CRÉATION D’UN « RÉSEAU ÉLIE WIESEL »

Contre le génocide et le négationnisme, nous, parlementaires d’Europe,
fondons le Réseau Elie Wiesel

Par Benjamin Abtan (Fondateur et Coordinateur du « Réseau Elie Wiesel » et Président du Mouvement Antiraciste Européen – EGAM)

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NDLR (Gayssoteries) :

Notons l’intitulé « Contre le génocide et le négationnisme […] » qui  fait un rapprochement dangereux  entre « génocide » et « négationnisme », instiguant l’idée,  au moyen d’une formule toute ambigue, que les négationistes font l’apologie du génocide et que le fait de nier un génocide revient à l’encourager d’une manière générale – tout du moins à ne pas se positionner contre. Ceci invite biensûr à penser que toute personne versée dans le révisionnisme n’est pas contre les génocides : supposition gratuite, hors sujet et malhonnête.

Les lois anti-révisionnistes sont un échec : on ne peut pas tuer les idées.

Les associations antiracistes sont un échec : elles agacent, elles divisent, elles réclament, elles imposent, elles frappent, elle châtient le peuple avec ses propres deniers. Elles se lamentent, elles se contorsionnent, elles postillonnent, elles gesticulent, elles pleurnichent, elles dénoncent, elles palabrent, elles diffament… En vain ! Mesquines et agressives, elles n’ont pas l’étoffe nécessaire ni la grandeur d’âme  des véritables bienfaisants. Elles ne sont que des forces militantes politiques qui peuvent agir parceque les historiens ont démissioné et ne savent plus honorer la recherche curieuse et révisionniste par essence.

La loi Gayssot est un échec : on ne peut pas emprisonner une idée.

Demain, ce sera un « super réseau d’influence » créé à l’initiative de parlementaires européens qui veillera à maintenir la propagande active, élaborera des lois si nécessaire et s’assurera que la nouvelle génération digère les idéaux frelatés. Bienvenue dans le « super État » pour un monde à courte vue, un monde d’anathèmes et de faux semblants qui s’agite et dévoie les mots pour séduire les masses :

« LA GUERRE C’EST LA PAIX, LA LIBERTÉ C’EST L’ESCLAVAGE, L’IGNORANCE C’EST LA FORCE » (Orwell, 1984)

Mais les lois auront beau s’entasser et les procès s’additionner, les idées échapperont toujours aux geôles des censeurs.

« Les imbéciles ont dans la fourberie des grâces inimitables » (Anatole France, l’Ile des pingouins, 1908)

Pour en savoir plus sur l’affaire Elie Wiesel :https://gayssoteries.wordpress.com/affabulateurs/elie-wiesel/

 

13 juillet 2016

Syrie, Irak, Darfour, Burundi… L’insupportable liste des crimes de masse qui sont commis sous nos yeux, et dont certains pourraient se développer en génocides, est longue.
Par ailleurs, notre continent connaît une poussée de négationnisme, au niveau de partis politiques comme d’une certaine culture populaire, sous différentes formes: déni voire inversion des faits, relativisme, confusion, concurrence des victimes… Or, comme nous l’enseigne le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel: « le tueur tue toujours deux fois, la seconde par le silence »: le négationnisme est la continuation du génocide.

    Ainsi, s’engager pour la prévention des génocides et des crimes de masse et contre le négationnisme constitue un seul et même mouvement. Il s’agit de préserver une valeur fondamentale, la vie, et d’un engagement qui transcende les appartenances communautaires ou nationales et les clivages partisans. Il nous concerne tous.

Les parlementaires ont des possibilités d’action, donc une responsabilité particulière. Cette responsabilité nous oblige.
C’est pourquoi, venus de différents horizons et par-delà les désaccords qui parfois nous opposent, nous nous engageons ensemble, au nom d’une humanité partagée, pour la prévention des génocides et des crimes de masse et la lutte contre le négationnisme.

    Dans une démarche universaliste, nous agirons pour faire en sorte que le souci de l’Autre l’emporte sur l’indifférence, la vérité sur le mensonge, le savoir sur l’ignorance, la solidarité sur l’égoïsme, la vie sur la destruction.

Nous nous engageons pour la prévention des génocides et des crimes de masse en lien avec les différentes organisations internationales, régionales et nationales, gouvernementales et de la société civile, qui y travaillent, afin que la Responsabilité de Protéger soit mise en œuvre avec rigueur et efficacité.
Concrètement, nous participerons tout d’abord à la documentation des faits, notamment en nous rendant sur le terrain. Nous informerons et alerterons sur les situations à risque tant le grand public que nos gouvernements, les institutions européennes, régionales et internationales, et les autres parlements.
Nous agirons également pour que ces institutions, en premier lieu nos gouvernements, s’impliquent avec détermination pour mettre fin à toutes les situations potentiellement génocidaires, où qu’elles se déroulent sur le globe.
Enfin, nous travaillerons à la mise en place au sein des institutions, à commencer par les parlements dont nous sommes élus, de mécanismes de supervision des situations à risque et d’intervention pour prévenir les crimes de masse ou arrêter ceux en cours.

    Notre engagement contre le négationnisme des génocides, tels que définis par la Convention de l’ONU de 1948 et reconnus par les institutions internationales et le monde académique, se déploiera sous différentes formes.
Par l’intervention dans le débat public pour débusquer et combattre les différentes expressions de négationnisme, par l’élaboration de la loi quand ce sera l’outil le plus efficace.
La progression de la connaissance permet de faire reculer le négationnisme. Aussi, nous ferons en sorte que les historiens puissent travailler avec la plus grande liberté, notamment en œuvrant à l’ouverture de toutes les archives concernées et au soutien de la recherche dans ce domaine.

L’éducation et la transmission sont fondamentales à notre combat partagé. La connaissance des histoires et des mémoires des génocides offrira aux générations actuelles et futures une ouverture sur le monde, une attention à l’Autre, un surplus de lucidité et contribuera à une culture partagée des droits de l’homme.
Dans cette perspective, nous participerons aux commémorations des génocides dans les lieux où ils ont été commis ou avec les autorités qui représentent les victimes. Avec solidarité, nous soutiendrons les rescapés, les Justes, les résistants, ainsi que leurs descendants, car les effets du génocide s’étendent avec les générations.
De même, nous organiserons des actions de transmission au sein de nos parlements et nous soutiendrons celles de la société civile et des autres institutions publiques.

    Enfin, nous agirons pour que les histoires et mémoires des génocides occupent une place pertinente dans les programmes scolaires et nous soutiendrons le développement de leur étude au sein du monde académique.

Primo Lévi disait: « C’est arrivé, cela peut donc arriver de nouveau: tel est le noyau de ce que nous avons à dire. Cela peut se passer, et partout. »
Pour nos générations comme pour les suivantes, notre vigilance et notre engagement seront sans faille.

Pour aller plus loin :
Vous pouvez consulter la liste des 179 Parlementaires, de 24 Parlements
nationaux et du Parlement Européen, venant de courants politiques variés et
de 31 pays au total, qui s’engagent également ensemble dans le manifeste
« Nous fondons le réseau Elie Wiesel ».
Ils sont listés, avec les acronymes de leurs partis, sur le site EGAM.

SITE EGAM : http://www.egam.eu/

[EGAM: European Grassroots Antiracist Movement]

NDLR (Gayssoteries) : Il est intéressant de consulter la page dédiée aux soutiens financiers sur le site EGAM et de constater que la France est en bonne place pour soutenir, avec nos deniers, les actions de cette organisation : http://www.egam.eu/financial-supports/

 


(Source : ttp://www.huffingtonpost.fr/benjamin-abtan/contre-les-genocides-et-le-negat
ionnisme-parlementaire-europeens-engagement_b_10882188.html
)

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5 réflexions sur “CRÉATION D’UN « RÉSEAU ÉLIE WIESEL »

  1. «⁣<i<Dans une démarche universaliste, nous agirons pour faire en sorte que le souci de l’Autre l’emporte sur l’indifférence, la vérité sur le mensonge […]⁣»

    Démarche universaliste?

    Peut-on faire remarquer que les lois antirévisionnistes protègent certaines mémoires, et sont donc aux antipodes d’une démarche universaliste?

    Cette sacralisation unilatérale est évoquée, par exemple, dans la vidéo Les Juifs m’emmerdent – Geneviève Dormann (30 s)⁣: ⬇

    Sur Geneviève Dormann, la page de Wikipédia mérite d’être lue.

    Si c’est la volonté de faire triompher la vérité qui anime les membres du Réseau «⁣Élie Wiesel⁣» alors ce cas-ci devrait les intéresser: Hannan Rachel survivante de l’Holocauste bat le record du monde des mensonges! (30 s)⁣: ⬇

    Et ce noble objectif est incompatible avec le patronage d’Élie Wiesel, ainsi que le prouvent les articles d’Enquête-Débat ou cet autre du Pr Faurisson.

    Enfin les lois antiracistes et antirévisionnistes ne s’occupent pas de la véracité d’un propos mais des intentions qu’on prétend trouver dans le cœur de celui qui les tient. Ainsi va-t-on juger M. Vincent Reynouard, révisionniste, parce qu’il a cité… des antirévisionnistes!

    Sur les lois antiracistes, on peut regarder la vidéo Loi Pleven: la double peine anti Le Pen (Maître Delcroix) (5 min 33 s)⁣: ⬇

    Prétendre défendre la vérité sans combattre des lois qui permettent de condamner l’expression de la vérité par l’un mais pas le mensonge proféré par l’autre («⁣l’Autre⁣»?) équivaut à raconter une farce, surtout lorsqu’on se réclame d’un universalisme qui est incompatible avec la sacralisation de «⁣l’Autre⁣» qui n’est pas celle de tous.

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  2. Sur notre page, et concernant le témoignage d’Hanan Rachel (2012), nos visiteurs trouveront le fameux extrait sous-titré en français ainsi que :
    – Le lien vers la vidéo originale et intégrale publiée par la USC Shoah Foundation Institute en 2012
    – Le lien vers la page du catalogue des rescapés des camps de concentration relative à Hanan Rachel.

    https://gayssoteries.wordpress.com/affabulateurs/hanan-rachel-video/

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    • Pas de gaz sortant des pommes de douche à Auschwitz selon l’antirévisionniste Robert Jan Van Pelt, cité par Times of Israel, repris par le site révisionniste Un Grain de sable.

      «⁣Grâce à ses recherches, de nombreux mythes ont été définitivement déconstruits – notamment celui du gaz mortel qui émanerait des pommes de douche (il provenait en fait du système de distribution des bonbonnes, comme celui représenté dans l’exposition).

      Van Pelt, âgé de 60 ans, est juif: il a été nommé d’après un oncle assassiné à Auschwitz […]⁣»

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