LE NÉGATIONNISME SELON TAL BRUTTMANN ET CHRISTOPHE TARRICONE

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En mars 2016, les éditions PUF ont publié un petit ouvrage dans la collection Que sais-je ? Intitulé Les 100 mots de la shoah. Il est le fruit du travail de deux auteurs prénommés Tal Bruttmann et Christophe Tarricone.

A noter que ce petit ouvrage prétend définir des termes « avec la plus grande rigueur scientifique » comme s’en targue la présentation du quatrième de couverture.

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Considérant le sujet qui nous occupe, à savoir la censure de certaines thèses historiques propres à la seconde guerre mondiale, la page qui nous a intéressés est nécessairement celle d’une discipline hors la loi à laquelle nul n’a facilement accès et dont on se prive systématiquement de citer les sources et les auteurs puisque les ouvrages sont interdits de publication (on en parle donc nécessairement toujours à charge lorsqu’on s’y attèle de cette façon puisqu’on ne se risque pas à inviter le lecteur à la vérification – d’ailleurs où, à quelle page de quel ouvrage et de quel éditeur? Quel lien peut-on indiquer sans promouvoir les thèses révisionnistes et augmenter du même coup le nombre de leurs lecteurs ?).

Par conséquent, nous retrouvons ici le problème que nous avons évoqué plus d’une fois : deux historiens vous décrivent une équipe adverse que nous ne voyons pas sur le terrain et dont on nous dit pourtant qu’elle joue fort mal. Tout esprit sain y verrait malice et bouderait cette sorte de sport inéquitable pourtant pratiqué à l’envi par nombre d’historiens qui n’en rougissent pas le moins du monde (il faut avouer que c’est un sport très confortable puisqu’on y joue seul et qu’on en sort vainqueur pour à tous les coups).

Tal Bruttmann (historien) et Christophe Tarricone (professeur agrégé d’histoire) s’attachent donc à définir le Négationnisme (avec la plus grande rigueur scientifique !) à la page 86 de leur ouvrage. Nous avons trouvé cette définition peu rigoureuse, totalement partisane et bien sûr  à charge contre le négationnisme. Est-ce bien là le travail qu’on attend de deux historiens ? Certainement non.  Les deux auteurs pouvaient-ils définir le négationnisme de sorte que leurs positions respectives et leur sensibilité sur la question ne filtrent pas ? Nous pensons qu’il était tout-à-fait possible de définir le négationnisme sans se montrer partisan. En revanche, quant à dire si l’ouvrage aurait été publié sous cette forme (non partisane), nous émettons une réserve (il faut montrer patte blanche lorsqu’il s’agit d’aborder la question or il est presque impossible de montrer patte blanche sans charger le négationnisme de quelques travers qui le discréditeraient – ceci dans un but exclusivement pédagogique et dans le cadre de la lutte contre le racisme bien sûr, puisque certaines thèses historiques seraient – paraît-il –  intrinsèquement racistes).

Extraits commentés :

« NEGATIONNISME

   La posture idéologique consistant à nier la réalité de la Shoah est apparue dès le lendemain de la guerre, notamment en France où, à la fin des années 1940, le militant d’extrême droite Maurice Bardèche et l’ancien communiste, puis socialiste, Paul Rassinier, qui ont en commun un antisémitisme viscéral, développent des thèses visant à expliquer, pêle-mêle, que les Juifs sont responsables de la guerre et que rien ne leur est véritablement arrivé. »

Nos deux spécialistes de l’histoire considèrent le négationnisme comme une « posture idéologique ».

Le choix des mots est important car dans « posture idéologique » il y a le mot « idéologie » or une idéologie consiste en un faisceau d’idées qui s’imposent en amont de toute expérience sensible et de tout  constat quant à la matérialité des faits  – matérialité qui, elle seule, permet de définir une réalité. Il existe même des idéologies qui se substituent au constat sensible et s’imposent contre toute rigueur scientifique mais aussi contre toute évidence matérielle (nos deux auteurs n’en sont pas à l’abri comme nous allons le voir).

S’il peut être juste de dire que le négationnisme a consisté au départ en une posture idéologique  – ce qui n’est pas un mal puisque certaines idées précèdent et initient bien souvent  les recherches – il serait plus juste de parler de « posture sceptique » – il est  faux de prétendre qu’il est encore et seulement une « posture idéologique » comme il serait faux de prétendre qu’il est encore et seulement une « posture sceptique ».

En effet, Monsieur Robert Faurisson, puis à sa suite et reprenant ses travaux, Vincent Reynouard, ont produit des travaux qui ne sont pas des manifestes idéologiques mais constituent le fruit de recherches référencées et documentées (entendre par là que les deux hommes donnent leurs sources et indiquent leurs références respectives qui sont tout-à-fait vérifiables). Alors peut-être leurs travaux sont-ils  mal référencés et mal documentés ou encore mal interprétés ? On peut en discuter. Toujours est-il que le négationnisme  se distingue clairement aujourd’hui d’une simple posture idéologique.

Le négationnisme tel qu’il peut être apprécié aujourd’hui pourrait être défini comme un courant d’étude historique parallèle  – devenu illégal par la volonté politique du pouvoir en place dans les années 90 – qui affirme que les chambres à gaz hitlériennes n’ont pas de réalité historique et que le génocide des juifs par les nazis – extermination systématique programmée – n’a pas eu lieu.

Lorsque Monsieur Faurisson et Monsieur Reynouard (les deux grandes figures du révisionnisme en France) tiennent de tels propos, ils ne partagent pas une idéologie mais les conclusions de leurs propres recherches – recherches qui impliquent un travail  sur des documents historiques mais aussi des études de terrain, des enquêtes de témoignages etc. Et s’il est tout-à-fait possible de plaquer des idéologies sur les événements historiques pour leur faire dire ce qu’on souhaite leur faire dire, encore faut-il, lorsqu’on pense avoir à faire à cette sorte de manipulation de l’histoire, le prouver par la démonstration mais aussi apporter la preuve de ce qu’on ne plaque pas soi-même une idéologie sur des événements passés. Encore faut-il pouvoir prouver qu’on ne contredit pas soi-même une thèse historique pour des raisons finalement purement idéologiques!

MAURICE BARDECHE ET PAUL RASSINIER :

 Maurice Bardèche et Paul Rassinier auraient, d’après les deux auteurs,  développé des thèses visant à expliquer que :

  • Les juifs seraient responsables de la guerre

  • Et que rien ne leur serait véritablement arrivé.

Nous aimerions trouver, dans les écrits des deux personnages cités, les preuves de ces affirmations.

Dans son ouvrage Nuremberg ou la terre promise publié en 1948, Maurice Bardèche ne rend pas les juifs responsables de la guerre. Il dénonçait l’absence d’éclairage d’une partie de la scène pendant les procès de Nuremberg  – éclairage partiel qui imputait toute la responsabilité de la guerre aux Allemands. Il ne pointait pas du doigt les juifs mais l’Angleterre et la France à propos desquelles il écrivait :

« C’est l’Angleterre qui s’est déclarée en état de guerre avec l’Allemagne le 3 septembre 1939, à 11 heures du matin. C’est la France qui a fait la même déclaration à 5heures du soir. L’Angleterre avait des raisons de droit pour faire cette notification. Mais enfin, il est certain qu’elles l’ont faite. On est mal placés pour rejeter toute responsabilité dans une guerre quand on a fait savoir, le premier, à un autre Etat, qu’on se regardait comme en état de guerre avec lui. »(1)

Plus loin il ajoutait :

 « Hitler a accepté de risquer une guerre pour une reconquête qu’il jugeait vitale, l’Angleterre a décidé de lui imposer la guerre pour prix de cette conquête. Hitler pensait déclencher au maximum une opération militaire locale ; l’Angleterre en a fait sortir volontairement une guerre mondiale»(2)

Enfin, Maurice Bardèche résumait à sa façon les circonstances qui ont mené à la guerre :

« Le déclenchement de la guerre est dû à un concours de circonstances beaucoup plus complexe que ne le dit la version officielle. Tout le monde y a eu sa part. Et tout le monde avait aussi d’excellentes raisons : l’U.R.S.S de ne penser qu’à elle et de vouloir éviter un piège, l’Angleterre et la France de donner un coup d’arrêt définitif, l’Allemagne de vouloir briser une politique d’étouffement. Et tout le monde aussi avait des arrière-pensées. Ne serait-il pas plus sage d’en faire la confession générale ? Personne n’est innocent dans cette affaire, mais il y a des choses qu’on ne tient pas à expliquer : c’est bien plus commode d’avoir un criminel ». (3)

Où est-il question des juifs qui seraient les responsables de la guerre ? Quand et où Maurice Bardèche a-t-il déclaré que les juifs étaient responsables de la Seconde Guerre Mondiale ? Quelle est la source de cette affirmation ? A moins qu’il n’ait publié quelques papiers après 1948 dans lesquels il aurait renié son analyse et ciblé précisément les juifs d’Angleterre, les juifs de France, les juifs d’U.R.S.S et les juifs d’Allemagne, les rendant responsables d’avoir poussé leurs concitoyens respectifs à la guerre, nous sommes dubitatifs – les deux auteurs divaguent.

Quant à Paul Rassinier, nous n’avons pas trouvé dans ses écrits d’affirmation dans le sens indiqué par les auteurs. Dans son ouvrage Le mensonge d’Ulysse, il se montre méfiant quant aux aveux de dignitaires nazis pendant les procès de Nuremberg à propos desquels il écrivait ceci :

« Des témoins pour la plupart officier, sous-officiers et même simples SS sont certes venus dire à la barre qu’ils avaient procédé à des exterminations par les gaz et qu’ils en avaient reçu l’ordre : aucun d’entre eux n’a pu produire l’ordre derrière lequel il s’abritait et aucun de ces ordres – à part ceux dont je fais état dans cet ouvrage et qui ne prouvent absolument rien – n’a été retrouvé dans les archives des camps à la Libération. Il a donc fallu croire ces témoins sur parole. qui me prouve qu’ils n’ont pas dit cela pour sauver leur vie dans l’atmosphère de terreur qui commença à régner sur l’Allemagne, dès le lendemain de son écrasement? » (4)

Quant à l’assertion qui consiste à prêter à Maurice Bardèche  l’idée qu’il n’est véritablement rien arrivé aux juifs pendant la guerre, nous avons cherché sans rien trouver dans ce sens (qui plus est trop large). Si les deux auteurs précisaient leur pensée et nous expliquaient ce qu’ils regroupent  ou entendent évoquer précisément sans l’oser sous la formule « véritablement rien arrivé », s’ils nous expliquaient ce que signifie pour eux, a contrario « véritablement arrivé », nous pourrions alors effectuer quelques recherches plus serrées. En l’état, nous comprenons une seule chose : Maurice Bardèche et Paul Rassinier seraient censés avoir nié toute exaction commise à l’encontre des juifs. A moins que « véritablement » fasse allusion aux pires exactions parmi toutes celles répertoriées par les historiens ? Dans ce cas, quelles sont-elles dans l’esprit des deux auteurs ? On ne le saura pas. On ne saura donc pas quoi vérifier non plus puisque ni Maurice Bardèche ni Paul Rassinier ne nient qu’il soit arrivé des horreurs aux juifs pendant la guerre.

Peut-être les auteurs entendent exprimer l’idée que nier l’existence des gazages homicides revient à nier qu’il soit arrivé des horreurs aux juifs ? C’est là une forme de révisionnisme un peu sévère qui serait fort mal reçu par la communauté juive internationale. Peut-être valait-il mieux, en effet, rester vague. Quoiqu’il en soit, nous n’en saurons pas davantage. Est-ce là une démonstration de la rigueur scientifique annoncée en quatrième de couverture ? Tout ceci est-il bien sérieux ? N’est-ce pas là, précisément,  une posture idéologique ?

 En ce qui concerne Paul Rassinier, il émettait des doutes quant à ce que l’historiographie  officielle racontait à propos des chambres à gaz mais ne niait pas qu’elles aient pu exister et qu’elles aient pu servir à asphyxier des détenus. Aussi, voici ce qu’il écrivait :

« Que des exterminations par les gaz aient été pratiquées me paraît possible sinon certain : il n’y a pas de fumée sans feu. Mais qu’elles aient été généralisées au point où la littérature concentrationnaire a tenté de le faire croire et dans le cadre d’un système après coup mis sur pied est sûrement faux.  Tous les officiers de cavalerie de nos colonies ont une cravache dont ils sont autorisés à faire usage, à la fois selon la conception personnelle qu’ils ont de la coquetterie militaire et selon le tempérament de leur cheval : la plupart s’en servent aussi pour frapper les autochtones des pays où ils sévissent. De même ile se peut que certaines directions de camps(15) aient utilisé pour asphyxier des chambres à gaz destinées à un autre usage. » (5)

(15) Et ceci ne met pas seulement la SS en cause!

Quand bien même aurait-il nié l’existence des chambres à gaz, ceci n’impliquerait pas qu’il niât qu’il soit « véritablement arrivé » quelque chose aux juifs pendant la guerre (sauf si l’on considère les déportation, l’oppression, les spoliation,  les mauvais traitements et les exécutions sommaires comme des événements qui ne seraient pas  véritablement dramatiques, événements que les négationnistes ne nient d’ailleurs pas mais sur lesquels ils ne se focalisent pas – les historiens les considèrent-ils comme des maux de seconde zone comparativement aux gazages homicides, habitués qu’ils sont à focaliser sur ces derniers ?).

La suite de la définition du Négationnisme est, pour qui connaît un tant soit peu la littérature révisionniste, haute en couleurs et plutôt grossière :

« Prétendant « réviser » l’histoire, ils élaborent un discours pseudo-scientifique niant les faits et offrant une nouvelle mouture de l’un des thèmes centraux de l’antisémitisme : le complot juif. Si les Juifs ont inventé la « solution finale », c’est, parmi les raisons trouvées, pour obtenir de l’argent de l’Allemagne au titre de réparations ou pour instrumentaliser leur « mensonge » et légitimer leur droit à un État. Avec les négationnistes, les témoignages des rescapés, des bourreaux ou des témoins sont tous frappés du sceau du mensonge, les millions de documents sont des faux, de même que les vestiges, ou les charniers, l’ensemble étant le produit d’un immense complot juif. »

Cette mention des juifs qui seraient au cœur de toutes les failles relevées par les révisionnistes dans l’histoire officielle confine véritablement à l’obsession. C’est d’ailleurs là un trait commun à bon nombre d’ouvrages sur la question. Les deux auteurs ont poursuivi leur définition sans préciser quels étaient les négationnistes qui auraient affirmé de telles choses. Si nous nous en tenons à la logique du texte (nous n’avons rien coupé entre le premier et le second passage) il s’agit toujours de Maurice Bardèche et Paul Rassinier. Pourtant, Maurice Bardèche n’a pas fourni de travaux se réclamant de la science. Paul Rassinier, quant à lui,  a livré sa propre expérience dans le camp de Dora  et à proposé son analyse personnelle quant aux faits qui se sont déroulés pendant la guerre, et s’est montré plus enclin à proposer quelques analyses d’ordre technique. Aucun des deux n’a prétendu que les juifs avaient inventé la « solution finale » ni même que toutes les traces matérielles étaient fausses et le produit d’un immense complot juif (la problématique des traces matérielle reposant quasi exclusivement sur la façon qu’on a de les interpréter et de plaquer dessus une cause plutôt qu’une autre). Quel révisionniste a nié l’existence des charniers photographiés à la libération ? S’ils ont nié quelque chose c’est que ces charniers fussent composés d’autant d’individus gazés qui furent tous exterminés. Là où l’horreur incite la doxa à conclure au massacre, elle incite, du côté des révisionnistes, à chercher les preuves matérielles de ce qui ressemble au résultat d’un massacre mais n’en est peut-être pas un. Un amoncellement de cadavres n’est pas nécessairement la preuve d’un génocide. Il est, sans enquête sérieuses sur la cause, le résultat d’une grande mortalité don les causes doivent être définies avec certitude.

De quels millions de documents est-il question ? Les révisionnistes travaillent sur les documents d’archive et s’en servent également dans leur argumentation. Pourquoi les décrèteraient-ils faux tandis qu’ils servent de base, pour nombre d’entre eux,  à leur argumentation ? N’est-ce pas là une étrange façon de condamner la façon qu’ont les révisionnistes d’analyser ces documents que d’affirmer qu’ils les prennent pour des faux (par millions !) ? Quel est le tort de Maurice Bardèche si ce n’est celui d’avoir écrit sur la souffrance du peuple Allemand pendant et après la guerre et de ne s’être pas, d’une façon générale, apitoyé que sur le sort d’une partie des acteurs de la Seconde Guerre Mondiale? N’est-ce pas là au fond ce qu’on lui reproche? D’avoir considéré la souffrance dans son ensemble? La souffrance des uns n’enlève pourtant rien à celle des autres, pas plus quelle ne la nie.

Quels témoins sont frappés du sceau du mensonge ? Quelle partie de leur témoignage est frappée du sceau du mensonge ? Tous les témoins sont-ils traités de menteurs?  A quel sujet précisément? surs quels détails de leurs témoignages? Tous les témoins sont-ils honnêtes alors? Cela se peut-il? Les deux auteurs ne le précisent pas (rigueur scientifique oblige). Si les négationnistes sont tels que les décrivent nos deux auteurs ce n’est pas la prison qu’il faut leur réserver mais l’hôpital psychiatrique ! Pourtant, c’est bien une loi qu’on a votée à leur intention et non pas un traitement qu’on a mis en place pour les soigner. Qui plus est, aucun avocat n’a cru judicieux, jusqu’à maintenant,  de plaider la folie de son client accusé d’incitation à la haine parce qu’il a nié que les allemands aient exterminé des millions d’individus par gazage dans des pièces spécialement conçues à cet effet.

Quelle sorte d’historien, quelle sorte de professeur d’histoire agrégé peut écrire pareilles choses sans y voir le signe d’un dérapage effrayant dans l’exercice de ce qui est censé être celui d’un expertise scientifique ? Quelle sorte de légende grossière propage cette sorte d’historien de façon si éhontée ? N’y-a-t-il pas ici même une posture idéologique de la part des deux historiens?

Nous ne pouvons pas reproduire ici tous les écrits, vidéos, allocutions des révisionnistes contemporains pour vous montrer ce qu’ils ne contiennent pas. La seule chose que nous pouvons faire c’est inviter le lecteur à se montrer plus curieux quant à ce qu’on lui rapporte des lectures qu’on lui soustrait.

Afin de prendre la mesure de ce que les auteurs abusent de l’autorité que leur confère leur titre de spécialiste (argument d’aurorité) nous vous invitons à lire les ouvrages suivants :

NUREMBERG OU LA TERRE PROMISE de Maurice Bardèche – Édition des Sept couleurs – 1948 (jusqu’à récemment introuvable hormis en occasion, il a été réédité par les éditions Kontre Kulture).

NUREMBERG II OU LES FAUX MONNAYEURS de Maurice Bardèche – Éditions des Sept couleurs – 1950 (jusqu’à récemment introuvable hormis en occasion, il a été réédité par les éditions Kontre Kulture).

LE VÉRITABLE PROCÈS EICHMANN OU LES VAINQUEURS INCORRIGIBLES de Paul Rassinier, Éditions La vieille Taupe, 1983.

LE MENSONGE D’ULYSSE de Paul Rassinier, Editions La Sphinge, Rome, 2012.

MÉMOIRE EN DÉFENSE, Contre ceux qui m’accusent de falsifier l’Histoire,  La question des chambres à gaz  de Robert Faurisson (précédé d’un avis de Noam Chomsky).

REPONSE A PIERRE VIDAL-NAQUET Deuxième édition, augmentée Suivi de : Le mythe des « chambres à gaz » entre en agonie L’argent des contribuables contre R. Faurisson de Robert Faurisson – Édition La vieille Taupe, 1982 (+Éditions de l’AAARGH, Internet 2005).

ÉCRITS RÉVISIONNISTES de Robert Faurisson

Écrits Révisionnistes I (1974 – 1983):
PDF :http://www.histoireebook.com/index.php?post/2012/01/10/Faurisson-Robert-Ecrits-revisionnistes-I-1974-a-1983
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Écrits Révisionnistes II (1984 – 1989):
PDF :http://www.histoireebook.com/index.php?post/2012/01/10/Faurisson-Robert-Ecrits-revisionnistes-II-1984-a-1989
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Écrits Révisionnistes III (1990 – 1992):
PDF :http://www.histoireebook.com/index.php?post/2012/01/10/Faurisson-Robert-Ecrits-revisionnistes-III-1990-a-1992
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Écrits Révisionnistes IV (1993 – 1998):
PDF :http://www.histoireebook.com/index.php?post/2012/01/10/Faurisson-Robert-Ecrits-revisionnistes-IV-1993-a-1998

Voyez aussi les vidéos de Vincent Reynouard que vous retrouverez toutes ici : http://sansconcessiontv.org/phdnm/

Attention : au même titre que les ouvrages historiques officiels, certains ouvrages sont anciens et ne sont plus à même de rendre compte des thèses révisionnistes les plus en vocue à l’heure actuelle. De nouveaux documents ont été trouvés, des éléments nouveaux ont été mis à jour et rendent caduques certaines considérations. Robert Faurisson, parce que toujours en vie et toujours en activité, reste la référence en la matière.


 Illustration : Le docteur Schnabel, médecin des pestiférés à Rome, gravure allemande du XVIIe siècle (SIPA).

 (1) « Nuremberg ou la Terre promise », Maurice Bardèche, édition des sept couleurs, 1948, p. 38.

(2) « Nuremberg ou la Terre promise », M. Bardèche, édition des sept couleurs, 1948, p. 39.

(3) « Nuremberg ou la Terre promise », M. Bardèche, édition des sept couleurs, 1948, p. 42.

(4)  » Le mensonge d’Ulysse », Paul Rassinier, éditions La Sphinge, Rome, 2012, p. 261

(5) « Le mensonge d’Ulysse », Paul Rassinier, éditions La Sphinge, Rome, 2012, p. 263

 

 

 

 

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Une réflexion sur “LE NÉGATIONNISME SELON TAL BRUTTMANN ET CHRISTOPHE TARRICONE

  1. «⁣La posture idéologique consistant à nier la réalité de la Shoah⁣»…
    Posture? Pourquoi s’agirait-il d’une posture? Du moins le choix de ce terme permet-il d’employer l’adjectif idéologique au singulier, ce qui dissimule qu’il y a des révisionnistes de toutes les nuances politiques… mais le révéler, ne serait-ce pas affaiblir le procès d’intention suggéré par cet adjectif?

    «⁣[…] le militant d’extrême droite Maurice Bardèche et l’ancien communiste, puis socialiste, Paul Rassinier, qui ont en commun un antisémitisme viscéral, développent des thèses visant à expliquer, pêle-mêle, que les Juifs sont responsables de la guerre et que rien ne leur est véritablement arrivé.⁣»
    Il n’y a pas de révisionnistes que parmi l’extrême droite (comme l’intellectuel, plutôt que militant, Maurice Bardèche) et les socialistes ou communistes. L’antisémitisme prêté à Rassinier me semble pour le moins une erreur de vocabulaire: celui-ci était antisioniste parce qu’il considérait le sionisme comme une forme de racisme, si j’ai bien compris ses écrits, et qu’on soit ou non d’accord avec lui sur ce point il me semble manifeste qu’il n’était pas raciste, et donc pas antisémite. L’accusation d’antisémitisme me semble ne reposer que sur son révisionnisme. Pendant la guerre, il fonda, avec le commandant Lierre et Georges Bidault, le premier réseau de résistance actif en zone occupée, si je ne m’abuse. Arrêté, envoyé en camps de concentration (Buchenwald, puis Dora Mittelbau / Nordhausen), il en revint invalide, je crois, à 95%. Son témoignage m’a bouleversé plus qu’aucun autre. Je ne me souviens pas avoir trouvé sous sa plume qu’il ne serait rien arrivé à telle ou telle catégorie de personnes pendant une guerre qui tua une quarantaine de millions d’Européens.

    La position de Rassinier sur la chambre à gaz avait évolué entre Le Mensonge d’Ulysse, publié peu après la guerre, et Le Drame des juifs européens, publié après une vingtaine d’années de recherches. Son scepticisme était grand à la fin de son existence.

    Je convie par ailleurs tout lecteur attentif à vérifier le contenu du livre de Rassinier intitulé Les Responsables de la Deuxième Guerre mondiale, ou toute autre de ses œuvres, et à me dire où il y trouve l’assertion que les Juifs furent responsables du conflit. Je ne me souviens de rien de tel, et je m’engage, si on me prouve que sur ce point je me trompe, à trouver au moins une citation d’un communiste juif connu disant que des capitalistes juifs porteraient une part de responsabilité dans ce conflit – non que je partage les opinions de cet homme, mais il faut avoir l’honnêteté de ne pas prêter au révisionniste Paul Rassinier des positions qu’il n’a pas défendues, contrairement à d’autres, qui n’étaient pas révisionnistes.

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