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ANTISIONISME ET ANTISEMITISME

Une vérité à marteler: l’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme

N.D.L.R (Gayssoteries) : Nous avons détaché de la marge certains passages qui nous semblent importants et qui rejoignent ce que nous avons exprimé à plusieurs reprises dans plusieurs de nos billets et articles.

Nous rejoignons cet article lorsqu’il pointe du doigt la tendance illégitime d’Israël et de certaines associations juives (CRIF) qui consiste à parler au nom du peuple juif tout entier.

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«Sionisme et judaïsme ne sont pas la même chose, mais deux idées différentes et sûrement contradictoires. La Terre d’Israël a besoin d’une immigration sélective: le sionisme n’est pas une oeuvre de bienfaisance. Nous avons besoin de juifs de «qualité supérieure». Cependant, je crois que l’antisémitisme, qui représente parmi les masses un courant puissant et inconscient, ne portera pas tort aux juifs. Je le tiens même pour un mouvement utile du point de vue de la formation du caractère des juifs. Il constitue l’éducation d’un groupe par les masses et conduira peut-être à son absorption. C’est à force de se durcir qu’on est éduqué.» «Les antisémites seront nos amis les plus dévoués et les pays antisémites nos alliés.» Théodore Herzl, cité par Hannah Arendt

Il est devenu difficile par les temps qui courent de nommer les choses par leur nom de peur de se prendre une «fetwa» des bien- pensants pour qui toute critique d’Israël c’est de l’antisémitisme et à ce titre beaucoup de pays européens en ont fait un délit passible d’amende, voire de prison avec au minimum pour ceux qui veulent avoir une visibilité, une extinction sociale. Comment alors nommer les choses sans s’attirer les foudres?

Comment passer à travers les gouttes de pluie du conformisme ambiant qui veut qu’Israël c’est la modernité et la liberté et c’est le dernier rempart de l’Occident en terre orientale baignant dans le chaos. Les paroles de Theodor Herzl, fondateur de l’Etat juif en puissance, sont pour nous une révélation car on peut comprendre que le moteur de la politique israélienne a comme carburant l’antisémitisme des autres, cela rend les Israéliens plus forts tout en faisant condamner les contrevenants par la police de la pensée occidentale.

Qu’est-ce que l’antisémitisme?

Si l’on croit l’Encyclopédie Wikipédia: «L’antisémitisme (originellement: anti-sémitisme) est le nom donné de nos jours à la discrimination et à l’hostilité manifestées à l’encontre des juifs en tant que groupe ethnique, religieux ou racial.Il s’agit, d’une forme de racisme dirigée nominalement contre les peuples sémites, regroupés en tant que tels sur la base de critères linguistiques, mais ne visant en réalité que les juifs. Bien que certains historiens comme Jules Isaac insistent pour distinguer antijudaïsme et antisémitisme, le second terme est cependant le plus souvent utilisé aujourd’hui pour qualifier tous les actes d’hostilité antijuive que leurs fondements soient raciaux ou non. Le terme fut utilisé pour la première fois en 1860 par l’intellectuel juif Moritz Steinschneider dans l’expression «préjugés antisémites» («antisemitische Vorurteile»), afin de railler les idées d’Ernest Renan qui affuble les ‘peuples sémites ». de tares culturelles et spirituelles» (1)
On voit que rien n’interdit de mettre sous le même vocable les autres ethnies sémites comme le sont les Arabes. Le glissement qui s’est opéré a permis de passer de l’aspect ethnique à l’aspect religieux et partant d’arriver à l’antijudaïsme excluant du même coup les Arabes. Pourtant, comme l’a si bien démontré Schlomo Sand dans son ouvrage: il n’y a pas de peuple juif, il y a une religion juive. Ce sont des sémites au même titre que les Palestiniens avec une ascendance cananéenne.

Qu’est-ce que le sionisme et l’antisionisme?

«Le mot ‘sionisme » apparaît à la fin du XIXe siècle pour désigner un ensemble de mouvements différents dont l’élément commun est le projet de donner à l’ensemble des juifs du monde un centre spirituel, territorial ou étatique, en général localisé en Palestine. Le sionisme politique a atteint son but, la création d’un État juif en Palestine. Initialement, le sionisme d’essence laïque n’avait pas encore formalisé le projet d’un Etat aseptisé des Palestiniens spoliés en 1967 de leurs territoires et voire encore. Depuis, le leitmotiv du gouvernement actuel est de faire reconnaître un Etat strictement juif; de ce fait, les Arabes israéliens n’auront pas vocation à rester dans ce qui est appelé Israël.

Manuel Valls associe antisionisme et antisémitisme

Devant les quelque 800 personnes qui se pressaient lundi 7 mars dans un grand hôtel parisien, devant une dizaine de ministres et presque autant de candidats à la primaire de l’opposition, le président du Crif, a déclaré: «Nous vivons une vie retranchée. Nous avons le sentiment angoissant d’être devenus des citoyens de deuxième zone. Manuel Valls lui a répondu: «Oui, les juifs de France, trop souvent, ont peur, C’est une réalité et cette réalité, nous ne l’acceptons pas.» «La grille de lecture déformante et injuste» appliquée, selon lui, à Israël, pour faire de ce pays «le juif des nations, l’unique cible au monde d’un processus de délégitimation. Nous savons qu’il y a un antisémitisme ancien et un antisémitisme nouveau, Un antisémitisme d’extrême droite, mais aussi un antisémitisme d’extrême gauche. Il y a l’antisémitisme des beaux quartiers, il y a aussi l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée. Et puis (…), il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël.» (2)

L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme

L’amalgame, écrit Eric Hazan, avec l’anti-sionisme c’est-à-dire le refus de la politique actuelle d’Israël de quitter les territoires occupés depuis 1967, n’est pas l’antisémitisme. Les Palestiniens qui sont eux aussi des Sémites ne peuvent pas être contre eux-mêmes. D’un côté il y a ceux qui défendent un Etat juif tout puissant; de l’autre, des partisans d’un Etat commun où juifs et Arabes vivraient en égaux. Entre les deux, la question de la souveraineté d’Israël.

Mais sérieusement, qu’est-ce au juste que «l’antisionisme?». Il y a deux réponses possibles. La première, celle des dîners du Crif, repose sur deux assertions successives: l’Etat d’Israël parle au nom des juifs du monde entier; par conséquent, être «antisioniste», critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les juifs – c’est de l’antisémitisme. Cette façon de voir occulte deux points essentiels: la grande majorité des juifs vit ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas sa politique; d’autre part, critiquer un gouvernement ne signifie nullement que l’on accuse la population du pays. Non, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme»(…). (3)

«La deuxième réponse poursuit Eric Hazan, à la question ‘qu’est-ce que l’antisionisme? » est d’ordre historique. Au début du XXe siècle, quand Theodor Herzl invitait les juifs d’Europe à partir pour la Palestine, beaucoup d’entre eux s’y opposaient, notamment les ouvriers révolutionnaires polonais du Bund. Ils étaient antisionistes, les seuls peut-être à avoir mérité ce terme qui n’a plus guère de sens aujourd’hui. Par la suite, dans l’entre-deux guerres, la présence juive en Palestine étant un fait accompli, plusieurs intellectuels juifs de grand renom comme Hannah Arendt, Martin Buber ou Gershom Scholem dirent et écrivirent que cette présence ne pouvait plus être remise en cause, mais qu’il fallait surtout éviter que s’établisse une souveraineté juive sur la Palestine. En octobre 1947, alors que le statut de la Palestine était encore en discussion à l’ONU, Arendt prit la parole devant la commission internationale et plaida en faveur d’une fédération, d’un Etat binational sur le territoire de la Palestine mandataire. Le boycott d’Israël est un moyen d’en finir avec cette souveraineté. Les accuser de vouloir la «destruction d’Israël», d’être des antisémites, c’est utiliser une fois de plus Auschwitz pour légitimer la politique coloniale du gouvernement israélien. Le boycott n’est pas une arme contre les juifs israéliens. Bien au contraire, il les aide à faire un jour partie intégrante de la région du monde où leurs aînés ont été autrefois conduits, à quitter leurs habits de colons pour devenir des égaux vivant enfin en paix dans un pays réconcilié.» (3)

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