LETTRE OUVERTE A M. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANSAISE (Shlomo Sand)

NDLR (Gayssoteries) : Nous n’avons rien à ajouter à cettre lettre ouverte de Monsieur Shlomo Sand qui nous offre un instant d’analyse vivifiant dans cette idiocratie actuelle qu’est devenue la France et dans laquelle le sens des mots est révisé (malmené) sans cesse en fonction des besoins, des idéologies et des objectifs politiques poursuivis.  A ce jeu des synonymes nous ne pouvons que perdre définitivement la raison.

Lettre ouverte à M. le Président de la République française

 

20 juillet 2017

L’historien israélien Shlomo Sand interpelle Emmanuel Macron sur son discours, tenu en présence de Benjamin Netanyahou, pour la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv : « L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? »

En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien eu un antisémitisme, en France, avant et après la seconde guerre mondiale. Oui, il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité.

Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. Certes, je connais depuis longtemps l’impossibilité de séparer la mémoire de la politique. Peut-être déployez-vous une stratégie sophistiquée, encore non révélée, visant à contribuer à la réalisation d’un compromis équitable, au Proche-Orient ?

J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que :

« L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !

Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, Etat juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !

Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes : ils recherchent sans relâche un ADN juif (ce, jusqu’à l’université où j’enseigne).

Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept : « sionisme » ; ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.

Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à Dieu. Dieu a donné et Dieu a repris, et lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le « Tout Puissant », pour lui substituer le sujet humain actif.

Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un Etat juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d’Arabes, est une idée morale. En 1917, la Palestine comptait 700.000 musulmans et chrétiens arabes et environ 60.000 juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies (et à celles du régime de Vichy).

En 1948, il y avait en Palestine : 650 000 juifs et 1,3 million de musulmans et chrétiens arabes dont 700.000 devinrent des réfugiés : c’est sur ces bases démographiques qu’est né l’Etat d’Israël. Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l’Etat d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ?

Et vint l’année 1967 : depuis lors Israël règne sur 5,5 millions de Palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire : pour une partie d’entre eux, dans une sorte de « réserve d’Indiens » en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans un « réserve de barbelés » à Gaza (70% de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés). Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de « la terre d’Israël », et s’y comporte selon son bon vouloir : jusqu’à présent, 600 000 colons israéliens juifs y ont été installés….et cela n’est pas terminé !

Est-cela le sionisme d’aujourd’hui ? Non ! Répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir, et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit Etat palestinien étroit doit être constitué à côté de l’Etat d’Israël, que l’objectif du sionisme était de fonder un Etat où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes, et non pas de conquérir dans sa totalité « l’antique patrie ». Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux : l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu’Etat juif.

Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris, et pourquoi, je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. Votre parti politique inscrit, dans son intitulé : « La République », c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner : c’est aussi mon cas. Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un Etat juif. Le Ministère de l’Intérieur israélien recense 75% de ses citoyens comme juifs, 21% comme musulmans et chrétiens arabes et 4% comme « autres » (sic). Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des Israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre. Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même ! Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du CRIF, et leurs « supporters » y émigreront ! Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante ! En revanche, on a pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Nétanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le « transfert » des Israéliens arabes, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions.

Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’Etat dans lequel il vit soit une République israélienne, et non pas un Etat communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un Etat, qui, par son autodéfinition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, Monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ?

Shlomo Sand, historien israélien
(Traduit de l’hébreu par Michel Bilis)

SUEDE : UNE JOURNALISTE S’INTERROGE SUR L’HOLOCAUSTE

Résultat d’images pour Ingrid Carlqvist

NDLR (Gayssoteries) : « elle trouve que certaines choses dans le récit holocaustique « ne collent pas ». Que n’a-t-elle pas dit là sur le seul récit historique DEFINITIF à propos duquel toute voix discordante est punissable d’une peine d’emprisonnement (jusqu’à 5ans en allemagne, faut-il le rappeler!?)

Nous y voyons la Haine, encore une fois! Rampante, dans l’ombre, lovée dans les esprits les plus fragiles de nos démocraties! (nous nous moquons, certes, mais nous laisse-t-on le choix?)

Définitivement, l’argument des partisans de la loi Gayssot qui veut que toute tendance révisionniste soit intrinsèquement antisémite ne tient pas. Dans une question, un doute, une volonté de creuser un sujet on ne peut définitivement pas décréter qu’il y ait systématiquement de l’antisémitisme. S’il y en a instrinsèquement et systématiquement,  c’est uniquement parceque la la loi le déclare et que cette déclaration, malgré son défaut de preuve et son incapacité à le prouver si ce n’est en sondant les coeurs, arrange les totalitaristes de tout poil et flâte les communautarismes moribonds.

De : Bocage
Date : 29 mai 2017 à 14:54

Très connue et très appréciée dans son pays, la Suède, la journaliste Ingrid Carlqvist est depuis le 1er mai vouée aux gémonies pour avoir osé s’interroger sur « l’Holocauste » : en effet, tout en se défendant, pourtant, d’être révisionniste, elle trouve que certaines choses dans le récit holocaustique « ne collent pas ».
Elle donne à une chaîne anticonformiste une très longue interview, malheureusement en anglais, mise en ligne le 1er mai dernier, qui a le mérite, entre autres, de passer en revue bon nombre de déclarations des « témoins » de l’Holocauste que nos correspondants connaissent bien ; on la trouvera ici, avec ce titre : « Ingrid Carlqvist – Scandal in Sweden When Ingrid Questions the Unquestionable » (Ingrid Carlqvist – Scandale en Suède quand Ingrid remet en question ce qui ne saurait l’être) :

https://youtu.be/rHvfBtwspPM

L’intérêt de la vidéo est de voir comment cette célèbre journaliste a été amenée au révisionnisme. Essayons de raconter le plus brièvement possible :
– En 1964 le premier ministre suédois se réjouit de ce que « la Suède est un pays homogène » ;
– Dix ans plus tard le multiculturalisme est de rigueur : la société suédoise se doit d’être multiculturelle. Ingrid Carlqvist veut connaître l’explication de ce brusque changement.
– Elle découvre l’action dans son pays, entre autres, de la fameuse Barbara Spectre, qui dirige un Institut européen d’études juives et s’emploie activement à cette transformation de la société suédoise. Voy. le très court extrait (1’18 ») à cette adresse:

https://www.youtube.com/watch?v=MM8zOBOFFHw

– Puis elle apprend que la communauté juive accuse la Suède d’avoir pillé l’or des juifs pendant la guerre, ce que conteste énergiquement le gouvernement suédois ; devant le refus de ce gouvernement, ladite communauté menace de faire intervenir le Congrès juif mondial qui diffusera partout dans le monde que « la Suède est antisémite ». Le gouvernement suédois cède au chantage et, « dans un geste de bonté », paie l’équivalent de 4 millions de dollars…
C’est alors que Ingrid Carlqvist se penche sur l’histoire de « l’Holocauste » pour tâcher de comprendre d’où vient le pouvoir de cette communauté.
Conclusion : Pour elle, il faut que chacun s’interroge : il ne faut croire personne, il faut être sceptique et, surtout, consulter les sites Internet révisionnistes ET antirévisionnistes…

Prévisualiser la vidéo YouTube Ingrid Carlqvist – Scandal in Sweden When Ingrid Questions the Unquestionable

Ingrid Carlqvist – Scandal in Sweden When Ingrid Questions the Unquestionable

Prévisualiser la vidéo YouTube Les Réseaux Juifs et le Multiculturalisme « Barbara Lerner »

Les Réseaux Juifs et le Multiculturalisme « Barbara Lerner »

HORST MAHLER : REPONSE A NOTRE COURRIER

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NDLR (Gayssoteries) : Le 12 Juin dernier, nous écrivions au premier minsitre hongrois afin de lui faire part de notre inquiétude quant à l’arrestation de Horst Mahler (rendu coupable de révisionnisme) et, surtout, de ses conditions d’incarcération.

Notre billet relatif à cette incarcération ici : https://gayssoteries.wordpress.com/2017/05/26/horst-mahler-81-ans-en-prison-dans-des-conditions-deplorables/

Voici la réponse que nous avons obtenue de la part du directeur des relations publiques  :

Madame …….. ,

Nous accusons réception de votre lettre adressée à M. le Premier Ministre Viktor ORBÁN au sujet de l’arrestation de M. Horst MAHLER.

En ma fonction du Directeur des Relations Publiques je suis en mesure de vous fournir l’information qui suit:

La Hongrie est engagée pour la coopération avec les pays membres de l’Union Européenne  dans la lutte contre la criminalité, pour le maintien du système de la coopération policière, ainsi que pour la bonne exécution de ses engagements.

Les autorités allemandes ont émis un mandat d’arrêt européen contre M. Horst MAHLER. En fonction de la coopération policière entre la Hongrie et l’Allemagne, les forces de l’ordre hongroises ont – légalement – arrêté M. MAHLER et l’ont mis en garde d’extradition.

Le Premier Ministre de la Hongrie ne dispose d’aucune capacité procédurale ou de décision dans cette affaire.  Tous ce qui concerne la procédure de la détention provisoire ainsi que de l’extradition de M. MAHLER relève la juridiction de la Cour régionale de Budapest-Capitale, donc celle des services compétents du pouvoir judiciaire indépendant de la Hongrie.

En vous priant de bien vouloir prendre acte de cette information je vous prie d’agréer mes salutations distinguées.

Budapest, le 9 juin, 2017

Csilla KOBZA

head of department

Department of Correspondence

Programme Office of the Prime Minister

E-mail: titkarsag@mk.gov.hu

Notre avis :

La question des conditions d’incarcération de Monsieur Horst Mahler n’est pas abordée une seule seconde. Nous restons sur notre faim. En outre, la Hongrie a respecté les lois européènnes relatives à la prise en compte  des mandats d’arrêt auropéèns en livrant Monsieur Mahler à la Justice Allemande. Une nation est toujours souveraine mais ses engagements dans l’europe et dans la lutte contre les révisionnistes (la hongrie dispose d’une loi antirévisionniste votée en 2010) rendaient son action presque inévitable.

Il aurait été possible pour la Hongrie de ne pas livrer un homme puni pour des faits qui ne sont pas répréhensibles sur son propre territoire (la chose eût été plus aisée) mais comment ne pas collaborer et livrer le « vieillard » lorsqu’on a soi-même une loi qui punit les thèses historiques à contre courant? Plutôt acrobatique!

Dans la littérature dystopique, ce type de scénario nous glace l’échine : se voir emprisonné pour une thèse historique à contre courant sur la base d’une loi antiraciste! Incroyable! Perversion des mots! Manipulation des lois sous couvert de lutte contre le racisme! Soyons vigilents, tout peut arriver si le pouvoir est aux mains des totalitaristes!

Dans la réalité, les mises en garde des dystopies n’ont aucune résonnance pratique et la connexion ne s’établit que rarement et seulement pour un tout petit nombre d’individus qui doivent batailler  afin de montrer que, peut-être, certains récits sont prémonitoires. Nombreux sont ceux qui se vautrent dans le totalitarisme sans jamais y voir qu’une démocratie honorable or il est tout aussi totalitaire d’interdire de réviser l’histoire que d’imposer aux juifs de porter une étoile jaune! Hitler souhaitait chasser les juifs sur la bases de la menace qu’ils (d’après lui)représentaient et portaient en eux génétiquement et culturellement. Les révisionnistes, eux, sont pourchassés pour  des sentiments qui agiteraient leurs âmes, pour une haine qui serait intrinsèque à leurs thèses historiques (parcequ’on l’a décidé à défaut de disposer d’une méthode pour sonder les âmes et les coeurs). Quelle différence entre le port de l’étoile jaune et la chasse aux révisionnistes? Tout ceci ressemble à une chasse revancharde à laquelle nombreux sont ceux qui collaborent seulement pour n’être pas assimilés aux bourreaux du passés, perméables qu’ils sont à l’opinion que les autres se font d’eux et obsédés par le besoin de prouver à tout prix qu’ils ne sont pas ce qu’on pourrait croire. Quitte à accepter qu’on envoie des intellectuels originaux en prison…

Manque de caractère, manque de résistance, manque d’honneur et manque d’aspirations supérieures à celles qui consistent à s’assurer un confort existentiel matériel et social optimaux.

 

 

HORST MAHLER (81 ANS) EN PRISON DANS DES CONDITIONS DÉPLORABLES

NDLR (Gayssoteries) : Nous avions écrit au premier ministre Hongrois afin de lui faire part de notre inquiétude quant à l’incarcération de Monsieur Horst Mahler.

Voici la réponse que nous avons reçue de la part du Directeur des relations publiques :

Nous accusons réception de votre lettre adressée à M. le Premier Ministre Viktor ORBÁN au sujet de l’arrestation de M. Horst MAHLER.

En ma fonction du Directeur des Relations Publiques je suis en mesure de vous fournir l’information qui suit:

La Hongrie est engagée pour la coopération avec les pays membres de l’Union Européenne dans la lutte contre la criminalité, pour le maintien du système de la coopération policière, ainsi que pour la bonne exécution de ses engagements.

Les autorités allemandes ont émis un mandat d’arrêt européen contre M. Horst MAHLER. En fonction de la coopération policière entre la Hongrie et l’Allemagne, les forces de l’ordre hongroises ont – légalement – arrêté M. MAHLER et l’ont mis en garde d’extradition.

Le Premier Ministre de la Hongrie ne dispose d’aucune capacité procédurale ou de décision dans cette affaire. Tous ce qui concerne la procédure de la détention provisoire ainsi que de l’extradition de M. MAHLER relève la juridiction de la Cour régionale de Budapest-Capitale, donc celle des services compétents du pouvoir judiciaire indépendant de la Hongrie.

En vous priant de bien vouloir prendre acte de cette information je vous prie d’agréer mes salutations distinguées.

Budapest, le 9 juin, 2017

Csilla KOBZA

head of department

Department of Correspondence

Programme Office of the Prime Minister

E-mail: titkarsag@mk.gov.hu

Gayssoteries

Communiqués de BOCAGE :

NDLR (Gayssoteries) : Que la loi d’un pays ne tolère pas les révisionnistes est une chose. Que des hommes de 81ans soient emprisonnés dans des conditions déplorables lorsqu’ils sont incarcérés en est une autre (la france n’est pas en reste en matière de misère dans ses prisons). Si ce n’est pas une condamnation à mort, ça en a toutes les apparences.

Nous avons pour notre part écrit au premier Ministre afin de lui demander de considérer la situation dramatique de Monsieur Horst Mahler et l’injustice de ce qu’il endure au regard de ce dont il s’est rendu coupable. Si la prison n’est pas en mesure de maintenir cet homme en vie dans des conditions décentes mais aussi de lui apporter les soins nécessaires, c’est une condamnation à mort assurée.

Horst Mahler arrêté

Ce lundi même, à 13h 45, Horst Mahler, 81 ans, a été arrêté par la…

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CONTESTER LA VERSION OFFICIELLE DU DRAME D’ORADOUR PEUT VOUS ENVOYER EN PRISON

Dans cette vidéo, Vincent Reynouard explique que suite au durcissement de la loi Gayssot, le 27 janvier dernier, contester la version officielle du drame d’Oradour est désormais passible d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Attention, donc, à ceux qui voudraient s’engager publiquement dans cette voie.

NDLR (Gayssoteries) : La liberté de travailler sur l’Histoire se réduit comme peau de chagrin. La meilleure façon de convaincre les citoyens que la censure est souhaitable? Parler de la censure au moyen de périphrases afin de persuader qu’elle est un outil de paix et de respect, parler de haine, de lutte contre la haine, de haine et…encore de haine. Mais voilà, un morceau d’histoire n’est pas un objet intellectuel qu’on peut détacher du reste. De chaque petit morceau d’histoire dépendent d’autres petits morceaux d’histoire : du passé comme du présent mais aussi bien sûr du futur. L’histoire est ainsi façonnée par la censure qui n’est autre qu’un outil de contrôle des événements, un outil qui sert à contrôler le sens qu’on veut lui donner. Et le paravent de la lutte contre la haine ne tiendra pas longtemps  – encore faut-il qu’il tombe avant que les dégâts soient irréparables.

Ne vous posez pas de questions auxquelles les historiens ont déjà répondu de façon définitive. C’est sans appel, circulez! Y a rien à voir!

Comme Vincent Reynouard, nous appelons nos lecteurs à envisager les conséquences du partage des thèses révisionnistes. Il s’agit d’être prêt à devenir un paria, à perdre son emploi et à se voir vivoter en marge de la société qui, restons lucides, ne sera pas à vos côtés en nombre pour défendre votre droit à la liberté d’examen de l’Histoire. La majorité des gens est absolument incapable d’accepter la révision de la Shoah. Il faut avoir le profil d’un loup solitaire et ne chercher le respect de soi-même qu’à travers son propre regard, être insensible à la flatterie, aux sommations de toutes sortes, être totalement insensible à la désapprobation selon que vous savez  votre pensée généreuse et ne jamais craindre la solitude.

VIDÉO :

http://sansconcessiontv.org/phdnm/video-attention-contester-oradour-est-passible-damende-et-de-prison/

 

 

 

LA JUSTICE TRANCHE : ROBERT FAURISSON EST UN MENTEUR ET UN FALSIFICATEUR

NDLR (Gayssoteries) : La justice a tranché  : Robert Faurisson est un menteur professionnel et un falsificateur (il n’est ni mauvais historien ni un amateur maladroit, il ment). De la bonne foi ? Il en est parfaitement dépourvu tandis que ses détracteurs sont de bonne foi et se trompent parfois (accidentellement et la mort dans l’âme) mais jamais ne mentent à son propos ni d’ailleurs à propos de rien. Madame Ariane Chemin a donc raison de parler de lui en ces termes et chacun peut désormais user de ces qualificatifs à l’égard de Monsieur Faurisson puisque la Justice a dessiné les contours précis du personnage. Non pas qu’Ariane Chemin ait nécessairement tort sur l’existence de travers chez Monsieur Faurisson quant à sa lecture de l’histoire comme des décisions de justices qui lui ont été défavorables mais reste à savoir s’il s’agit de mensonges ou d’erreurs, de malhonnêteté ou de bonne foi et, enfin, de malveillance ou de maladie mentale, auquel cas il faudrait envisager pour cet homme la camisole plutôt que les barreaux. Nous opterions davantage pour la camisole car nous sommes persuadés que Monsieur Faurisson est sincèrement et profondément convaincu de l’inexistence des chambres à gaz homicides (1). Nous serions donc en présence d’un mythomane (au sens clinique) et non pas d’un menteur. Reste à savoir si l’on peut trouver quelque trace de vérité et de clairvoyance dans ses travaux ou si tout n’est, de bout en bout,  que pur et simple tissu d’inventions, de mensonges et de falsifications. La justice ne nous le dira pas mais l’histoire peut-être.

Reste également à connaître les pièces qui ont été présentées par Ariane Chemin pour prouver que Monsieur Faurisson était un faussaire de l’histoire et un menteur professionnel (elle qui n’est pas non plus historienne mais seulement, comme elle le dit elle-même, une élève de l’école de la république) mais aussi comment la Justice, qui n’est pas qualifiée pour trancher sur l’Histoire, a pu conclure en un temps record dans le sens de la journaliste sinon en survolant le sujet de façon tout-à-fait arbitraire et superficielle alors même que les historiens mettent des années à écrire leurs ouvrages historiques sans que leur première édition ne soit exempte de versions revues et corrigées au fil des années.

Une conclusion s’impose donc : puisque la Justice n’a pas les qualités, le temps ni les moyens nécessaires pour effectuer ses propres recherches et démêler le vrai du faux en matière d’Histoire, il faut nécessairement qu’elle ait pris le parti de la version de l’Histoire communément admise (celle de l’école de la République) et qu’elle ait, au travers de ce verdict, confirmé qu’il existe bel et bien une vérité d’État qu’il est interdit de nier (en termes plus clairs, on appelle ceci le totalitarisme mais, en France, on appelle ceci la lutte contre la haine par et pour la démocratie). Les acquis feraient donc autorité sur les choses que l’on découvre chaque jour. C’est là une inversion totale dans la chronologie des découvertes et des nouvelles « vérités » scientifiques! L’école est toujours en retard sur le travail des chercheurs et leur découvertes. C’est habituellement l’école, et non pas l’inverse, qui s’accorde sur les découvertes des chercheurs. Ce verdict ne fait rien d’autre qu’inverser  la chronologie du progrès. C’était, fût un temps, ce qu’on appelait l’obscurantisme. Sur le modèle des petits nord-coréens, nos chères têtes blondes apprennent d’ores et déjà sur les bancs des écoles de la République,  une vérité d’État qu’il est interdit de nier sous peine d’amende ou d’emprisonnement. De quoi frémir.

Monsieur Faurisson a pris un énorme risque en attaquant Ariane Chemin. Faut-il qu’il soit convaincu de ce qu’il ne ment pas et ne pense pas qu’il se trompe non plus dans ses conclusions pour risquer de se voir considéré à la face du monde comme l’un des plus grand faussaires que le XXème siècle ait enfanté.

Nous l’avions suggéré dans l’un de nos billets : Monsieur Faurisson gagnerait peut-être à plaider la folie (mais dans le fait de se faire passer pour fou se situe peut-être la limite de sa malhonnêteté ou, a contrario, la preuve même de l’étendue de sa folie puisqu’il n’en aurait même pas conscience!).

(1) Nous sommes également convaincus de la bonne foi d’Ariane Chemin lorsqu’elle affirme que Robert Faurisson est un faussaire de l’histoire et nous la croyons absolument et sincèrement convaincue de l’existence des chambres à gaz homicides nazis dont on lui a affirmé l’existence à l’école de la République.

Publié il y a 16 heures

LE MONDE.fr

La justice reconnaît que Robert Faurisson est un « faussaire »

Le négationniste a perdu son procès en diffamation contre la journaliste du « Monde » Ariane Chemin, qui avait écrit que M. Faurisson était « un menteur professionnel » et un « falsificateur ».

Dans la litanie des procès impliquant le négationniste Robert Faurisson depuis près de quarante ans, c’est une première. Le tribunal de grande instance de Paris a dit, mardi 6 juin, qu’écrire que M. Faurisson est « un menteur professionnel », un « falsificateur » et « un faussaire de l’histoire » est conforme à la vérité. Il a en conséquence relaxé la journaliste du Monde Ariane Chemin qui était poursuivie pour diffamation. L’homme, aujourd’hui âgé de 88 ans, attaquait cette dernière, ainsi que l’éditeur Flammarion, pour la réédition, en septembre 2014, dans l’ouvrage commémorant les 70 ans du quotidien, d’un article publié le 21 août 2012.

Jusqu’ici, Robert Faurisson perdait ses procès en diffamation au bénéfice de la « bonne foi » de l’auteur des propos diffamatoires. Même Robert Badinter n’a été relaxé le 21 mai 2007 qu’au titre de cette condition prévue par loi de 1881 sur la presse. Il avait utilisé les termes de « faussaire de l’histoire » sur Arte, en 2006.

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« Ce jour est à marquer d’une pierre blanche », affirme Catherine Cohen, l’avocate de Mme Chemin. La présidente de la 17e chambre correctionnelle de Paris, Fabienne Siredey-Garnier, signe un jugement extrêmement détaillé pour constater que « l’offre de preuve de la vérité des faits diffamatoires » apportée par la journaliste est « parfaite, complète et corrélative aux imputations dans toute leur portée ». Ce qui produit un « effet absolutoire », alors que les propos sont reconnus diffamatoires.

« Les révisionnismes ont encore de belles heures devant eux »

Invité par le parquet, lors de l’audience du 9 mai, à ne pas prononcer une énième relaxe au titre de la bonne foi, le tribunal s’est livré à un examen minutieux des nombreuses condamnations de M. Faurisson pour « contestation de crimes contre l’humanité », et des non moins nombreux jugements qui le déboutaient de ses actions en diffamation. « Toutes ces décisions n’ont de cesse que de stigmatiser, en des termes particulièrement clairs, les manquements et les abus caractérisant ses méthodes », peut-on lire dans le jugement. Et de rappeler « l’absence de caractère scientifique de ses travaux ».

D’ailleurs, au cours de l’audience du 9 mai, qui a duré plus de six heures, M. Faurisson est resté dans son registre, l’appliquant bien au-delà de l’existence des chambres à gaz. « Il falsifie tout, même la jurisprudence, et parvient à tourner en victoires les procès qu’il a perdus », relate Mme Cohen.

 

LIRE LA SUITE : http://mobile.lemonde.fr/police-justice/article/2017/06/06/les-methodes-du-negationniste-robert-faurisson-examinees-a-la-loupe-par-la-justice_5139702_1653578.html?xtref=https://t.co/yXxlxqvXwC

LIBÉRATION DU PRISONNIER POLITIQUE HORST MAHLER – PAR MONIKA SCHAEFER

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NDLR (Gayssoteries) : Nous vous proposons ici la traduction de deux courriers envoyés par Monika Schaefer (révisionniste canadienne d’origine allemande) au premier ministre hongrois Viktor Orban ainsi qu’à l’embassade de Hongrie. Nous avons nous-même écrit au premier ministre hongrois en exprimant le fait que, si les informations qui nous ont été communiquées sur ses conditions d’incarcération sont exactes,  l’emprisonnement de Monsieur Horst Mahler était une condamnation à mort déguisée. Nous rejoignons donc l’analyse de Monika Schaefer lorsqu’elle dénonce une volonté des autorités de « le déshumaniser et à  [de] le faire mourir en prison ».

Source (Blog de Monika Schaefer) : https://freespeechmonika.wordpress.com/2017/05/25/release-political-prisoner-horst-mahler/

Ma lettre au premier ministre de Hongrie

 23 mai 2017

Cher premier ministre Viktor Orban,

J’habite au Canada et suis très troublée par la nouvelle d’après laquelle le citoyen allemand Horst Mahler a été récemment incarcéré en Hongrie après qu’il a demandé l’asile politique. En tant que premier ministre de Hongrie, vous avez le pouvoir de renverser cette terrible injustice. S’il vous plaît, faites ce que vous pouvez pour libérer ce prisonnier politique dès que possible. S’il vous plaît, fournissez-lui également un refuge contre la persécution. Il a failli mourir de maladie et d’infections dans une prison allemande avant d’être libéré pour raisons médicales.

Récemment, j’ai entendu un très bon discours que vous avez fait sur l’immigration et un certain nombre de sujets connexes. Il m’a donné beaucoup d’espoir qu’il existe, en Hongrie, un leader européen fort, un homme qui n’est pas subjugué par les pouvoirs occultes habituels qui contrôlent d’autres pays européens et qui, pour la  plupart, servent Israël. J’espère que votre réputation n’est pas une simple illusion.

Voici une lettre que j’ai écrit à l’ambassade d’Allemagne en Hongrie (et est transmis à nouveau ici). Cela donne un peu plus de fond.

À l’ambassade d’Allemagne en Hongrie,

C’est honteux et scandaleux que Horst Mahler, 81 ans, ait été emprisonné encore une fois, simplement pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions. Comment se fait-il que dans une soit-disant démocratie, les gens ne soient pas autorisés à avoir certains points de vue et qu’ils ne soient pas autorisés à exrpimer leurs pensées à haute voix. Leur persécution est, à mon avis, la preuve qu’ils parlent de la vérité, et que l’État protège certains mensonges sombres et très profonds.

La vérité ne craint pas d’enquête. Seuls les mensonges doivent être renforcées et être respectés par les lois !

Non seulement il est mal que Horst Mahler soit emprisonné, mais c’est incroyablement barbare qu’il ait été privé de fournitures sanitaires et d’hygiène de base. Je comprends qu’il n’a pas de serviette, pas de savon et pas de papier toilette. Nous parlons d’un pays européen ? J’ai aussi appris qu’il s’est blessé sur une protubérance métallique dans sa cellule et qu’il a saigné abondamment sans avoir reçu de soins médicaux. Il me semble évident que les autorités tiennent à le déshumaniser et à le faire mourir en prison.

S’il vous plaît, utilisez votre pouvoir et votre autorité pour que Horst Mahler soit libéré immédiatement.

J’ai une liste de diffusion des CCI et ils seraient très intéressés d’avoir un retour à ce sujet. J’attends avec impatience votre réponse rapide et positive.

Monika Schaefer,

Jasper, Canada


Cher lecteur : l’adresse e-mail pour le premier ministre Viktor Orban est miniszterelnok@me.gov.hu

et l’adresse de l’ambassade d’Allemagne en Hongrie est info@budapest.diplo.de

Pour en savoir plus, consultez cet article court sur sa situation actuelle et cet article sur le fond.