EDUQUER CONTRE AUSCHWITZ

L’EXPRESS

NDLR (Gayssoteries) : NOTRE COMMENTAIRE EN BAS DE PAGE

La Shoah à l’école

Par Conan Eric, publié le 13/11/1997 à 00:00

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En se référant à des auteurs incontestables, un enseignant lyonnais offre à ses confrères un formidable outil pédagogique.

C’est devenu un rituel. De toute part on presse les enseignants d’une mission essentielle: transmettre la mémoire des camps nazis. Une évidence peu discutée. Et, pourtant, n’est-ce pas une manière de se donner bonne conscience en «se déchargeant sur les jeunes à éduquer d’un fardeau trop pesant», comme le suggère la pédagogue Emma Shnur dans un article iconoclaste du Débat (septembre 1997)? Et s’inquiète-t-on de la façon dont les enseignants peuvent s’acquitter en classe de cette tâche? La bonne volonté ne suffit pas, et la liste est longue des âneries, approximations et obscénités assénées aux élèves au nom du «devoir de mémoire». 

Sur ce dernier point, les enseignants viennent de recevoir un renfort décisif. Jean-François Forges, professeur d’histoire depuis vingt-cinq ans dans un lycée lyonnais, a rédigé un petit ouvrage, sans équivalent jusqu’ici, qui les met à l’abri des erreurs et des maladresses. Le génocide constitue un sujet déprimant, et il faut en parler avec précaution aux adolescents: les images d’horreur ne servent à rien, sinon à donner des cauchemars ou susciter des plaisirs sadiques. La connaissance qu’a acquise Jean-François Forges du meilleur et du pire de la littérature et de la filmographie concentrationnaires lui permet de mettre en garde contre un grand nombre de témoignages et d’ouvrages fantaisistes qui constituent les seuls véritables atouts des négationnistes. Exagérations et invraisemblances assassinent la mémoire autant que le mensonge pur et simple:«La survie de la mémoire des camps dépend plus que jamais de la rigueur de l’histoire qu’on en fait aujourd’hui.»

Pour dire l’Histoire, il vaut mieux ainsi, selon lui, choisir les oeuvres de Primo Levi, Claude Lanzmann, Serge Klarsfeld ou Jean-Claude Pressac, plutôt que celles de Martin Gray, Christian Bernadac, Jean-François Steiner ou même Elie Wiesel. La façon dont il explique pourquoi, la clarté de son argumentation et l’humanité qui en émane font de ce qui n’était au départ qu’un guide pédagogique un petit livre très précieux.

Eduquer contre Auschwitz. Histoire et mémoire, par Jean-François Forges. ESF, 160 p., 138 F.
NDLR ( Gayssoteries) : « En se référant à des auteurs incontestables, un enseignant lyonnais offre à ses confrères un formidable outil pédagogique ». Comment pourrait-il en être autrement? Encore Aujourd’hui, la loi Gayssot interdisant la contestation, les droits de réponse et les contre-études, les auteurs ne trouvent aucun contradicteur : leur travaux ne sont pas empiriquement « incontestables » mais « incontestables » par décision de justice.

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