PENSER LE MONDE AUJOURD’HUI AVEC LA LOI GAYSSOT

Qui fait quoi, à qui, pour-quoi, où, comment et pour le compte de qui…

Après Rousseau, Morin, Soral, Steiner, Dieudonné, Chevènement, Kémi Séba, Chouard, Chomsky, Bartleby, Clouscard, Paul Ariès, Michéa, Pierre Carles, Emma Bovary, Piero San Giorgio, Atzmon, Guy Debord, Irène Frachon, Georg Lukács, Jules Romains, Louis-Ferdiand Céline, Michel Collon, Wikileaks, Marie Monique Morin, Marcel Duchamp, la Banque, Dupont-Aignan, Clap 36, la Scop Le Pavé…
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          Publication sous une forme nouvelle du billet supprimé par Médiapart et qui avait pour titre « Robert Faurisson, la parole interdite ». Et à ce sujet je tiens à rétablir la vérité  : j’ai quitté mon blog Médiapart vers 21H à l’heure où le billet « Robert Faurisson, la parole interdite » était en ligne. Un seul commentaire avait été déposé : celui d’un dénommé Monic. J’ai retrouvé mon blog Médiapart le lendemain vers 7h. L’article « Robert Faurisson, la parole interdite » n’était plus en ligne. 

 Face aux soi-disant champions de la vérité (contre le négationnisme) qui se sont vautrés sur le fil de ce billet-ci et face à leur mensonge concernant le refus d’assumer une décision de censure – Perraud et une dénommée Delacroix  -…

Molière aura toujours raison car, force est de constater ceci : plus ils sont dévots moins ils pratiquent. Plus ils défendent la vérité, plus ils mentent.

C’est imparable et sans surprise.

Quant à ceux qui sont arrivés à un âge où ils ne veulent plus savoir ce qu’ils ne savent pas

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QU’IL SOIT ICI PERMIS DE RAPPELER QUE SEULE LA LIBERTÉ PROTÈGE LA VÉRITÉ…. JAMAIS LA LOI.

        Ceux qui se sont félicités du bâillonnement de Robert Faurisson et du vote de la loi Gayssot-Fabius de 1990 destinée dans un premier temps – faut-il le rappeler ? -, à contrer un jugement de 1983 qui lui était favorable (1), n’ont sans doute pas compris que cette attaque frontale contre l’Histoire et la liberté n’était que le prélude d’une attaque contre tous ceux qui, bon an mal an, seraient appelés à remettre en cause un nouvel ordre mondial contrôlé par les multinationales et la pègre face à des Etats et leurs gouvernements qui sont au pouvoir ce que la liberté est à la contrainte et la confession à la torture…

Et ce… à l’heure où des politiques économiques plongent, des classes populaires aux classes moyennes, toutes les sociétés occidentales dans une remise en cause intraitable des protections, et autres acquis sociaux, et des chances de progrès pour le plus grand nombre ;

Concomitances historiques troublantes et létales au cocktail détonnant sans précédent ! Pour sûr !

Il faut n’avoir jamais eu rien à dire ou bien, pas grand-chose à craindre de ceux qui décident de qui parle, de quoi, où et à qui, pour oublié ce B. A. BA de la liberté d’expression : la liberté de parole, de recherche, d’études, de publication et de diffusion d’un Faurisson nous protégeait tous de la censure qui aurait pu alors nous frapper dans notre dénonciation de ce nouvel ordre mondial sans honneur ni justice ! Selon le principe suivant  : la liberté d’expression est le plus grand cadeau que l’on doit même à son pire ennemi si l’on veut pouvoir soi-même jouir de cette liberté sans restriction.

Or, le bannissement de cette parole et de cette dénonciation n’a jamais cessé depuis de fragiliser la résistance à un marché mondialisé triomphant qui aura tout emporté d’ici peu : États, démocratie, nations, peuples, liberté, indépendance ; des milliards d’êtres humains livrés à la logique d’un monde économique, un monde sans morale et sans esprit autre que mercantile et qui, à terme, n’habiteront plus aucun monde.

Comme de juste : plus aucun écho de  cette résistance dans les médias de masse. Seul Internet y pourvoit non sans contrôle et sanction à l’endroit des plus téméraires.

D’aucuns résistent encore, il est vrai, Taddéi, même mollement mais… c’est déjà de trop car, autour de lui, on fait pression, on lui reproche le choix de ses invités, on le pousse à se soumettre… ou bien à disparaître (c’est ICI).

Avec ce bannissement, ce sont de dizaines de millions d’oreilles dont nous sommes privés, internet regroupant guère plus d’un million d’internautes « militants » occupés à contrer la propagande d’une organisation de l’existence liberticide.

Aussi, que ceux qui ont la faiblesse, l’outrecuidance ou la bêtise de penser qu’ils n’ont en aucun cas besoin d’une telle liberté d’expression acceptent néanmoins, soit par bonté d’âme soit par lucidité – l’intelligence leur recommandant de faire preuve de circonspection -, de se solidariser avec ceux sans lesquels notre postérité pourrait fort bien ressembler à un désert-miroir d’une époque qui n’aura rien permis de penser et tout interdit de comprendre.

Car, l’ignorance des Peuples est tout aussi dommageable pour le progrès humain que son indifférence face à la tyrannie même si toutes deux rendent bien des services à ceux qui souhaitent les asservir sans rencontrer de résistance.

Mais alors… que les esprits musclés et les âmes fortes soient ici célébrés !

LE CHANT DES PARTISANS © pat61001

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1 –  Loi  « Gayssot-Fabius »… Loi anticonstitutionnelle ( Badinter ICI) d’un Jean-Claude Gayssot bonne pâte qui avait sans doute en tant que communiste des gages de repentance et de bonne conduite à donner à qui souhaitait le lui rappeler – rapport au stalinisme et à ses millions de morts -, ce pauvre bougre qui n’avait qu’un certificat d’études à opposer à l’énarque Fabius n’aura été que le prête-nom de cette loi.

En effet, en 1987, Laurent Fabius prenait l’initiative de proposer au Parlement une « loi contre les négateurs ». Il est le père fondateur de la nouvelle loi. Il n’y a pas à proprement parler de «loi Gayssot» mais une loi « Fabius alias Gayssot ». Le 2 avril 1988, L. Fabius faisait déposer par Georges Sarre une proposition de loi socialiste contre les révisionnistes. C’est cette proposition qui, avec quelques changements, a été glissée dans la loi contre le racisme prévue par le Parti communiste et J.-C. Gayssot. – https://dagobertobellucci.wordpress.com/2012/11/14/contre-le-revisionnisme-historique-la-loi-fabius-alias-gayssot-robert-faurisson/

L’histoire de cette discipline qu’Histoire, c’est précisément sa remise en cause car, finalement, qu’est-ce que l’Histoire sinon celle dont on se souvient. Et de qui et de quoi se souvient-on ? De ceux auxquels on nous demande d’accorder une confiance aveugle (historiens et leurs relais médiatiques), le temps de changer de focal : un jour telle école, un jour telle autre, c’est selon… les modes, les humeurs et les rapports de forces en présence car l’Histoire, c’est une lutte pour le pouvoir ; c’est aussi la guerre.

Quant à Faurisson, cette parole interdite…  ne l’a pas toujours été ! En son temps, le journal Le Monde saura très bien accueillir dans ses colonnes Robert Faurisson de 1974 à 1979 … (c’est ICI) avant l’extinction des feux : « … A la fin de l’année 1978 éclatait en France l’affaire Faurisson, une affaire qui, on peut le dire, couvait depuis 1974 avec la première mise en cause du professeur dans la presse française pour ses opinions révisionnistes. Le 29 décembre 1978, le feu était mis aux poudres par la publication dans Le Monde d’un texte de Robert Faurisson intitulé : « Le ‘problème des chambres à gaz’ ou la rumeur d’Auschwitz ». Le même jour, cette publication s’accompagnait d’articles antirévisionnistes dont l’ensemble formait comme un véritable tir de barrage. La loi française prévoyant un « droit de réponse », le professeur eut la possibilité de répliquer par une lettre, qui fut publiée le 16 janvier 1979… » – Trois lettres au « Monde » (1978-1979).

A propos du jugement de 1983 favorable à Robert Faurisson, jugement qui renvoie tout le monde à leurs chères études et recherches… dans son esprit, ce jugement dit ceci : seule la liberté (de recherche) permet de protéger la vérité, jamais la loi !

Certes ! On peut craindre Faurisson comme on craint son ombre ou un fantôme, néanmoins, jamais Faurisson ne nous prendra notre liberté ! Jamais Faurisson ne nous fera la guerre sous une tonne de bombes ! Jamais Faurisson ne nous reprendra ce qu’on avait arraché à une organisation de l’existence qui n’avait pourtant qu’un seul mot d’ordre : malheur aux vaincus ! En revanche, ceux qui ont bâillonné Faurisson sont bien ceux qui depuis… n’ont pas cessé de réduire à néant toutes nos tentatives d’exposer au grand jour et au plus grand nombre l’arnaque incommensurable d’un nouvel ordre mondial en tous points semblables à tout ce qu’on avait longtemps redouté pour nous-mêmes et nos enfants.

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Sortie web du nouveau documentaire Clap36

Clap36 revient sur la mère de toutes les censures actuelles -la loi Gayssot- véritable instrument de régulation du droit d’expression et de la liberté de penser. C’est pourquoi  Clap36  nous propose en libre visionnage « Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot » de Béatrice Pignède.

Vidéo à 27.20…un commentarie qui décrit tous les travers de cette loi, le « remède » étant semble-t-il pire que le mal.Synopsis : Vingt ans après l’adoption de la loi Gayssot, de nombreux historiens, philosophes, hommes politiques de tous bords, dénoncent les dérives qu’elle a engendrées. La « mère de toutes les lois mémorielles », votée en 1990, pénalise la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, tels que définis par le Tribunal de Nuremberg. Présentée à l’époque comme un rempart contre l’antisémitisme, son bilan est pourtant aujourd’hui désastreux : atteintes aux libertés, concurrence génocidaire, surenchère victimaire, renouveaux identitaires et racistes, gigantesques détournements financiers. Au plan international, le verrou idéologique institutionnalisé par la loi Gayssot participe également à justifier les guerres coloniales de ces dernières années.           

        Journaliste et réalisatrice depuis 20 ans de films documentaires au cinéma et à la télévision française, notamment pour France3 et ARTE, dont un long métrage sur le philosophe Paul Ricoeur et un « grand format » sur la propagande au Kosovo (prix Europa 2000) ; Béatrice Pignède est journaliste d’investigation ; intervenante spécialisée cinéma et éducation à l’image dans les écoles, collèges, lycées et associations de quartiers; membre de la télé libre Zalea TV; fondatrice de Clap 36, association de promotion du cinéma documentaire indépendant.

Parmi les films de Clap36, Béatrice Pignède a réalisé Dieudonné sans forme de politesse, Après l’hégémonie, État de guerre, Propagande de guerre propagande de paix, L’irak d’une guerre à l’autre et Chiapas : Voyage en utopie.

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            Vingt années de ce régime ont ouvert un boulevard à cette autre calamité : Le fascisme langagier

Le fascisme langagier … consiste à exposer un individu à un vocabulaire – souvent positif pour intimider et dissuader toute critique – qui n’admet aucune ambivalence, aucun « oui mais ».

Le fascisme langagier et sa dictature, c’est donc le choix d’un vocabulaire contre lequel personne n’osera énoncer de contradictions sans courir le risque d’un verdict-anathème qui équivaut à une mort sociale, médiatique et professionnelle. Tout individu qui, dans ce contexte, refuse d’adhérer à l’univers conceptuel de ce vocabulaire et de le valider pour mieux l’intérioriser et le reprendre à son compte jusqu’à l’adapter à sa propre personnalité, – l’ajuster à sa taille -, peut se voir qualifié ou bien plutôt disqualifié en tant…

C’est au choix…

–  Fasciste, raciste, antisémite, complotiste paranoïaque, nationaliste, homophobe, islamophobe, anti-européen, anti-américain…

Ces verdicts sans appel sont aujourd’hui monnaie courante ; ils peuvent frapper n’importe qui, n’importe où, à n’importe quel moment : Dieudonnné dès 2003, Alain Soral, Jean-Marie Bigard, Mathieu Kassovitz, Taddéi, tous ceux qui sont à l’origine de toutes les enquêtes autour du 11 Septembre, la dénonciation de la corruption, l’Irak et sa guerre, Al Qaïda – organisation écran… de fumée,  le comment et le pourquoi du krach de 2008, l’injustice des mesures prises et ses répercutions…

Comme on a pu le déplorer, sa cible la plus récente a été Mélenchon avec l’antisémitisme (après un verdict de « populiste » rendu à son endroit) ; et cela n’aura échappé à personne… un Mélenchon virulent contre le gouvernement Hollande qui se refuse à toute résistance contre ce nouvel ordre mondial qui a pris le pouvoir sur toutes les institutions qu’elles soient locales ou européennes (2).

Oui ! Le fascisme langagier Cette violence faite à l’altérité, à la contradiction, à la démocratie, à la dissidence… au « oui mais… »…auprès de millions d’individus sous la contrainte d’un discours qui les met dans une position telle qu’ils n’ont alors qu’une option : l’adhésion et la validation. Dans le cas contraire c’est l’exclusion, le licenciement, la relégation.

Vingt ans après cette loi Gayssot-Fabius, on ne peut plus débattre de quoi que ce soit. Et c’est bien ce qui explique en partie, la colère d’un Mélenchon. D’où la sanction à son égard : antisémite. Car… de la loi Gayssot de 1990 à cette accusation d’antisémitisme contre Mélenchon en 2013, en passant par Dieudonné dès 2003, c’est bien la même stratégie conduite par les mêmes hommes : « Il n’y a pas d’alternative, ce nouvel ordre mondial est le seul ordre possible ! »

Et comme un fait exprès, aujourd’hui,  il n’y a plus que la canaille et les larbins de cette canaille qui ont droit à la parole dans les médias de masse et les imbéciles et autres idiots utiles d’un système qui ne souffre plus aucune remise en cause aussi radicale qu’argumentée.

2 – Toujours à propos de l’accusation d’antisémitisme… le lecteur pourra aussi se reporter à ce qui a pu m’opposer à ce journaliste de LCP et de Radio J –Frédéric HAZIZA : C’est ICI

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Alain Soral encore et toujours … parce qu’aujourd’hui, il est de loin le meilleur.  Soral sur la Loi Fabius-Gayssot, la fin de l’Histoire, Faurisson, les mécanismes de la domination et du chantage…

Pour prolonger… cliquez Penser le monde aujourd’hui avec

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(Source : https://blogs.mediapart.fr/serge-uleski/blog/300313/penser-le-monde-aujourdhui-avec-la-loi-gayssot)
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