Droit et Histoire

DROIT ET HISTOIRE de Pierre Guillaume (2005).

Sous titre : Mémoire en défense contre ceux qui m’accusent de diffamer une personne ou un particulier ou un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, ou à une nation ou à une race ou à une religion déterminée.

EXTRAIT, p. 6, 7 (Editions de l’AAARGH, 2007 – Pierre Guillaume, poursuivi en justice, revient sur les accusations dont il fait l’objet) :

Or, dans sa plainte, M. Friedler s’exprime explicitement « en qualité de membre de la communauté juive de France ». Il ne s’agit donc pas d’une simple personne ou d’un simple particulier. Dans la mesure où un citoyen français invoque auprès de la justice de la République française une qualité particulière qui lui ouvre, à l’encontre d’un autre citoyen, simple particulier celui-là, des voies judiciaires particulières (faction publique), il semble élémentaire d’exiger de ce citoyen qu’il définisse avec précision cette qualité et qu’il fournisse des éléments de preuve qu’il possède bien en propre la qualité qu’il invoque.

M. Friedler porte plainte en sa « qualité de membre de la communauté juive de France ».

Invoque-t-il son appartenance à une ethnie juive? ou à une nation juive? une race juive? une religion juive?

Chacun de ces modes d’appartenance à la « communauté juive de France » comporte une composante objectivable (même si elle est discutable) et une composante imaginaire qui résulte pour l’essentiel dans la conscience intime d’appartenir à…une ethnie, ou une nation, ou une race, ou une religion, et aucun de ces modes d’appartenance à la « communauté juive de France » n’est interchangeable ni indifférent, au regard des griefs que ce particulier plus articule à mon égard, et que reprend M. le procureur (1).

Si je suis accusé d’avoir diffamé une personne en sa « qualité de membre de la communauté juive de France », cette qualité doit être définie et établie afin d’être susceptible d’être discutée par le défendeur et appréciée par le tribunal.

[…]

On mesurera le péril qui guette une jurisprudence laxiste en mesurant le fait que l’histoire de l’humanité, depuis les origines, est habitée de conflits entre des ethnies, des nations, des races, des religions diverses, et qu’une interprétation laxiste de la loi aboutirait à interdire à quiconque, fût-ce avec les meilleures raisons, d’évoquer une ethnie, une race, une nation, ou une religion, autrement qu’en termes positifs, ce qui est absurde. Le projet de réduire toute la conflictualité humaine par l’application de la loi est l’essence même du projet totalitaire. Prétendre aboutir au même résultat au détour d’un alinéa est plutôt dérisoire et relève de ces bons sentiments dont, comme chacun sait, l’enfer est pavé.


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