LA JUSTICE TRANCHE : ROBERT FAURISSON EST UN MENTEUR ET UN FALSIFICATEUR

NDLR (Gayssoteries) : La justice a tranché  : Robert Faurisson est un menteur professionnel et un falsificateur (il n’est ni mauvais historien ni un amateur maladroit, il ment). De la bonne foi ? Il en est parfaitement dépourvu tandis que ses détracteurs sont de bonne foi et se trompent parfois (accidentellement et la mort dans l’âme) mais jamais ne mentent à son propos ni d’ailleurs à propos de rien. Madame Ariane Chemin a donc raison de parler de lui en ces termes et chacun peut désormais user de ces qualificatifs à l’égard de Monsieur Faurisson puisque la Justice a dessiné les contours précis du personnage. Non pas qu’Ariane Chemin ait nécessairement tort sur l’existence de travers chez Monsieur Faurisson quant à sa lecture de l’histoire comme des décisions de justices qui lui ont été défavorables mais reste à savoir s’il s’agit de mensonges ou d’erreurs, de malhonnêteté ou de bonne foi et, enfin, de malveillance ou de maladie mentale, auquel cas il faudrait envisager pour cet homme la camisole plutôt que les barreaux. Nous opterions davantage pour la camisole car nous sommes persuadés que Monsieur Faurisson est sincèrement et profondément convaincu de l’inexistence des chambres à gaz homicides (1). Nous serions donc en présence d’un mythomane (au sens clinique) et non pas d’un menteur. Reste à savoir si l’on peut trouver quelque trace de vérité et de clairvoyance dans ses travaux ou si tout n’est, de bout en bout,  que pur et simple tissu d’inventions, de mensonges et de falsifications. La justice ne nous le dira pas mais l’histoire peut-être.

Reste également à connaître les pièces qui ont été présentées par Ariane Chemin pour prouver que Monsieur Faurisson était un faussaire de l’histoire et un menteur professionnel (elle qui n’est pas non plus historienne mais seulement, comme elle le dit elle-même, une élève de l’école de la république) mais aussi comment la Justice, qui n’est pas qualifiée pour trancher sur l’Histoire, a pu conclure en un temps record dans le sens de la journaliste sinon en survolant le sujet de façon tout-à-fait arbitraire et superficielle alors même que les historiens mettent des années à écrire leurs ouvrages historiques sans que leur première édition ne soit exempte de versions revues et corrigées au fil des années.

Une conclusion s’impose donc : puisque la Justice n’a pas les qualités, le temps ni les moyens nécessaires pour effectuer ses propres recherches et démêler le vrai du faux en matière d’Histoire, il faut nécessairement qu’elle ait pris le parti de la version de l’Histoire communément admise (celle de l’école de la République) et qu’elle ait, au travers de ce verdict, confirmé qu’il existe bel et bien une vérité d’État qu’il est interdit de nier (en termes plus clairs, on appelle ceci le totalitarisme mais, en France, on appelle ceci la lutte contre la haine par et pour la démocratie). Les acquis feraient donc autorité sur les choses que l’on découvre chaque jour. C’est là une inversion totale dans la chronologie des découvertes et des nouvelles « vérités » scientifiques! L’école est toujours en retard sur le travail des chercheurs et leur découvertes. C’est habituellement l’école, et non pas l’inverse, qui s’accorde sur les découvertes des chercheurs. Ce verdict ne fait rien d’autre qu’inverser  la chronologie du progrès. C’était, fût un temps, ce qu’on appelait l’obscurantisme. Sur le modèle des petits nord-coréens, nos chères têtes blondes apprennent d’ores et déjà sur les bancs des écoles de la République,  une vérité d’État qu’il est interdit de nier sous peine d’amende ou d’emprisonnement. De quoi frémir.

Monsieur Faurisson a pris un énorme risque en attaquant Ariane Chemin. Faut-il qu’il soit convaincu de ce qu’il ne ment pas et ne pense pas qu’il se trompe non plus dans ses conclusions pour risquer de se voir considéré à la face du monde comme l’un des plus grand faussaires que le XXème siècle ait enfanté.

Nous l’avions suggéré dans l’un de nos billets : Monsieur Faurisson gagnerait peut-être à plaider la folie (mais dans le fait de se faire passer pour fou se situe peut-être la limite de sa malhonnêteté ou, a contrario, la preuve même de l’étendue de sa folie puisqu’il n’en aurait même pas conscience!).

(1) Nous sommes également convaincus de la bonne foi d’Ariane Chemin lorsqu’elle affirme que Robert Faurisson est un faussaire de l’histoire et nous la croyons absolument et sincèrement convaincue de l’existence des chambres à gaz homicides nazis dont on lui a affirmé l’existence à l’école de la République.

Publié il y a 16 heures

LE MONDE.fr

La justice reconnaît que Robert Faurisson est un « faussaire »

Le négationniste a perdu son procès en diffamation contre la journaliste du « Monde » Ariane Chemin, qui avait écrit que M. Faurisson était « un menteur professionnel » et un « falsificateur ».

Dans la litanie des procès impliquant le négationniste Robert Faurisson depuis près de quarante ans, c’est une première. Le tribunal de grande instance de Paris a dit, mardi 6 juin, qu’écrire que M. Faurisson est « un menteur professionnel », un « falsificateur » et « un faussaire de l’histoire » est conforme à la vérité. Il a en conséquence relaxé la journaliste du Monde Ariane Chemin qui était poursuivie pour diffamation. L’homme, aujourd’hui âgé de 88 ans, attaquait cette dernière, ainsi que l’éditeur Flammarion, pour la réédition, en septembre 2014, dans l’ouvrage commémorant les 70 ans du quotidien, d’un article publié le 21 août 2012.

Jusqu’ici, Robert Faurisson perdait ses procès en diffamation au bénéfice de la « bonne foi » de l’auteur des propos diffamatoires. Même Robert Badinter n’a été relaxé le 21 mai 2007 qu’au titre de cette condition prévue par loi de 1881 sur la presse. Il avait utilisé les termes de « faussaire de l’histoire » sur Arte, en 2006.

la suite après cette publicité

« Ce jour est à marquer d’une pierre blanche », affirme Catherine Cohen, l’avocate de Mme Chemin. La présidente de la 17e chambre correctionnelle de Paris, Fabienne Siredey-Garnier, signe un jugement extrêmement détaillé pour constater que « l’offre de preuve de la vérité des faits diffamatoires » apportée par la journaliste est « parfaite, complète et corrélative aux imputations dans toute leur portée ». Ce qui produit un « effet absolutoire », alors que les propos sont reconnus diffamatoires.

« Les révisionnismes ont encore de belles heures devant eux »

Invité par le parquet, lors de l’audience du 9 mai, à ne pas prononcer une énième relaxe au titre de la bonne foi, le tribunal s’est livré à un examen minutieux des nombreuses condamnations de M. Faurisson pour « contestation de crimes contre l’humanité », et des non moins nombreux jugements qui le déboutaient de ses actions en diffamation. « Toutes ces décisions n’ont de cesse que de stigmatiser, en des termes particulièrement clairs, les manquements et les abus caractérisant ses méthodes », peut-on lire dans le jugement. Et de rappeler « l’absence de caractère scientifique de ses travaux ».

D’ailleurs, au cours de l’audience du 9 mai, qui a duré plus de six heures, M. Faurisson est resté dans son registre, l’appliquant bien au-delà de l’existence des chambres à gaz. « Il falsifie tout, même la jurisprudence, et parvient à tourner en victoires les procès qu’il a perdus », relate Mme Cohen.

 

LIRE LA SUITE : http://mobile.lemonde.fr/police-justice/article/2017/06/06/les-methodes-du-negationniste-robert-faurisson-examinees-a-la-loupe-par-la-justice_5139702_1653578.html?xtref=https://t.co/yXxlxqvXwC

Publicités

Une réflexion sur “LA JUSTICE TRANCHE : ROBERT FAURISSON EST UN MENTEUR ET UN FALSIFICATEUR

  1. Un peu d’histoire…

    1982:
    «⁣Le procès intenté en 197[9] à Faurisson par diverses associations antiracistes a abouti à un arrêt de la cour d’appel de Paris en date du 26 avril 1983, qui a reconnu le sérieux du travail de Faurisson, ce qui est un comble, et ne l’a en somme condamné que pour avoir agi avec malveillance en résumant ses thèses en un slogan.⁣»
    – Pierre Vidal-Naquet (historien et antirévisionniste), Les Assassins de la mémoire, Éditions La Découverte, Paris, 1987, p 182.

    1990:
    La loi Fabius-Gayssot interdit, sous peine de fortes amendes ou d’emprisonnement (disjonction inclusive) la contestation des crimes, qualifiés de crimes contre l’humanité, pour lesquels le  «⁣tribunal [partiellement] militaire international⁣» interallié a condamné des dirigeants du Ⅲe Reich vaincu.

    2007:
    La XⅦe chambre du tribunal correctionnel de Paris déboute le Pr Faurisson de sa plainte contre M. Robert Badinter, mais reconnaît que celui-ci a «⁣échoué en son offre de preuve⁣», et c’est la bonne foi, aux yeux du tribunal, qui épargne à M. Badinter une condamnation.

    En 2017:
    L’avocat des Éditions Flammarion plaide devant la XⅦe chambre du tribunal correctionnel de Paris:
    «⁣Vous êtes manipulés par Faurisson.⁣»
    «⁣C’est tout simple, extrêmement simple: sa perversité arrive toujours à ses fins⁣».
    «⁣Il est établi que Robert Faurisson est un falsificateur⁣»; «⁣vous ne dites jamais que c’est établi⁣»; «⁣Je laisse de côté les chambres à gaz⁣». 
    «⁣Le génocide des juifs est établi⁣» 
    «⁣C’est un crime établi par Nuremberg, une juridiction internationale⁣».
    [Nuremberg]

    Si je comprends bien, on est un falsificateur dès lors qu’on conteste le jugement du «⁣tribunal [partiellement] militaire international⁣» interallié de Nuremberg.

    « [La loi] n’a pas à prendre parti dans une querelle historique ou tout simplement à affirmer un fait historique même indiscutable. J’ajoute, il faut bien le prendre en compte: la Constitution ne le permet pas.⁣⁣»
    — M. Robert Badinter.

    Remarquons combien l’intuition de certains, de certaines, les amène d’emblée à la juste conclusion: Mlle Ariane Chemin avait déclaré qu’elle s’était «⁣aventurée sur un terrain dont elle ne connaissait rien⁣» (et s’y était aventurée plus d’une fois, les propos à l’origine des poursuites étant la répétition de ceux qu’elle avait tenus précédemment, et pour lesquels elle avait été relaxée pour des motifs de forme). Et, lorsqu’elle rencontra le Pr Faurisson pour la première fois, elle ignorait jusqu’au nom du plus grand antirévisionniste, Raul Hilberg. Bien qu’elle se fût aventurée sur un terrain dont elle ne connaissait rien, son opinion était, d’après la XⅦe chambre du tribunal correctionnel de Paris, l’expression parfaite de la vérité.

    En vingt-sept ans de loi Fabius-Gayssot, jamais le Pr Faurisson n’avait été qualifié de falsificateur ni de menteur par un tribunal.

    Les opinions de personnes qui se sont «⁣aventurée[s] sur un terrain dont elle[s] ne connaissai[en]t rien⁣» précèdent les décisions des tribunaux de la République française.

    J'aime

Laisser un commentaire (civil et courtois)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s