ITALIE : FINIE LA LIBERTE DE PAROLE

Nos voisins italiens se sont vus recemment dotés d’une loi « Gayssotisante », rejoignant ainsi le club « très privilégié  » des nations droit de l’hommistes, démocratiques et développées qui sont priées de ne jamais entamer de recherche historique sur la seconde guerre mondiale en osant tout reprendre à zéro (notre billet à ce sujet : https://gayssoteries.wordpress.com/2016/06/09/italie-vote-dune-loi-contre-le-negationnisme/).

Nos voisins sont désormais priés de ne jamais rendre publiques leurs conclusions, dès lors qu’elles viendraient à remettre en question l’existence des chambres à gaz, et, par là-même, celle du génocide planifié des juifs par les nazis (les chambres à gaz étant la clef de voûte du génocide planifié et le camp d’Auschwitz son symbole. Quant à la loi, elle n’est rien d’autre que le bras armé d’une mémoire militante grossière et fascisante).

Le 9 Juin dernier, le journal en ligne « Il Primato Nazionale » publiait un billet critique dont voici la traduction (suivie de l’article original).


 

TRADUCTION DE L’ARTICLE :

Rome, 9 Juin

Le Parlement continue de s’occuper des sujets prioritaires pour le peuple italien. Après l’union civile [mariage pour homosexuel(les)], voici la circonstance aggravante de négationnisme. A partir d’aujourd’hui, les délits de discrimination raciale et les crimes
xénophobes prévus dans le cadre de la loi Mancino – qui également est une autre belle étape de l’histoire du droit ­ pourront aussi être aggravés « de deux à six ans si la propagande ou l’incitation commise pose un danger réel de propagation, sont basées, en tout ou partie, sur la négation de la shoah, ou des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre tels que définis par les articles 6, 7 et 8 du Statut de la Cour pénale internationale « .

L’amendement a été  adopté à la Chambre, en troisième lecture, par 237 oui, 5 non, 102 abstentions. Explosion de joie de la communauté juive: « Aujourd’hui, au sein de l’Assemblée, a été finalisé le dernier acte d’un engagement civique et culturel extraordinaire par les institutions les plus importantes de notre pays », a dit le président de l’Union des communautés juives italiennes, Renzo Gattegna. Avec le feu vert au projet de loi sur le négationnisme  » l’Italie écrit en réalité une page historique dans son histoire récente parlementaire et dote sa législation d’un nouvel outil fondamental dans la lutte contre les professionnels du mensonge tout en protégeant, clairement, les principes inaliénables tels que la liberté d’opinion et de recherche ».

Ainsi, une loi sur les délits d’opinion, qui institue une vérité historique incontestable, favoriserait « la liberté d’opinion et de recherche ». La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force.

Giuliano Lebelli


L’aggravante di negazionismo è legge: in Italia finisce la libertà di parola

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FreedomOfSpeechRoma, 9 giu – Il Parlamento continua a occuparsi delle più stringenti priorità del popolo italiano. Dopo le unioni civili, ecco l’aggravante di “negazionismo”. Da oggi i reati di discriminazione razziale e di stampo xenofobo previsti dalla legge Mancino – che a sua volta è un altro bella pietra miliare della storia del diritto – potranno contemplare anche un aggravante “da due a sei anni se la propaganda, ovvero l’istigazione e l’incitamento commessi in modo che derivi concreto pericolo di diffusione, si fondano in tutto o in parte sulla negazione della Shoah, o dei crimini di genocidio, dei crimini contro l’umanità e dei crimini di guerra, come definiti dagli articoli 6, 7 e 8 dello Statuto della Corte penale internazionale”.La norma è passata alla Camera, in terza lettura, con 237 sì, 5 no e 102 astenuti. Esulta la comunità ebraica: “Oggi, nell’aula della Camera, si è compiuto l’ultimo atto di uno straordinario impegno civico e culturale che ha visto protagoniste le massime istituzioni del nostro Paese” commenta il presidente dell’Unione delle Comunità Ebraiche Italiane, Renzo Gattegna. Con il via libera al ddl sul negazionismo “l’Italia scrive infatti una pagina storica della sua recente vicenda parlamentare e dota il legislatore di un nuovo fondamentale strumento nella lotta ai professionisti della menzogna tutelando al tempo stesso, con chiarezza, principi irrinunciabili quali la libertà di opinione e di ricerca”. Quindi una legge sui reati d’opinione, che fissa una verità storica come indiscutibile, favorirebbe “la libertà di opinione e di ricerca”. La guerra è pace, la libertà è schiavitù, l’ignoranza è forza.

Giuliano Lebelli


(source : http://www.ilprimatonazionale.it/cronaca/aggravante-negazionismo-legge-46117/)

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3 réflexions sur “ITALIE : FINIE LA LIBERTE DE PAROLE

  1. « (…) l’Italie écrit en réalité une page historique dans son
    histoire récente parlementaire et dote sa législation d’un nouvel outil
    fondamental dans la lutte contre les professionnels du mensonge
    (…) »

    Première nouvelle.

    D’abord pour autant que je le sache certains menteurs bénéficient d’une totale impunité. Il est vrai que leurs mensonges ne profitent pas aux vaincus.

    Ensuite il est possible sans dire aucun mensonge d’être lourdement condamné, si l’on en croit le chef de file de l’antirévisionnisme en France:
    « Le 26 avril 1983, la cour d’appel de Paris a reconnu, et c’est un comble, le sérieux des travaux du Pr Faurisson [le plus fameux des révisionnistes], et ne l’a condamné, somme toute, que pour avoir agi avec malveillance en résumant ses thèses en un slogan. » – Pierre Vidal-Naquet (historien et antirévisionniste), Les Assassins de la mémoire, Éditions La Découverte, Paris, 1987.

    Dans sa dernière vidéo, M. Vincent Reynouard, révisionniste de premier plan, explique le chef d’accusation de ses derniers procès: on estime qu’il commet un délit en citant des historiens… antirévisionnistes! Raisonnement de ses adversaires: lorsque vous dites que les historiens antirévisionnistes reconnaissent qu’Hitler n’a pas donné l’ordre de tuer tous les Juifs, vous le faites pour dire que les massacres de Juifs ne formaient pas un génocide, donc avec des intentions immorales, alors qu’eux le font avec des intentions bonnes.

    On pourrait répliquer que nombre d’antitévisionnistes, dont le plus grand, Raul Hilberg, ont toujours refusé de parler de génocide: on s’entendra répondre que nos intentions ne sont pas les leurs. Dès lors, pourquoi citer pour grief tel passage du commentaire de M. Reynouard que tel autre?Après tout, même lorsqu’il dit « bonjour » au début d’une vidéo il a l’intention de propager l’argumentation révisionniste. On pourrait le condamner même lorsqu’il dit bonjour. Même lorsqu’il se tait. Son silence ne serait-il pas déjà évocateur?

    Condamner un homme pour des propos qui, dans la bouche d’un autre, sont jugés louables: nous en sommes là. Et nous n’avons pas encore touché le fond.

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    • Nous ajouterons que la Loi Gayssot ne se soucie pas du contenu (arguments, preuves éventuelles etc.) mais s’occupe de ce que les propos représentent un danger, qu’ils peuvent être offensants et infamants : l’ordre public au détriment d’une majorité dont la mémoire historique et l’honneur n’ont plus aucune espèce d’intérêt puisqu’il s’agit d’envelopper une minorité d’une bienveillance toute emprunte de masochisme et d’un sens de l’abnégation poussés à leur paroxysme.

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      • Tous les citoyens sont égaux… mais certains, en plus, sont à l’avant-garde.

        « ITALIE : FINIE LA LIBERTÉ DE PAROLE »

        Oui !

        En 1993, M. Gianfranco Fini atteignit le second tour lors des élections municipales, à Rome. Il y obtint 46 % des suffrages et estima n’avoir pu être élu à cause de son étiquette de fasciste, de sorte qu’à partir de 1995 il se lança dans une course à la dédiabolisation, nécessaire selon ceux qui croient que le but essentiel de la lutte politique serait d’atteindre le “pouvoir”, c’est-à-dire en fait les postes où les hommes politiques subissent les pressions du vrai pouvoir, qui est le monde de la finance.

        M. Fini a atteint son objectif : le “pouvoir”. Il n’y a fait que décevoir les naïfs qui l’avaient élu, et son irresponsable soumission au politiquement correct, du point de vue des intérêts d’une Italie souveraine, a sapé la résistance de son peuple à la mondialisation. Étant tenu pour le comble du fascisme, il rendait intenables les positions, bien moins caricaturales, de politiciens d’autres partis. Son abaissement est la cause de tels renoncements.

        Quand on est le plus fort, la tromperie est possible, quoique ignoble. Quand on n’est pas le plus fort, être le plus droit est non seulement moral, mais aussi stratégiquement indispensable. Ceux qui se voient en roués pragmatistes ne sont que des Machiavels de bacs à sable.

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