CONFERENCE : « LE NEGATIONNISME, AUJOURD’HUI »

 

Schibboleth - Actualité de Freud

Une conférence sur le thème « Le négationnisme, aujourd’hui » aura lieu en date du Jeudi 12 Mai 2016 de 20h30 à 23h00 (accueil à partir de 20H00) à l’Institut Supérieur Européen de Gestion, 28, rue des Francs-Bourgeois, Paris (IV). Participation : 10€ (à régler à l’avance ou sur place).

L’inscription est nécessaire. La demande doit être envoyée à l’adresse suivante si vous souhaitez y participer (nombre de places limité) : secretariat@schibboleth.fr

Programme : Schibboleth.fr


JEUDI 12 MAI 2016

INSISTANCES DU RÉEL II.
Le négationnisme, aujourd’hui

Sous la présidence de
Michel Gad Wolkowicz (Prof.Psychopathologie, Paris Sud psychanalyste – Association Psychanalytique de France –, Président de Schibboleth – Actualité de Freud –)

Intervenants

Pascal Bruckner (philosophe, écrivain, essayiste, membre du Comité Scientifique de Schibboleth – Actualité de Freud –)

Eric Marty (Prof. Littératures modernes, Université Paris Diderot, Membre de l’Institut Universitaire de France, écrivain, essayiste, membre du Comité Scientifique de Schibboleth – Actualité de Freud –)
« Le négationnisme du point de vue du métadiscours »

Jean-Jacques Moscovitz ((psychiatre, psychanalyste, Président-Fondateur de Psychanalyse Actuel et du Regard qui bat, critique freudien de cinéma, vice-président de Schibboleth – Actualité de Freud –)

Jacques Tarnero (sociologue, essayiste, ancien Chercheur Associé CNRS ; chargé de mission CSI, membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud –)

Philippe Val (essayiste, journaliste, ancien directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, et directeur de France Inter)

 

(Source : http://schibboleth.fr/Le-sujet-face-au-reel)
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4 réflexions sur “CONFERENCE : « LE NEGATIONNISME, AUJOURD’HUI »

  1. Quelle coïncidence!

    À part M. Philippe Val, ces conférenciers sont des membres de « Schibboleth – Actualité de Freud »…

    Or, selon M. Michel Onfray, Sig[is]mund Freud était un charlatan, un pervers… Ce même M. Onfray qui, il le dit, s’oppose aux révisionnistes, et même soutient la loi Fabius-Gayssot

    Du coup, je me demande qui, dans la querelle sur Freud, traitera l’autre de révisionniste et d’infâme négationniste

    Je suppose que M. Onfray aurait le dessous, sinon dans une discussion rationnelle sur le freudisme (il a des flèches dans son carquois), du moins dans un combat à coup d’injures et d’accusations (qui seraient fallacieuses à mon sens) d’antisémitisme, si ces accusations venaient de MM. Michel Gad Wolkowicz, Pascal Bruckner, Éric Marty, Jean-Jacques Moscovitz et Jacques Tarnero.

    Sur M. Onfray et Freud, voici ce que dit l’article Sigmund Freud de Wikipédia :
    « Le philosophe français Michel Onfray publie au mois d’avril 2010 un livre critique sur Freud intitulé Le Crépuscule d’une idole. L’affabulation freudienne, dans lequel il reproche, entre autres, à Freud d’avoir généralisé son cas personnel, d’avoir été un médecin médiocre, d’avoir développé la théorie psychanalytique sans suivre une démarche scientifique, en mentant sur ses observations et sur les guérisons obtenues, aux seules fins d’assurer sa réussite personnelle et financière, et d’avoir fondé la communauté psychanalytique sur des principes quasi-sectaires. Il note aussi qu’il a signé une dédicace à Benito Mussolini et qu’il a écrit L’Homme, Moïse et le monothéisme en plein essor du nazisme et de l’antisémitisme. Onfray reprend les critiques du freudisme connues et développées avant lui, en utilisant une grille d’interprétation d’inspiration nietzschéenne. En novembre 2010, il publie Apostille au crépuscule. Pour une psychanalyse non freudienne, dans lequel il propose un modèle psychologique permettant de “dépasser” la psychanalyse freudienne [référence : Émile Jalley, Le Débat sur la psychanalyse dans la crise en France, L’Harmattan, Paris, chap. Ⅱ (“Toujours Onfray”), p. 67-70]. »

    Toujours selon Wikipédia (article Élisabeth Roudinesco) :
    « En avril 2010, elle [Mme Élisabeth Roudinesco] réagit dans le quotidien Le Monde à la publication de l’ouvrage Le Crépuscule d’une idole. L’affabulation freudienne du philosophe et essayiste Michel Onfray dont elle dresse l’inventaire des erreurs et biais qu’elle estime y trouver, puis publie le livre Mais pourquoi tant de haine ?, selon lequel l’ouvrage de Michel Onfray est “truffé d’erreurs, il véhicule de fort anciennes rumeurs (et de bien méchantes légendes), il n’établit rien.“
    Michel Onfray réagit en affirmant que la réaction d’Élisabeth Roudinesco est essentiellement motivée par des considérations économiques et clientélistes, composée d’affirmations non sourcées, ne respecte pas les règles du débat universitaire.
    Le professeur Jacques Van Rillaer appuie la défense d’Onfray en publiant une critique argumentée du livre
    Mais pourquoi tant de haine ?, dans laquelle il pointe ce qu’il estime être de nombreuses erreurs factuelles dans l’ouvrage d’Élisabeth Roudinesco. »

    Sur le blog du Pr Faurisson, on trouve ceci, sur Mme Roudinesco :
    « Jacques Derrida, philosophe, est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales ; il est un spécialiste de la “déconstruction”, c’est-à-dire d’une forme, notamment, d’analyse des textes. Elisabeth Roudinesco, historienne, est chargée de conférences à l’École pratique des hautes études (Ⅳe section) ; la psychanalyse est sa spécialité. En 2001, le premier a publié aux éditions Galilée La connaissance des textes tandis que la seconde, aux éditions Bibliothèque nationale-Seuil, a publié L’analyse, l’archive. Tous deux, la même année, ont signé ensemble, aux éditions Fayard/Galilée, De quoi demain…/ Dialogue (329 p.).
    Leur dialogue se divise en neuf chapitres. Le chapitre 7 (p. 175-222) est intitulé : “De l’antisémitisme à venir”. Il y est beaucoup question de ce que les deux interlocuteurs s’accordent à appeler le “négationnisme”. Pour eux, les révisionnistes, qu’ils nomment “négationnistes”, sont des faussaires qui s’acharnent à nier l’évidence. »

    D’après un site appelé Unidivers, dans un article intitulé Michel Onfray et Freud >Antisémitisme, sexe et occultisme :
    « Implicitement, Onfray fut accusé “d’être d’extrême-droite et antisémite » puisque Freud était israélite. Le philosophe normand s’en est agacé, retournant l’accusation de haine à ses contempteurs, les psychanalystes d’aujourd’hui. »

    Pour le site Matièr’évolution, les critiques de Freud émettent leurs objections pour des raisons idéologiques :
    « On assiste ces dernières années à une offensive idéologique en règle contre la psychanalyse de Freud. Elle est attaquées sur plusieurs fronts : de la part des classes dirigeantes, des chercheurs en sciences, des philosophes, des intellectuels, des psychologues de diverses écoles. »
    Ce seraient donc des arrière-pensées idéologiques qui seraient la raison de l’opposition aux thèses freudiennes, selon ce site, qui ajoute :
    « Une des manières de combattre Freud consiste à lui opposer Jung en prétendant qu’il aurait davantage pris en compte l’homme dans sa diversité culturelle et idéologique.
    (…)
    Les déclarations raciales, racistes ou nazies de Jung sont diverses et multiples :
    “La race juive, dans son ensemble, possède – c’est du moins mon expérience – un inconscient qui ne peut être comparé à l’inconscient aryen (…)”
    “Les Juifs ont en commun avec les femmes cette particularité : étant physiquement plus faibles, ils doivent chercher les défauts de l’armure de leurs adversaires, et grâce à cette technique qui leur a été imposée tout au long des siècles, ils sont mieux protégés là où les autres sont plus vulnérables. En sa qualité de membre d’une race dont la culture est vieille de plus de trois mille ans, le Juif est psychologiquement plus conscient de lui-même que nous ne le sommes. C’est pourquoi, d’une manière générale, il est moins dangereux pour le Juif de déprécier son inconscient. En revanche, l’inconscient aryen contient des forces explosives et la semence d’un avenir encore à naître. Étant encore jeunes, les peuples germaniques sont parfaitement capables de produire de nouvelles formes de culture et cet avenir a son siège dans l’obscurité de l’inconscient de chaque individu où reposent des semences gorgées d’énergie et capables d’un éclat puissant. Le Juif, qui a quelque chose du nomade, n’a jamais produit et ne produira jamais une culture qui lui soit propre, car tous ses instincts et ses dons exigent pour se développer un peuple hôte, plus ou moins civilisé.” »

    On pourrait citer en regard des échanges entre Freud et Karl Abraham (disponibles en pdf sur l’Internet, en livre : Sigmund Freud, Karl Abraham, Correspondance complète, 1907-1924, Gallimard, Paris, 2006) :
    – Extrait de la lettre du 3-V-1908 de Freud à Abraham :
    « Soyez tolérant et n’oubliez pas qu’à vrai dire il vous est plus facile qu’à Jung de suivre mes pensées, car premièrement, vous êtes entièrement indépendant, et ensuite, de par votre même appartenance raciale, vous êtes plus proche de ma constitution intellectuelle, tandis que lui trouve son chemin vers moi seulement en luttant contre de grandes résistances intérieures. Son ralliement a donc d’autant plus de valeur. Je dirais presque que c’est seulement à partir de son arrivée que la psychanalyse a été soustraite au danger de devenir une affaire de la nation juive. »
    – Abraham à Freud, le 11-V-1908 :
    « J’ai toujours ressenti moi aussi cette parenté intellectuelle. Le mode de pensée talmudique ne peut pas avoir soudainement disparu de nous. »
    – Freud à Abraham, le 20-Ⅶ-1908 :
    « …les choses sont plus faciles pour nous juifs, l’élément mystique nous faisant défaut. »

    En fait, l’accusation d’antisémitisme et le discours sur les critiques de Freud ont, sinon pour but, du moins pour conséquence, d’empêcher la discussion avec ou contre les critiques de Freud.

    Le discours sur les intentions de l’autre partie précédant le débat, il l’empêche.

    Sur Freud comme sur le révisionnisme, on devrait, si on cherche la vérité, discuter d’abord sur le fond. Et pas sur les intentions qu’on prête à l’autre (à tort ou à raison).

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  2. En plus d’avoir critiqué Freud, défendu par « Schibboleth – Actualité de Freud », M. Michel Onfray a souvent des analyses à contre-courant, du moins à contre-courant du monde médiatique. Son point de vue sur M. Bernard-Henri Lévy mérite d’être entendu (1 min 53 s) : ⬇

    Si M. Onfray ne soutenait pas la loi Fabius-Gayssot, il serait politiquement bien incorrect!

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  3. En plus d’avoir critiqué Freud, défendu par « Schibboleth – Actualité de Freud », M. Michel Onfray a souvent des analyses à contre-courant, du moins à contre-courant du monde médiatique. Son point de vue sur M. Bernard-Henri Lévy mérite d’être entendu (1 min 53 s): ⬇

    Si M. Onfray ne soutenait pas la loi Fabius-Gayssot, il serait politiquement bien incorrect!

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  4. Le mot schibboleth ne veut pas dire grand-chose pour la plupart d’entre nous.

    Certains savent peut-être qu’il est un mot de passe chez les francs-maçons, enseigné à l’apprenti lorsqu’il devient compagnon. Il signifie épi et fleuve à la fois, et évoque la notion de multitude. Le franc-maçon baigne dans la multitude de ses frères et leur influence sur lui.

    Dans l’Antiquité de la Palestine, selon le Pentateuque, selon qu’on le prononçait sibolett ou chibolett on révélait de quelle province on venait, se signalant ainsi comme allié… ou ennemi.

    Quelle est la raison qui a amené des défenseurs des thèses freudiennes, et des antirévisionnistes, a choisir ce nom? Ce n’est pas précisé à la page http://schibboleth.fr/Etats-du-symbolique-77, qui m’a toutefois appris ceci :
    « [Le peintre] Rothko pensait que ses tableaux résultaient d’une mise en travail d’un rapport au monde et à soi, d’une façon de l’envisager et de s’envisager. Les États du Symbolique s’ouvrent par une de ces œuvres de symbolisation dont la puissance, la force de représentation et de mise en présence éclairent le vacarme vertigineux de nos actualités — qui enchaînent les signes de désorientation et de confusion, d’effacement des limites, de violences tous azimuts… et trahissent une déchirure du tissu du Symbolique, un délitement des symboles et références en usage.

    Alors ? Comment ça va mal aujourd’hui ?
    Comment penser ce bouleversement ? Est-il signe de destruction ou de transformation ?
    Pour éclairer ce malaise, cette crise, pour repérer le rôle que nous pouvons y jouer, il faut revenir à ce qui fonde ce Symbolique comme dimension de la réalité humaine ; revenir à ce je ne sais quoi, ce presque rien, qui participe au développement de l’enfant, à l’organisation de l’adolescence, à la construction du sujet politique ; revenir à ce fonds commun, noué autour d’une loi, d’une grande idée, d’une vérité historique, intriquant tradition et création, individuel et collectif, identité, appartenance et filiation : à ce que transmettre veut dire…

    Un tel retour soulève nombre de questions : que deviennent les grands récits fondateurs, les Commandements et les interdits structurants (de l’inceste et du parricide), le complexe d’OEdipe, les rites de passage, le Nom-du-père, les Structures élémentaires de la parenté, la figure du Grand Homme… ? Qu’est-ce qui aujourd’hui étaie la sublimation des pulsions et l’intellectualité, les échanges, la temporalité, la subjectivation, la sexuation, l’intergénérationnel… ? Parmi les nouveaux symboles qui se forment, comment reconnaître ceux qui contribuent à une vie de l’esprit, à un mouvement de civilisation, et ceux qui ne sont qu’idoles, contrefaçons et autres leurres incantatoires ?

    Afin de formuler les questions de cette problématique sociétale, de cet enjeu civilisationnel et politique, SCHIBBOLETH — ACTUALITÉ DE FREUD — réunit des auteurs de référence dans leurs disciplines respectives : la psychanalyse, la psychiatrie, le droit, la philosophie et l’anthropologie, la sociologie, le monde du travail, de l’éducation et des médias, l’analyse des discours, l’histoire, les religions, les
    sciences humaines, politiques, sociales et du vivant, la bio-génétique, les arts et la littérature… dans une même démarche promouvant une clinique du contemporain.

    Après tout, “le bonheur ne serait pas le bonheur sans une chèvre qui joue du violon”. [sic] »

    Article du Larousse encyclopédique sur Rothko et (plus complet) de Wikipédia.

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