un fait, qu’au fond du malheur, ceux des Français qui, en petit nombre, choisirent le chemin de la boue n’y renièrent pas la patrie. Témoignage rendu à la Patrie par ceux de ses fils “qui se sont tant perdus”. Porte ouverte sur le pardon. »
    – Charles de Gaulle, jugement sur Vichy, Mémoires de guerre, tomeⅡ (ch. Paris), Plon, Paris, 1956.
    De Gaulle fut reconnu pour chef par tous les mouvements de la Résistance, tous, alors ceux qui voudraient nous ranimer une étincelle de guerre civile peuvent toujours nous étaler leur palmarès, histoire qu’on rigole un peu.

    C’est plus ignoble encore lorsque les auteurs de ces leçons se révèlent communistes. Trouvent-ils que Pétain aurait trop collaboré? Les Allemands l’appelaient « Maréchal Non » (“Nein” ǃ), tandis que le Parti communiste de nos censeurs complaisants et bien en cour fut interdit par notre Ⅲe République, à cause du soutien qu’il apportait à l’U.R.S.S., et donc à son allié : le Ⅲe Reich ǃ Et que dire de Staline, « l’homme que nous aimons le plus » titra le journal communiste L’Humanité (quel hasard ǃ), qui livra tant de pétrole (et d’autres matières premières stratégiquement indispensables…) à Hitler que, jusqu’à l’offensive allemande contre l’U.R.S.S. (22-Ⅵ-1941), celui-ci put guerroyer contre les Occidentaux sans manquer de rien? Staline, qui causa, en temps de paix, la mort de millions de ses concitoyens, valait-il mieux que Pétain? Staline, l’homme que l’Humanité (le journal ǃ) aima le plus… sans que jamais on conamnât ce quotidien pour apologie de crime contre l’humanité (la vraie, celle que Staline avait décimée, celle de chair et de sang, pas celle de papier et de bomne conscience).

    Il y a les victimes juives d’Hitler… Citons l’évaluation qu’en fit non pas un révisionniste, mais, tout au contraire, le T.M.I. de Nuremberg ; le procureur états-unien y déclara que, sur 9 600 000 Juifs en Europe avant la guerre, il en manquait en 1945 5 700 000, la disparition de 4 500 000 ne pouvant s’expliquer ni par la mortalité naturelle, ni par l’émigration (je cite de mémoire, et rectifierai si je me trompe). En comparant ce nombre à la centaine de millions (de 70 M à plus de 200 M selon les sources) de victimes du communisme, on comprend que les sympathisants de cette idéologie veulent qu’il y ait une différence qualitative qui les rachète, peu ou prou. Ont-ils des arguments?

    Oui : citons l’analyse du plus fameux antirévisionniste de France : « J’ai souvent entendu des personnes bien intentionnées me dire: « Mais enfin en admettant que ces fameuses chambres n’aient pas existé, en quoi cela diminuerait-il la responsabilité des nazis? Que les Juifs et les Tsiganes soient morts dans ces chambres ou qu’ils aient été victimes du typhus [exanthématique] ou de telle autre forme de l’ « enfer organisé », en quoi la responsabilité des nazis est-elle diminuée? » Qu’ils me pardonnent, mais c’est là capituler en rase campagne. Le point capital en effet est la volonté de détruire. Sans doute cette volonté s’exprime-t-elle aussi dans les actions nazies menées par les Einsatzgruppen en territoire soviétique, les groupes d’action qui rassemblaient la population juive et les commissaires soviétiques et les fusillaient après leur avoir fait creuser leurs propres tombes. Mais ces actions gardaient quelque chose d’anarchique, d’émotionnel et de rudimentaire. La décision froide d’exterminer un groupe humain supposait un instrument spécifique, et ce fut la chambre à gaz. »
    – Pierre Vidal-Naquet, article intitulé Le Secret partagé, p 80 du Nouvel Observateur du 21-Ⅸ-1984.

    Toutefois d’autres analyses sont admises, sans susciter la moindre protestation de nos maîtres censeurs : « L’immense majorité des Juifs assassinés furent tués par les armes individuelles de soldats et de feldgendarmes allemands, entre 1940 et 1942, et non par les usines de mort, qui furent mises en place plus tard. »
    – Jacques Attali, article intitulé « Groupes de criminels ? », p 60 de l’Express du 1-Ⅵ-2006 (je cite de mémoire, n’ayant pas sous les yeux le… “verbatim”).

    Si ce point de vue venait à prévaloir, il me semble qu’on se trouverait dans une nouvelle situation, où l’argument d’une différence qualitative par l’industrialisation du massacre disparaîtrait. Il resterait alors le bilan : 4 500 000 Juifs dont la disparition ne s’expliquerait ni par la mortalité naturelle, ni par l’émigration – selon, je le rappelle, la déclaration de la seule source à laquelle la loi de la Ve République nous autorise à nous référer – contre, disons, une centaine de millions de civils tués en temps de paix par les communistes. Même en comptant 5 M contre 100 M, l’idéologie rouge, pleine d’arrogance, de morgue et de bonne conscience, ne paraît pas sous un jour favorable…
    Je gage que presque tous ceux qui poussent des cris d’orfraie lorsque M. Jean-Marie Le Pen qualifie les chambres à gaz de « points de détails » rejoindraient alors ces « esprits bien intentionnés » qui demandent « Mais enfin en admettant que ces fameuses chambres n’aient pas existé, en quoi cela diminuerait-il la responsabilité des nazis?» Ils n’y verraient pas la contradiction révélant leur erreur, et n’en demanderaient pas moins la condamnation de ceux qui ne pensent pas comme eux. Je le gage, parce que je l’ai vu, chez des gens qui sont devenus révisionnistes, malgré eux, pour avoir discuté avec des révisionnistes.

    Quant à moi, je considère que, si l’on veut considérer l’intention pour juger un crime, alors le fait que les tueurs n’aient eu que des moyens artisanaux, et non des moyens industriels, les rend, avec de mêmes intentions, aussi coupables que s’ils avaient utilisé des moyens industrels. Et c’est ici qu’on doit rappeler le Révolution, qu’évoque justement cet article de L’Humanité : la Ⅰre République eut les pires intentions criminelles, si les moyens de ce temps l’empêchèrent de leur donner une dimension industrielle. Citons la lettre du 16-Ⅰ-1794 du général Turreau, chef des colonnes infernales, à la Convention : « Mon intention est bien de tout incendier, de ne réserver que les points nécessaires à établir les cantonnements propres à l’anéantissement des rebelles. Mais cette grande mesure doit être prescrite par vous, je ne suis que l’agent passif des volontés du corps législatif que vous pouvez représenter dans cette partie. Vous devez également prononcer d’avance sur le sort des femmes et enfants que je rencontrerai dans ce pays révolté. S’il faut les passer tous au fil de l’épée, je ne puis exécuter une pareille mesure sans un arrêté qui mette à couvert ma responsabilité. (…) Daignez citoyens Représentants me répondre d’une manière précise sans quoi je serai forcé d’attendre pour agir les ordres du Comité de salut public. J’ai eu soin de démentir les mensonges imprudents de ceux qui ont prétendu et osé dire à la barre de la Convention nationale que la Vendée était entièrement détruite. »
    La réponse de la Convention à Turreau fut en substance celle-ci : Citoyen, la Convention approuve tes méthodes.

    Malgré cette intention infernale très claire, jamais on n’a condamné les partisans de la République ni les thuriféraires de la Révolution. Deux poids, deux mesures?

    Oui, je le crois, et tous ces tartuffes qui tiennent pour sacrés les cadavres des victimes d’autrui, mais non pas ceux des victimes de leur propre camp, tous ces tartuffes me dégoûtent et m’écœurent.

    Pour moi, comme pour Pierre Vidal-Naquet, la chambre à gaz est tout sauf un point de détail, mais je ne vois pas pourquoi il faudrait condamner M. Jean-Marie Le Pen alors qu’on me condamne jamais ceux qui banalisent les innombrables massacres de l’histoire, ou ceux qii disent que, chambre à gaz iu pas, cela ne changerait rien moralement : quelle injustice, à mes yeux ǃ Le président d’honneur du Front national (le sic ne sert à rien, sinon à relever les préjugés de ceux qui l’emploient) n’est pas antisémite. Pas plus que de Gaulle, qu’on condamnerait sûrement aujourd’hui.

    Notre temps est celui du partisanisme le plus hideux : il trie les victimes.

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