MEMOIRE EN DÉFENSE –ROBERT FAURISSON- MORCEAUX CHOISIS II

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MÉMOIRE EN DÉFENSE Contre ceux qui m’accusent de falsifier l’Histoire – la question des chambres à gaz, Robert Faurisson, Éditions La Vieille Taupe, 1980.

Nous vous proposons ici le second volet de « morceaux choisis » et qui fait suite au premier volet*. Nous avons réalisé des coupures dans le texte afin de mettre en avant les propos qui s’adressent plus directement au lecteur. Ces coupures ne dénaturent pas le sens du texte. La mise en page, quant à elle, est fidèle à celle de l’ouvrage original.

*Mémoire en défense – Robert Faurisson – Morceaux choisis I : https://gayssoteries.wordpress.com/2016/05/31/memoire-en-defense-robert-faurisson-morceaux-choisis-i/


MORCEAUX CHOISIS  II

(P.  1 – 11)

AVERTISSEMENT AU LECTEUR

DE CE MÉMOIRE

ET DE CES DOCUMENTS

 

     Le grand public croit que les « chambres à gaz » hitlériennes ont réellement existé. Il s’imagine de bonne foi qu’il subsiste mille preuves de leur réalité.

     C’est lorsqu’on demande à voir ces preuves et c’est lorsqu’on examine celles-ci de près qu’on s’aperçoit que cette croyance n’a pas de fondement.

     Encore faut-il se donner la peine, justement, d’aller y voir de près.

     Quand un fait est étonnant, quand il est surhumain ou miraculeux, quand il passe les bornes de la raison – et c’est le cas pour ces formidables abattoirs humains qu’auraient été les « chambres à gaz » homicides d’Hitler -, l’expérience prouve que notre esprit doit alors redoubler de vigilance : il doit s’armer de scepticisme ; il doit, plus que jamais, être soucieux de la matérialité des faits. Devant ce qui fouette l’imagination, il faut n’écouter que la raison. Quitte à paraître chagrin ou mesquin, il faut raison garder et demander des comptes. Il faut voir et toucher. On n’est jamais assez matérialiste et terre à terre quand il s’agit d’examiner un miracle.

     Il faut savoir commencer par le commencement. Vous parle-t-on de « chambres à gaz », demandez-donc : «mais qu’est-ce qu’une chambre à gaz ? », « comment se présente ce genre de local ? », « quel gaz utilise-t-on ? », « comment fait-on pour introduire ce gaz ? », et, surtout, « comment fait-on pour pénétrer dans cette chambre et pour en retirer les cadavres ? ».

     Il faut aussi se rendre sur place et se faire présenter soit des « chambres à gaz », soit des ruines de chambres à gaz ». Il faut ouvrir les yeux, photographier, mesurer.

     Il faut rechercher des documents tels que plans, ordres, factures.

     Il faut interroger des hommes de l’art et des ouvrages spécialisés sur différents gaz.

     Il faut aussi s’intéresser à des questions matérielles qui sont en rapport avec la question matérielle des « chambres à gaz » ; par exemple, celle des fours crématoires.

     Comme dans une enquête policière sur un crime ou un accident, il faut rétablir le plus rigoureusement possible la matérialité des faits.

     C’est seulement après cette élémentaire précaution qu’on écoutera les témoignages (et les aveux spontanés !).

     Là encore il faudra soigneusement distinguer entre ce que l’on croit qui est dit et ce qui est réellement dit. L’interprétation des discours et des écrits donne souvent lieu à de graves confusions.

     Il y a en l’homme deux choses au moins qui suggèrent une idée de l’infini : son aptitude à inventer et son aptitude à croire. L’Encyclopédie des farces et attrapes et des mystifications de François Caradec et Noël Arnaud (J.-J. Pauvert, 1964) ne donne qu’une pâle idée de ces deux infinis de l’homme. En temps de guerre, on atteint des sommets (ou des abîmes) vertigineux dans le mensonge et la crédulité. Il existe d’ailleurs des professionnels de ce mensonge institutionnel qu’est la propagande de guerre. On ne saurait concevoir une guerre sans propagande de guerre, une propagande qui, bien entendu, portera d’abords sur les atrocités commises par l’ennemi.

     Le mythe des « chambres à gaz » semble être né dans certains milieux sionistes américains vers 1942. Il n’a guère eu de succès pendant la guerre. Les responsables alliés savaient apparemment à quoi s’en tenir sur ces prétendus massacres en abattoirs. En revanche, vers la fin de la guerre, quand les Alliés découvrirent dans une Allemagne d’apocalypse l’horreur de certains camps de concentration où s’accumulaient les cadavres de déportés morts de typhus ou de faim, les bruit des « chambres à gaz »commença à s’étendre. Pendant près de trente ans, ce bruit n’allait que croître et embellir dans le grand public. Une religion s’est bâtie autour de ces abattoirs humains, celle de l’ »Holocauste » des Juifs.

     La réalité de ces abattoirs a été mise en doute dès la fin de la guerre par quelques hommes courageux mais les grands moyens d’information ont fait le silence sur les contestataires ou bien ils les ont traités de nazis et de fous.

     Au bout d’une trentaine d’années, soit la durée d’une génération, le silence est devenu moins pesant et la persécution, plus vive. Ces dernières années, la contestation s’est sensiblement accrue. Grâce à elle, la vérité historique est en marche et on ne voit guère qui pourrait l’arrêter

     En France, à partir de la fin de 1978 et au début de 1979, un débat s’est ouvert dans le journal Le Monde sur ce que, depuis une dizaine d’années, les historiens officiels eux-mêmes appellent « le problème des chambres à gaz ».

     Ma propre réponse à la question de l’existence ou de la non-existence des « chambres à gaz » hitlériennes est tout à fait claire, même s’il m’a fallu de très longues années de recherche pour y parvenir. Ma réponse est que je ne crois plus en seul instant à l’existence ne serait-ce que d’une seule de ces « chambres à gaz » homicides dans quelque camp de concentration que ce puisse être. Mieux : je possède de multiples preuves de ce que les « chambres à gaz » sont un mythe.

    […]

     Le présent mémoire est une réponse à mes accusateurs.

     Je suis contraint donc de me battre sur le terrain et avec l’arme que mes adversaires ont cru devoir choisir.

     Cela ne signifie pas que je reconnaisse à un tribunal une compétence quelconque pour trancher du vrai ou du faux en matière d’historique. Trop d’exemples célèbres prouvent que bien des tribunaux se soucient plus de défendre le conformisme que de sauvegarder le droit à la recherche de la vérité.

   J’aurais préféré me battre à armes égales. J’aurais souhaité une libre confrontation comme celle qui se déroule sur le même sujet en ce moment même dans certains pays anglo-saxons : Grande-Bretagne, États-Unis, Australie, où un procès du genre de celui qu’on m’intente en France est difficilement pensable. En revanche, des pays comme l’Afrique du Sud et l’Allemagne de l’Ouest ont une législation de tendance totalitaire et une coutume d’intolérance qui leur permettent de persécuter et de censurer ceux qui se permettent de ne pas penser comme tout le monde sur le chapitre des « chambres à gaz ».

     […]

Ce mémoire se termine sur un portrait de M. G. Wellers en tant qu’historien. En annexe au mémoire on trouvera un certain nombre de pièces. Je demande qu’on ne me tienne pas rigueur de leurs annotations manuscrites. Celles-ci datent pour la plupart de l’époque oùje travaillais sur ces documents sans savoir que j’aurais un jour à les soumettre à un tribunal.

Parmi ces documents figurent les coupures du journal Le Monde qui sont à l’origine des accusations que l’on porte contre moi. Sans une lecture minutieuse de ces coupures, certains points du mémoire pourraient n’être pas suffisamment clairs. Sauf exception, je n’ai pas répété dans le corps du mémoire les références bibliographiques données dans les coupures de presse. Quant aux redites éventuelles, elles sont dues aux nécessités de la démonstration ou du résumé ou bien encore à la juxtaposition dans ce mémoire de quelques textes rédigés à des époques différentes.

     On ne prend une bonne vue d’ensemble des choses que si on examine aussi dans les détails. C’est la raison pour laquelle je me suis astreint à une étude poussée du détail des textes en même temps que j’ai essayé de dégager toujours une vue d’ensemble de ces mêmes textes. Analyse et synthèse ne se séparent pas.

     Pour terminer, j’appelle l’attention du lecteur sur la nécessité de lire l’ouvrage de Serge Thion (1). Cet ouvrage contient quelques documents techniques, notamment sur les chambres à gaz américaines, qui sont de première importance pour démontrer l’impossibilité matérielle de l’existence et du fonctionnement des « chambres à gaz » hitlériennes.


(1) Vérité historique ou Vérité politique ? (Le dossier de l’affaire Faurisson. – La question des chambres à gaz), éditions La Vieille Taupe, 1980, 352 p.

N.D.L.R (Gayssoteries) : L’ouvrage de Serge Thion en libre téléchargement (pdf) ici : http://www.histoireebook.com/index.php?post/2012/07/10/Thion-Serge-Verite-historique-ou-verite-politique

 

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