VALÉRIE IGOUNET : PETITS ARRANGEMENTS…

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N.D.L.R (Gayssoteries) : La version de notre article ici présente n’est pas celle que nous avions publiée initialement. A la suite de remarques de deux lecteurs, nous avons réalisé que nous utilisions le terme de « falsification » à tort. Nous nous en excusons car nous souhaitons être à chaque fois le plus juste possible et ce terme était présomptueux.

Nous avons donc modifié l’article pour ne plus dénoncer qu’une malhonnêteté intellectuelle (au mieux un manque de culture et de recherche documentaire de la part de Madame Igounet) et en avons profité pour ajouter, en note de bas de page, le lien vers la vidéo du discours original de Himmler (note 2) ainsi que l’analyse du discours par Vincent Reynouard.

Par habitude, et  pour autant que les vérifications soient à notre modeste portée,  nous vérifions, au gré de nos lectures,  les accusations portées contre les négationnistes qui seraient d’horribles  « falsificateurs de l’histoire » et de malhonnêtes personnages dont le véritable dessein consisterait à réhabiliter le nazisme (si les négationnistes ont raison quant à la non-existence des chambres à gaz, le nazisme se réhabilitera en partie et  sans trop d’efforts ; qui plus est, quelle importance peut bien avoir le dessein profond de celui qui propose un travail argumenté ? ).

Souvent, nos vérifications se soldent par des constats de falsifications et de malhonnêtetés, mais voilà : elles sont fort nombreuses du côté des historiens accrédités, des personnalités qui font autorité en la matière et dont les travaux ont pourtant été salués par la critique (hormis par les négationnistes dont les droits de réponse ne sont à peu près jamais publiés et ne circulent que dans un cercle très restreint).

Voir également notre article sur la falsification de Michel Wieviorka : https://gayssoteries.wordpress.com/2016/03/23/faux-et-usage-de-faux/

CITATION SUR MESURE

Dans son ouvrage Histoire du négationnisme en France, éditions du Seuil, 2000, Valérie Igounet  écrit ceci (p. 360-361)  (nous avons souligné le passage crucial) :

« Les documents écrits, émanant des dignitaires nazis et ordonnant le meurtre de masse, ont été détruits, dans leur majorité, par les SS. Les documents officiels, en langage codé, sont abordés par Robert Faurisson. Le négationniste les commente dans un sens littéral, c’est-à-dire sans transposer la réelle signification du langage codé. Il reste, par chance ( ?), quelques ordres officiels émanant des hauts dignitaires nazis ordonnant la solution finale de la question juive. Ces discours de dirigeants officiels, qui n’ont fait l’objet d’aucun codage, sont tout simplement occultés par Robert Faurisson comme l’allocution de Himmler du 4 octobre 1943, dit « discours de Posen » :

« Ce sujet doit être abordé entre nous en toute franchise mais nous n’en ferons jamais mention en  public. Je veux parler de la liquidation des juifs, de l’extermination de la race juive. C’est une  question dont il faudrait parler librement : les juifs doivent être exterminés. C’est notre programme et nous devons l’appliquer. »

Le document auquel Valérie Igounet fait référence existe (1) (2).  Cependant et d’après la traduction communément admise :

  • Himmler ne tient pas exactement ces propos
  • il n’utilise pas exactement les mêmes mots
  • V. Igounet ne nous précise pas au moyen de crochets qu’elle a réalisé plusieurs coupures.

Pour exemple, voici le passage concerné dans son intégralité et dans sa version la plus répandue :

« … Je voudrais aussi vous parler très franchement d’un sujet extrêmement important. Entre nous, nous allons l’aborder franchement, mais en public, nous ne devrons jamais en parler, pas plus que du 30 juin 1934*, date à laquelle nous n’avons pas hésité à faire notre devoir comme on nous l’avait ordonné, et à mettre nos camarades qui s’étaient montrés indignes, contre un mur et à les exécuter. C’était pour nous une question de tact de n’en avoir pas discuté, de n’en avoir pas parlé. Chacun en a été effrayé, et pourtant, chacun sait qu’il le fera à la prochaine occasion, si on lui en donne l’ordre et si cela est nécessaire. Je voudrais parler de l’évacuation des Juifs, de l’extermination du peuple juif. Voilà une chose dont il est facile de parler.  » Le peuple juif sera exterminé  » dit chaque membre du Parti,  » c’est clair dans notre programme : élimination des Juifs, extermination : nous le ferons ».

*Référence à la  » Nuit des longs couteaux  » – meurtre de Röhm, des chefs SA et autres liquidations.

(Source : http://www.cicad.ch/fr/educational-materials/discours-de-himmler-devant-des-officiers-ss-%C3%A0-poznan-4-octobre-1943.html)

Voici une variante proposée sur un site antirévisionniste bien connu (nous ne prendrons que le passage cité par V. Igounet) :

« Je désire aussi vous parler en toute franchise d’un sujet particulièrement grave… devant vous, publiquement. Entre nous, il est possible d’en parler, mais nous n’en parlerons jamais en public. De même que nous n’avons pas hésité le 30 juin [1934, lors de la «nuit des longs couteaux»] à exécuter l’ordre qui nous avait été donné de mettre contre le mur et de fusiller des camarades [les SA] qui avaient failli, de même nous n’en avons jamais parlé et nous n’en parlerons jamais. […]

Je parle de l’évacuation des juifs, de l’extermination du peuple juif (die Ausrottung des jüdischen Volkes). C’est une des choses qu’il est aisé d’exprimer: « Le peuple juif est en train d’être exterminé, » (Das jüdische Volk wird ausgerottet) déclare chaque membre du Parti, « Effectivement, c’est une partie de nos plans, l’élimination des juifs, l’extermination (Ausschaltung der Juden, Ausrottung, machen wir), nous l’accomplissons… »

(Source : http://www.phdn.org/histgen/documents/nazisdoc.html#himmler-19431004)

 

LE MOT QUI DÉRANGE

Forte de ce que cette allocution n’a fait d’après elle « l’objet d’aucun codage », Madame Igounet semble se sentir obligée malgré tout de la décoder. Ainsi, lorsqu’elle lit  « évacuation » (Judenevakuierung), elle comprend  et écrit « liquidation ».  Dans la version officiellement admise, le terme « évacuation » est immédiatement suivi et renforcé par le mot « extermination ». Le terme « extermination » est ici placé syntaxiquement sur le même plan que le terme « évacuation » et pourrait dès lors nous  inviter à comprendre qu’il s’agit d’exterminer la présence juive du territoire allemand en évacuant les juifs (?). Ce seul mot remplacé par Madame Igounet suffit à autoriser le doute quant à ce morceau choisi qu’elle brandit comme la preuve implacable d’un ordre d’extermination.

S’il s’agissait pour nous de présenter ce passage du discours comme une preuve d’un ordre d’extermination physique des juifs par les dignitaires nazis, nous serions dans l’obligation de nous rendre à l’évidence : le mot « évacuation » nous interdit d’affirmer une telle chose : non pas qu’il nous autorise à affirmer le contraire mais, de fait,  il est très handicapant dans la démonstration de Madame Igounet (sauf si, biensûr, on veut y voir un nom de code compris des seuls initiés – Mais Madame Igounet précise bien que ce discours n’a fait l’objet « d’aucun langage codé »).

Quelles que soient les versions du discours et bien qu’elles présentent des différences, le mot d’« évacuation » apparaît toujours à cet endroit ainsi que dans le discours original en langue allemande (2).

 Madame Igounet, incommodée par ce mot « évacuation » qui entache la cohérence et la force de sa démonstration aura-t-elle préféré une version erronée et infidèle ? Aura-t-elle, avec toute la force de sa conviction personnelle et dans une sorte de combat désespéré contre la réalité du texte qui  lui montre ce qu’elle refuse de lire, choisi délibérément une version discréditée depuis 1945 ? De surcroît, aucune note de bas de page ne nous permet de connaître sa source (les références d’archive du document ne sont même pas indiquées).

De fait, le terme de « liquidation » date de 1945 et fut retranscrit par l’avocat général à la place du mot « évacuation ». Dès après 1945, le discours original ne laissait aucun doute quant au fait que le terme allemand était en réalité « évacuation » (Judenevakuierung) (2).

Sont-ce là des manières de défendre l’histoire et de combattre les « falsificateurs de l’histoire » ? Sont-ce là de nobles façons de combattre la falsification ?

Y-a-t-il des malhonnêtetés acceptables et d’autres moins acceptables selon qu’on nie l’existence des chambres à gaz ou qu’on la confirme en bout de course ?

Comment les citoyens pourraient-ils accorder le moindre crédit à des individus qui se réclament de la vérité historique et dénoncent les manipulations de l’histoire dès lors qu’elles prolifèrent dans leur propre camp ?

Comment ne pas nous montrer  intraitables  et particulièrement exigeants avec ces individus dès  qu’ils commettent la plus infime malhonnêteté intellectuelle tandis que leurs ouvrages sont publiés, rétribués et que leurs conclusions bénéficient confortablement d’une loi (Gayssot) qui sanctionne  quiconque les contredit ?

Comment ne pas considérer qu’il s’agisse moins là d’un combat pour la vérité historique que d’un  combat de nature idéologique qui aura pris notre histoire en otage ?

(1) Discours du Reichsführer-SS Himmler devant des officiers supérieurs SS à Poznan les 4 et 6 octobre 1943 [Trials of War Criminals Before the Nuernberg Military Tribunals – Washington, U.S Govt. Off., 1949-1953, Vol. XIII, p. 323; et Himmler, Reichsführer-SS, P. Padfield, Henry Holt and Co, NY, 1990, p. 469]
(2) Enregistrement original du discours de Poznan : http://www.dailymotion.com/video/xy9yo_discours-de-himmler-du-4-octobre-19_shortfilms

L’analyse de Vincent Reynouard et sa position personnelle quant à ce discours : https://rutube.ru/video/86ac61877cb5aa326f25477bf850f0fa/

L’analyse du Professeur Faurisson : http://robertfaurisson.blogspot.fr/2000/05/valerie-igounet-et-son-histoire-du.html?m=1

 

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14 réflexions sur “VALÉRIE IGOUNET : PETITS ARRANGEMENTS…

  1. «⁣die Juden Evakuierung, die Ausrottung des jüdischen Volkes⁣»: Mlle Valérie Igounet traduit par «⁣la liquidation des Juifs, […] l’extermination de la race juive⁣»; mon dictionnaire d’allemand traduit ces mots ainsi: «⁣l’évacuation des Juifs, l’extirpation de la race juive⁣».

    Si c’est un texte révélant de manière non codée le sort des Juifs selon les dirigeants du Ⅲe Reich, alors Mlle Igounet devrait abandonner le camp des intentionnalistes et rejoindre ceux qui, antirévisionnistes comme elle, disent ouvertement qu’il n’y eut jamais de programme d’extermination des Juifs; ces historiens sont appelés fonctionnalistes.

    En ne révélant pas l’existence des antirévisionnistes fonctionnalistes, Mlle Igounet laisse croire que son argument ferait l’unanimité chez les antirévisionnistes, et empêche le grand public de voir le point crucial du désaccord.

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  2. La personne qui commente en traduisant « Ausrottung » par extirpation reprend un vieux poncif négationniste. « Ausrottung » signifie extermination, mise à mort en masse et aussi complète que possible. C’est très bien démontré ici: http://phdn.org/negation/ausrottung.html

    Par ailleurs, les « analyses » de Reynouard sur ce discours sont explosées de façon assez drôle ici:
    http://phdn.org/negation/bacasable/phdnmcritiques.html#part8

    Valérie Igounet a manifestement commis une erreur, mais sur le fond elle a raison; Himmler parle bien de l’extermination des Juifs, de leur assassinat collectif. Nombreux autres exemples (notamment par Himmler), ici: http://phdn.org/histgen/documents/nazisdoc.html

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    • Je ne reprends aucune analyse et me contente de suivre mon dictionnaire d’allemand, n’étant, en ce domaine, que doctus cum libro. Merci toutefois d’avoir donné votre opinion. Je regrette seulement que vous ne précisiez ni ce qu’il y aurait de drôle dans une analyse que vous dénoncez sans donner aucun argument, ni même ce qui vous permet d’interpréter le mot évacuation comme une allusion directe et non codée à une liquidation. Vous exprimez votre opinion mais sans citer aucun argument.

      Ma hâte m’a fait cautionner l’une des erreurs de Mlle Igounet.

      Elle traduit «⁣die Judenevakuierung, die Ausrottung des jüdischen Volkes⁣» par «⁣la liquidation des Juifs, […] l’extermination de la race juive⁣»; selon mon dictionnaire d’allemand, la traduction de ce passage est la suivante: «⁣l’évacuation des Juifs, […] l’extirpation du peuple juif⁣».

      Liquidation, extermination et race au lieu d’évacuation, extirpation etpeuple: trois erreurs cruciales.

      Aucun antirévisionniste n’est jamais inquiété pour ses erreurs (c’est, à mon sens, préférable), tandis que les révisionnistes sont condamnés même (ou seulement?) lorsqu’ils n’en commettent aucune (c’est, à mon sens, monstrueux).

      L’arrêt Guillaume de 1983 concluait qu’on ne pouvait accuser le Pr Faurisson ni de légèreté, ni de négligence, ni d’ignorance délibérée. «⁣Considérant qu’à s’en tenir provisoirement au problème historique que M. Faurisson a voulu soulever sur ce point précis, il convient de constater que les accusations de légèreté formulées contre lui manquent de pertinence et ne sont pas suffisamment établies; qu’en effet la démarche logique de M. Faurisson consiste à tenter de démontrer, par une argumentation *qu’il estime* [mot écrits à la main, entre deux lignes] de nature scientifique, que l’existence des chambres à gaz, telles que décrites habituellement depuis 1945, se heurte à une impossibilité absolue, qui suffirait à elle seule à invalider tous les témoignages existants ou à tout le moins à les frapper de suspicion; […]⁣»
      – Extrait de l’arrêt de la cour d’appel de Paris dans un procès intenté au Pr Faurisson, cité par Jessie Aitken, (Épilogue judiciaire de l’affaire Faurisson, Paris, La Vieille Taupe, Ⅷ-1983, pp 5/15).

      Ce qui fut résumé ainsi:
      «⁣Le 26 avril 1983, la cour d’appel de Paris a reconnu, et c’est un comble, le sérieux des travaux du professeur Faurisson, et ne l’a condamné, somme toute, que pour avoir agi avec malveillance en résumant ses thèses en un slogan.⁣»
      – Pierre Vidal-Naquet (historien et antirévisionnistes), Les Assassins de la mémoire, Éditions La Découverte, Paris, 1987.

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  3. Qui a parlé d’analyse? J’ai dit que vous repreniez un *poncif*. Puisque vous n’êtes que « doctus cum libro », vous devriez sans peine trouver la différence. Le terme « Ausrottung » irrigue, que dis-je inonde les discours nazis sur les Juifs et signifie sans la moindre ambiguïté « extermination ». J’ai indiqué une démonstration à laquelle, visiblement, vous avez craint de vous référer: http://phdn.org/negation/ausrottung.html

    Je le comprends, c’est simplement dévastateur pour les arguties « linguistiques » des négationnistes. Continuez à ne pas lire et à espérer que vos lecteurs n’iront pas voir. Et non, il ne s’agit pas d’une « opinion », mais d’une réalité (étayée par un corpus qui figure dans le lien indiqué). Les négationnistes ont une grande difficulté à faire la différence entre les deux notions, il est vrai.

    Deuxio, je n’ai pas à recopier ici la démonstration qui est donnée par phdn du caractère ridicule, voire comique des gesticulations reynouardiennes sur le discours d’Himmler: http://phdn.org/negation/bacasable/phdnmcritiques.html#part8

    Prétendre que je n’ai pas cité d’argument est tout à fait malhonnête puisque je fournis un lien qui décortique complètement les falsifications reynouardiennes.

    Soit le lecteur est de bonne foi et curieux et il va voir, soit non. Je trouve inutile de copier/coller la démonstration. Mais prétende qu’elle n’existe pas est, comment dirais-je… négationniste? Visiblement, là encore, vous n’avez pas jugé utile d’aller lire. Je le comprends également. Prendre acte que Reynouard est un bouffon ignare et malhonnête est difficile à avaler pour ses fanboys. De façon plus générale, la page en question (bien que longue) est assez croustillante: http://phdn.org/negation/bacasable/phdnmcritiques.html

    J’ajoute que j’ai personnellement analysé une vidéo de Reynouard et prouvé qu’il était un menteur et un falsificateur au premier degré: http://pastebin.com/ur9qvkZe

    Ne me remerciez pas/

    Vous choisissez ensuite de revenir aux erreurs, franchement vénielle de Valérie Igounet. Vénielles pourquoi? Parce que le discours d’Himmler du 4 octobre (loin d’être isolé) ne signifie qu’une seule chose: il y parle de l’extermination des Juifs et décode, justement, l’un des euphémismes utilisés pour désigner cette extermination (l' »évacuation »). Encore une fois, lire: http://phdn.org/negation/bacasable/phdnmcritiques.html#part8

    Pour finir, vous occupez la moitié de votre réponse à revenir sur la grosse maladresse des juges de 1983, que Faurisson a su présenter d’une manière constamment frauduleuse. Là encore, inutile de recopier ce qui est disponible ailleurs (Thomas Hochmann, « Faurisson, « falsificateur de la jurisprudence » ? », Droit et cultures [En ligne], 61 | 2011-1,) Vous irez lire ou pas: http://droitcultures.revues.org/2526

    Les négationnistes ne sont pas condamnés parce qu’ils « se trompent » (le prétendre c’est vous faire plus stupide que vous n’êtes et surtout prendre vos lecteurs pour des cons). Ils sont condamnés parce que le négationnisme est un discours d’incitation à la haine et que de tels discours sont sanctionnés en France.

    Evidemment, que Faurisson soit un falsificateur raciste et antisémite est largement établi:
    http:/phdn.org/negation/faurisson/index.html

    Comme est largement établie, grâce aux documents et déclarations des nazis eux-mêmes, la réalité dy génocide des Juifs:
    http://www.phdn.org/histgen/documents/nazisdoc.html
    http://www.phdn.org/histgen/documents/
    http://www.phdn.org/histgen/hitler/declarations.html

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    • Je confirme tous mes propos : le sens d’Ausrottung est bien, dans mon dictionnaire, celui que j’ai dit. C’est parce que je ne suis que doctus cum libro que je suis mon dictionnaire, et non les analyses révisionnistes, contrairement à ce que vous prétendez.

      Si l’on dit que le régime national-socialisme lui donnait un autre sens, on confirme que Mlle Igounet, selon qui ce texte n’est pas codé, s’était trompée, donc que mon propos et celui de Gayssoteries sont irréprochables.

      C’est votre droit de croire à un programme d’extermination des Juifs par le régime national-socialiste, donc d’être intentionnaliste, malheureusement vos arguments ne convainquent qu’une partie des antirévisionnistes. C’est avec eux que vous avez un problème, pas avec moi. Vous cherchez d’ailleurs à m’entraîner sur la question du révisionnisme, question illégale en France, et vous le savez.

      Si vous souhaitez poursuivre cette fausse conversation (puisque vous attaquez une position que je n’ai pas défendue, et que, par surcroît, je n’ai pas le droit de défendre à cause de la loi Fabius-Gayssot), je me propose de vous répondre sur une autre page.

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  4. Le présent debât est un symbole de ce que vos intelligences respectives ont le besoin viscéral et naturel de garder le débat vivant. Ce seul constat doit nous amener à considérer que la loi Gayssot ne répond pas au besoin des intelligences et de l’inclinaison toute naturelle de l’homme à nourrir ses convictions de celles, même contraires, de ses semblables.

    Votre échange est un cri contre la censure qui, loin d’être efficace finalement, n’a fait que déplacer le débat dans les sphères des lieux de discussion informels. Nous trouvons ceci tout-à-fait réjouissant et il serait salutaire de voir ces intelligences se réunir sous un même étendard pour réclamer le droit de débattre ouvertement et dans les sphères officielles, réclamant ainsi le droit de ne pas être d’accord.

    Les idées contradictoires sont nécessaires et ce simple échange est la preuve de ce que la loi Gayssot ne répond pas à un besoin du peuple car vous ÊTES le peuple.

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    • Sauf votre respect, je ne crois pas qu’il y ait volonté de débat. Au contraire cet homme a bien rappelé et approuvé que les révisionnistes sont condamnés sans avoir à mentir (il ose essayer de faire croire que j’aurais dit que les révisionnistes seraient condamnés pour mensonge, ce qui est le contraire de ce que j’ai dit). Il leur est d’emblée interdit de parler, ils seront condamnés pour leurs conclusions, même, surtout (ou seulement ?) lorsqu’on ne peut trouver dans leurs propos ni ignorance, ni négligence, ni mauvaise foi. Il approuve cette situation.

      Il peut dire le contraire de la vérité, sans risque aucun. Il évoque les mensonges du Pr Faurisson. Dès mon commentaire du 1-Ⅶ-2016 j’ai pourtant rappelé que l’arrêt Guillaume avait reconnu qu’on n’avait pu convaincre le Pr Faurisson de mensonge. N’importe : il ne risque rien, la loi Fabius-Gayssot interdisant depuis 1990 de même seulement décrire les thèses révisionnistes. Il prétend avoir prouvé que M. Reynouard serait un falsifcateur. Cependant, aux dernières nouvelles, M. Reynouard sera bientôt jugé pour avoir… cité des antirévisionnistes ! Inversement, les antirévisionnistes se voient garantir l’impunité, quelle que soient leurs erreurs, pour peu qu’ils arrivent à la conclusion imposée par la loi. Pour les mêmes propos, le révisionniste est condamné, l’antirévisionniste est honoré.

      Il prétend prouvée l’existence d’un génocide, mot que, à cause de son sens juridique, Raul Hilberg, le plus grand des antirévisionnistes, n’utilisait jamais. S’il le croit, ce n’est pas ici qu’il doit venir discuter, mais auprès de ceux qui, parce qu’ils sont antirévisionnistes, ont le droit de parler. Et s’il pensait que je me trompe sur la traduction du mot Ausrottung, il me demanderait ma référence. Il s’en abstient. Il prétend qu’il serait prouvé que le régime national-socialiste employait ce mot avec le sens d’extermination, donc que la preuve d’une volonté d’extermination serait reconnue unanimement, alors que l’existence des deux courants antirévisionnistes, les intentionnalistes et les fonctionnalistes, suffit à lui répondre.

      Il peut parler à sa guise. Il ne risque rien.

      Dans l’autre camp, les révisionnistes, même lorsqu’on ne les prend en défaut en rien, seront impunément injuriés, ruinés, harcélés, menacés de mort, ainsi que leurs proches, ils risqueront d’être vitriolsés ou victimes de tentatives d’assassinat tandis que jamais, à ma connaissance, un des criminels qui s’acharnent contre eux n’a été condamné (lire, par exemple, Harcèlement permanent contre Robert Faurisson, Rivarol℔№3⁣154 [11-Ⅸ-2014], pp 8/9).

      Max Ou le sait. Il le tait. Il a tous les droits, et les révisionnistes, si M. Reynouard devait être condamné, n’auront pas même celui de répéter les thèses des antirévisionnistes, pas même celui de répéter ses mots sans être condamnés.

      Je persiste. Si on en est au point où demain on doit persécuter les miens et me condamner pour avoir seulement dit ce qui figure dans un dictionnaire ou dans l’œuvre des plus grands antirévisionnistes – je dis bien antirévisionnistes – alors soit.

      Je rappelle donc :

      – Que, dans mon dictionnaire, le mot Ausrottung signifie extirpation.

      – Que, si quelqu’un pense que le régime national-socialiste l’employait dans un autre sens, comme un mot de code, alors ce n’est pas moi qu’il contredit, mais Mlle Igounet, historienne et antirévisionniste. Qu’il aille lui dire à elle, et non à moi, qu’elle aurait commis une erreur. Venir ici en parler est oiseux.

      – Que le fait qu’il existe des antirévisionnistes fonctionnalistes prouve à lui seul qu’il n’y a nulle unanimité sur un programme d’extermination.

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      • Nous comprenons ce que vous entendez exprimer mais il n’en reste pas moins que votre contradicteur, malgré la loi qui condamne la négation du génocide (et qu’il ne désapprouve pas) a pris le temps d’intervenir dans un débat interdit officiellement puisque tranché par la majorité et sur un site (le nôtre) qui pourrait/devrait (sera?) être censuré par la loi. Au-delà des arguments qu’il avance et de tout jugement qualitatif quant à ses arguments, il a pris le temps de vous donner des liens et des arguments contradictoires mais aussi de composer des commentaires censés donner la réplique à des individus pourtant qualifiés de menteurs et de falsificateurs, hors, qui prend le temps de répondre à des mythomanes avérés dont les arguments n’ont aucune valeur et relèvent de la pure affabulation ?

        Ce faisant, il instaure inévitablement un débat qu’il ne peut plus condamner puisqu’il y prend part alors même que la loi Gayssot le condamne sur la base d’une incitation à la haine concernant les thèses de l’une des deux parties.

        Ce seul effort est la preuve qu’il est un besoin viscéral pour l’être humain de débattre, au-delà de la censure et au-delà des lois qu’il peut malgré tout cautionner par ailleurs. Ce paradoxe est réjouissant, nous le répétons. Ainsi, et tandis que la loi veut effacer par la censure certains contradicteurs, les partisans de la thèse officielle continuent de les considérer et de tenter de les convaincre dans les sphères non officielles que la justice leur laisse bien malgré elle. C’est un point qu’il faut considérer et qui nous amène à penser que la loi Gayssot est un échec au regard des besoins fondamentaux de l’être humain mais aussi une insulte à toutes les intelligences.

        Voici tout le paradoxe de la situation car, en agissant de la sorte, et en ne s’auto-censurant pas devant l’expression de thèses dont ils cautionnent à priori la censure, les partisans de la thèse officielle réclament finalement à leur façon, comme les négationnistes et pour les même raisons qui tiennent aux besoins fondamentaux de l’être humain, le droit d’exprimer leur désaccord en toute liberté.

        Reste à considérer également le paradoxe qui consiste à vouloir enfermer les négationnistes tout en agitant des bâtons au travers de leurs barreaux pour les asticoter tandis que le combat est inéquitable. Peut-être est-ce là une situation satisfaisante – bien que déshonorante – pour les défenseurs de la loi Gayssot ?

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      • Je ne reproche pas à Max Ou d’avoir voulu intervenir dans un débat.

        Je lui reproche, d’abord, d’avoir osé dire que je tenais ma traduction par extirpation du mot Ausrottung de sources révisionnistes alors que je venais de dire que je la tirais d’un dictionnaire:au mieux cette contre-vérité s’explique par la hâte, mais, alors que j’avais redit que je ne faisais que suivre un dictionnaire, il a répété son assertion. Il est donc un menteur.

        Il aurait pu me demander ma source, il s’en est abstenu, ce qui exclut toute bonne foi.

        Bien conscient que les mots changent de sens avec le temps, j’aurais répondu par des éditions de cette époque mais aussi des décennies précédentes et suivantes.

        Il a ensuite prétendu pouvoir prouver qu’Himmler avait bien fini par évoquer une politique d’extermination, en faisant le point crucial de sa critique. Soit, il a le droit de croire à une démonstration plutôt qu’à une autre, mais qu’il ne mette pas cet argument sans transition à la suite de son précédent mensonge, au risque de faire croire qu’il me répond quand il frappe dans le vide, et de donner au lecteur le sentiment qu’il triompherait ainsi, car sur ce point je ne m’étais pas prononcé.

        J’avais dit dans le commentaire auquel il faisait mine de répondre (alors que son propos ne répondait en rien au mien) que même des antirévisionnistes estimaient qu’il n’y avait pas eu de programme d’extermination, et il a donné des liens vers un site antirévisionniste (le site P.H.D.N.) qui, selon lui, le prouverait. La plus élémentaire connaissance de l’historiographie lui aurait épargné cette peine, l’existence des antirévisionnistes fonctionnalistes (que j’avais d’emblée évoquée, je le redis) suffisant à lui répliquer. Un antirévisionniste comme M. Alain Michel, rabbin de son état, estime qu’il serait vain de vouloir trancher entre antirévisionnistes intentionnalistes et antirévisionnistes fonctionnalistes (et je répète qu’il rejette les conclusions révisionnistes).

        Max Ou a encore élargi le débat en soutenant que l’un de ses liens (site antirévisionniste P.H.D.N.) prouvait «⁣la réalité du génocide des Juifs⁣»: là encore, la seule connaissance de l’historiographie antirévisionniste lui aurait épargné cette affirmation, nombre d’antirévisionnistes des plus éminents (notamment Raul Hilberg, le plus fameux de tous), refusant de se servir ce mot. Il affirme pour indiscutable réalité une simple opinion personnelle.

        Passe encore qu’en esquivant mon propos il ait évoqué ces questions: elles étaient connexes au sujet de votre article, mais il n’avait pas à m’apostropher comme sil avait répondu à un commentaire qu’il ne semblait n’avoir pas même lu.

        Plus grave encore, tandis qu’une discussion sur un forum ou dans les commentaires d’un article doit se limiter autant que possible à un sujet unique – le sens du mot Ausrottung était le seul sujet que j’avais évoqué – il a élargi la discussion aux intentions – donc à domaine subjectif – qu’il prêtait au Pr Faurisson et à M. Vincent Reynouard. «⁣Ne me remerciez pas⁣», a-t-il ajouté, craignait qu’on souligne qu’il ne faisait qu’empêcher le cours normal de la discussion.

        J’avais écrit: «⁣Aucun antirévisionniste n’est jamais inquiété pour ses erreurs (c’est, à mon sens, préférable), tandis que les révisionnistes sont condamnés même (ou seulement?) lorsqu’ils n’en commettent aucune (c’est, à mon sens, monstrueux).⁣» Ce qu’il résuma ainsi: «⁣Les négationnistes ne sont pas condamnés parce qu’ils “se trompent” (le prétendre c’est vous faire plus stupide que vous n’êtes et surtout prendre vos lecteurs pour des cons). Ils sont condamnés parce que le négationnisme est un discours d’incitation à la haine et que de tels discours sont sanctionnés en France⁣» . C’est de l’escroquerie pure et simple. Remarquez les guillemets à “se trompent”, comme s’il me citait. Il tient un propos absurde, contraire au mien, le met dans ma bouche et, en soulignant l’absurdité, conclut que je prends les lecteurs «⁣pour des cons⁣» [sic]. Puisqu’il est seul auteur de cette assertion mensongère, il prend, selon son propre jugement, «⁣les lecteurs pour des cons⁣» [sic]. La vérité, comme je l’ai déjà dit, est que, pour les mêmes mots, un révisionniste sera traîné devant les tribunaux mais un antirévisionniste sera honoré. La vérité est que le révisionniste sera condamné même (surtout? seulement?) s’il ne se trompe pas mais que l’antirévisionniste a le droit de se tromper et de se contredire sans rien avoir à craindre.

        Répondre à côté en faisant mine de corriger ce qu’on élude;attaquer des tiers (le Pr Faurisson et M. Reynouard) faute de me contredire;élargir le débat pour empêcher de le conclure (débat initial:sens du mot Ausrottung selon les dictionnaires de l’époque, sujet continuellement esquivé par Max Ou);assertions mensongères répétées et auxquelles des menaces empêchent de répondre (on a prononcé des condamnations contre des gens qui avaient dit qu’il n’y avait jamais eu de programme d’extermination des Juifs alors que c’est aussi l’avis de nombre d’antitévisionnistes): ces méthodes d’avocat marron prouvent la ferme volonté de ne pas discuter, mais d’imposer la force injuste de la loi à des gens bâillonnés.

        Votre analyse est pourtant à mon sens excellente. Tout en sachant que la loi Fabius-Gayssot lui permet impunément de dire n’importe quoi tandis que les révisionnistes seraient poursuivis même pour avoir seulement répété ses arguments, Max Ou en fait souhaite la confrontation. Il suffirait de citer le vocabulaire qu’il emploie pour désigner ses adversaires et leurs analyses, pour pousser des cris de victoire contre des gens bâillonnés pour voir que, en fait, même ceux qui exultent lorsque frappe la loi Fabius-Gayssot brûlent de mener un vrai débat.

        Il est révélateur que Max Ou acclame une loi qui interdit la discussion (la conclusion étant imposée indépendamment de tout argument) mais discute en reconnaissant que la loi Fabius-Gayssot sanctionne les révisionnistes sans que jamais on leur reproche de mentir. Il est révélateur qu’il attaque M. Reynouard (et non moi, je le rappelle) en se référant au site antirévisionniste P.H.D.N. de M. Gilles Karmasyn qui, lui, refuse toute discussion avec M. Reynouard.

        (…/…)

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      • Nous avions bien compris ce que vous reprochiez. Nous avions choisi de prendre de la hauteur et de regarder les choses sans discuter le fond (puisque notre page n’est pas un site révisionnistes mais un espace de liberté qui pratique une forme de désobéissance civile que nous estimons nécessaire). Il est évident que vous êtes empêchés, de par la loi, de répliquer sans risquer quelque poursuite. Au contraire, toute personne qui voudra vous contredire (pour autant qu’elle conforte la version officielle) le pourra en toute tranquillité sans rien risquer jamais. En outre, et en effet, les négationnistes se voient même reprocher de reprendre les assertions des historiens dits « fonctionnalistes », ce qui nous conforte encore davantage dans l’idée que la loi ne trouve pas ses fondements dans quelques considérations d’ordre éthique (antiracisme) mais bien plutôt idéologique.
        Enfin, nous considérons que Madame Igounet n’a pas d’excuse, en sa qualité d’historienne spécialiste du négationnisme lorsqu’elle ne source pas ce qu’elle cite et choisit une traduction erronée vieille de 70ans.

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      • Je n’ai pas a cautionner les propos de M. Reynouard, et je ne propose la vidéo suivante que pour que l’on juge de l’état de ses relations avec M. Karmasyn.
        Pourquoi l’antirévisionniste Gilles Karmasyn refuse le débat (18 min 21 s)⁣: ⬇

        Je n’ai pas non plus à répondre aux liens de Max Ou, me référant seulement à des sources qu’il ne recuse pas. Je donne seulement l’adresse d’une page où M. Reynouard réplique sur certaines questions à M. Karmasyn (ne pas me reprocher qu’il ne s’agit pas des sujets évoqués ici: je dirige vers une page non sanctionnée, je crois, par la loi Fabius-Gayssot, et le menu du site fera le reste). Je le fais non parce que je cautionne les propos de M. Reynouard (attitude qui vaut, en République française, prison, amendes, agressions parfois criminelles, harcèlement des proches…) mais parce que Max Ou me demande implicitement, mais sans ambiguïté, une source de confrontation entre la source antirévisionniste fonctionnaliste qui a sa préférence et les analyses révisionnistes de M. Reynouard.

        Pour le débat que, en fait, il brûle de mener, votre site n’est pas adapté. Si vous le voulez bien, je donne l’adresse du forum en français du site C.O.D.O.H.. Je précise que je ne n’y vais jamais discuter, et que d’ailleurs Max Ou a en fait refusé toute discussion avec moi. Manifestement il veut discuter avec d’autres. Peut-être les y retrouvera-t-il, ou sinon des gens souhaitant, consciemment, ce que lui souhaite inconsciemment:un vrai débat, donc un espace sans juges pour bâillonner.

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  5. Votre lien vers un forum adapté est judicieux car, en effet, il propose des échanges de nature révisionniste. Il est bien plus adapté à ce type de joutes argumentaires.
    Nous en profitons pour rappeler que (ceci s’adresse à nos lecteurs), si nous nous intéressons aux travaux révisionnistes que nous trouvons fort brillants pour certains, nous ne prétendrons jamais répondre à quelque argument à charge les concernant (hormis pour ceux que nous pouvons vérifier sans mal armés de nos yeux, de notre patience et de notre cerveau). Nous aimerions pouvoir le faire mais nous n’avons pas les compétences, n’ayant pas travaillé nous-même sur la question (on n’affirme pas une idée lorsqu’on a pas soi-même enquêté et produit quelques travaux en ce sens). Nous nous contentons de juger de la pertinence de certains aspects de l’histoire officielle au regard des thèses négationnistes sur les seuls points que nous pouvons facilement vérifier. Ceci dans le but d’éclairer nos lecteurs néophytes (notre site s’adresse à eux en particulier) sur des constats qu’ils sont eux-mêmes en mesure de faire pour autant qu’ils disposent de la littérature négationniste (voici pourquoi nous la leur proposons). Merci à vous.

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