Historiens (accrédités)

IL NE PEUT PAS Y AVOIR DE DEBAT

« Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible puisqu’il a eu lieu*. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartient de la rappeler simplement : il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz. »

(Le Monde, 21 février 1979, p.23 – Extrait d’une déclaration signée par trente-quatre historiens français en réponse aux conclusions de Monsieur Robert Faurisson quant à la l’impossibilité technique totale de l’existence des chambres à gaz homicides allemandes telles qu’elles ont été décrites par l’histoire officielle)

*NDLR ( Gayssoteries) : Nous prions nos lecteurs de noter le caractère tautologique de cette déclaration. Pas un seul historien ne semble avoir été dérangé par la tournure (l’ont-ils seulement relue?).

PAS DE SCHEMA DIRECTEUR

« Il n’y avait pas de schéma directeur préétabli. Quant à la question de la décision, elle est en partie insoluble : on n’a jamais retrouvé d’ordre signé de la main d’Hitler, sans doute parce qu’un tel document n’a jamais existé. Je suis persuadé que les bureaucraties sont mues par une sorte de structure latente : chaque décision en entraîne une autre, puis une autre, et ainsi de suite, même s’il n’est pas possible de prévoir exactement l’étape suivante. »  (Raul Hilberg dans Le Monde des Livres, 20 octobres 2006, p.12)

« Comme Finkelstein, j’ai dit moi-même que dans cette campagne [contre les banques suisses], les méthodes du Congrès juif mondial et des organisations qui le soutiennent sont détestables. […] Quand il s’agit de la vérité, on doit parler ouvertement, même si les conséquences sont désagréables. »  (Raul Hilberg dans un entretien à la radio suisse (SBC-SSR) du 31 Août 2000)


« Si la vérité n’a aucun besoin de la police ou des tribunaux, elle a assurément besoin des historiens ». (Pierre Vidal-Naquet dans Les assassins de la mémoire – 1987)


LE DOSSIER EST POURRI *

« Je suis hanté par la pensée que dans cent ans ou même cinquante les historiens s’interrogent sur cet aspect de la seconde guerre mondiale qu’est le système concentrationnaire et de ce qu’ils découvriront. Le dossier est pourri. Il y a, d’une part, énormément d’affabulations, d’inexactitudes obstinément répétées, notamment sur le plan numérique, d’amalgames, de généralisations et, d’autre part, des études critiques très serrées pour démontrer l’inanité de ces exagérations. Je crains que ces historiens ne se disent alors que la déportation, finalement, a dû être un mythe. Voilà le danger. Cette idée me hante. (Jean-Claude Pressac – Ouest-France, 2-3 août 1986, p. 6). »  


SERVICES RENDUS

« Je dirai que, d’une certaine manière, Faurisson et d’autres, sans l’avoir voulu, nous ont rendu service. Ils ont soulevé des questions qui ont eu pour effet d’engager les historiens dans de nouvelles recherches. Ils ont obligé à rassembler davantage d’informations, à réexaminer les documents et à aller plus loin dans la compréhension de ce qui s’est passé. » (Raul Hilberg, Propos recueillis par Guy Sitbon, Le Nouvel Observateur, 3-9 juillet 1982, p. 71)


ELIE WIESEL MARCHAND DE SABLE

« Élie Wiesel […] raconte n’importe quoi […] Il suffit de lire certaine description de La Nuit pour savoir que certaines de ses descriptions ne sont pas exactes et qu’il finit par se transformer en marchand de Shoah… Eh bien lui aussi porte un tort, et un tort immense, à la vérité historique (Pierre Vidal-Naquet, mensuel Zéro, interview recueillie par Michel Folco, avril 1987, p. 57).


JE N’ACCEPTAIS PAS LE CHIFFRE DE 6 MILLIONS

[…]

Laura Laufer
Comment êtes-vous parvenu à calculer le total des victimes ?

Raul Hilberg
En ce qui concerne le total, j’ai été capable de le calculer très tôt. Je n’acceptais pas le chiffre de six millions qui apparaissait aux procès de Nuremberg, mais recherchai des documents qui n’étaient pas accessibles en 1946, parce qu’ils n’avaient pas encore été découverts. L’un d’eux était un rapport du statisticien SS Korherr de la fin de 1942, comme
supplément à son rapport des trois premiers mois de 1943.
Il y avait là un matériel assez riche, mais qui n’était pas complet. Korherr par exemple n’avait pas les informations dans son rapport sur les massacres de Volhynie-Podolie que je connaissais en raison de l’existence d’un autre rapport. Donc j’étais capable de mettre ensemble quatre documents dont le rapport Korherr qui couvrait pas mal de statistiques de
l’Europe de l’Est et aussi du Sud Est de l’Europe, les massacres de Volhynie-Podolie, le ghetto de Lodz et ajoutées à cela les données concernant la Hongrie pour 1944. Et à partir de ces quatre sources, il était possible dès 1950-1951 de dire : pour telle région nous ne connaissons
pas les données spécifiques mais nous avons des données précieuses pour tel ou tel aspect et comme résultat je pouvais arriver à un nombre probable, un nombre qui comportait quelques points et questions à préciser, un nombre de plus de cinq millions, mais pas six. Mes collègues avaient aussi fait un calcul qui n’en était pas au développement où j’étais arrivé.

Certains d’entre eux ont dit, le nombre n’est pas de 6 millions mais de 5 millions et demi et on l’a arrondi vers le haut ; d’autres ont pris un chemin à l’inverse : le chiffre est de plus de 5 millions et demi et ils l’ont arrondi vers le bas. En gros, on est entre 5 et 6 millions, mais certains pensent qu’on est plus près de 6 millions et moi je pense qu’on est plus près de 5 millions. Si vous êtes en hypothèse de calcul avec le chiffre le plus affiné, je dirai que le chiffre à prendre en compte est de 5 millions cent mille. Cela pourrait être un peu plus ou un peu moins. Je ne crois pas que cela puis être en dessous ou au-dessus. Mais ça, c’est le résultat de mon travail renouvelé sans cesse et sans fin sur les preuves, répété sans cesse sur les documents, sur les extrapolations, sur les calculs, et ce pendant des années. À cela, je veux ajouter que le public veut toujours des chiffres exacts, même quand les documents ne sont pas disponibles et que les statisticiens vous diront que ce n’est pas possible de les corriger dans ce sens ; même de nos jours il est difficile de calculer le nombre de naissances, de décès, de déplacements des populations.

[…]

(Source : http://www.lauralaufer.com/spip/spip.php?article54 – Entretien de 2006)


HOLOCAUSTE ET GENOCIDE : PROBLEME DE DEFINITION

Que pensez-vous des usages rhétoriques et symboliques du mot « Holocauste ?

- — Raul Hilberg,
J’ai longtemps résisté à l’usage du mot « Holocauste » en raison de ses connotations religieuses. En fin de compte, comme toutes les expressions routinières, il devient impossible d’y échapper. N’empêche qu’« Holocauste » fait problème sous divers aspects, et l’un de ceux dont on parle le moins, parce que c’est politiquement incorrect, c’est que tout et n’importe quoi devient un Holocauste. Un exemple : l’autre jour, je me promenais à Berlin et je vois une pancarte « Holocauste », et des manifestants exhibant des banderoles avec l’inscription « Holocauste, Holocauste, Holocauste ». Je n’arrivais pas à comprendre contre quoi ils protestaient jusqu’au moment et j’ai vu une cage et je me suis rendu compte qu’il parlait de la cruauté contre les animaux. Le mot « génocide » est lui aussi brandi à tout propos, et bien entendu la Convention sur le génocide en propose une définition qui va au-delà de ce qu’on appelle un « Holocauste ». Alors si vous séquestrez des enfants pour les obliger à telle ou telle activité, c’est du génocide, si vous consommez de l’opium, c’est du génocide, etc. Vu qu’il s’agit d’une convention internationale, les Grecs y vont de leur grain de sel, les Chinois aussi, et ainsi de suite.


« Holocauste » est un mot constamment dévoyé. Avec une majuscule, il est censé désigner spécifiquement la catastrophe juive, et une fois que vous l’appliquez à toutes sortes de choses, il perd son efficacité. Il y a maintenant des ouvrages qui prétendent que les Arméniens ou les Tziganes n’ont pas vraiment été victimes d’un génocide, alors que tous deux l’ont été à mon avis, mais c’est dans la logique de ce type de discussion, c’est pratiquement inévitable. À peine, la commission présidentielle sur l’Holocauste a-t-elle été créée — par le président Carter, le même qui se fait traiter aujourd’hui d’antisémite — que tout le monde s’est précipité : les Arméniens, bien entendu, les Polonais, les Ukrainiens, les Tchèques. Dès que vous avez recours à des termes comme « Holocauste » et « génocide », vous ouvrez les portes à toutes sortes d’arguties et de problèmes de définition.

(Source : http://www.lauralaufer.com/spip/spip.php?article54 – Entretien de 2006)


* NDLR (Gayssoteries) : Au sujet de Jean-claude Pressac, notre citation du livre de Pierre Guillaume : https://gayssoteries.wordpress.com/citations/holocauste-shoah/)

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