LETTRE A VALERIE IGOUNET

LETTRE D’UNE ANCIENNE ÉLÈVE DE ROBERT FAURISSON A VALÉRIE IGOUNET

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Texte du message d’Anne-Marie Mellé 
à Valérie Igounet (5 avril 2012)

N.D.L.R (Gayssoteries) : Voyez les commentaires de Robert Faurisson daté du 30 Mars 2012 à propos du livre de Madame Igounet : http://robertfaurisson.blogspot.fr/2012/03/sornettes-et-tricheries-de-valerie.html

Voyez également notre billet relatif à cette historienne spécialiste du négationniste  qui prouve la volonté d’extermination des nazis au moyen d’une traduction erronnée datée de 1945 : https://gayssoteries.wordpress.com/nos-articles/valerie-igounet-petits-arrangements/

Pour : valerie.igounet@gmail.com

Madame,

La première fois que j’ai entendu parler de vous, vous étiez toute jeune, vous veniez d’écrire votre mémoire de maîtrise. Je me permets de vous écrire ce message, car j’ai fait mon mémoire de maîtrise avec M. Faurisson, en 1973, sur les néologismes dans les romans de Céline. Je devais ensuite faire une thèse sur le style de Céline dans ses pamphlets, sous sa direction. Les événements en ont décidé autrement. Et puis, enseigner à plein temps et « théser » en même temps,  cela faisait trop pour moi.

Votre ouvrage où vous  présentez Monsieur Faurisson comme un personnage « haineux » ne correspond absolument pas au professeur que j’ai connu. C’était un homme brillant, qui avait cette faculté qu’ont peu de professeurs d’élever à leur niveau les élèves qui croisent leur chemin. C’était un homme dont le travail précis, vérifié plutôt trois fois qu’une, était un modèle de rigueur intellectuelle. Chaque mot était pesé, dans les textes étudiés et dans les analyses qu’il en faisait. Il s’attachait avant tout au sens du texte, et ne cédait jamais au défaut, fort à la mode à cette époque, de jargonner le structural ou le psychanalytique. Quand on sortait de son cours, car je l’ai eu aussi comme assistant en première année, on avait, en le suivant pas à pas, découvert des merveilles dans les textes au programme. Elles sont encore gravées dans ma mémoire. Baudelaire, ou Apollinaire, ou Nerval, par Monsieur  Faurisson, ce n’était pas n’importe quoi, par n’importe qui. C’étaient de véritables pépites qui nous étaient offertes. C’était un homme généreux, qui nous donnait beaucoup.

Il est effectivement regrettable que vous vous soyez autorisée à déverser sur cet homme intègre des tombereaux d’âneries qui ne vous font pas honneur. J’ai su que vous ne l’aviez jamais rencontré avant de commettre votre ouvrage, et aussi que vous aviez eu, après coup, le toupet de lui adresser huit questions, auxquelles il a répondu. Il s’est montré bien patient, me semble-t-il, à votre égard. Il est vrai que s’il ne vous avait pas répondu, vous n’auriez pas manqué d’en tirer des conclusions de votre façon.

Madame Igounet, vous qui croyez accéder aux hauteurs de la critique universitaire, alors que sans vous en rendre compte, vous servez la soupe à des gens qui vous utilisent, vous n’arrivez pas même à la cheville de celui que vous avez traîné dans la boue. Comme c’est dommage que vous n’ayez pas cherché à rencontrer d’anciens élèves de Monsieur Faurisson à Paris III, ou à l’IUT de l’avenue de Versailles, où il enseignait aussi. Comme il est regrettable que vous n’ayez retenu que les témoignages à charge, ceux qui vous arrangeaient pour mener à bien votre triste entreprise. Par exemple, le grand amphi de la Sorbonne était plein de ces élèves-là, le jour où Monsieur Faurisson a soutenu sa thèse sur Lautréamont. Il ne devait pas être si difficile de contacter d’anciens élèves de ces établissements, d’anciens témoins de cette soutenance, qui a marqué les esprits.

Monsieur Faurisson dérange, il faudra vous y faire. Il a toujours dérangé, non par choix, mais par conviction intellectuelle qu’un texte, qu’un document, quel qu’il soit, dit quelque chose, et qu’avant de partir dans des considérations pseudo-intellectuelles, la première tâche du chercheur est d’établir ce qu’il dit. Avec précision. Avec rigueur.  Avec exigence vis-à-vis de soi, et avec respect à l’égard de l’auteur du texte ou du document. Mesurez combien cette démarche vous est étrangère, vous qui avez jugé sans vérifier vos sources, sans chercher la contradiction, sans mettre votre conclusion à l’épreuve. Vous l’aviez condamné sur des rumeurs, avant même d’entamer votre entreprise de lynchage. Vous ne serez jamais « celle qui a trouvé la clé » de l’énigme Faurisson. Il n’y a pas d’énigme. Vous en êtes pour vos frais, et vous sombrerez, plus tard, quand les passions se seront éteintes,  dans le ridicule d’avoir bâti une thèse sur des a-priori.

Madame Igounet, j’ai bien l’honneur de vous saluer.

Anne-Marie Mellé, retraitée de l’enseignement public, accessoirement Agrégée des Lettres (modernes!)


Source : http://blanrue.blogspot.fr/2012/04/message-dune-ancienne-etudiante-de.html

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Une réflexion sur “LETTRE A VALERIE IGOUNET

  1. Les révisionnistes «⁣ont soulevé des questions qui ont eu pour effet d’engager des historiens dans de nouvelles recherches. Ils ont obligé à rassembler davantage d’informations, à réexaminer les documents et à aller plus loin dans la compréhension de ce qui s’est passé.⁣»
    – Raul Hilberg (le plus éminent antirévisionniste), Le Nouvel Observateur, 3/9-Ⅶ-1982, p 7.

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