DECÈS DE SERGE THION

Serge Thion nous a quittés

NDLR (Gayssoteries) :
Conseils de Lecture :
1/ Vérité historique ou vérité politique ? Le dossier de l’affaire Faurisson, la question des chambres à gaz, La Vieille Taupe, 1980.
2/ Brève Histoire du révisionnisme, Serge Thion, 2006.
3/ Liberté d’expression, Etat des lieux, Serge thion, 2009.

Ce 16 octobre 2017, Serge Thion nous a quittés.

Né en 1942, Serge Thion est avant tout un libre penseur qui n’eut jamais peur d’exprimer publiquement ses idées hétérodoxes.

Chercheur au CNRS, spécialiste du Vietnam et du Cambodge, il se signale dans les années soixante-dix par ses écrits marxistes et anticolonialistes qui traitent du communisme cambodgien (Des Courtisans aux partisans, essai sur la crise cambodgienne (Gallimard, 1971) et Khmers rouges, matériaux pour l’histoire du communisme du Cambodge (A. Michel, 1981)) ou encore de l’apartheid (le Pouvoir pâle ou le Racisme sud-africain (Rombaldi, 1977)).

En 1979, il prend position en faveur du professeur Faurisson, se rend devant les tribunaux pour défendre la «liberté du chercheur», et rédige un imposant ouvrage, Vérité historique ou vérité politique ? le dossier de l’affaire Faurisson, la question des chambres à gaz (La Vieille Taupe, 1980) en faveur du révisionnisme historique. En 1981, il lance une pétition pour défendre la «liberté académique» du professeur Faurisson et obtient le soutien du célèbre linguiste américain Noam Chomsky.

En 1993, Serge Thion publie Une allumette sur la banquise, écrits de combats (1980-1992). Dans cette ouvrage, il réfute notamment Vidal-Naquet qui avait prétendu discréditer les méthodes révisionnistes en six points. Au passage, il en profite pour décerner à ce dernier le titre de “Chevalier dans l’Ordre de la Grande Guiduoille de Nuremberg” (voir image ci-dessous).

 

Comprenant très tôt que l’Internet constitue une opportunité pour le révisionnisme historique, Serge Thion fonde en 1996 le premier site révisionniste francophone, Aaargh (acronyme de « Association des anciens amateurs de récits de guerre et d’holocauste »), qui changera souvent d’hébergeur pour échapper à la censure (le site a notamment été interdit en France par décision de justice en 2006).

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Durant la seconde guerre du Golf, Serge Thion prend position en faveur de l’Irak et dénonce l’impérialisme américain dans la revue La Gazette du Golfe et des banlieues.

Pour avoir «remis en cause l’existence de crimes contre l’humanité», Serge Thion est finalement révoqué de ses fonctions au CNRS en novembre 2000. Cela ne l’empêchera pas de se rendre à Téhéran en 2006 pour participer à la grande conférence sur l’Holocauste.

Hospitalisé à l’hôpital de Créteil depuis quelques jours, Serge Thion s’est donc éteint ce matin, l’âge de 75 ans. Une cérémonie d’inhumation devrait avoir lieu dans les prochains jours. Nous donnerons à nos lecteurs tous les renseignements nécessaires pour se rendre à cette cérémonie aussitôt que possible.

 

Source : http://agence-bocage.com/index.php/2017/10/16/6041-serge-thion-nous-a-quitte/#more-439

 

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LAURENT LOUIS CONDAMNÉ POUR NÉGATIONNISME (Incitation à la haine)

VISITE DES CAMPS ET COMPTE-RENDU OBLIGATOIRES

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Le 9 Juin 2014, Laurent Louis écrivait sur son blog : “Certes Jean-­Marie Le Pen a dit que les chambres à gaz n’étaient qu’un détail de l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale et cela peut choquer mais en y réfléchissant un peu, est-ce si faux que cela?”.

Ce faisant et comme l’avait déjà fait Jean-Marie Le Pen avant lui, il a insinué que le moyen utilisé pour le génocide de millions d’individus pouvait n’être qu’un détail au regard de l’Histoire de la Seconde Guerre Mondiale dans son entier.  Il n’a pas minimisé le nombre de morts, ni la dimension de la tragédie, ni même nié le génocide. Alors quoi? Alors la marmite déborde et, de fil en aiguille, le sujet est devenu tellement tabou que l’on ne tolère plus aucun questionnement sur le sujet même lorsque la question ne minimise pas l’ampleur du génocide ni même ne le nie.

Très significative est la réponse de Laurent Louis au  président de la cour d’appel de Bruxelles Michel De Grève lui demandant : « Pourquoi salissez-vous la mémoire de ces millions de personnes ? ». Et Laurent Louis de répondre : « J’ai jamais voulu salir la mémoire de quiconque. Je voulais juste ouvrir un débat, c’était une erreur ».

Retenez bien ceci : « […] Je voulais juste ouvrir un débat, c’était une erreur ». Cette petite phrase résume à elle seule dans quelle mesure la censure qui s’est abattue en France infecte les esprits critiques depuis la toute première présentation de ses conclusions par Robert Faurisson.

En guise de condamnation, et au lieu de faire 6 mois de prison avec sursis et de payer 18000€ d’amende, Laurent Louis a accepté une sentence de rechange : visiter un camp de concentration chaque année pendant 5 ans et rédiger un compte-rendu sur son blog. Il va de soi que ses compte-rendus n’ont pas pour vocation d’être sincères puisqu’il y empilera tout ce que le système judiciaire et les associations procédurières attendent de lui : émotion, regret, sentiment de culpabilité, honte, renoncement à toute interrogation etc. Qui sait au demeurant si les compte-rendus n’ont pas déjà été rédigés ?

Il est facile de deviner la substance des futurs compte-rendus, à savoir  :

  • qu’il regrette encore davantage ce qu’il a écrit à présent qu’il a visité ces camps dans lesquels planent encore la terreur et la douleur,
  • qu’il comprend à présent dans quelle mesure ses propos ont pu choquer et qu’il présente ses plus profondes et sincères excuses à tous ces gens qui ont perdu un proche dans les camps,
  • qu’il croit en l’importance capitale des chambres à gaz au regard de toute l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale et que jamais plus il ne lancera de débat sur la question ni même ne s’autorisera à y réfléchir tant la question a été parfaitement posée par les historiens qui y ont répondu d’une façon qui n’autorise plus la contradiction pour les siècles à venir.

Il se fendra également peut-être d’une petite phrase auto-critique en disant qu’il était ignare sur la question, qu’il s’est avancé sur un terrain complexe et sérieux sans réflechir à la gravité de sa question. Enfin, il est probable qu’il profitera de ces compte-rendu pour « canarder » les révisionnistes et leur lutte pour la liberté de parole en écrivant que les « négationnistes » (il choisira nécessairement ce mot puisqu’il saura qu’on l’attend de sa part) devraient faire un pèlerinage chaque année comme il l’a fait, que ça leur ferait le plus grand bien et qu’ils devraient faire vœu de silence sur la question.

Sujet clos. Ce que Laurent Louis n’a peut-être pas encore anticipé, c’est la casserole qui le suivra ad vitam aeternam malgré toutes ses courbettes mais il le découvrira bien assez tôt. Le système sera satisfait, l’exemple sera donné, la rééducation du « cerveau malade » de l’accusé satisfaisante. Laurent Louis méritera (officiellement) à nouveau sa place dans la société. Il va de soi que ce que vise le système n’est pas la réhabilitation de Laurent Louis dont il se sert comme d’un outil à la seule fin d’ imposer encore davantage une seule et unique vision de l’histoire du génocide et de répandre la terreur dans les esprits  français (autrefois critiques épanouis)  afin qu’ils ne s’aventurent pas sur un terrain qu’on a miné d’une façon tout-à-fait extraordinaire, mais ceci est un détail.

En s’excusant publiquement, Laurent Louis a donné raison à la justice dans sa décision de le condamner mais aussi à ses détracteurs dans leur choix de le poursuivre. Laurent Louis a validé la censure, l’interdiction de tout débat sur la question des chambres à gaz et sanctifié la terreur qui règne en France sur le sujet. Attention, nous ne le condamnons  pas. Il est tout-à-fait compréhensible que, lorsqu’on a une épouse et des enfants, on choissise de les faire passer avant son propre honneur. Se coucher devant l’ennemi (idéologique) peut coûter beaucoup plus cher à la conscience d’un homme que se révolter. Lorsque s’agenouiller exige davantage d’efforts à un homme qu’il ne lui en aurait coûté pour se révolter, on peut d’une certaine manière parler de courage et d’abnégation (quant à savoir ce que ses excuses ont coûté à Laurent Louis, lui seul le sait).

Source de l’article : CNEWS MATIN n°2121 du jeudi 21 Septembre 2017 (page 13).

 

 

SOCIÉTE CULTURELLE ET POLICE DE LA PENSÉE (Monika Schaefer)

NDLR ( Gayssoteries) : Cet article est une traduction de celui de Monika Schaefer, publié sur son blog en langue anglaise en date du 26 Septembre 2017.

Artcile original : https://freespeechmonika.wordpress.com/2017/09/26/the-transformation-of-cultural-societies-into-thought-policing-agencies/

Nous en profitons pour informer nos lecteurs que si notre activité s’est ralentie de façon significative durant l’été c’est que nous travaillons sur plusieurs sujets pour lesquels nous rendrons quelques notes dans les semaines qui viennent.

Enfin, nous informons nos fidèles (et toujours plus nombreux) lecteurs que Gayssoteries a 2 ans d’existence depuis le mois de Juillet. Nous entamonslà une une troisième année d’existence en votre enrichissante compagnie et espérons que vous serez toujours guidés, comme nous le sommes, par une volonté de sauver la seule chose qui donne un sens à toute activité intellectuelle : le droit à la révision libre de toutes les connaissances acquises et/ou à priori acquises par l’homme sur quelque sujet que ce soit.

On en peut définitivement pas enseigner à nos têtes blondes que : »la recherche avance sens cesse à l’exception de certains sujets pour lesquels on est définitivement certains d’avoir écrit l’exacte, complète et véritable histoire à un point tel qu’ils doivent se garder d’émettre publiquement des doutes à son sujet, de la nier ou de la minimiser au risque de se voir envoyés en prison ».

La transformation des sociétés culturelles en agences de police de la pensée

Monika Schaefer – 26 sept. 2017

 

Comment est-ce que, l’une après l’autre, les Sociétés qui prétendent être culturelles ou environnementales, sont submergées en devenant des agences de contrôle de la pensée?

Tout d’abord, la Société des violonistes de l’Alberta, puis l’Association de l’environnement de Jasper, et maintenant, c’est le conseil de la Société du Festival régional des arts de Yellowhead (YRAF) qui trouve cet écrivain trop brûlant pour être touché, trop dangereux pour être associé, seulement parce que je suis arrivée à des conclusions différentes sur ce qui s’est passé pendant la Seconde Guerre mondiale.

Si je me trompais tellement, est-ce que quelqu’un s’en soucierait? Mes pensées sur ces sujets seraient simplement ignorés et la vie suivrait son cours. Mais évidemment, il y a quelque chose à craindre d’une personne qui interroge le récit qui prévaut et aboutit à des conclusions différentes. La dissidence n’est pas permise.

Voici la deuxième lettre de ce mois-ci que j’ai écrite au conseil d’administration de YRAF en réponse à leur action contre moi. Ci-après, la première lettre en arrière-plan :

 

19 septembre 2017

Chers membres du conseil d’administration de la Yellowhead Regional Arts Festival Society,

Votre action de me déclarer «not the correct fit» pour votre événement du 29 septembre va bien plus loin qu’un simple événement ponctuel. Vous avez fait quelque chose de très consécutif. Vous avez une incidence sur mes moyens de subsistance et sur ma réputation. Vous signalez à l’ensemble de la communauté que je suis dangereux et intouchable, et que vous signalez aux étudiants actuels et potentiels que Monika Schaefer devrait être évitée. Vous avez également outrepassé les fonctions de votre société en tant qu’organisation culturelle pour endosser celles d’une agence de surveillance de la pensée.

Si vous pensez que vous pouvez le faire d’un poste d’anonymat et de responsabilité zéro, avec tout le respect dû, ce n’est tout simplement pas comme ça que cela fonctionne. Se cacher derrière l’anonymat tout en prenant cette action au sérieux est complètement contraire à l’éthique et sans doute illégal. Le conseil d’administration d’une société doit, par définition, être ouvert, transparent et responsable devant le public. Par votre signature sans nom en tant que conseil générique, vous faites preuve d’un profond mépris pour la société civile. Si les noms des membres du conseil sont gardés secrets, il n’est pas déraisonnable pour le public d’assumer que les décisions ne peuvent être dictées par une seule personne et, dans ce cas, quelqu’un qui a lancé une vendetta contre moi parce qu’ils n’aiment pas mes pensées.

Il est impossible de savoir si les lettres envoyées à l’adresse électronique de votre société générique arrivent à tous les membres du conseil d’administration. J’ai été mise en copie auprès de nombreuses personnes concernées qui vous ont envoyé des lettres dans lesquelles elles soutiennent réellement mon droit à la liberté d’expression et elles sont profondément en désaccord avec vos actions erronées. Je me demande si ces lettres sont diffusées à tous les membres du conseil d’administration, ou ne sont-elles visibles que par une seule personne, peut-être que la (les) personne (s) qui a forcément armé le reste du conseil pour prendre cette action radicale contre moi.

A également attiré mon attention, à travers la vigne, le fait que vous avez reçu des lettres menaçantes et viles de personnes qui se posent comme «partisans». On m’a dit que c’est là votre raison de ne pas divulguer les noms des membres du conseil d’administration, prétendument parce qu’ils s’inquiètent pour leur sécurité. Ce n’est certainement pas la véritable raison qui vous motive à cacher vos identités, car cela aurait signifié que vous aviez le pouvoir de prédire l’avenir. Dans ma quête de recherche de vérité, j’ai appris beaucoup de choses sur les tactiques utilisées par ceux qui s’efforcent de fermer la discussion ouverte, l’enquête et la divulgation de toute information non conforme sur ce qui peut ou non avoir eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale. Il existe de nombreuses méthodes pour détruire, diffamer et éviter ceux qui tentent de souligner les incohérences dans la version victorieuse de l’histoire.

S’il est vrai que vous avez reçu des lettres menaçantes, vous devez savoir que ces lettres ne proviennent pas de leurs «partisans» sans équivoque. C’est une tactique délibérée, une tactique de guerre psychologique, pour me frotter par association. Ces lettres proviennent de personnes actives dans «le sabotage du message» et sapent et distraient ainsi le message. Ils sont des agents de la tromperie. Je l’ai vu maintenant à de nombreuses reprises, par lesquelles les gens m’interpellaient : «tes partisans m’ont menacé! »Ou« vos partisans ont envoyé des blasphèmes! »Ou d’autres déclarations similaires. Qui sont ces gens qui envoient des messages viles, et pourquoi ne m’envoient-ils pas encore ces lettres? Ils ne sont définitivement pas partisans de moi, de mon message ou de la vérité ou de la décence. En substituant le rôle de la Société YRAF en tant qu’organisation culturelle à celle d’une agence de police, vous êtes directement responsables de la situation désordonnée dans laquelle vous vous trouvez. Ce n’est pas mon choix. Vous avez pris une action drastique contre moi sans avoir la courtoisie (ou le courage?) de me parler face à face.

Je demande maintenant une audience juste et ouverte devant votre conseil d’administration. Je demande d’assister à votre prochaine réunion du conseil (ou, s’il vous plaît, organisez une réunion spéciale), afin que nous puissions avoir une discussion franche sur ces questions. Je suis impatiente de répondre à vos questions à vos préoccupations.

J’attends votre réponse anticipée,

Monika Schaefer

 

Je n’ai reçu aucune réponse à l’une de mes lettres à la Société du Festival régional des arts de Yellowhead (YRAF). Comme leur nom l’indique, ce festival culturel englobe une région géographique plus large, et est centrée à Hinton, la prochaine ville de Jasper où j’habite. J’ai longtemps été impliquée sur scène musicale à Hinton aussi bien que dans ma ville natale, donc ce dernier mouvement est une extension du processus de diffamation rituelle, dont j’ai été la cible à Jasper depuis plus d’un an maintenant. Un ensemble de musique basé à Hinton dont je fais partie a été invité à participer au concert de collecte de fonds en automne pour YRAF. À ma grande surprise, la lettre suivante m’a été envoyée par courrier électronique.

D’abord une capture d’écran réduite, puis une version plus lisible de leur lettre originale à mon attention :

 

Screen Shot 2017-09-08:YRAF

 

de: yrafsociety@gmail.com  

5 septembre 2017

Chère Monika, La Yellowhead Regional Arts Festival Society est une organisation à but non lucratif qui favorise un environnement d’apprentissage sécurisé pour les membres des communautés de la région de Yellowhead.

Après un examen minutieux, le conseil pense que votre présence à notre événement ne serait pas judicieux (correct fit)  pour notre organisation en ce moment. [Mises en évidence par mes soins]

 Nous vous souhaitons tout le meilleur pour vos futurs projets musicaux. Votre sincèrement, The Yellowhead Regional Arts Festival Society Board

 

Ma réponse le 8 septembre 2017:

Cher Office de la Société YRAF,

Expliquez-moi exactement en quoi ma présence ne correspond pas à votre organisation. Est-ce que vous impliquez que ma présence avec mon violon sur la scène à Hinton serait en quelque sorte dangereuse pour les membres du public? Est-ce que vous suggérez que je pourrais perdre le contrôle de mon arc de violon et pousser quelqu’un dans les yeux?

Je me demande si votre peur provient de l’un des nombreux collectes de fonds dans le passé où j’ai fait don de mon temps et de ma musique (et gaz) au profit du Yellowhead Rotary Arts Festival (comme on l’appelait). Quels étaient les problèmes de sécurité lorsque de nombreux étudiants de violon sont entrés au festival ces dernières années, ce qui a permis de rendre le festival viable?

Pourquoi vous cachez-vous derrière l’anonymat de «YRAF Society Board»? Qui vous presse de prendre une telle décision? Qui parmi votre conseil d’établissement fait cela? Quels sont vos noms s’il vous plaît? Et avez-vous dit à mes collègues avec qui je devais faire qu’ils, par association, ne sont pas non plus le «bon ajustement»?

Vous avez l’audace de me souhaiter tout le meilleur dans mes futures activités musicales, après avoir cherché à détruire mes efforts musicaux actuels. Votre lettre appartient au double discours orwellien, «… favorise un environnement d’apprentissage sécurisé …». Le niveau de lâcheté dans la dissimulation de votre identité est étonnant.

Les gens de ma vaste liste de Bcc seront très intéressés par votre explication du  pourquoi je ne devrais pas être autorisée à donner bénévolement de  mon temps et de mon modeste talent  pour votre spectacle de collecte de fonds le 29 septembre 2017, pour lequel je voulais financer mon voyage, tout cela au bénéfice de votre société.

J’attends votre réponse rapide.

Monika Schaefer

Jasper, dans la région de Yellowhead

 

Donc, vous l’avez, chers lecteurs. C’est une tyrannie de contrôle de la pensée. La dissidence n’est pas autorisée. Les organisations culturelles ou environnementales qui n’ont rien à voir avec l’histoire ou la politique sont submergées et élevées pour devenir des agents de «double pensée». Comment savons-nous que 2 plus 2 est égal à 4? George Orwell essayait de nous donner un avertissement avec son chef-d’œuvre 1984. Ne rien faire n’est pas une option. La résistance est obligatoire.

 

 

WOLFGANG FROHLICH A NOUVEAU JUGE

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Nous apprenons ce jour par un correspondant que :

Monsieur Wolfgang Fröhlich passera bientôt devant les tribunaux pour la sixième fois.

Le 21 juillet dernier, une nouvelle plainte a été portée contre Wolfgang Fröhlich : cet ingénieur autrichien, qui a déjà passé treize ans de sa vie derrière les barreaux pour révisionnisme, est de nouveau accusé de négation de crimes contre l’humanité commis par le régime national-socialiste.

Dans une lettre datée du 21 août 2017 et adressée au tribunal de Krems an der Donau, ville autrichienne où a été déposée la plainte, Fröhlich affirme que « comme les cinq accusations précédentes, cette sixième fourmille d’allégations infondées, calomnies et autres mensonges. » Au mépris de la plus élémentaire logique scientifique Madame Waidecker [procureur auprès du Tribunal de Grande Instance de Krems an der Donau] présente et se représente les chambres à gaz homicides au Zyklon B comme étant un fait historique alors que leur réalité repose exclusivement sur des témoignages. Elle m’impute alors comme étant un crime puni par la loi le fait que je ne suis pas près d’accepter ce mensonge consensuel universellement promu et soutenu par l’ensemble des médias.

Malgré ses années d’emprisonnement, le courageux Fröhlich semble n’avoir rien perdu de sa combativité. Il écrit même à l’un de nos lecteurs : « La Stasi autrichienne a frappé à nouveau ! Cette fois-ci ce sera son Waterloo ! ».

Afin de soutenir Wolfgang Fröhlich, nous invitions une fois de plus tous nos lecteurs à lui envoyer un petit mot en allemand. Ci-dessous, l’adresse à laquelle envoyer vos courrier : (courrier en allemand uniquement, du fait de la censure carcérale) :

Dipl. Ing. Wolfgang Fröhlich JVA Stein, H. Nr. 46484 Steiner Landstrasse 4 A-3504 Krems/Stein AUTRICHE

ROBERT FAURISSON : SON PROCES EN APPEL DU 14 SEPTEMBRE 2017

NDLR (Gayssoteries) :

Nous apprenons que le procès de Monsieur Faurisson a été repoussé à la date du 1er Mars 2017 en raison d’une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) introduite par Me Paris, avocat de Monsieur Patrick d’Hondt (co-accusé dans ce procès) et gérant de la chaîne Meta TV qui s’était contenté de faire son travail de journalisme.

Nous serons présents aux côtés du Professeur Faurisson et nous vous espérons nombreux pour faire valoir vos droits fondamentaux.

 

Robert FAURISSON

                                                                                                                                     

14 septembre 2017

Mon procès en appel pour un entretien diffusé sur « Meta TV » en 2014

Rendez-vous ce jeudi 14 septembre à 13h30 au Palais de justice de Paris (cour d’appel, 10 boulevard du Palais, escalier K, 2ème étage, salle Jules Grévy, pôle 2, chambre 7) pour le procès qui, en première instance, m’a été intenté par la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) et par le BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) en raison d’un entretien que, lors d’une fête donnée chez Dieudonné en août 2014, j’avais accordé au souriant et sympathique Patrick D’Hondt pour diffusion sur le site de Meta TV.

Patrick D’Hondt et moi-même, nous avons été condamnés en première instance, le 23 novembre 2016, lui, à une peine de 100-jours-amende à raison de 10 euros par jour, et moi-même, à une peine de 100 jours-amende à raison de 100 euros par jour. Diverses autres peines financières s’ajoutaient à ces amendes. A ces peines il convient d’ajouter les frais de défense et, en outre, dans mon cas, des frais de train et d’hôtel. Pendant trois jours je serai absent de Vichy où il me faudra trouver quelqu’un pour me remplacer dans la fonction de garde-malade de mon épouse, âgée de 86 ans.

Mon délit comme celui de Patrick est d’avoir enfreint la loi du 13 juillet 1990 punissant sous certaines conditions la « contestation » de l’existence de « crimes contre l’humanité » tels que définis et punis lors du procès des « grands criminels de guerre » à Nuremberg en 1945-1946 (« loi Gayssot » ou « loi Fabius-Gayssot » ou « loi Faurisson »).

Je compte m’expliquer personnellement devant mes juges de la cour d’appel en invoquant nombre d’arguments, à commencer par le suivant : la preuve est faite que les historiens de « l’Holocauste » sont désormais dans l’incapacité de fournir le moindre élément technique et scientifique à l’appui de la formidable accusation selon laquelle le Troisième Reich aurait décidé et pratiqué une politique d’extermination des juifs européens a) par de l’eau bouillante dans des « chambres à vapeur » (version polonaise, document du procès de Nuremberg PS-3311 pour le camp de Treblinka), b) par le gaz cyanhydrique du Zyklon B (version américaine), c) par l’électricité avec, pour les cadavres, un tapis roulant les amenant tout au sommet d’un haut-fourneau (version soviétique), d) par le feu de bûchers en plein air (version d’Elie Wiesel), e) par d’autres moyens encore au gré de « témoins » qui sont divers et, pour le moins, variés. Eau, gaz, électricité, feu, acide cyanhydrique (sous la forme de l’insecticide Zyklon B), monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, chaux vive, pompes à faire le vide, etc. : on n’a pas manqué d’imagination. A l’exception des révisionnistes, de 1945-1946 à nos jours, soit en l’espace de 72 ans, à peu près personne ne s’est ému de cette cacophonie sur un seul et même camp, celui, capital, d’Auschwitz et de Birkenau (voyez, ci-dessus, les cas  « b », « c » et « d »).

Depuis la fin de la guerre, la justice des vainqueurs (c’est-à-dire, dans l’ordre, « La République Française, les Etats-Unis d’Amérique, le Royaume Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques ») n’a jamais ordonné la moindre expertise médico-légale concernant l’effroyable « crime contre l’humanité » qu’elle imputait au vaincu, à une exception près, celle d’une enquête sur la prétendue chambre à gaz nazie au camp de Struthof-Natzweiler dans une Alsace récemment reprise par la France. Cette enquête, qui portait aussi bien sur la scène de crime supposée que sur l’arme supposée du crime supposé ou encore sur des restes de cadavres de « gazés », fut confiée au professeur René Fabre, toxicologue, qui allait devenir doyen de la Faculté de Pharmacie de Paris. Les résultats, consignés par le professeur le 1er décembre 1945, ont été entièrement négatifs. Tout cela nous a été soigneusement caché jusqu’à ce que je le découvre et le révèle personnellement au début des années 1980. Il n’empêche qu’aujourd’hui encore on a l’aplomb de nous présenter comme authentique, et même comme un « monument historique », la « chambre à gaz » du Struthof.

Le 17 janvier 1985, au premier grand procès d’Ernst Zündel à Toronto, le plus prestigieux des historiens soutenant la thèse de cette « destruction des juifs d’Europe », le professeur américain Raul Hilberg, s’est révélé incapable de fournir l’exemple d’un seul rapport scientifique sur ladite scène de crime et sur ladite arme du crime. Pressé de questions par l’avocat Douglas Christie, que j’assistais, et qui lui réclamait une preuve, une seule preuve scientifique de cette nature, il en est venu à dire : « I am really at a loss. I am very seldom at such a loss » (Je suis réellement perplexe. Je suis très rarement perplexe à ce point) (Barbara Kulaszka, Did Six Million Really Die? Report of the Evidence in the Canadian “False News” Trial of Ernst Zündel – 1988, Toronto, Samisdat Publishers Ltd, Toronto, 1992, VIII-564 p. ; p. 39). Profondément ébranlé par la découverte des arguments de « Faurisson et d’autres » (sic), Raul Hilberg avait fini par abandonner sa thèse de 1961 selon laquelle Hitler aurait donné deux ordres d’exterminer les juifs et, en 1983, il avait fini par révéler sa nouvelle et définitive explication : la destruction des juifs d’Europe avait été organisée par la vaste bureaucratie nazie qui, renonçant progressivement au « modus operandi » de l’écrit, avait, « par une incroyable rencontre des esprits » (an incredible meeting of minds), utilisé une « transmission consensuelle de la pensée » (a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy). D’où l’absence de toute trace écrite et de tout document !!! Voyez mon article sur le sujet à http://robertfaurisson.blogspot.fr/1988/09/raul-hilberg-explique-maintenant-le.html.

Mon entretien de 2 heures et 11 minutes avec Patrick se trouvait à https://www.youtube.com/watch?v=G9_6rE8VoPo mais cette adresse allait être bloquée en France tout en restant accessible en Grande-Bretagne et probablement en d’autres pays encore. J’ignore si, pour les Français, il existe aujourd’hui une adresse de substitution.

Mon avocat sera Me Damien Viguier.

NB : En 1988, est parue la traduction en français de la somme de Raul Hilberg, La Destruction des Juifs d’Europe, Fayard, 1988, 1101 pages. A cette occasion est paru dans Le Monde (7 juin 1988, p.7) un impressionnant encart publicitaire où pouvaient se lire quatre appréciations tout à fait élogieuses, tirées respectivement de La Croix, du Nouvel Observateur, de L’Express et de Libération. On les lira ci-dessous en gardant à l’esprit que l’homme dont on célébrait ainsi le génie n’a en réalité consacré sa vie qu’à l’édification d’une thèse aberrante et nocive. Il a cru, manifestement de bonne foi, à une pure construction de l’esprit, celle de l’ « historien de papier » qu’il était, vraiment trop peu soucieux de la réalité concrète.

Raul Hilberg est mort le 4 août 2007.

1) Pierre Vidal-Naquet, dans La Croix : « UN LIVRE MAGISTRAL » ;

2) Claude Lanzmann [l’auteur de Shoah], dans Le Nouvel Observateur : « Livre unique, livre phare, livre môle, vaisseau d’histoire ancré dans le temps et comme hors du temps, immortel, immémorial, auquel rien, dans la production historique ordinaire, ne peut se comparer » ;

3) Luc Ferry et Sylvaine Pasquier, dans L’Express : « La Destruction des Juifs d’Europe s’impose déjà comme la référence obligée sur le sujet … Contre le révisionnisme à la Faurisson, la critique morale échoue, faute d’argumentation scientifique. Cette somme pulvérise la prétendue démonstration de l’inexistence des chambres à gaz ; et analyse, chiffres à l’appui, l’ampleur de ce que Le Pen appelle le « point de détail » ;

4) Annette Levy-Willard, dans Libération : « Un monument implacable du XXe siècle. Le récit jour après jour de la genèse, de l’idée, de la mise en place, du fonctionnement de la gigantesque machine à broyer des millions d’êtres vivants ».

Prévisualiser la vidéo YouTube L’interview Vérité de Robert Faurisson Meta Tour

L’interview Vérité de Robert Faurisson Meta Tour

 

LETTRE OUVERTE A M. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANSAISE (Shlomo Sand)

NDLR (Gayssoteries) : Nous n’avons rien à ajouter à cettre lettre ouverte de Monsieur Shlomo Sand qui nous offre un instant d’analyse vivifiant dans cette idiocratie actuelle qu’est devenue la France et dans laquelle le sens des mots est révisé (malmené) sans cesse en fonction des besoins, des idéologies et des objectifs politiques poursuivis.  A ce jeu des synonymes nous ne pouvons que perdre définitivement la raison.

Lettre ouverte à M. le Président de la République française

 

20 juillet 2017

L’historien israélien Shlomo Sand interpelle Emmanuel Macron sur son discours, tenu en présence de Benjamin Netanyahou, pour la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv : « L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? »

En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien eu un antisémitisme, en France, avant et après la seconde guerre mondiale. Oui, il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité.

Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. Certes, je connais depuis longtemps l’impossibilité de séparer la mémoire de la politique. Peut-être déployez-vous une stratégie sophistiquée, encore non révélée, visant à contribuer à la réalisation d’un compromis équitable, au Proche-Orient ?

J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que :

« L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !

Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, Etat juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !

Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes : ils recherchent sans relâche un ADN juif (ce, jusqu’à l’université où j’enseigne).

Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept : « sionisme » ; ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.

Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à Dieu. Dieu a donné et Dieu a repris, et lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le « Tout Puissant », pour lui substituer le sujet humain actif.

Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un Etat juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d’Arabes, est une idée morale. En 1917, la Palestine comptait 700.000 musulmans et chrétiens arabes et environ 60.000 juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies (et à celles du régime de Vichy).

En 1948, il y avait en Palestine : 650 000 juifs et 1,3 million de musulmans et chrétiens arabes dont 700.000 devinrent des réfugiés : c’est sur ces bases démographiques qu’est né l’Etat d’Israël. Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l’Etat d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ?

Et vint l’année 1967 : depuis lors Israël règne sur 5,5 millions de Palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire : pour une partie d’entre eux, dans une sorte de « réserve d’Indiens » en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans un « réserve de barbelés » à Gaza (70% de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés). Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de « la terre d’Israël », et s’y comporte selon son bon vouloir : jusqu’à présent, 600 000 colons israéliens juifs y ont été installés….et cela n’est pas terminé !

Est-cela le sionisme d’aujourd’hui ? Non ! Répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir, et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit Etat palestinien étroit doit être constitué à côté de l’Etat d’Israël, que l’objectif du sionisme était de fonder un Etat où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes, et non pas de conquérir dans sa totalité « l’antique patrie ». Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux : l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu’Etat juif.

Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris, et pourquoi, je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. Votre parti politique inscrit, dans son intitulé : « La République », c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner : c’est aussi mon cas. Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un Etat juif. Le Ministère de l’Intérieur israélien recense 75% de ses citoyens comme juifs, 21% comme musulmans et chrétiens arabes et 4% comme « autres » (sic). Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des Israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre. Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même ! Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du CRIF, et leurs « supporters » y émigreront ! Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante ! En revanche, on a pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Nétanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le « transfert » des Israéliens arabes, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions.

Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’Etat dans lequel il vit soit une République israélienne, et non pas un Etat communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un Etat, qui, par son autodéfinition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, Monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ?

Shlomo Sand, historien israélien
(Traduit de l’hébreu par Michel Bilis)

SUEDE : UNE JOURNALISTE S’INTERROGE SUR L’HOLOCAUSTE

Résultat d’images pour Ingrid Carlqvist

NDLR (Gayssoteries) : « elle trouve que certaines choses dans le récit holocaustique « ne collent pas ». Que n’a-t-elle pas dit là sur le seul récit historique DEFINITIF à propos duquel toute voix discordante est punissable d’une peine d’emprisonnement (jusqu’à 5ans en allemagne, faut-il le rappeler!?)

Nous y voyons la Haine, encore une fois! Rampante, dans l’ombre, lovée dans les esprits les plus fragiles de nos démocraties! (nous nous moquons, certes, mais nous laisse-t-on le choix?)

Définitivement, l’argument des partisans de la loi Gayssot qui veut que toute tendance révisionniste soit intrinsèquement antisémite ne tient pas. Dans une question, un doute, une volonté de creuser un sujet on ne peut définitivement pas décréter qu’il y ait systématiquement de l’antisémitisme. S’il y en a instrinsèquement et systématiquement,  c’est uniquement parceque la la loi le déclare et que cette déclaration, malgré son défaut de preuve et son incapacité à le prouver si ce n’est en sondant les coeurs, arrange les totalitaristes de tout poil et flâte les communautarismes moribonds.

De : Bocage
Date : 29 mai 2017 à 14:54

Très connue et très appréciée dans son pays, la Suède, la journaliste Ingrid Carlqvist est depuis le 1er mai vouée aux gémonies pour avoir osé s’interroger sur « l’Holocauste » : en effet, tout en se défendant, pourtant, d’être révisionniste, elle trouve que certaines choses dans le récit holocaustique « ne collent pas ».
Elle donne à une chaîne anticonformiste une très longue interview, malheureusement en anglais, mise en ligne le 1er mai dernier, qui a le mérite, entre autres, de passer en revue bon nombre de déclarations des « témoins » de l’Holocauste que nos correspondants connaissent bien ; on la trouvera ici, avec ce titre : « Ingrid Carlqvist – Scandal in Sweden When Ingrid Questions the Unquestionable » (Ingrid Carlqvist – Scandale en Suède quand Ingrid remet en question ce qui ne saurait l’être) :

https://youtu.be/rHvfBtwspPM

L’intérêt de la vidéo est de voir comment cette célèbre journaliste a été amenée au révisionnisme. Essayons de raconter le plus brièvement possible :
– En 1964 le premier ministre suédois se réjouit de ce que « la Suède est un pays homogène » ;
– Dix ans plus tard le multiculturalisme est de rigueur : la société suédoise se doit d’être multiculturelle. Ingrid Carlqvist veut connaître l’explication de ce brusque changement.
– Elle découvre l’action dans son pays, entre autres, de la fameuse Barbara Spectre, qui dirige un Institut européen d’études juives et s’emploie activement à cette transformation de la société suédoise. Voy. le très court extrait (1’18 ») à cette adresse:

https://www.youtube.com/watch?v=MM8zOBOFFHw

– Puis elle apprend que la communauté juive accuse la Suède d’avoir pillé l’or des juifs pendant la guerre, ce que conteste énergiquement le gouvernement suédois ; devant le refus de ce gouvernement, ladite communauté menace de faire intervenir le Congrès juif mondial qui diffusera partout dans le monde que « la Suède est antisémite ». Le gouvernement suédois cède au chantage et, « dans un geste de bonté », paie l’équivalent de 4 millions de dollars…
C’est alors que Ingrid Carlqvist se penche sur l’histoire de « l’Holocauste » pour tâcher de comprendre d’où vient le pouvoir de cette communauté.
Conclusion : Pour elle, il faut que chacun s’interroge : il ne faut croire personne, il faut être sceptique et, surtout, consulter les sites Internet révisionnistes ET antirévisionnistes…

Prévisualiser la vidéo YouTube Ingrid Carlqvist – Scandal in Sweden When Ingrid Questions the Unquestionable

Ingrid Carlqvist – Scandal in Sweden When Ingrid Questions the Unquestionable

Prévisualiser la vidéo YouTube Les Réseaux Juifs et le Multiculturalisme « Barbara Lerner »

Les Réseaux Juifs et le Multiculturalisme « Barbara Lerner »

HORST MAHLER : REPONSE A NOTRE COURRIER

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NDLR (Gayssoteries) : Le 12 Juin dernier, nous écrivions au premier minsitre hongrois afin de lui faire part de notre inquiétude quant à l’arrestation de Horst Mahler (rendu coupable de révisionnisme) et, surtout, de ses conditions d’incarcération.

Notre billet relatif à cette incarcération ici : https://gayssoteries.wordpress.com/2017/05/26/horst-mahler-81-ans-en-prison-dans-des-conditions-deplorables/

Voici la réponse que nous avons obtenue de la part du directeur des relations publiques  :

Madame …….. ,

Nous accusons réception de votre lettre adressée à M. le Premier Ministre Viktor ORBÁN au sujet de l’arrestation de M. Horst MAHLER.

En ma fonction du Directeur des Relations Publiques je suis en mesure de vous fournir l’information qui suit:

La Hongrie est engagée pour la coopération avec les pays membres de l’Union Européenne  dans la lutte contre la criminalité, pour le maintien du système de la coopération policière, ainsi que pour la bonne exécution de ses engagements.

Les autorités allemandes ont émis un mandat d’arrêt européen contre M. Horst MAHLER. En fonction de la coopération policière entre la Hongrie et l’Allemagne, les forces de l’ordre hongroises ont – légalement – arrêté M. MAHLER et l’ont mis en garde d’extradition.

Le Premier Ministre de la Hongrie ne dispose d’aucune capacité procédurale ou de décision dans cette affaire.  Tous ce qui concerne la procédure de la détention provisoire ainsi que de l’extradition de M. MAHLER relève la juridiction de la Cour régionale de Budapest-Capitale, donc celle des services compétents du pouvoir judiciaire indépendant de la Hongrie.

En vous priant de bien vouloir prendre acte de cette information je vous prie d’agréer mes salutations distinguées.

Budapest, le 9 juin, 2017

Csilla KOBZA

head of department

Department of Correspondence

Programme Office of the Prime Minister

E-mail: titkarsag@mk.gov.hu

Notre avis :

La question des conditions d’incarcération de Monsieur Horst Mahler n’est pas abordée une seule seconde. Nous restons sur notre faim. En outre, la Hongrie a respecté les lois européènnes relatives à la prise en compte  des mandats d’arrêt auropéèns en livrant Monsieur Mahler à la Justice Allemande. Une nation est toujours souveraine mais ses engagements dans l’europe et dans la lutte contre les révisionnistes (la hongrie dispose d’une loi antirévisionniste votée en 2010) rendaient son action presque inévitable.

Il aurait été possible pour la Hongrie de ne pas livrer un homme puni pour des faits qui ne sont pas répréhensibles sur son propre territoire (la chose eût été plus aisée) mais comment ne pas collaborer et livrer le « vieillard » lorsqu’on a soi-même une loi qui punit les thèses historiques à contre courant? Plutôt acrobatique!

Dans la littérature dystopique, ce type de scénario nous glace l’échine : se voir emprisonné pour une thèse historique à contre courant sur la base d’une loi antiraciste! Incroyable! Perversion des mots! Manipulation des lois sous couvert de lutte contre le racisme! Soyons vigilents, tout peut arriver si le pouvoir est aux mains des totalitaristes!

Dans la réalité, les mises en garde des dystopies n’ont aucune résonnance pratique et la connexion ne s’établit que rarement et seulement pour un tout petit nombre d’individus qui doivent batailler  afin de montrer que, peut-être, certains récits sont prémonitoires. Nombreux sont ceux qui se vautrent dans le totalitarisme sans jamais y voir qu’une démocratie honorable or il est tout aussi totalitaire d’interdire de réviser l’histoire que d’imposer aux juifs de porter une étoile jaune! Hitler souhaitait chasser les juifs sur la bases de la menace qu’ils (d’après lui)représentaient et portaient en eux génétiquement et culturellement. Les révisionnistes, eux, sont pourchassés pour  des sentiments qui agiteraient leurs âmes, pour une haine qui serait intrinsèque à leurs thèses historiques (parcequ’on l’a décidé à défaut de disposer d’une méthode pour sonder les âmes et les coeurs). Quelle différence entre le port de l’étoile jaune et la chasse aux révisionnistes? Tout ceci ressemble à une chasse revancharde à laquelle nombreux sont ceux qui collaborent seulement pour n’être pas assimilés aux bourreaux du passés, perméables qu’ils sont à l’opinion que les autres se font d’eux et obsédés par le besoin de prouver à tout prix qu’ils ne sont pas ce qu’on pourrait croire. Quitte à accepter qu’on envoie des intellectuels originaux en prison…

Manque de caractère, manque de résistance, manque d’honneur et manque d’aspirations supérieures à celles qui consistent à s’assurer un confort existentiel matériel et social optimaux.

 

 

CONTESTER LA VERSION OFFICIELLE DU DRAME D’ORADOUR PEUT VOUS ENVOYER EN PRISON

Dans cette vidéo, Vincent Reynouard explique que suite au durcissement de la loi Gayssot, le 27 janvier dernier, contester la version officielle du drame d’Oradour est désormais passible d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Attention, donc, à ceux qui voudraient s’engager publiquement dans cette voie.

NDLR (Gayssoteries) : La liberté de travailler sur l’Histoire se réduit comme peau de chagrin. La meilleure façon de convaincre les citoyens que la censure est souhaitable? Parler de la censure au moyen de périphrases afin de persuader qu’elle est un outil de paix et de respect, parler de haine, de lutte contre la haine, de haine et…encore de haine. Mais voilà, un morceau d’histoire n’est pas un objet intellectuel qu’on peut détacher du reste. De chaque petit morceau d’histoire dépendent d’autres petits morceaux d’histoire : du passé comme du présent mais aussi bien sûr du futur. L’histoire est ainsi façonnée par la censure qui n’est autre qu’un outil de contrôle des événements, un outil qui sert à contrôler le sens qu’on veut lui donner. Et le paravent de la lutte contre la haine ne tiendra pas longtemps  – encore faut-il qu’il tombe avant que les dégâts soient irréparables.

Ne vous posez pas de questions auxquelles les historiens ont déjà répondu de façon définitive. C’est sans appel, circulez! Y a rien à voir!

Comme Vincent Reynouard, nous appelons nos lecteurs à envisager les conséquences du partage des thèses révisionnistes. Il s’agit d’être prêt à devenir un paria, à perdre son emploi et à se voir vivoter en marge de la société qui, restons lucides, ne sera pas à vos côtés en nombre pour défendre votre droit à la liberté d’examen de l’Histoire. La majorité des gens est absolument incapable d’accepter la révision de la Shoah. Il faut avoir le profil d’un loup solitaire et ne chercher le respect de soi-même qu’à travers son propre regard, être insensible à la flatterie, aux sommations de toutes sortes, être totalement insensible à la désapprobation selon que vous savez  votre pensée généreuse et ne jamais craindre la solitude.

VIDÉO :

http://sansconcessiontv.org/phdnm/video-attention-contester-oradour-est-passible-damende-et-de-prison/

 

 

 

LA JUSTICE TRANCHE : ROBERT FAURISSON EST UN MENTEUR ET UN FALSIFICATEUR

NDLR (Gayssoteries) : La justice a tranché  : Robert Faurisson est un menteur professionnel et un falsificateur (il n’est ni mauvais historien ni un amateur maladroit, il ment). De la bonne foi ? Il en est parfaitement dépourvu tandis que ses détracteurs sont de bonne foi et se trompent parfois (accidentellement et la mort dans l’âme) mais jamais ne mentent à son propos ni d’ailleurs à propos de rien. Madame Ariane Chemin a donc raison de parler de lui en ces termes et chacun peut désormais user de ces qualificatifs à l’égard de Monsieur Faurisson puisque la Justice a dessiné les contours précis du personnage. Non pas qu’Ariane Chemin ait nécessairement tort sur l’existence de travers chez Monsieur Faurisson quant à sa lecture de l’histoire comme des décisions de justices qui lui ont été défavorables mais reste à savoir s’il s’agit de mensonges ou d’erreurs, de malhonnêteté ou de bonne foi et, enfin, de malveillance ou de maladie mentale, auquel cas il faudrait envisager pour cet homme la camisole plutôt que les barreaux. Nous opterions davantage pour la camisole car nous sommes persuadés que Monsieur Faurisson est sincèrement et profondément convaincu de l’inexistence des chambres à gaz homicides (1). Nous serions donc en présence d’un mythomane (au sens clinique) et non pas d’un menteur. Reste à savoir si l’on peut trouver quelque trace de vérité et de clairvoyance dans ses travaux ou si tout n’est, de bout en bout,  que pur et simple tissu d’inventions, de mensonges et de falsifications. La justice ne nous le dira pas mais l’histoire peut-être.

Reste également à connaître les pièces qui ont été présentées par Ariane Chemin pour prouver que Monsieur Faurisson était un faussaire de l’histoire et un menteur professionnel (elle qui n’est pas non plus historienne mais seulement, comme elle le dit elle-même, une élève de l’école de la république) mais aussi comment la Justice, qui n’est pas qualifiée pour trancher sur l’Histoire, a pu conclure en un temps record dans le sens de la journaliste sinon en survolant le sujet de façon tout-à-fait arbitraire et superficielle alors même que les historiens mettent des années à écrire leurs ouvrages historiques sans que leur première édition ne soit exempte de versions revues et corrigées au fil des années.

Une conclusion s’impose donc : puisque la Justice n’a pas les qualités, le temps ni les moyens nécessaires pour effectuer ses propres recherches et démêler le vrai du faux en matière d’Histoire, il faut nécessairement qu’elle ait pris le parti de la version de l’Histoire communément admise (celle de l’école de la République) et qu’elle ait, au travers de ce verdict, confirmé qu’il existe bel et bien une vérité d’État qu’il est interdit de nier (en termes plus clairs, on appelle ceci le totalitarisme mais, en France, on appelle ceci la lutte contre la haine par et pour la démocratie). Les acquis feraient donc autorité sur les choses que l’on découvre chaque jour. C’est là une inversion totale dans la chronologie des découvertes et des nouvelles « vérités » scientifiques! L’école est toujours en retard sur le travail des chercheurs et leur découvertes. C’est habituellement l’école, et non pas l’inverse, qui s’accorde sur les découvertes des chercheurs. Ce verdict ne fait rien d’autre qu’inverser  la chronologie du progrès. C’était, fût un temps, ce qu’on appelait l’obscurantisme. Sur le modèle des petits nord-coréens, nos chères têtes blondes apprennent d’ores et déjà sur les bancs des écoles de la République,  une vérité d’État qu’il est interdit de nier sous peine d’amende ou d’emprisonnement. De quoi frémir.

Monsieur Faurisson a pris un énorme risque en attaquant Ariane Chemin. Faut-il qu’il soit convaincu de ce qu’il ne ment pas et ne pense pas qu’il se trompe non plus dans ses conclusions pour risquer de se voir considéré à la face du monde comme l’un des plus grand faussaires que le XXème siècle ait enfanté.

Nous l’avions suggéré dans l’un de nos billets : Monsieur Faurisson gagnerait peut-être à plaider la folie (mais dans le fait de se faire passer pour fou se situe peut-être la limite de sa malhonnêteté ou, a contrario, la preuve même de l’étendue de sa folie puisqu’il n’en aurait même pas conscience!).

(1) Nous sommes également convaincus de la bonne foi d’Ariane Chemin lorsqu’elle affirme que Robert Faurisson est un faussaire de l’histoire et nous la croyons absolument et sincèrement convaincue de l’existence des chambres à gaz homicides nazis dont on lui a affirmé l’existence à l’école de la République. En revanche, elle a le tort de valider une loi de censure de la parole contradictoire et s’en trouve, de par ce fait, du côté du totalitarisme.

Publié il y a 16 heures

LE MONDE.fr

La justice reconnaît que Robert Faurisson est un « faussaire »

Le négationniste a perdu son procès en diffamation contre la journaliste du « Monde » Ariane Chemin, qui avait écrit que M. Faurisson était « un menteur professionnel » et un « falsificateur ».

Dans la litanie des procès impliquant le négationniste Robert Faurisson depuis près de quarante ans, c’est une première. Le tribunal de grande instance de Paris a dit, mardi 6 juin, qu’écrire que M. Faurisson est « un menteur professionnel », un « falsificateur » et « un faussaire de l’histoire » est conforme à la vérité. Il a en conséquence relaxé la journaliste du Monde Ariane Chemin qui était poursuivie pour diffamation. L’homme, aujourd’hui âgé de 88 ans, attaquait cette dernière, ainsi que l’éditeur Flammarion, pour la réédition, en septembre 2014, dans l’ouvrage commémorant les 70 ans du quotidien, d’un article publié le 21 août 2012.

Jusqu’ici, Robert Faurisson perdait ses procès en diffamation au bénéfice de la « bonne foi » de l’auteur des propos diffamatoires. Même Robert Badinter n’a été relaxé le 21 mai 2007 qu’au titre de cette condition prévue par loi de 1881 sur la presse. Il avait utilisé les termes de « faussaire de l’histoire » sur Arte, en 2006.

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« Ce jour est à marquer d’une pierre blanche », affirme Catherine Cohen, l’avocate de Mme Chemin. La présidente de la 17e chambre correctionnelle de Paris, Fabienne Siredey-Garnier, signe un jugement extrêmement détaillé pour constater que « l’offre de preuve de la vérité des faits diffamatoires » apportée par la journaliste est « parfaite, complète et corrélative aux imputations dans toute leur portée ». Ce qui produit un « effet absolutoire », alors que les propos sont reconnus diffamatoires.

« Les révisionnismes ont encore de belles heures devant eux »

Invité par le parquet, lors de l’audience du 9 mai, à ne pas prononcer une énième relaxe au titre de la bonne foi, le tribunal s’est livré à un examen minutieux des nombreuses condamnations de M. Faurisson pour « contestation de crimes contre l’humanité », et des non moins nombreux jugements qui le déboutaient de ses actions en diffamation. « Toutes ces décisions n’ont de cesse que de stigmatiser, en des termes particulièrement clairs, les manquements et les abus caractérisant ses méthodes », peut-on lire dans le jugement. Et de rappeler « l’absence de caractère scientifique de ses travaux ».

D’ailleurs, au cours de l’audience du 9 mai, qui a duré plus de six heures, M. Faurisson est resté dans son registre, l’appliquant bien au-delà de l’existence des chambres à gaz. « Il falsifie tout, même la jurisprudence, et parvient à tourner en victoires les procès qu’il a perdus », relate Mme Cohen.

 

LIRE LA SUITE : http://mobile.lemonde.fr/police-justice/article/2017/06/06/les-methodes-du-negationniste-robert-faurisson-examinees-a-la-loupe-par-la-justice_5139702_1653578.html?xtref=https://t.co/yXxlxqvXwC

LIBÉRATION DU PRISONNIER POLITIQUE HORST MAHLER – PAR MONIKA SCHAEFER

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NDLR (Gayssoteries) : Nous vous proposons ici la traduction de deux courriers envoyés par Monika Schaefer (révisionniste canadienne d’origine allemande) au premier ministre hongrois Viktor Orban ainsi qu’à l’embassade de Hongrie. Nous avons nous-même écrit au premier ministre hongrois en exprimant le fait que, si les informations qui nous ont été communiquées sur ses conditions d’incarcération sont exactes,  l’emprisonnement de Monsieur Horst Mahler était une condamnation à mort déguisée. Nous rejoignons donc l’analyse de Monika Schaefer lorsqu’elle dénonce une volonté des autorités de « le déshumaniser et à  [de] le faire mourir en prison ».

Source (Blog de Monika Schaefer) : https://freespeechmonika.wordpress.com/2017/05/25/release-political-prisoner-horst-mahler/

Ma lettre au premier ministre de Hongrie

 23 mai 2017

Cher premier ministre Viktor Orban,

J’habite au Canada et suis très troublée par la nouvelle d’après laquelle le citoyen allemand Horst Mahler a été récemment incarcéré en Hongrie après qu’il a demandé l’asile politique. En tant que premier ministre de Hongrie, vous avez le pouvoir de renverser cette terrible injustice. S’il vous plaît, faites ce que vous pouvez pour libérer ce prisonnier politique dès que possible. S’il vous plaît, fournissez-lui également un refuge contre la persécution. Il a failli mourir de maladie et d’infections dans une prison allemande avant d’être libéré pour raisons médicales.

Récemment, j’ai entendu un très bon discours que vous avez fait sur l’immigration et un certain nombre de sujets connexes. Il m’a donné beaucoup d’espoir qu’il existe, en Hongrie, un leader européen fort, un homme qui n’est pas subjugué par les pouvoirs occultes habituels qui contrôlent d’autres pays européens et qui, pour la  plupart, servent Israël. J’espère que votre réputation n’est pas une simple illusion.

Voici une lettre que j’ai écrit à l’ambassade d’Allemagne en Hongrie (et est transmis à nouveau ici). Cela donne un peu plus de fond.

À l’ambassade d’Allemagne en Hongrie,

C’est honteux et scandaleux que Horst Mahler, 81 ans, ait été emprisonné encore une fois, simplement pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions. Comment se fait-il que dans une soit-disant démocratie, les gens ne soient pas autorisés à avoir certains points de vue et qu’ils ne soient pas autorisés à exrpimer leurs pensées à haute voix. Leur persécution est, à mon avis, la preuve qu’ils parlent de la vérité, et que l’État protège certains mensonges sombres et très profonds.

La vérité ne craint pas d’enquête. Seuls les mensonges doivent être renforcées et être respectés par les lois !

Non seulement il est mal que Horst Mahler soit emprisonné, mais c’est incroyablement barbare qu’il ait été privé de fournitures sanitaires et d’hygiène de base. Je comprends qu’il n’a pas de serviette, pas de savon et pas de papier toilette. Nous parlons d’un pays européen ? J’ai aussi appris qu’il s’est blessé sur une protubérance métallique dans sa cellule et qu’il a saigné abondamment sans avoir reçu de soins médicaux. Il me semble évident que les autorités tiennent à le déshumaniser et à le faire mourir en prison.

S’il vous plaît, utilisez votre pouvoir et votre autorité pour que Horst Mahler soit libéré immédiatement.

J’ai une liste de diffusion des CCI et ils seraient très intéressés d’avoir un retour à ce sujet. J’attends avec impatience votre réponse rapide et positive.

Monika Schaefer,

Jasper, Canada


Cher lecteur : l’adresse e-mail pour le premier ministre Viktor Orban est miniszterelnok@me.gov.hu

et l’adresse de l’ambassade d’Allemagne en Hongrie est info@budapest.diplo.de

Pour en savoir plus, consultez cet article court sur sa situation actuelle et cet article sur le fond.

PROCES CONTRE ARIANE CHEMIN (09/05/2017) : COMPTE-RENDU DE R. FAURISSON

Robert FAURISSON                                                                                                       27 mai 2017

 

Je porte plainte pour diffamation contre Ariane Chemin, journaliste du Monde

(audience du 9 mai 2017)

Mieux vaut tard que jamais. Me sont enfin parvenus quelques « reportages » sur l’audience qui s’est tenue le 9 mai 2017 à la XVIIe chambre correctionnelle de Paris où, sous la présidence de Mme Fabienne Siredey-Garnier, je portais plainte pour diffamation publique contre la journaliste Ariane Chemin. En 2014, dans un gros ouvrage intitulé Le Monde, 70 ans d’histoire, publié par Flammarion, elle m’avait décrit comme « un menteur professionnel », un « falsificateur » et un « faussaire de l’Histoire ».

En ce 9 mai, tout au long d’une interminable audience, pas un exemple, pas une preuve n’ont été apportées d’un mensonge, d’une falsification ou d’un faux qu’on aurait pu découvrir dans mes écrits ou déclarations, de 1974 à nos jours ! Dans le passé, certains avaient parfois formulé ce type d’accusations diffamatoires mais il leur en avait cuit. Tel avait été le cas en 1983 pour un certain Bernard Edelman et, en 2007, pour Robert Badinter, ancien ministre de la Justice. Le premier, dans une « note sous jugement » publiée par le Recueil Dalloz Sirey de doctrine de jurisprudence et de législation, avait dénaturé un arrêt me concernant pour mieux me traiter de faussaire ; il avait été condamné (et son éditeur avec lui) par un jugement du 23 novembre 1983, jugement confirmé par un arrêt de la cour d’appel du 8 mars 1985 ; à son tour, le 15 décembre 1986, la cour de cassation confirmait. Quant à R. Badinter, il avait menti en prétendant m’avoir « fait condamner pour être un faussaire de l’histoire » ; au procès que je lui avais intenté pour diffamation, il avait littéralement « échoué en son offre de preuve » (ce sont les propres mots du tribunal) mais il avait été acquitté au bénéfice de « la bonne foi » ; en conséquence, il m’arrive de l’appeler « Robert Badinter, mon menteur, mon diffamateur … de bonne foi ».

Des « témoins » avaient été annoncés pour ce 9 mai, des témoins capables, en principe, de prouver mes mensonges, mes falsifications et mes faux.

Deux ténors, en particulier, étaient attendus : d’une part, Serge Klarsfeld et, de l’autre, Claude Lanzmann, l’auteur du film Shoah. Las ! Ils ne se sont pas présentés à la barre ! Nulle explication n’a été fournie de leur absence ! S’est présenté un certain Laurent Joly, un universitaire, qui a reconnu et prouvé de facto qu’il ne connaissait pour ainsi dire rien au sujet ; pour refuser de répondre à des questions qui l’embarrassaient il a, comme certains autres, utilisé un subterfuge consistant à prendre une posture de vertueuse indignation devant mon questionnement et à refuser de m’adresser la parole.

Valérie Igounet s’est dite « intimement persuadée » de telle triste « vérité » sur mon compte mais a pris soin d’ajouter : « Je ne suis pas psychologue » ; elle n’a produit aucune preuve de mes turpitudes et s’est vite éclipsée. L’historienne Annette Wievorka n’a pas mieux fait mais elle a tout de même accepté une forme de dialogue.

Au centre du procès : Ariane Chemin, une journaliste « people » à l’ignorance crasse ! Au cœur du problème historique soulevé : un prestigieux historien juif, Raul Hilberg, un savant ! A eux seuls, ces deux destins croisés nous donnent une idée de la manière dont un énorme mythe des temps modernes prend naissance, puis se développe pour finalement s’effondrer sur le plan strictement historique et scientifique tandis que sa survie médiatique n’est plus qu’une illusion.

  1. Chemin a reconnu qu’elle s’était aventurée sur un terrain dont elle ne connaissait rien. Si elle a pleuré à l’audience, c’est peut-être en songeant aux trop réelles épreuves subies par les victimes de la déportation mais c’est peut-être aussi, et surtout, en constatant une fois de plus que, sur le plan historique et scientifique, ses amis étaient bien incapables de répondre à l’argumentation révisionniste. Au début de sa mésaventure elle avait, les yeux fermés, accordé confiance à la rumeur selon laquelle les « négationnistes » n’étaient que des menteurs faciles à confondre et voilà qu’il lui fallait se rendre à l’évidence : ces « négationnistes », ces « pervers », ne cessaient d’accumuler victoires sur victoires sur le plan de l’histoire et de la science (voy. La totale victoire des révisionnistes sur le plan historique et scientifique, 31 décembre 2015).

La recevant à mon domicile en août 2012, j’avais, devant elle, prononcé le nom de Raul Hilberg, le plus grand historien de « la destruction des juifs d’Europe ». « Qui c’est ça ? » m’avait-elle naïvement lancé. Je m’étais alors fait un devoir de lui montrer qu’au cours du temps, cet universitaire américain avait pris conscience de ce qu’il n’existait décidément aucune preuve d’une prétendue politique d’extermination des juifs d’Europe pendant la guerre. Faute de preuve, R. Hilberg en avait été réduit à une « explication » totalement fumeuse : pour lui, les bureaucrates nazis s’étaient secrètement entendus pour abandonner l’écrit au profit de l’oral (sic) et, pour perpétrer leur immense crime, ils avaient opéré par « transmission de pensée consensuelle » (sic). Oui, textuellement, selon R. Hilberg, pendant la guerre il avait fonctionné « une vaste bureaucratie [nazie] pratiquant une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle » (an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy) ! A la trop crédule journaliste, j’avais montré et lu quelques brefs passages de la traduction en français du gros ouvrage de R. Hilberg (La Destruction des juifs d’Europe, Fayard, 1988, 1101 pages ; p. 51-54 et p. 60). Pour R. Hilberg, il n’avait, en fait, pas existé « un plan préétabli » pour un massacre organisé des juifs (p. 51) ! Tout à coup, à l’en croire, « la décision fut prise d’anéantir tous les juifs d’Europe » (ibid.) mais le grand historien ne nous dit pas un seul instant quand, par qui ou sous quelle forme cette extraordinaire décision a été prise ; idem pour l’ordre prétendument donné à des « groupes mobiles de tueurs » en Russie. Il écrit que « Ressentant le besoin d’agir sans contrainte, [ces bureaucrates] créèrent un climat [sic] propice qui leur permit d’écarter progressivement le modus operandi du formalisme écrit » pour « des opérations secrètes » (p. 52). A la seule page 53, R. Hilberg s’autorise toutes les affirmations suivantes, dont je reproduis certains mots en italique : il y eut 1) des « directives écrites non publiées », 2) de « larges délégations de pouvoir aux subordonnés, non publiées », 3) « des accords implicites et généralisés entre fonctionnaires, aboutissant à des décisions prises sans ordre précis ni explications », 4) « En dernière analyse, la destruction des juifs ne fut pas tant accomplie par l’exécution de lois et d’ordres que par suite d’un état d’esprit, d’une compréhension tacite, d’une consonance et d’une synchronisation », 5) « L’opération  ne fut pas confiée à une agence unique », 6) « il n’y eut jamais d’organisme central chargé de diriger et coordonner à lui seul l’ensemble du processus », 7) « L’appareil de destruction s’étendait de tous côtés ; il était diversifié et, avant tout, décentralisé ». A la page 60, toujours en observant le même flou artistique, il conclut que cette prodigieuse et monstrueuse entreprise criminelle a été l’œuvre « d’une très vaste machine administrative » sans « organisme spécial », sans « budget particulier » (un comble, surtout en temps de guerre où rien ne peut se faire sans une dotation sévèrement délimitée, précise et contrôlée). Chacune des branches administratives [ministérielle, des forces armées, de l’économie, du parti] devait jouer dans le processus un rôle spécifique, et chacune trouver en elle-même les moyens d’y accomplir sa tâche ». Autant dire que nous nous situons là dans Les Nuées d’Aristophane. Il va sans dire que, dans la suite de son gros ouvrage, l’auteur ne fournit pas plus d’explication à tant de mystères et d’abstractions quintessenciées, dignes d’un sophiste que ses adversaires révisionnistes ont publiquement démasqué en janvier 1985, à Toronto, au premier procès d’Ernst Zündel. Le cas de R. Hilberg a préfiguré celui de tous nos « historiens de l’Holocauste ». Tous ont échoué dans leur entreprise et n’ont laissé derrière eux que de productions livresques et fallacieuses « destiné[e]s aux « poubelles de l’histoire » (formule reprise par un Jean-Claude Pressac revenu de sa collaboration avec S. Klarsfeld ; voy. V. Igounet, Histoire du négationnisme en France, Seuil, 2000, p. 652).

L’avocate de la journaliste A. Chemin, Me Catherine Cohen-Richelet, a parlé pour ne rien dire. Elle n’a pas caché son embarras devant l’arrêt du 26 avril 1983 (première chambre civile, section A), qui avait rendu hommage à la qualité de mes recherches et de mes conclusions sur « le problème des chambres à gaz ». La cour avait, en effet, déclaré qu’on ne trouvait dans mes travaux sur le sujet aucune trace 1) de légèreté, 2) de négligence, 3) d’ignorance délibérée ou 4) de mensonge. En foi de quoi, avaient ajouté les magistrats, « la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur ce sujet] relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public ». Autrement dit, tout Français se voyait reconnaître le droit de reprendre à son propre compte mes propres conclusions sur « le problème des chambres à gaz ».

Le procureur, Mme Gilbert, n’a pas montré plus de compétence et elle allait endormir l’assistance quand, soudain, s’est produit un coup de théâtre. L’avocat des Editions Flammarion, Me Christophe Bigot, s’est levé pour déclarer : « Il faut être pessimiste ! » Il s’en est pris aux prédécesseurs de la présidente qui, à son avis, avaient été les victimes de la « perversité intellectuelle » de Faurisson. Choix de citations de Me Bigot : les juges avaient succombé à la « sidération ». « Ils n’avaient pas été à la hauteur ». Ils avaient eu « des pudeurs de collégiennes ». « On a intoxiqué les juges ». « Vous êtes manipulés par Faurisson ». « C’est tout simple, extrêmement simple : sa perversité arrive toujours à ses fins ». « Il est établi que Robert Faurisson est un falsificateur ». Or, « vous ne dites jamais que c’est établi ». « Je laisse de côté les chambres à gaz ». « Le génocide des juifs est établi ». « C’est un crime établi par Nuremberg, une juridiction internationale ». Voyez « ce qui vous pend au nez ». « Ne vous laissez pas entraîner par les précédentes décisions ». « Vos prédécesseurs n’ont pas eu ce courage ». « Il faut desserrer l’étau ». « Les juges bricolaient ». « On a droit à l’indignation ». Le dossier de ce procès est « un dossier à enjeu ». Bref, pour cet avocat, grâce à la loi Gayssot se prévalant du procès de Nuremberg, tout était clair : « C’est établi, ça a été tranché ». Il ne restait plus qu’à frapper. Le brave homme ignorait-il que, pour ce qui était de frapper Faurisson avec le knout de la loi portant le nom du communiste Jean-Claude Gayssot, on ne s’en était pas privé ? L’ennui est que la loi Gayssot ou « loi Faurisson » réprime la contestation de l’existence de « crimes contre l’humanité » tels que définis et sanctionnés en 1945-1946 par un semblant de tribunal, constitué de vainqueurs jugeant leurs propres vaincus et cela selon leur propre bon vouloir et avec la conviction que ce procès de Nuremberg était « la continuation de l’effort de guerre des nations Alliées » (Procureur Robert Jackson, organisateur en chef du procès, le 26 juillet 1946). L’article 19 du statut de ce « tribunal » prononçait cyniquement : « Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l’administration des preuves … ». L’article 21 ajoutait : « Le Tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique mais les tiendra pour acquis ». Ce « tribunal » considérait comme « preuves authentiques », et donc indiscutables, les documents et rapports officiels des « Nations Unies » (dénomination datant de janvier 1942). Sans vergogne, il décrétait d’avance la culpabilité d’entiers groupes humains. Il excluait toute possibilité d’appel. Sans rien prouver, il accréditait une somme impressionnante de mensonges et de ragots, tels que celui du « savon juif », des gazages homicides de Dachau, des abat-jours de peau humaine, l’attribution aux Allemands du massacre de Katyn sans compter des aveux ou confessions extorqués par la privation de sommeil et autres moyens coercitifs, comme allaient plus tard l’admettre leurs bourreaux (voyez, par exemple, Comment les Britanniques ont obtenu les aveux de Rudolf Höss, commandant d’Auschwitz, 7 mai 1987). A eux seuls, les multiples ouvrages de Carlos Whitlock Porter, tels que War Crimes Trials and Other Essays, ont fait justice de ces ignominies. Invoquer directement ou indirectement l’autorité du prétendu « Tribunal militaire international de Nuremberg », c’est se moquer du monde et se déshonorer soi-même. On ne connaît personne qui admettrait d’être jugé par des magistrats capables d’adopter les principes et le comportement des juges du  TMI. Répétons-le, 1) en ce qui concerne un ordre ou un programme d’extermination des juifs, 2) en matière de chambres à gaz d’exécution, 3) sur le chiffre de six millions de juifs exterminés, le TMI n’a apporté aucune preuve. Il a osé dire qu’Adolf Eichmann en personne avait indiqué ce chiffre de six millions alors qu’en réalité c’est Wilhelm Höttl qui avait déclaré dans une déposition écrite sous serment (affidavit) qu’Eichmann lui avait fait cette confidence. Pour plus de détails sur ce scandaleux mensonge de W. Höttl et du TMI, voyez Les Victoires du révisionnisme (suite), 11 septembre 2011. Pour ces gigantesques assassinats, le TMI n’a pas même ordonné une seule de ces expertises médico-légales qui, on le sait, sont indispensables dans le cas de l’assassinat ou du suicide d’un seul individu.

Au moins dans ses tirades, Me Bigot a-t-il, par ailleurs, insisté sur le point suivant : jamais Faurisson n’a été, de sa vie, convaincu par un tribunal ou une cour d’avoir été un menteur, un falsificateur, un faussaire en quelque domaine que ce fût. Je n’ai jamais été contredit quand, dans mes conclusions ou dans le prétoire, j’en ai appelé à l’adage bien connu selon lequel « Ce n’est pas devant les tribunaux que l’Histoire peut trouver ses juges ». Les magistrats ne peuvent s’instituer « juges de l’Histoire ». Parfois ce principe a été répété par les magistrats eux-mêmes des tribunaux et des cours devant lesquels j’ai eu à comparaître. Quant au « génocide des juifs », jamais le Tribunal militaire international ni aucun autre tribunal n’en a produit la preuve ! Rappelons qu’en 1951, l’historien Léon Poliakov, qui avait été attaché à la délégation française de Nuremberg, avait conclu que, pour tous les chapitres de l’histoire du Reich nous disposions d’une surabondance de documents à l’exception d’un seul chapitre, celui de « la campagne d’extermination des juifs ». On ne connaissait, disait-il, aucun document sur ce point (Bréviaire de la haine / Le IIIe Reich et les Juifs, Calmann-Lévy, 1974 [1951], p. 171). Par la suite, « malgré les recherches les plus érudites » (François Furet), on n’a rien trouvé de plus de 1946 à nos jours. En revanche, les révisionnistes ont produit des milliers de faits, de documents et d’arguments matériels ou physico-chimiques prouvant que le Troisième Reich n’a pu commettre contre les juifs le crime positivement atroce du « Génocide », de « l’Holocauste » ou de « la Shoah ».

On aura compris que j’attends avec curiosité le jugement que Mme F. Siredey-Garnier rendra dans cette affaire le mardi 6 juin 2017, à 13h30, à la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris.

FIN

NB: Le lendemain, mercredi 7, aura lieu, en appel, à la salle Jules Grévy, le procès qui m’est fait pour avoir participé, le 11 décembre 2006, à la conférence de Téhéran sur « l’Holocauste » ; à cette conférence avaient été invités aussi bien des tenants de la thèse officielle de « l’Holocauste » que des révisionnistes. Jacques Chirac avait immédiatement demandé à son ministre de la Justice l’ouverture d’une enquête sur mon compte.

La vidéo sur le procès contre Ariane Chemin a été réalisée par Vincent Lapierre : cette mise en ligne, qui date du 23 mai, vers minuit, est particulièrement intéressante. A ne pas manquer : la lecture des commentaires.

Sur « L’affaire Faurisson », un rappel : L’Incroyable Affaire Faurisson (présentation du 5 juillet 2014).

Sur le procès de Nuremberg : Le procès de Nuremberg (1945-1946) est le crime des crimes, 22 novembre 2010.

 

A la page suivante, un dessin de Karlo : rarement un dessin a-t-il aussi bien résumé une audience.

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HORST MAHLER (81 ANS) EN PRISON DANS DES CONDITIONS DÉPLORABLES

Communiqués de BOCAGE :

NDLR (Gayssoteries) : Que la loi d’un pays ne tolère pas les révisionnistes est une chose. Que des hommes de 81ans soient emprisonnés dans des conditions déplorables lorsqu’ils sont incarcérés en est une autre (la france n’est pas en reste en matière de misère dans ses prisons). Si ce n’est pas une condamnation à mort, ça en a toutes les apparences.

Nous avons pour notre part écrit au premier Ministre afin de lui demander de considérer la situation dramatique de Monsieur Horst Mahler et l’injustice de ce qu’il endure au regard de ce dont il s’est rendu coupable. Si la prison n’est pas en mesure de maintenir cet homme en vie dans des conditions décentes mais aussi de lui apporter les soins nécessaires, c’est une condamnation à mort assurée.

Horst Mahler arrêté

Ce lundi même, à 13h 45, Horst Mahler, 81 ans, a été arrêté par la police de Sopron (Hongrie) sur la base d’un mandat d’arrêt émis par la justice allemande. Ken Heidenreich, porte-parole du procureur de Munich qui avait émis le mandat d’arrêt européen, a confirmé qu’ils avaient été informés par téléphone par la police hongroise que Mahler avait été placé en garde à vue. D’après ce porte-parole, la décision de renvoyer Mahler en Allemagne pour qu’il complète sa peine n’a pas encore été prise et le Tribunal régional de Budapest devrait fixer une date d’audience demain mardi. Sur Facebook, l’ambassade de Hongrie à Berlin aurait dit : « La Hongrie est un Etat de droit et membre de l’Union européenne. L’Allemagne est également un Etat de droit et membre de l’Union européenne ». Cette demande d’asile, « en conséquence, n’a aucun fondement ». http://www.dw.com/en/report-german-neo-nazi-horst-mahler-arrested-after-seek ing-asylum-in-hungary/a-38843986

Des conditions d’incarcération déplorables

Le 19 mai, à 14h 12, Elzbieta Mahler, femme de Horst Mahler, a pu s’entretenir par téléphone avec son mari emprisonné, comme on le sait, en Hongrie. A la suite de cet entretien, Mme Mahler a adressé dès le lendemain une demande d’assistance urgente à l’ambassadeur d’Allemagne en Hongrie, M. Heinz-Peter Behr, dans laquelle elle dépeint la situation dramatique où se trouve son mari : dans sa cellule il ne dispose ni de savon, ni de serviette de toilette, ni de papier hygiénique, ni de chaussettes et l’hygiène y est catastrophique. Elle explique que Horst s’est blessé dans les toilettes car la cuvette était cassée, qu’il s’est mis à saigner abondamment et qu’on ne le soigne pas. Mme Mahler rappelle que son mari est diabétique, qu’il a fait un infarctus, qu’il a une insuffisance rénale et que, bien sûr, il a été amputé. « J’espère que vous ne vous contenterez pas de suivre l’obligation qui est la vôtre envers les citoyens allemands en détresse, mais que vous ferez preuve d’humanité à l’égard de mon mari pour préserver sa santé et sa vie », écrit Mme Mahler. Nous ne saurions trop recommander à nos correspondants d’écrire à l’ambassade d’Allemagne en Hongrie dont l’adresse nous a été communiquée par « Didi » : infober@mfa.gov.hu A vos claviers ! On ne peut pas se contenter de lire ce message et ne pas réagir : une très courte lettre correcte en français, en anglais ou en allemand suffira. Imaginez l’impact de tous vos courriers !

Est-ce à « Didi » (du site Graindesable) ou à Monika Schäfer (la violoniste canadienne aux petites nattes) que nous la devons, en tout cas voici l’adresse électronique du premier ministre hongrois auquel nous encourageons vivement, très vivement même, nos correspondants à adresser un courrier pour demander la libération de Horst Mahler: « miniszterelnok@me.gov.hu » <miniszterelnok@me.gov.hu> .Nous avons été agréablement surpris du nombre de courriers que vous aviez adressés à l’ambassadeur d’Allemagne auprès de ce pays et par la qualité de ces courriers. Merci à ceux qui nous ont envoyé copie.     Nous demandons cette fois instamment à chacun de vous tous de faire un nouveau courrier, SI COURT SOIT-IL, en français, en anglais ou en allemand (le site de « Didi » préconise « uniquement » l’anglais ou l’allemand mais Bocage n’est, pour une fois, pas d’accord : les services de Viktor Orban ne manquent sûrement pas de personnel sachant lire le français et il n’est pas mauvais que ces services constatent l’abondance de courriers en provenance de Français…).

N’oublions pas que le sort de Horst Mahler sera décidé au plus tard le 26 juin et qu’il est de notre devoir, nous semble-t-il, à chacun d’entre nous, de tenter d’arracher au plus vite Horst Mahler, un être d’exception, aux conditions dramatiques dans lesquelles il se trouve actuellement et de prier V. Orban de tenir les engagements qu’il avait pris d’accueillir dans son pays tous les Européens persécutés :     « Nous accueillerons évidemment les véritables réfugiés », a déclaré Viktor Orban le vendredi 10 février 2017 à Budapest dans son discours annuel à la nation. Précisant : « Ces hommes politiques et ces journalistes allemands, hollandais, français, italiens qui vivent la peur au ventre, ces chrétiens obligés de quitter leur patrie, tous ces gens qui ont perdu leur Europe dans leur propre patrie la retrouveront chez nous » (traduction Fdesouche).

Allez, chers correspondants, un bon mouvement ! C’est si facile, et « ça rapporte gros » !

LES ABUS DE LA MÉMOIRE (LIVRE)

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Les abus de la mémoire, de Tzvetan Todorov, Arléa, 2015.

Extrait (p.50-57) :

LE CULTE DE LA MÉMOIRE

«    En cette fin de millénaire, les Européens, et tout particulièrement les Français, sont obsédés par un nouveau culte, celui de la mémoire. Comme s’ils étaient saisis de nostalgie pour un passé qui s’éloigne irrévocablement, ils s’adonnent avec ferveur à des rites conjuratoires, censés le maintenir vivant. On inaugure, paraît-il, un musée par jour en Europe, et des activités naguère utilitaires deviennent maintenant objet de contemplation : on parle d’un musée de l’Or en Berry… Il ne se passe pas de mois sans que l’on commémore quelque événement remarquable, au point qu’on se demande s’il reste suffisamment de journées disponibles pour que s’y produisent de nouveaux événements… à commémorer au XXIème siècle. Parmi ses voisins mêmes, la France se distingue par sa « maniaquerie commémorative », sa « frénésie de liturgies historiques (1) ». Les récents procès pour crimes contre l’humanité, comme les révélations sur le passé de certains hommes d’Etat incitent à proférer de plus en plus souvent des appels à la « vigilance » et au « devoir de mémoire » : on nous dit que celle-ci « a des droits imprescriptibles » et qu’on doit se constituer en « militants de la mémoire ».

   […]

Une dernière raison au nouveau culte de la mémoire serait que ses praticiens s’assurent ainsi certains privilèges au sein de la société. Un ancien combattant, un ancien résistant, un ancien héros n’a pas envie qu’on ignore son héroïsme passé, cela est après tout bien normal. Ce qui est, au moins à première vue, plus surprenant, c’est le besoin éprouvé par d’autres individus ou groupes de se reconnaître dans le rôle des victimes passées, et de vouloir  l’assumer dans le présent. Qu’y aurait-il d’agréable dans le fait d’être victime ? Rien, assurément. Mais si personne ne veut être une victime, tous, en revanche, veulent avoir été, sans plus l’être : ils aspirent au statut de victime. La vie privée connaît bien ce scénario : un membre de la famille s’empare du rôle de victime, car, partant, il peut attribuer à ceux qui l’entourent le rôle beaucoup moins enviable de coupable. Avoir été victime vous donne le droit de vous plaindre, de protester et de réclamer : sauf à rompre tout lien avec vous, les autres sont bien obligés de répondre à vos demandez. Il est plus avantageux de rester dans le rôle de victime que de recevoir une réparation pour l’offense subie (à supposer que cette offense soit réelle) : au lieu d’une satisfaction ponctuelle, on garde un privilège permanent, l’attention, et donc la reconnaissance des autres, vous est assurée.

   Ce qui est vrai des individus l’est encore plus des groupes. Si l’on parvient à établir de façon convaincante que tel groupe a été victime d’injustice dans le passé, cela ouvre dans le présent une ligne de crédit inépuisable. Puisque la société reconnaît que les groupes, et non seulement les individus, ont des droits, autant en profiter ; or plus grande a été l’offense dans le passé, plus grands seront les droits dans le présent. Au lieu d’avoir à lutter pour obtenir un privilège, on le reçoit d’office par sa seule appartenance au groupe jadis défavorisé. D’où la compétition effrénée pour obtenir, non, comme entre pays, la clause de la nation la plus favorisée, mais celle du groupe le plus défavorisé.

[…]

   Le culte de la mémoire ne sert pas toujours la justice : il n’est pas non plus forcément favorable à la mémoire elle-même. »

(1) Jean-Claude Guillebaud, La Trahison des lumières, Seuil, 1995

COMPTE-RENDU D’AUDIENCE DU 9 MAI 2017 PAR VALENTIN DUMAS

À propos de l’audience Faurisson du 9 mai 2017

par Valentin DUMAS

NDLR (Gayssoteries) : Veuillez trouver ici l’opinion de Monsieur Valentin DUMAS et son analyse de la situation quant à ce qui oppose(rait) Monsieur Faurisson et ses détracteurs.

En voici une version en PDF (en téléchargement et diffusion libre) : audience Faurisson du 9 mai 2017

Le 20 août 2012, le quotidien Le Monde publiait un article d’Ariane Chemin intitulé 29 décembre 1978 / Le jour où Le Monde a publié la tribune de Faurisson. Ce dernier y était qualifié de « graphomane », de « mégalomane », de « bouffon », de « nostalgique de Pétain », de « provocateur né », qui « adore se victimiser », et ses thèses enfin qualifiées de « délirantes » n’étaient que des « fantasmagories ». En outre, on le traitait de « menteur professionnel », de « falsificateur » et de « faussaire de l’histoire ».

Sur ces trois dernières qualifications le Professeur poursuivait par citation directe Ariane Chemin et Le Monde pour injure publique. Le tribunal de grande instance de Paris, le 16 janvier 2014, estimait que l’injure était exclue, les termes employés par le journal renvoyant à des faits précis. Il aurait fallu poursuivre du chef de diffamation. Décision confirmée en appel le 18 décembre 2014.

Comme l’article incriminé était reproduit dans un ouvrage, Le Monde / 70 ans d’histoire, paru aux éditions Flammarion le 24 septembre 2014, Robert Faurisson décidait de poursuivre à nouveau Ariane Chemin et le journal, mais, cette fois-ci, pour diffamation.

Le 22 décembre 2014, Monsieur Robert Faurisson a déposé plainte avec constitution de partie civile contre Madame Ariane Chemin, Madame Teresa Cremisi et la Société Flammarion, pour des faits de diffamation.

L’audience du 9 mai qui s’est prolongée de 13h30 à 21h30 à la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris fut une « leçon d’histoire », c’est ce qu’Ariane Chemin déclara à la barre sans en être sollicitée en fin d’audience, alors que la Présidente du Tribunal lui demandait si elle souhaitait prendre la parole au titre du droit au dernier mot.

Voulant prouver la véracité de ses écrits, Ariane Chemin avait sollicité cinq témoins : Valérie Igounet, journaliste, Annette Wieviorka, historienne, Laurent Joly, historien, Serge Klarsfeld, avocat et historien, Claude Lanzmann, écrivain et cinéaste.

Sur ces cinq témoins, seuls les trois premiers se sont présentés à l’audience : Annette Wievorka, directrice de recherche émérite au CNRS et Valérie Igounet, auteure d’un ouvrage sur le révisionnisme historique. Laurent Joly, historien du CNRS ne m’était pas connu et son élocution trop rapide ne m’a pas permis de saisir la teneur de ses propos.

Je connaissais les deux premiers sans les avoir lus ni rencontrés, par leur renommée et ne pouvait m’empêcher d’éprouver un certain respect pour l’aura médiatique et universitaire de Madame Wievorka.

La mauvaise foi et la faiblesse des arguments avancés par ces personnes et notamment par Annette Wievorka m’a sidéré. Ainsi, à propos des analyses physico-chimiques des parois des chambres à gaz en vue d’y détecter des restes de Zyclon B qui se dégrade en un composé coloré très stable au cours du temps, le ferricyanure de potassium, elle déclara quelle n’était pas chimiste et que ça ne l’intéressait pas qu’un pseudo-expert grattouille des murs !

L’idée que les chambres à gaz sont un mensonge de guerre qui se prolonge jusqu’à présent fait son chemin face au barrage médiatique des sionistes. En fouillant un peu, les informations sont disponibles sur le net pour ceux qui souhaitent s’informer. Mais pour élargir le débat, il m’apparaît intéressant de le resituer dans une perspective historique de longue durée.

Ainsi, pendant deux millénaires dans le monde chrétien, les Juifs ont porté la culpabilité d’être pour l’éternité les meurtriers de Jésus, c’est-à-dire déicides. Au XIIe siècle, lors de l’institutionnalisation de l’Église, quelques clercs de l’Église argumentèrent en avançant que si la génération de Jésus était coupable de déicide, mille ans plus tard, est-ce que les Juifs l’étaient encore ?

Mais l’Église avait besoin de cette culpabilité éternelle pour imposer son statut de véritable Israël (Verus Israël) à la place d’Israël, héritière et dépositaire de la descendance historique du roi David. Dans ce dispositif idéologique, c’est la culpabilité juive qui constituait le socle de la légitimité et de l’impeccabilité (= sans péché) du pouvoir de l’Église.

Les États-nation modernes sont des Églises nationalisées et laïcisées dont le droit administratif hérite en droite ligne du droit canonique (= le droit de l’Église), ainsi que les historiens du droit Gabriel Lebras et Pierre Legendre l’ont montré.

Vienne cette culpabilité bimillénaire à s’effacer, c’est tout l’édifice idéologique de l’Occident qui s’effondre, ce à quoi nous assistons depuis 1945.

Si les Juifs furent réputés déicides pendant deux mille ans, depuis 1945, qui fut en fait une victoire historique des sionistes à Nuremberg, la doctrine dominante impose l’idée que les États-nation d’Europe occidentale sont éternellement coupables de judéocide. C’est la réponse du berger à la bergère et lors de la pause, j’ai eu l’occasion de questionner le professeur Faurisson à ce sujet. Il a été d’accord pour penser avec moi que cette thèse lui paraissait très vraisemblable.

Au-delà de l’altercation bimillénaire entre Juifs et chrétiens (la formule est de Pierre Legendre), il faut retenir que celui qui maîtrise la gestion de la culpabilité collective détient le pouvoir. Pendant les siècles théologiens, l’Église, avec le droit de la pénitence imposait ses vues à ses ouailles au nom de l’éternelle culpabilité des Juifs qui légitimait son pouvoir.

Désormais, le pouvoir sioniste international organisé par le Congrès juif mondial

            http://www.worldjewishcongress.org/fr/about

relayé en Europe par le Parlement juif européen

            http://ejp.eu/

            http://www.cclj.be/actu/politique-societe/parlement-juif-europeen

            https://www.youtube.com/watch?v=mGY-H4c6XFA

qui comporte 120 membres issus d’une quarantaine de nations jusqu’en Asie centrale et qui siège à l’intérieur du bâtiment du Parlement européen dans une salle qui lui est dédiée, relayé en France par le CRIF, la LICRA et la LDH

            http://www.crif.org/

            http://www.licra.org/

            http://www.ldh-france.org/

aux États-Unis par l’AIPAC et l’ADL

            http://www.aipac.org/

            https://www.adl.org/

et localement dans la plupart des États-nation, impose ses vues historiques pour affermir une gouvernance mondialisée dont la gestation est déjà bien avancée. Comme on peut l’entendre sur youtube, pour Jacques Attali, Jérusalem serait un endroit idéal pour y établir la capitale d’un gouvernement mondial.

            https://www.youtube.com/watch?v=wr_yHoUTMEo

Pour établir cette gouvernance mondiale, un bras de levier est nécessaire pour affaiblir et finalement détruire les États-nation. C’est le rôle de l’éternelle culpabilité consécutive à l’accusation de judéocide. Dans ce contexte la revendication d’un statut exceptionnel de la Shoah qui serait Le Crime dont l’Unicité rayonnerait pour les siècles des siècles, aussi unique que le meurtre de Jésus qu’il viendrait oblitérer, en est le corollaire indispensable.

Ainsi, en plus de la gestion de la culpabilité qui relève du droit, le pouvoir s’exerce au nom des ancêtres et des martyrs qui relèvent de la théologie. L’idéologie démocratique scientiste dominante diffuse l’idée selon laquelle nous serions les descendants du bon sauvage de Rousseau à l’origine du contrat social démocratique et de l’observateur objectif de Laplace situé en dehors de l’espace et du temps, tous deux situés en dehors de toute filiation, sans ancestralité ni descendance.

Cette idéologie diffuse aussi la promesse d’un avenir robotisé transhumaniste tandis que la théorie du genre qui en est le corollaire vante l’intersexualité, l’anomie sexuelle. Cette idéologie démocratique et scientiste abolit l’idée et la légitimité de toute ancestralité, dévalorise la vieillesse et la mort et valorise l’enfant-roi, à tel point qu’on a pu planifier des villes nouvelles en oubliant de prévoir un espace pour les cimetières !

Toutefois, il semblerait qu’à l’instar des sociétés traditionnelles qui pratiquent le culte des ancêtres ou le culte des martyrs, la réalité ultime du pouvoir, au-delà des faux-semblants d’une classe politique qui parade pour la galerie, chez nous comme ailleurs, se formule en terme d’ancestralité dominante.

En effet, afin d’assurer la pérennité de son projet, cette gouvernance mondiale qui travaille à l’éradication des États-nation en les décapitant de leur ancestralité, a également prévu l’instauration d’une ancestralité inédite, synthèse de toutes les traditions du monde. L’élaboration de cette nouvelle religion se poursuit activement à l’occasion de rassemblements internationaux et interconfessionnels, notamment à Astana, nouvelle capitale du Kazakhstan dont la monumentalité ahurissante théâtralise les symboles franc-maçons et illuminati.

            http://www.religions-congress.org/index.php?lang=english

Quand on pense à ces enjeux titanesques de pouvoir, le combat héroïque et solitaire du professeur Faurisson pour faire prévaloir la vérité historique sur la manipulation des mythes idéologiques apparaît formidable, du latin formidabilis : redoutable, terrible, qui inspire la peur.

LETTRE OUVERTE AUX DÉFENSEURS DE LA LOI GAYSSOT

LETTRE OUVERTE AUX DÉFENSEURS DE LA LOI GAYSSOT

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Mesdames, Messieurs les défenseurs de la loi Gayssot,

Vous nous exhortez souvent, nous qui réclamons l’abrogation de la loi Gayssot, à nous positionner quant aux thèses révisionnistes.

Premièrement, toutes les réponses à cette question ne sont pas autorisées par la loi si elles sont exprimées publiquement et ce même si elles se contentent de minimiser certains aspects de l’histoire officielle (vous le savez mais vous posez malgré tout la question systématiquement). Ce fait ne semble pas vous poser problème. Pourquoi ? Parce-que vous pensez que les thèses révisionnistes ne sont tissées que de mensonges et que leurs auteurs sont des menteurs et des falsificateurs or s’ils mentent et falsifient, c’est bien qu’ils nourrissent quelques sombres projets et que leur idée de départ est malveillante. En somme, vous soutenez la loi Gayssot sur la forme mais non pas sur le fond qu’elle élude et auquel, pourtant, vous êtes attachés.

Deuxièmement, vous vous élevez contre le mensonge et c’est tout à votre honneur. Nous n’aimons pas non plus le mensonge. Cependant (faut-il que nous vous l’apprenions ?) : La loi Gayssot que vous défendez ne combat pas le mensonge qu’elle n’examine pas mais l’incitation à la haine. Elle n’a cure de votre combat pour la vérité historique, tout simplement parce qu’elle n’en a pas les moyens ni les capacités. Pour cette seule raison, elle n’est pas votre alliée de cœur mais votre alliée de fortune.

Aussi, lorsque vous nous exhortez à nous positionner quant aux thèses révisionnistes, vous trahissez la chose suivante  (et hautement critiquable) : de l’opinion des individus qui combattent la loi Gayssot dépend la recevabilité de leurs arguments et la respectabilité de leur sensibilité éthique et morale. C’est là une chose tout à fait absurde ! C’est là un véritable tribunal de la suspicion qui, loin de se borner à statuer sur la recevabilité d’une opinion en plus de se montrer tout-à-fait partisan, déplace le débat sur des opinions personnelles qui n’entrent pas en ligne de compte. Pourquoi, alors, cette manie chez vous de vouloir que nous disions si nous « croyons » ou non aux chambres à gaz (alors même que, sans trancher définitivement, la simple expression d’un doute à ce sujet est condamnable par la loi) ?  Pour déterminer la case dans laquelle vous nous rangerez et la façon que vous aurez de nous parler les prochaines fois? Pour déterminer notre niveau de nuisance ? La loi Gayssot que vous défendez ne fait pas de l’histoire,  pourquoi en ferions-nous? C’est la raison pour laquelle nous désobéissons en exposant les travaux révisionnistes tandis que les étales des librairies s’y refusent. Nous colmatons une brèche que nous pensons délétère. Qu’importe que les révisionnistes aient raison ou non. L’abrogation de la loi Gayssot n’en perd pas son sens le moins du monde tant qu’elle demeure sous sa forme actuelle et refusede démêler le vrai du faux. Et si elle n’en est pas capable, qu’elle laisse l’histoire aux historiens une bonne fois pour toutes.

Chers défenseurs de la loi Gayssot, vous vous révoltez contre le mensonge tandis que la loi que vous défendez ne se soucie absolument pas de la vérité que pourrait contenir les thèses des citoyens qu’elle condamne. Ce que vous défendez, c’est une loi qui sanctionne les citoyens en lesquels vous voyez des menteurs. La loi Gayssot, de son côté, sanctionne sans aucune considération pour la vérité ou le mensonge car elle les méprise tous deux. Elle sanctionne une opinion qu’elle a ligotée par des moyens détournés à la notion très élastique « d’incitation à la haine » (la haine des uns mais pas la haine des autres selon que la haine des uns est moins souhaitable que celle des autres et, bien sûr, selon que les uns se laissent haïr tandis que les autres s’y refusent). Vous pensez « vérité historique », elle répond « quelle importance ? ». Ceci pourrait faire votre affaire (et c’est le cas aujourd’hui pour certains d’entre vous) mais, dans cette histoire, votre vérité historique n’est pas davantage reconnue que celle des révisionnistes. La loi Gayssot dans sa forme actuelle ne reconnaît pas votre vérité ni même celle des révisionnistes (officiellemtn du moins car elle le fait en filigranes) ! Elle est un outil d’une politique qui ne s’occupe que de l’ordre social : celui qu’elle a choisi à un instant « T » de l’histoire politique de son pays, celui qui s’avère le plus bénéfique au regard des enjeux intérieurs et extérieurs à ses frontières, au regard du poids des doléances des uns et  des autres, au regard des pressions et de ses intérêts propres.

Dans d’autres circonstances, la loi Gayssot,  aurait très bien pu rattacher l’affirmation de l’extermination planifiée de millions de juifs par les allemands à la notion d’incitation à la haine. Cette loi est un véritable élastique, une disposition de circonstance prise dans l’urgence par un tour de passe-passe qui lui a permis de sanctionner les opinions historiques qui faisaient désordre selon que certains mécontents se sont trouvés plus persuasifs que les autres. Vous la preniez peut-être pour une loi morale ? Une loi emprunte d’une certaine philosophie désintéressée et philanthrope ? Que nenni ! Elle vous envoie votre goût pour la vérité au visage comme elle balaye les vérités des révisionnistes d’un revers de manche. Elle vous demande de filer droit, tous autant que vous êtes ! Vous en êtes ses esclaves, peu importe le côté de la barrière qui est le vôtre. Peu importe le confort que vous y trouvez, elle est votre geôle comme elle est celle des révisionnistes.

N’est pas nécessairement moins esclave celui qu’on engraisse et qu’on soigne bien que celui qu’on affame et qu’on maltraite.

Pour ces raisons, nous ne comprenons pas pourquoi vous, à la fois anti révisionnistes et défenseurs de la loi Gayssot, vous ne participez pas à notre lutte pour récupérer ce qui nous est volé. Nous ne comprenons pas pourquoi vous ne voyez pas l’immense malentendu qui existe entre votre conviction de défendre la vérité historique et le total mépris de la loi pour votre si précieux combat.

Ce que nous tirons comme conclusions de cet aveuglement ? Vous n’avez pas examiné suffisamment votre condition et n’avez pas compris que vous étiez entravés. Ce faisant, vous ne vous battez pas pour la liberté de choisir votre camp librement mais acceptez qu’on vous oblige à rester dans celui qui est le vôtre aujourd’hui. Dans le cas contraire, peut-être n’avez-vous seulement pas la force ni l’endurance nécessaire pour combattre seuls les opinions contraires. Peut-être avez-vous besoin de savoir qu’une épée de Damocles se balance au-dessus de la tête de votre ennemi tandis que vous le combattez. De cette façon, et lorsque la lassitude vous gagne, vous pouvez toujours le piéger, le dénoncer, lui faire payer la note sans avoir les mains sales en  collaborant. C’est inéquitable mais qu’importe ! Finalement vous êtes satisfaits d’une loi qui abîme vos ennemis professionnellement, socialement et personnellement parce-que la haine que vous éprouvez pour ce camp adverse trouve dans les sanctions de la loi Gayssot une forme de jouissance et d’apaisement que vous ne savez pas gagner par vos propres moyens. Parce que la jouissance du duel intellectuel équitable ne vous émerveille pas. Vous n’en connaissez ni la saveur ni la noblesse.

La loi Gayssot que vous défendez est bien loin de l’amour de la vérité historique dont vous vous réclamez. La vérité n’a aucune espèce d’importance pour les législateurs qui ont mis en place cette « guillotine démocratique ». Seul compte l’ordre social, lequel dépend des circonstances, de l’époque et des enjeux d’ordre divers mais aussi des amis et des ennemis du moment. Chaque citoyen français doit se soumettre, vous y compris ! Et si vous vous complaisez dans cette situation absurde et inique c’est que la loi simule bien. C’est qu’elle semble vous donner raison et vous accompagner dans le combat qui est le vôtre alors même qu’elle vous méprise considérablement puisqu’elle vous refuse le droit de changer de conviction. En acceptant la loi Gayssot, vous acceptez ne ne jamais changer de conviction et de ne jamais céder à l’envie de l’exprimer publiquement. Ceci vous sied-il?

Vous n’êtes (malheureusement) rien d’autre que le citoyen auquel on impose de manger de la confiture tous les matins, qui exprime un rejet spontané sur l’instant mais qui, très vite et mollement, se plie à la directive en se disant « après tout, j’adore la confiture! »

Vous êtes cette sorte de citoyen qui, demain,  acceptera d’être filmé dans son intimité sous prétexte qu’il ne fait rien de répréhensible.

Vous êtes ce citoyen mou que le bâton rassure et qui se laissera conduire n’importe où pourvu qu’on ne lui impose que ce qui va dans le sens qu’il a choisi au moment de l’invective.

Enfin, si vous combattez le mensonge, combattez-le de tous côtés ! Nous avons dénoncé quelques uns de ces mensonges et de ces falsifications  sur notre page sans que jamais nous en trouvions mention chez les anti révisionnistes. Nous avons vérifié certains arguments de révisionnistes pour lesquels ils s’étaient vus traiter d’affabulateurs et qui nous ont pourtant semblé fort brillants et plein de bon sens sans qu’il soit nécessaire d’avoir fait de hautes études. Nous n’avons pas trouvé tout ce qui avait été dénoncé chez eux mais avons néanmoins relevé quelques mensonges, des déformation, des falsifications mais aussi des renoncements du côté de la doxa donneuse de leçons qui profite d’une tribune confortable en laquelle le public met par tradition toute sa confiance.

Serions-nous coupables de curiosité mal placée ? Qui n’est pas intrigué par celui qui affirme que la terre n’est pas ronde mais plate en plein XXIème siècle ? Qui n’est pas titillé par la nouveauté de la théorie des cordes ? Qui n’est pas attiré par l’exotisme des travaux de physiciens qui nous suggèrent qu’il pourrait exister des mondes parallèles ? Qui n’est pas intrigué par les travaux de personnages que les médias dépeignent comme des monstres et ne cède pas à l’envie d’aller y voir pour se faire sa propre idée? Les thèses révisionnistes sont originales et contiennent des trésors de lucidité. Bien malhonnête serait celui qui le nierait. Bien malhonnête serait celui qui nierait que les anti révisionnistes de tous poils mais aussi les historiens sont toujours honnêtes lorsqu’ils brandissent leurs preuves de la haine dont seraient façonnés certains révisionnistes, lorsqu’ils les citent et lorsqu’ils avancent les preuves de leurs opinions historiques en trouvant fantasmagorique qu’ils puissent trouver qu’elles sont insuffisantes ou en s’étranglant lorsqu’ils « ergotent » sur un détail, un contexte, un mot, une phrase, un numéro de tatouage….

Ultime argument des anti révisionnistes défenseurs de la loi Gayssot : « aucun historien n’est révisionniste ! ». A cela nous répondrons qu’aucun historien n’est OFFICIELLEMENT révisionniste (en France, car il y en a dans d’autres pays). Comment le pourraient-ils puisqu’on les accuserait d’incitation à la haine et que leur existence deviendrait un enfer. Mesdames, Messieurs, en toute confidence :  ce n’est pas à vous que s’adressent les historiens révisionnistes mais à nous. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu’on ne se confie pas à ses geôliers mais plutôt à ses compagnons de cellule, qu’on ne se confie pas aux collaborateurs mais plutôt aux résistants, qu’on ne se confie naturellement pas aux censeurs mais aux libres penseurs.

Si, forts de tout ceci vous continuez à défendre la loi Gayssot, alors  peut-être est-elle  à votre mesure : élastique, sans honneur, méprisable et méprisante. Peut-être que votre véritable combat, pour que vous n’ayiez pas compris qu’il devrait en partie se trouver du côté des révisionnistes, est de nature idéologique et politique et non pas, comme vous le criez à qui veut bien l’entendre, tout dédié à la vérité historique.

La seule différence entre vous et les révisionnistes (puisque vous êtes tous esclaves,) :  les révisionnistes voient dans leurs chaînes des entraves tandis que vous les voyez comme des apparats que vous arborez fièrement.

En toute honnêteté : ne changez pas d’avis ! Leur cellule est bien plus petite que la vôtre.


Illustration : Jacques Arago (1790-1855), Châtiment des esclaves (Brésil), 1817-1818, gravure in J. Arago, 1839, vol. I, face à la page119.
© Bibliothèque nationale de France, Paris.

 

 

MONIKA SCHAEFER ATTAQUÉE PAR LA PRESSE DE JASPER

NDLR (Gayssoteries) : Nous partageons ici une publication de Monika Schaefer que vous pouvez lire dans sa version originale ici (notre traduction étant, comme d’habitude, non exempte d’erreurs et d’approximations – nous nous en excusons) :

https://freespeechmonika.wordpress.com/2017/05/13/local-letters-the-inquisition/

Lettres locales: une inquisition

13 Saturday May 2017

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Merci Deke, pour le contrôle de santé mentale! Jasper a deux journaux. L’hebdomadaire s’appelle Fitzhugh, et les lecteurs réguliers de ce blog savent déjà que le personnel de Fitzhugh m’a été très hostile dans leur couverture relative à la controverse entourant ma vidéo intitulée «Désolé maman, j’ai eu tort sur l’holocauste». L’autre article s’appelle The Jasper Local, et sort deux fois par mois. L’éditeur / rédacteur en chef Bob Covey a été beaucoup plus professionnel et définitivement jamais hostile. Cela ne signifie pas qu’il soit d’accord avec mes conclusions – bien au contraire – mais il n’est pas aveuglément réactionnaire. Dans un éditorial de l’été dernier (lien ici, faites défiler jusqu’au 15 août 2016), il a écrit ceci: De nos jours, il semble que les gens sont très désireux d’être indignés. Il semble qu’il n’en faut pas beaucoup pour que les gens sortent de leurs gonds et prendre les armes. Certes, lorsqu’un membre de la communauté déclare l’Holocauste comme un mensonge, c’est une pilule difficile à avaler, mais encore: faire le saut qui consiste à interroger les histoires dont on nous a dit qu’elles faisaient la promotion des discours de haine est large. Sur la base des preuves disponibles, ce n’est pas une personne que je suis prêt à prendre.

Après avoir fait une présentation au conseil municipal en février sur la non-pertinence des opinions d’une personne en ce qui concerne la question de l’acquisition d’une licence de busking, les hostilités dans la ville ont de nouveau augmenté. Apparemment, ceux qui se sentent menacés par les vérités historiques dont je parle ouvertement ne l’ont pas aimé, et je semblais avoir une avancée. (J’ai écrit à propos de la présentation ici.) Bob Covey a écrit à propos de la réunion dans son journal du 15 février, décrite ci-dessous, l’article intitulé « Council gets an earful on busking». Il a choisi, dans ses archives, une image amicale de moi avec un grand sourire, faisant du hoolahoop autour de mes déchets et affichant un «sauver les arbres» au-dessus de ma tête. Je ne peux pas trouver l’article sur le site ou je le partagerai ici. Il a fait un beau reportage de la réunion.

Les deux éditions suivantes de The Jasper Local portaient des lettres en réaction. Voici quelques extraits de la lettre vénéneuse de Vancouver, Paul Brooke, le 1er mars:

Je suis en train d’écrire en réponse à votre très sympathique éditorial soutenant Monika Schaefer. Je ressens profondément la façon dont vous soutenez le droit de Schaefer d’avoir son opinion.» Il est évident que les deux ne le comprenez pas. […] Des gens comme vous vivent dans une sorte de bulle, en pensant que «la pauvre Monika» devrait avoir le droit de vider ses objections répréhensibles […] Oui, la liberté d’expression fait partie de notre démocratie, mais le discours de haine criminelle n’est pas. Schaefer parle de la «police de la pensée» sur le conseil municipal de Jasper qui la défend. […] Je n’ai pas besoin de ses Faits alternatifs dégoûtants déguisés en éclat pour les masses. Ce ne sont que des ordures détestables.

~ Paul Brooke ~ North Vancouver, B.C.

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L’édition suivante, le 15 mars, a reçu une lettre légèrement plus polie intitulée «Horrors of War» par Harry Home. Je ne peux pas trouver la lettre de Home sur le site Web The Jasper Local, mais un article similaire a été publié dans le Fitzhugh [Lien : http://www.fitzhugh.ca/schaefer-should-apologize/). Contrairement à l’éditeur de Fitzhugh Craig Gilbert, Bob Covey m’a donné le droit de réponse. Ma lettre a été publiée le 1er avril 2017 dans The Jasper Local.

RE: Horrors of War [NDLR : Réponse de Monika Shaefer]

Monsieur le rédacteur, Le débat est interdit dans une société totalitaire. Les preuves ne sont pas pertinentes. Les livres sont brûlés. Je suis d’accord avec les sentiments de Harry Home (The Jasper Local, 15 mars 2017) sur la plupart des gens aimant et pacifiques. Je suis également d’accord pour dire que les guerres sont horribles. C’est pourquoi je m’investis tant sur cette ligne. Un monde de mensonges et de tromperies est un monde de guerre et d’agitation. Je suis motivée par l’amour et je travaille pour la paix. Je ne suis pas d’accord avec l’affirmation de Home selon laquelle « il existe des preuves concrètes du meurtre de millions de Juifs et {sur le fait} que les camps de la mort existent … » Les gens continuent de répéter cette déclaration comme un mantra, mais où est la preuve? Les procès de l’Holocauste de Toronto dans les années 1980 ont montré de nombreuses preuves du contraire, et les procès sur l’holocauste ont été évités depuis. De nombreuses personnes, y compris des juifs, sont mortes dans les camps de travail. La plupart des décès sont survenus à la suite de la famine et de la maladie au cours des derniers mois de la guerre, car les lignes d’approvisionnement ont été réduites en raison des bombardements alliés. Amazon s’est engagé dans un brûlage massif de livres modernes, tandis que des dizaines de titres ont disparu de leur site. Ces livres remettent en question le récit orthodoxe de l’holocauste. Beaucoup de travaux scolaires contenant du matériel de source primaire archivistique ont été jetés dans les poubelles de la mémoire [thrown down the memory hole]. Peut-être pouvons-nous interpréter cela comme un rappel de ces livres. Il est préférable de les réduire en cendres quand on ne peut pas réfuter ce qui est écrit dedans.

Même l’acte d’effacer les livres est lui-même effacé, car les médias traditionnels ne l’ignorent pas, ou prétendent que seulement 3 titres de livres ont été éliminés. Je possède personnellement plus de 3 des livres disparus. Mais encore une fois, les faits ne sont pas pertinents dans le monde de George Orwell. Pourquoi la haine et le mépris sont-ils ceux qui expriment pacifiquement la dissidence? Ceux qui interrogent l’orthodoxie sont criminalisés par des lois sur le «discours haineux». Tout est tourné de façon à criminaliser les révélateurs de la vérité et les appelant les haineux. Cet événement est-il appelé «l’holocauste» vraiment tellement coupé et séché? Certes, cette seule réaction devrait suffire à alerter les individus pensant partout où il pourrait y avoir des défauts dans le récit dominant. Si j’avais je me trompais tant que ça sur mes conclusions quant à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, personne ne se sentirait menacé par ce que je dis. Ils pourraient simplement présenter la preuve. La vérité ne craint pas l’enquête. Monika Schaefer, Jasper

De manière prévisible, la reprise est venue dans la prochaine édition 15 avril:

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Lettre de haine

Il pourrait s’appeler Haine fois 13

J’ai compté le mot «haine» ou «haine» [hatred] treize fois dans cette lettre! Hmmmm … qui déteste qui? J’ai reproduit la lettre ici, intercalée avec mes commentaires.

La haine commence par des mots

Par Jessica Gomes, Jasper

Re: La lettre du 1er avril de Monika Schaefer Monsieur le rédacteur, Le déni de l’Holocauste doit être combattu. Non pas parce qu’il y a une vérité à cacher ou à une conspiration «orthodoxe» secrète, mais parce que la haine commence par des mots. La haine a commencé par des mots avant l’holocauste lorsque des millions de juifs, de roms, de chrétiens, de communistes, d’homosexuels et de personnes handicapées étaient déshumanisées, criminalisées, discriminées et assassinées. Nous voyons cette même haine continuer aujourd’hui avec des mots et des actions de négation de l’holocauste.

[NDLR : Réponse de Monika Shaefer] :

MME. Je suis un peu confus. Donc, le meurtre de toutes ces personnes a eu lieu avant l’holocauste? Bien voyons comment tout cela est expliqué. Beaucoup de «haine» jusqu’à présent … Je me demande si Gomes se rend compte que la Judée a déclaré la guerre contre l’Allemagne en 1933.

Bien que Monika Schaefer et d’autres deniers puissent imiter et miroiter les pratiques des historiens et des savants légitimes, leur «recherche» pantomimée est une farce trompeuse et mal conçue pour propager l’antisémitisme et la haine. Il est vrai que «la vérité ne craint pas l’investigation», et son crédit, L’Holocauste est l’un des événements les mieux documentés et les plus étudiés dans l’histoire de l’humanité. La preuve est irréfutable, indéniable, écrasante, et ce n’est pas un «récit dominant».  C’est ce qui s’est passé.

[NDLR : Réponse de Monika Shaefer] :

MME. Beaucoup d’air chaud ici pour me frotter, mais pas beaucoup de substance jusqu’à présent. À propos de ce même, «… très bien documenté et étudié …». C’est ce qu’ils disent. Mais où est la preuve s’il vous plaît? Ils ne pouvaient pas la montrer en cour! Et où est cette documentation? Dans toutes les tonnes de documents et archives du gouvernement allemand saisis à la fin de la guerre, on n’a jamais trouvé un seul morceau qui disait quelque chose sur un plan ou l’intention de tuer les juifs. Même le principal historien de l’holocauste juif Raul Hilberg a dû concéder lors du grand procès sur l’Holocaust en 1985 qu’il devait y avoir un «incroyable rassemblement d’esprit». Vous pouvez lire à ce sujet ici [NDLR. Lien : http://www.ihr.org/jhr/v08/v08p417_faurisson.html%5D

Le haine commence par des mots. La lettre de Monika Schaefer à l’éditeur est criblée de haine et d’antisémitisme: certains sont évidents, insolents d’instigation avec des mots de code théoriques de complot et de bêtises. Nous avons le devoir de rappeler les paroles de Monika Schaefer pour ce qu’ils sont: la haine se comporte comme des interrogations et un  dissidence innocentes.

[NDLR : Réponse de Monika Shaefer] :

MME. Oh [my]! «Criblée de haine», «insolent», «mots de code du théoricien de la conspiration» (yikes!), «Haine masquée sous des interrogations innocentes …». Une telle discussion intelligente! S’il vous plaît, Jessica, pourriez-vous au moins me donner une substance, peut-être juste une preuve?

Les négateurs de l’Holocauste ont soif d’attention, et toute recherche Google rapide donne une pléthore de résultats pour le déni de l’holocauste dans les coins noirs d’Internet. Nous ne pouvons pas, en toute conscience, leur donner encore une autre plate-forme, en particulier une plate-forme médiatique légitime, pour célébrer la haine, le mensonge et l’antisémitisme. Aucun journal traditionnel ne publierait de diatribes remplies de haine en plaidant pour la réintégration de la ségrégation, l’abrogation des droits LGBTQ ou l’abrogation du droit de vote pour les femmes. Toutes ces opinions peuvent être protégées par la liberté d’expression, et leurs propriétaires sont les bienvenus, mais ils ne peuvent pas être choqués ou offensés lorsque ces opinions ne sont pas les bienvenues dans la salle de classe, les nouvelles du soir ou dans ce même journal. La liberté d’expression n’est pas absolue au Canada.

[NDLR : Réponse de Monika Shaefer] :

MME. Plus de tactiques, attaquant le messager – «soif d’attention» – où l’ai-je entendu auparavant? Les gens qui interrogent l’histoire officielle de 19 Arabes avec des box-coupeurs qui abattent 3 gratte-ciel modernes avec 2 avions le 11 septembre obtiennent ces mêmes accusations. Dans ces «coins noirs de l’Internet», oh cet endroit effrayant, le ciel vous interdit d’oser aller là-bas et penser à vous-même et essayer de régler les faits de la désinformation. Mieux vaut informer les médias traditionnels «légitimes», les mêmes médias qui ont relaté avec diligence Sadam Hussein qui a lancé des bébés prématurés hors des incubateurs d’hôpitaux, ainsi que toutes ces armes de destruction massive qui ont malheureusement échoué à se concrétiser, mais ont été la justification de la libération guerre.

Amazon et d’autres éditeurs ne sont pas légalement interdiction par le gouvernement de vendre ce genre de contenu, et s’ils choisissent de ne pas accueillir des publications remplies de haine ou le déni de l’holocauste, c’est leur choix, et non le totalitarisme. Les lignes directrices de l’Amazon indiquent que leurs publications ne peuvent «promouvoir ou glorifier la haine, la violence, l’intolérance raciale, sexuelle ou religieuse». » Ce n’est pas un reflet de l’état de la liberté d’expression, mais d’un marché libre. Les négateurs de l’Holocauste sont plus que bienvenus pour publier leurs propres œuvres et créer leurs propres plates-formes, beaucoup en ont déjà.

[NDLR : Réponse de Monika Shaefer] :

MME. Lorsque l’information contenue dans les livres ne peut pas être réfutée, les pouvoirs, que ce soit, les détruisent ou les suppriment, et vilipendent ceux qui osent parler de cette information.

Combattre le déni de l’holocauste n’est pas une question de blocage du débat ou de limitation de la liberté d’expression. Ceux qui cherchent à perpétuer le déni peuvent le faire librement avec leurs voix, sur Internet et dans leurs propres cercles. Mais nous devons nous prémunir contre ce type de haine, et nous le nier comme une maison ou le manteau de la légitimité dans notre université et nos médias.

[NDLR : Réponse de Monika Shaefer]

MME. Il est une contradiction complète de dire qu’il ne s’agit pas de bloquer le débat ou de limiter la liberté d’expression, tout en soutenant la criminalisation de la dissidence et l’utilisation d’un langage armé afin de mettre fin à la pensée et au débat critiques.

Il existe des certitudes absolues dans la vie et l’histoire. Ce sont des faits irrévocables que nous connaissons et qui se sont révélés vrais avec des preuves et une étude approfondie: la terre n’est pas plate, le soleil ne tourne pas autour de la Terre et l’holocauste est arrivé. ~

Jessica Gomes, Jasper

NOTE DE L’ÉD: C’EST LA DERNIÈRE LETTRE QUE LE JASPER LOCAL PUBLIE SUR CE SUJET JUSQU’À UN AVIS SUPPLÉMENTAIRE

(Tout va bien Bob, je ne te le reproche pas, je sais que tu as subi beaucoup de pression! ~ M.S.)

En conclusion  Cette « certitude absolue … l’holocauste a eu lieu » avec laquelle Jessica Gomes termine sa lettre, est un peu comme la Doctrine de l’Avis Judiciaire. Cette doctrine permet aux tribunaux de reconnaître comme étant des «faits» des «connaissances communes». Les preuves ne sont pas nécessaires parce que l’holocauste est évident. C’est un argument circulaire, et n’a absolument aucun sens. De même que Gomes est incapable et ne veut pas fournir de nombreuses preuves pour étayer sa déclaration selon laquelle l’holocauste a eu lieu. Mais encore une fois, lorsque les juges déclarent que la vérité n’est pas une défense, et que les preuves ne sont pas nécessaires, alors, que peut-on espérer? Gomes utilise chaque astuce dans le livre dans sa tentative de me discréditer. Elle se distingue du sujet en le couplant avec des sujets non apparentés, elle m’insulte personnellement, elle répète l’affirmation selon laquelle c’est l’événement le plus étudié et documenté de notre histoire sans nous dire quelle est cette preuve, elle utilise beaucoup de mots déclencheurs armés. Et elledéverse à plusieurs reprises de la boue sur mon chemin. Elle ne présente pas d’arguments en réponse à l’un de mes points. Au lieu de cela, elle m’apporte un ennemi. Elle personnifie dans sa lettre cette même chose dont elle m’accuse.

LE NEGATIONNISME A PORTEE DE CAMPAGNE

Le négationnisme à portée de campagne

– Dis, Grand-Père, un négationniste, c’est quoi sa maladie ?

Du dimanche 23 avril, je garde une image en tête. Vous croyez deviner, j’en étais sûr : l’isoloir, le bureau de vote, le dépouillement avec des voisins qu’on ne connaissait pas, les résultats qui s’affichent sur le smartphone, et puis le retour chez soi : chacun se garde de claironner le candidat qui figurait sur son bulletin mais repart avec une mine plus ou moins consternée qui dit ses choix et ses valeurs, et qui ne sont pas forcément les nôtres…
Naturellement, j’ai vécu cela intensément, comme à chaque élection. Et pourtant, non, ce n’est pas ce que je vais retenir en priorité de ce dimanche. Ce qui me restera de cette journée, c’est une visite à la synagogue. Tous les ans à la même époque, la communauté juive honore ses morts de la Seconde guerre mondiale. Elle invite ses amis devant la plaque de marbre où sont gravés les noms des juifs de notre ville, ceux qui ont été raflés, parqués, déportés et qui ne sont pas revenus. Tués dans les camps nazis.

Un préado en kipa…

Un à un, les noms sont lus à haute voix par les membres de la communauté et par leurs invités. Une longue litanie, bouleversante. Comme il y a un an ou deux, on m’a proposé de participer à la lecture. On énonce le nom, le prénom, l’âge des victimes de la déportation. Plus de cents noms figurent sur la stèle : des hommes, des femmes, des enfants dont les plus jeunes avaient deux ans. Les plus âgés de ces déportés approchaient 80 ans. A la fin, les familles peuvent ajouter à la liste leurs propres défunts. Ceux qui habitaient ailleurs ou ceux qui n’ont pas été recensés. Dimanche, un préado se tenait dans l’assistance. Digne et grave, coiffé de sa kipa, il a rappelé des noms, de sa parenté sans doute, une dizaine au mois.
Les trois noms qu’il m’est revenu de lire ne me disent personnellement rien. Je ne connais pas leurs descendants ou leurs proches mais j’ai retenu les prénoms : Arsène, 47 ans ; Jean, 19 ans ; Raymond, 17 ans. Tous du même patronyme, Cahn. Des familles entières ont disparu dans les fours crématoires – on le sait, mais rien ne vaut cette lecture interminable pour nous faire mesurer l’effroyable dimension de la shoah.

Connaître son histoire…

Pourquoi évoquer cette cérémonie en plein entre-deux tours de la présidentielle ? Pourquoi remuer ces vieux drames qui appartiennent au passé, me susurre un ami ? Je ne crois pas être le seul, pourtant, à établir un lien avec l’actualité. Il n’est tout de même pas anodin que Marine Le Pen, avant de se raviser, ait voulu cette semaine confier l’intérim de la présidence du Front national à un négationniste. Le FN, tout légal qu’il soit, n’est pas décidément pas un parti comme les autres. Et son programme vis-à-vis des réfugiés qui cherchent asile chez nous ne nous rassure pas davantage.
Puissions-nous ne jamais oublier l’avertissement d’Elie Wiesel : « Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s’exposent à ce qu’elle recommence… »

Yves Durand

Source : http://dis-grand-pere.blogs.la-croix.com/le-negationnisme-a-portee-de-campagne/2017/04/29/

APPEL A SOUTIEN POUR LE PROFESSEUR FAURISSON : 9 MAI 2017 AU TGI DE PARIS (13h30)

NDLR (Gayssoteries) : Un fervent défenseur de la loi Gayssot nous a suggéré de prendre connaissance de certains éléments relatifs à cette plainte du Professeur Faurisson contre Madame Ariane Chemin pour diffamation, considérant pour sa part qu’il s’agissait là d’une contradiction du Professeur puisqu’il tenterait de faire taire ses ennemis en prétendant se battre dans le même temps pour la liberté d’expression.

Outre le fait que le Professeur Faurisson n’a jamais appelé à une liberté d’expression sans aucun contrôle, nous allons étudier les éléments de cette plainte pour diffamation et vous livrer dans quelques jours (nous l’espérons) notre point de vue. Comme à notre habitude, si nous considérons l’action en justice justifiée, nous le dirons. Si nous la considérons outrancière, nous le dirons aussi.

Précisons que la loi prévoit les cas de diffamation « de bonne foi » (tel est le cas si quatre critères bien précis sont réunis (en effet, les procédures seraient nombreuses si un tel cas n’était pas prévu par la loi et toutes les erreurs commises seraient condamnées, sanctionnant du même coup l’erreur humaine, idée tout-à-fait absurde).

A très bientôt pour notre prochain article sur ce sujet.


Damien Viguier, 30 Avril 2017

Chers amis,

Le 9 mai 2017, 13h30 à la 17ème chambre correctionnelle du TGI de Paris, se déroulera un procès important.

Le 21 août 2012, le quotidien Le Monde publiait un article d’Ariane Chemin intitulé « 28 décembre 1978 / Le jour où Le Monde a publié la tribune de Faurisson ». Ce dernier y était qualifié de « graphomane », de « mégalomane », de « bouffon », de « nostalgique de Pétain », de « provocateur né », qui « adore se victimiser », et ses thèses enfin qualifiées de « délirantes » n’étaient que des « fantasmagories ». En outre, on le traitait de « menteur professionnel », de « falsificateur » et de « faussaire de l’histoire ».

Sur ces trois dernières qualifications le Professeur poursuivait par citation directe Ariane Chemin et Le Monde pour injure publique.

Le tribunal de grande instance de Paris, le 16 janvier 2014, estimait que l’injure était exclue, les termes employés par le journal renvoyant à des faits précis. Il aurait fallu poursuivre du chef de diffamation. Décision confirmée en appel le 18 décembre 2014.

Comme l’article incriminé allait être reproduit dans un ouvrage, Le Monde / 70 ans d’histoire, paru aux éditions Flammarion, Robert Faurisson a décidé de poursuivre à nouveau Ariane Chemin et le journal, mais, cette fois-ci, pour diffamation.

Ariane Chemin soulève l’exceptio veritatis.  Elle veut prouver que ce qu’elle a écrit est vrai. Et elle fera entendre comme témoins de ce que Monsieur Robert Faurisson serait un menteur professionnel, un falsificateur, un faussaire de l’histoire :

– Valérie Igounet, journaliste,

– Serge Klarsfeld, avocat, historien,

– Claude Lanzmann, écrivain, cinéaste,

– Annette Wieviorka, historienne,

– Laurent Joly, historien.

L’audience risque de se prolonger tard. Nous appelons à un soutien massif, au nom de l’histoire et des libertés universitaires.

Damien Viguier

GALLICA PUBLIE EN LIGNE LES ACTES DU PROCÈS DE NUREMBERG

Le procès de Nuremberg dans Gallica

Publié par Stefan Lemny le 21 avril 2017 dans Collections

NDLR (Gayssoteries) : Nos lecteurs pourront trouver la version française des actes du Procès de Nuremberg publiés sur Gallica sur le lien suivant :

http://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&collapsing=disabled&rk=21459;2&query=dc.relation%20all%20%22cb37329649f%22

Les Actes du Procès de Nuremberg sont désormais en ligne sur Gallica. Premier et principal des treize procès à s’être tenus après la Seconde Guerre mondiale, il est à l’initiative du tribunal militaire international. Revenons aujourd’hui sur ce procès hors du commun.

 

Au procès de Nuremberg, de gauche à droite :
Goering, Hess, Von Ribbentrop, Keitel, Rosenberg
,
photographie de presse, Regards, 11 novembre 1945, Paris.

Le sort à réserver aux auteurs de crimes commis par les Nazis est discuté par les Alliés à partir de 1942. Le débat, au sein de chaque pays allié, oppose partisans d’exécutions sommaires et ceux qui estiment préférable un jugement régulier des Nazis. Après l’accord d’octobre 1942 entre Londres et Washington pour créer une commission d’enquête sur les crimes de guerre, le 30 octobre 1943, la déclaration de Moscou, signée par Churchill, Staline et Roosevelt, annonce que les responsables d’atrocités « dont les forfaits n’ont pas de localisation géographique particulière seront considérés comme grands criminels de guerre« . Lors de la conférence de San Francisco, qui voit la création de l’ONU, les vainqueurs décident que ces « grands criminels » seront jugés par un tribunal militaire international (TMI). Les bases légales de ce tribunal sont négociées par des représentants des gouvernements américain, soviétique, britannique et français à Londres de juin à août 1945, la Charte du TMI adoptée le 8 août définissant une série de crimes pour partie inconnus en droit international (outre la notion ancienne de crime de guerre, la Charte introduit les notions de crime contre la paix, crime contre l’humanité et celle, d’origine anglo-saxonne, de complot criminel). Le 18 octobre 1945, s’ouvre à Berlin, où siège le tribunal militaire international, le procès contre les 24 principaux responsables du Troisième Reich (Hermann Göring, Alfred Jodl, Ernst Kaltenbrunner, Wilhelm Keitel, Joachim von Ribbentrop, Alfred Rosenberg, Rudolf Hess, etc.) et les sept « organisations » criminelles (dont la SS et la Gestapo). Mais les audiences se dérouleront ensuite entièrement à Nuremberg – choix symbolique pour une ville dont le nom fut associé aux lois raciales de triste renom de septembre 1935.

Vienne : M. Goering passe en revue les jeunesses nationales-socialistes,
Dietrich and co, photographie de presse, 1932.

Pendant dix mois, entre novembre 1945 et octobre 1946, ce procès est un événement international majeur de l’après-guerre, et de surcroit un événement sans précédent dans les annales de la justice. En effet, pour la première fois, les plus hauts dirigeants d’un Etat vaincu, l’Allemagne nazie, sont placés dans le box des accusés. Les chefs d’accusations sont multiples : 1) complot en vue de dominer le monde en violation des traités internationaux ; 2) préparation et déclenchement, à cette fin, de guerres d’agression illégales ; 3) commission avant et pendant le conflit de crimes de guerre conventionnels et de crimes de masse contre des populations civiles y compris les ressortissants des pays de l’Axe. Ces derniers crimes par leur ampleur et leurs motivations racistes sont considérés comme portant atteinte à l’humanité dans son ensemble.

Une immense machine judiciaire est mise en marche  pour ce procès fleuve (403 audiences publiques) : un tribunal composé de quatre juges assistés chacun d’un suppléant (la France étant représentée par le professeur de droit Henri Donnedieu de Vabres), quatre procureurs en chef, qui sont chacun à la tête d’une importante équipe chargée de préparer l’accusation au nom des pays alliés, un important contingent d’auxiliaires – greffiers, interprètes, sténo-dactylos, sténotypistes, huissiers, mais aussi médecins, psychologues, photographes et cinéastes… Le TMI réunira jusqu’à 2000 employés, dont environ 500 juristes.  Bien que qualifié de « militaire », ce tribunal n’a rien d’une cour martiale et ses juges, à l’exception du général russe Nikitchenko, sont des civils. Cette organisation sans précédent a permis au procès de se dérouler dans de bonnes conditions. Il n’en suscita pas moins de nombreuses controverses, alimentées par les avocats des Nazis, qui cherchèrent à mettre en doute l’impartialité d’un jugement des vaincus par les vainqueurs de la guerre. Mais, dans l’ensemble, la justice a fait son travail, les droits de la défense ont été respectés, et les peines prononcées, qui s’échelonnent de la mort à l’acquittement, ont témoigné du souci des juges d’examiner précisément les responsabilités individuelles. Le procès a servi ainsi de modèle et de point de départ pour les autres procès de criminels de guerre allemands.

Une photographie expliquant l’agencement du tribunal,
Regards, 4 octobre 1946, Paris.

Les organisateurs ont déployé d’impressionnants moyens pour fonder la justice sur des preuves multiples et incontestables, impliquant un important travail d’archives d’autant plus difficile qu’il était nécessairement accompagné de la traduction des documents présentés en quatre langues (allemand, anglais, français et russe). Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 20 tonnes de papier, soit 5 millions de feuilles, 100 000 documents allemands dont 4 000 environ furent authentifiés et traduits dans les quatre langues, 2 630 documents de l’accusation, 2 700, de la défense, 240 dépositions, 300 000 déclarations faites sous serment, 30 km. de pellicule et 25 000 photographies.

Ce procès de Nuremberg n’a pas été une entreprise purement judiciaire. C’est tout le sens des orientations imprimées par le procureur en chef américain, Robert H. Jackson, qui a souhaité « constituer une archive irréfutable du national-socialisme et de ses crimes, le procès devant à la fois servir l’histoire en documentant le nazisme et fonder une politique appropriée de la mémoire« , comme l’indique Guillaume Mouralis dans son article « Le procès de Nuremberg, retour sur soixante-dix ans de recherche « , paru dans Critique Internationale (n°73, avril 2016).  L’accusation a cherché à frapper les esprits en documentant l’extermination systématique des six millions de Juifs, mais aussi d’autres catégories de populations : communistes, tziganes, homosexuels. Dans l’après-midi du 29 novembre 1945, elle projeta ainsi à l’audience un film documentaire sur les camps de concentration qui fit forte impression sur les acteurs et observateurs du procès.

Photographie d’une boîte de gaz Zyklon B présentée au procès,
Procès des grands criminels de guerre devant le tribunal militaire international : Nuremberg,
24 novembre 1945 – 1er octobre 1946
, tome 29, documents et autre matériel de preuve.

Dans la même optique, le tribunal a créé dans le cadre de son Secrétariat un service chargé de la publication des comptes rendus des séances et des documents à charge, sous la responsabilité du colonel Lawrence D. Egbert, « éditeur du Procès » et du capitaine Sigmund Roth, « directeur de l’imprimerie ». C’est grâce au travail minutieux de l’équipe, après vérifications des citations et statistiques à partir des comptes rendus sténographiés et de l’enregistrement sonore, après révision des traductions et certification des documents, qu’ont vu le jour trois séries des sources du procès, dont la première présente le compte rendu sténographique du procès et une sélection de documents produits à l’audience. Celle-ci aurait dû être disponible dans les quatre langues du procès – anglais, français, russe et allemand – mais l’édition russe ne fut jamais publiée.

Publiée entre 1947 et 1949, la série française, intitulée Procès des grands criminels de guerre devant le tribunal militaire international : Nuremberg, 24 novembre 1945 – 1er octobre 1946, en 41 volumes (comprenant notamment 21 volumes de débat et 18 de documents; le volume 23 n’est pas paru en français), est depuis longtemps à la disposition des chercheurs à la Bibliothèque nationale de France, Département Philosophie, Histoire, Sciences de l’Homme. Désormais, elle est accessible en ligne. Vous pouvez aussi utiliser le moteur de recherche créé par le site Pratique de l’histoire et dévoiements négationnistes pour effectuer des recherches ciblées dans l’ensemble des volumes. Cette numérisation apporte ainsi un outil complémentaire à la même série publiée en anglais et en allemand.

Stefan Lemny, Département Philosophie, Histoire et Sciences de l’Homme

Guillaume Mouralis, chargé de recherche au CNRS,
membre de l’Institut des sciences sociales du politique (ISP, CNRS et Université Paris Nanterre)

Source : http://gallica.bnf.fr/blog/21042017/le-proces-de-nuremberg-dans-gallica

POURT TOUS (TEXTE DE JOE FALLISI)

POUR TOUS

Joe Fallisi

En mémoire de Gianantonio Valli

La possibilité de critiquer et de démystifier l’histoire écrite par les vainqueurs, tout comme, plus généralement, l’exercice d’une authentique liberté de pensée et d’expression, sont des valeurs fondamentales – essentielles, du reste, à la constatation même de la vérité – qu’il faut affirmer et défendre toujours et dans tous les cas. Le problème n’est pas tant – et encore moins seulement – l’origine ou le positionnement politique de ceux qui sur plusieurs points mettent en cause l’histoire officielle, « orthodoxe » des persécutions attribuées au Troisième Reich, mais plutôt de savoir si cette œuvre de révision est possible ou non au sein des sociétés dites démocratiques. Les faux témoignages (ou témoignages livrés sous la torture), les reconstructions factices et tous les côtés obscurs, le manque de documents, les défaillances, les mensonges, les exagérations (même chimériques), les erreurs, les diverses failles de la version sanctionnée par le jugement de Nuremberg, exigeaient que les historiens honnêtes et préparés revoient plus tard, d’un œil critique, pareille version. Cela n’a pas été permis et continue de ne pas l’être, PAR LA LOI.

Et pourtant, quelques acquis nouveaux et différents, surtout en ce qui concerne le nombre de victimes, sont enfin passés chez les adeptes de la partie exterminationniste, précisément en conséquence du travail de leurs adversaires diabolisés et gravement persécutés. Au musée d’Auschwitz, au lendemain de Nuremberg, fut fixée une plaque dont l’inscription parlait de 4.000.000 de décédés pour ce seul camp (le nombre de 6.000.000, en plus des seuls juifs, dérive justement de cette première évaluation exorbitante : 4.000.000 – les deux tiers – à Auschwitz, 2.000.000 dans les cinq autres camps en Pologne et sur le front russe). Aujourd’hui le chiffre qu’on peut y lire est, au contraire, de 1.500.000, sans qu’une telle information et surtout les raisons de cette énorme réduction n’aient jamais vraiment été rendues publiques. Et il est encore, en toute probabilité – heureusement pour les juifs et pour l’humanité en général –, erroné par (grand) excès. Prenons comme autre exemple, très significatif, la progression inverse des chiffres attribués au camp de Majdanek : en 1946 1.500.000 morts (cf. Nuremberg, TMI, VII, p. 456) ; encore en 1975, 1.380.000 (cf. Lucy Dawidowicz, The War against the Jews – 1933-1945, Pelican Books, 1975, p. 191.) ; en 1991, 360.000 (Rosh et Jäckel, Der Tod ist ein Meister aus Deutschland, Hoffmann und Campe, 1991, p 217.) ; en 1992, 235.000 (cf. Czeslaw Rajca, « Problem liczby ofiar w obozie na Majdanku » in Zeszyty Majdanka XIV, 1992, p. 127) ; en 2005, 78.000 (cf. Tomasz Kranz, directeur de recherche du Musée d’Etat de Majdanek, Gazeta Wyborcza, 12/23/2005) … Autrement dit, on est passé, en l’espace de 59 ans, de 1.500.000 à 78.000, quantité qui, elle aussi, devra très probablement être à son tour réduite (cf. http://ita.vho.org/041_Sulla_revisione_numero_vittime_Majdanek.htm) ! …

Personne, bien évidemment, n’a jamais mis en doute l’existence de crématoires dans les camps. Si contestation il y a eu, cela s’est produit sur fond d’observations d’ordre physico-chimique et de calcul appropriés, celle de la capacité d’« élimination » de la masse des cadavres. En ce cas également, il convient de noter que le plus sérieux de ceux qui, du côté des orthodoxes, ont étudié ces questions, Jean-Claude Pressac, a fait siennes et approfondi quelques-unes des remarques critiques fondamentales des révisionnistes. Dans Les crématoires d’Auschwitz : la machinerie du meurtre de masse (p. 173), il est venu présenter l’hypothèse, justement sur fond de considérations semblables à ces derniers, d’un nombre total de victimes de 711.000-631.000 pour le camp d’Auschwitz, bien entendu, cependant, reconfirmant comme réelles la volonté et la mise en œuvre d’un massacre. S’est avancé davantage sur ce même chemin Fritjof Meyer, ancien rédacteur en chef du Spiegel (Hambourg), lui aussi appartenant au camp des exterminationnistes, qui est venu proposer la figure de 510.000 morts, parmi lesquels « seulement » 356.000 gazés (cf. Osteuropa. Zeitschrift für Gegenwartsfragen des Ostens, no. 5, mai 2002, p. 631-641).

Dans la condamnation-persécution du révisionnisme holocaustique sont présents et opérants des mécanismes irrationnels et religieux (Sainte Inquisition), avant même et au lieu de raisons et de principes d’ordre méthodique et scientifique. Ainsi, on se passe habituellement de l’évaluation objective des recherches de l’adversaire et des résultats de celles-ci, le destituant, par la loi, de tout sérieux, toute bonne foi et toute humanité possibles. Celui qui ose toucher avec des mains sacrilèges le saint des saints, qui prétend entrer seul et avec ses propres yeux dans le tabernacle de l’horreur est ipso facto mis aux rangs des « nazis » éternels et maudits, et des fous. Il est, à la fois, un dément et un ennemi à brûler. La licence obscène de « démocratie », de « justice »,  de « progrès » que les vainqueurs d’alors s’arrogent trouve sa base, a contrario, dans la transformation en monstre, dans la diabolisation ontologique de leurs adversaires défaits. C’est-à-dire les mêmes pouvoirs d’Etat qui avaient réalisé la plus gigantesque, monstrueusement planifiée et rapide élimination de masses de l’histoire (œuvre des staliniens de Moscou : environ sept millions de paysans de l’Ukraine et du Kouban par famine forcée dans la période d’hiver-printemps-été 1932-1933 – cf. http://www.infoukes.com/history/famine), ou – seulement à titre d’exemple parmi tant d’autres – la destruction et l’empoisonnement radioactif de villes japonaises par l’emploi, alors que la guerre était déjà gagnée, de la bombe atomique contre des populations civiles sans défense (œuvre des capitalistes de Washington), peuvent toujours éviter le jugement d’un quelconque tribunal concernant LEURS crimes passés, présents et futurs PRECISEMENT en vertu de l’image infernale – élément qui n’admet pas de comparaison – donnée des vaincus.

A quel point, alors, cette même image, estampillée jusque dans l’esprit des masses par une propagande spectaculaire inégalée, correspond-elle à une vérité complète ou à une version de l’histoire déformée et de complaisance est une question de PREMIERE importance. Et en fait, les maîtres multinationaux des finances et des médias – les vrais maîtres, le vrai Big Brother – le savent bien ; et c’est la raison pour laquelle ils ne peuvent pas tolérer que se produise la moindre fissure dans l’édifice-sanctuaire de « l’Holocauste ». Le chiffre de « six millions » de juifs tués – dont peut-être même, pour surcroît d’horreur, la très grande majorité dans les chambres à gaz – est un mensonge mythique que les prêtres et les gardiens de l’orthodoxie sont les premiers à (re)connaître, entre eux, en tant que tel. Naturellement en se gardant bien de le communiquer aux laquais cathodiques, dont le devoir, on le sait, est de boire chaque jour, sans relâche, la potion et d’obéir. S’est établie, sur les événements de la Seconde Guerre mondiale, une version «canonique» qui a attribué au vaincu l’image même du mal absolu (inégalé et inégalable – le nombre des massacrés se révélant, en cela, essentiel, car il est évident qu’au-delà d’un certain seuil la quantité se transforme en « qualité ») ; et, en conjonction, elle décharge les vainqueurs de leurs propres responsabilités. C’est ainsi que le système infernal et « pionnier » des Goulags, ou l’Holodomor, ou les bombardements terroristes de Dresde, Hiroshima, Nagasaki, ou tous les Vietnam et les monstruosités suivantes des « progressistes », ou les crimes continus contre l’humanité, depuis 69 (SOIXANTE-NEUF) ans, des occupants en Palestine, pour arriver aujourd’hui à l’utilisation systématique, génocidaire et écocide de l’uranium appauvri et aux tortures abjectes d’Abou Ghraïb, ont paru en quelque sorte plus « légers » à la conscience du monde – assurément pas aux victimes.

« Six millions », l’horreur absolue, sur laquelle insistent les centrales du spectacle avec une mauvaise foi incroyable et insufflée dans le crâne des masses, est un mensonge mythico-religieux mais essentiel à l’édifice d’autojustification, d’alibi perpétuel, des démocraties victorieuses, ainsi que de l’Etat d’Israël qui, à sa base idéologique, s’est fondé et s’appuie là-dessus aussi. En réalité, « l’Holocauste » (l’Unique, l’Incomparable) pâlit, presque, si on compare horribles génocides survenus au même siècle ou, encore plus, ceux qui ont eu lieu aux dépens des Noirs et des Amérindiens. La responsabilité des crimes (SI ETABLIE) commis à l’intérieur des camps – dans lesquels les pires et les plus directs bourreaux se comptaient parmi les prisonniers mêmes, les diverses hiérarchies de kapos, pour la plupart composées de juifs communistes – revient, bien sûr, à ceux qui les ordonnèrent et qui s’en souillèrent (mais le même critère devrait valoir pour ce qui concerne les Goulags et les Laogais)… Mais non pas, cependant, aux enfants, et aux enfants des enfants, et aux enfants des enfants des enfants … comme, en revanche, les escrocs sionistes y prétendent, éternellement.

En tout cas, et TOUJOURS, vive la liberté de pensée, de recherche et d’expression ! Cette liberté doit valoir pour tous, adversaires compris, ou NE VAUT RIEN, et se réduit à un décret de Big Brother : la « vérité » devient un moment du faux, le « mensonge » un aspect de la vérité.

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(https://it.groups.yahoo.com/neo/groups/libertari/conversations/messages/107547)

 

DÉNAZIFICATION / LETTRE OUVERTE DE JACQUES VECKER

Lettre ouverte à Jean Dominique Mercet, journaliste à l’O​pinion

Cher Monsieur,

L’intérêt que je porte à votre discours me permet d’exprimer mon étonnement lorsque je vous entends dire sur France 5 (C dans l’air) le 22 avril dernier en évoquant le problème de la déradicalisation des terroristes « La dénazification n’a pas été poussée très loin » alors qu’elle se poursuit sans relâche plus de septante années après la fin de la seconde guerre mondiale non seulement en Allemagne, où elle prend des proportions effrayantes. Les procès se succèdent à un rythme effréné contre de paisibles citoyens accusés d’incitation à la haine raciale au prétexte qu’ils émettent un simple doute sur la réalité d’un crime inexpiable qu’aurait commis le régime national-socialiste.- l’extermination des Juifs dans des chambres à gaz – et qu’ils remettent en question la légitimité du tribunal de Nuremberg, dit international, alors qu’il ne fut qu’un tribunal de vainqueurs jugeant des vaincus. La liberté d’expression garantie par la loi fondamentale est un leurre en République fédérale. La répression s’abat jour après jour sur ceux qu’il faudrait apparemment encore « dénazifier », en d’autres termes contraindre par la force de la loi (en France la loi Gayssot!) à adopter la religion de la shoah, édifiée sur des rumeurs de guerre et des témoignages irrationnels.

Ces jours-ci un célèbre avocat allemand, octogénaire , n’ayant ni volé, ni violé, ni assassiné, ni fraudé le fisc, après dix années de prison, vient de choisir l’exil pour ne pas subir une nouvelle incarcération ! [NDRL : Horst MAHLER]

Il est compréhensible que vous puissiez émettre une telle opinion puisque les laudateurs de la pensée unique, tenus en laisse par le CRIF, ne laissent passer aucune autre information. Ce « conseil représentatif des organisations juives de France » pourrait faire figure de « cabinet noir » de la République. Il veille à dénoncer la plus minime atteinte au dogme. Ce faisant il n’obtient qu’une résurgence de l’antisémitisme.

Je ne peux que vous recommander de vous intéresser aux volumineux ouvrages du Professeur Faurisson, ou même de le rencontrer. Se dissiperont alors les miasmes de tant de manoeuvres malignes.

 Je vous prie d’accepter mes cordiales salutations.

 Jacques Vecker

Dr en études germaniques

LE REDUCTIO AD HITLERUM DE LA PENSÉE DOMINANTE

bscnews, 25 février 2017

Interviews : Ingrid Riocreux dénonce la reductio ad hitlerum de la pensée dominante

par Nicolas VIDAL

Agrégée de lettres et maître de conférences à l’Université, Ingrid Riocreux a jeté un pavé dans la mare médiatique avec cet essai passionnant. Selon elle, les médias décryptent, analysent et orientent l’actualité selon un canevas idéologique. Le propos est dense, corrosif et brillant. Ingrid Riocreux nous explique plus en détails en quoi les enjeux manichéens voulus par une certaine partie de la presse ouvrent un débat profond sur la démocratie et le libre arbitre.

Ingrid Riocreux

Question :

- « Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre, Ingrid Riocreux ? Y-a-t-il un événement en particulier qui a déclenché l’envie de vous exprimer sur ce sujet ? »

Ingrid Riocreux :

- « J’ai commencé à écrire ce livre quand je donnais des cours de rhétorique à de futurs journalistes, à la Sorbonne. Comme je voulais rendre mon propos le plus concret possible, j’ai décidé de prendre des exemples dans l’actualité et je me suis aperçue qu’il existait une véritable langue des médias, une manière de parler propre aux journalistes, avec ses formules toutes faites, sa syntaxe, et ses mots porteurs d’un pré-pensé qui conditionne notre compréhension du monde. Cela dit, bien avant d’entreprendre l’écriture de ce livre, il y a bien un événement qui a représenté pour moi une prise de conscience de la puissance de conditionnement des médias. J’appartiens à ce qu’on a appelé la « génération 21 avril ». En 2002, j’étais en classe de première. A la maison, nous n’avions pas la télévision et je ne m’intéressais pas du tout à l’actualité. Or, quand Jean-Marie Le Pen s’est retrouvé au second tour, j’ai vu mes camarades devenir dingues ! Ils pleuraient, ils accusaient ceux qui ne venaient pas aux manifs d’être des complices du fascisme. Comme ils savaient que je n’avais pas la télé, ils se sentaient investis d’une mission à mon égard et m’expliquaient « Le Pen, il est comme Hitler ! ». Or, déjà au collège, les copines avaient essayé de m’expliquer la guerre du Kosovo comme ça : « Tu dois comprendre que Milosevic, il est comme Hitler ! ». Le caractère systématique, abusif et abêtissant de la nazification médiatique m’est apparu à travers le discours des autres, bien avant que je me mette à suivre l’actualité. Et cela m’a vaccinée à vie ! »

-« Vous avez parlé chez nos confrères de RMC « d’un bain idéologique » dans lequel sont les journalistes. Pouvez-vous expliquer cette notion de « bain idéologique » ? »

- « Dans lequel ils sont et dans lequel ils nous plongent ! Les médias nous rappellent en permanence ce que nous devons penser sur tel ou tel sujet. Ils fixent la ligne officielle de la pensée autorisée. Et le discours médiatique jouit d’une énorme puissance prescriptive, aussi bien sur la forme que sur le fond. Comme je le dis dans mon livre, quand on est prof, on a beaucoup de mal à faire accepter que tel ou tel mot n’existe pas, ou ne s’emploie pas de telle manière, face à des élèves soutenant que « à la télé, ils disent comme ça ». Eh bien, c’est pareil pour les idées portées par ce discours. Nous savons d’instinct ce que nous pouvons dire et ce que nous ne pouvons pas dire, ou pas dire trop fort, ou pas avec n’importe qui. Car nous avons très bien intériorisé la ligne officielle. Il y a un discours spécifique aux médias sur des sujets comme l’immigration, le climat, la condition des femmes, la pédagogie, les mœurs, etc. Et ce discours n’est pas réductible à la doctrine d’un parti. C’est le dogme auquel nous sommes appelés à communier, une espèce de garantie d’unité, même si ce n’est qu’une unité de façade maintenue par la crainte généralisée d’être considéré comme un individu divergent ».

-« Justement, vous abordez la question à la fois passionnante et terrifiante de l’inquisition médiatique qui « traque la pensée déviante » qui s’écarte donc du politiquement correct. Comment se caractérise cette inquisition médiatique ? »

- « Il faut rappeler ce qu’est fondamentalement l’inquisiteur, afin d’éviter de le réduire à une figure du passé nécessairement associée à la prévalence sociale de la religion. L’inquisiteur est le garant de la paix civile, dans la mesure où il est le gardien du dogme. Il s’assure que les discours déviants ne prennent pas trop d’ampleur et ne mettent pas en péril la concorde, l’unité de la société qui repose sur une adhésion consentie ou contrainte au dogme officiel. On peut dire qu’il assure la police de la pensée. Et ce n’est pas nécessairement quelqu’un de cruel ! L’inquisiteur n’a pas le pouvoir de condamner à mort, ce n’est même pas lui qui soumet les gens à la question, c’est-à-dire à la torture. Il se charge des questions. De même, quand un journaliste demande « Regrettez-vous d’avoir dit cela ? », quand il traque les « dérapages » et appelle au « rétropédalage », il est dans une posture inquisitoriale. Et comme devant l’inquisiteur, si vous présentez des excuses, si vous vous humiliez, si vous récitez bien votre acte de contrition, vous reprenez une vie normale. Si vous persistez, on vous adjoint définitivement le qualificatif de « sulfureux » et tout ce que vous pourrez dorénavant dire ou faire sera discrédité par principe ».

-« Cette inquisition est-elle selon vous l’apanage des grands médias traditionnels ? »

- « Oui, pour la bonne et simple raison qu’il faut disposer d’une autorité reconnue pour prétendre avoir la légitimité de prononcer ce qu’on pourrait appeler des verdicts de fréquentabilité, c’est-à-dire des jugements reposant sur des critères moraux, même si les journalistes ne le reconnaissent pas. On se cachera derrière la défense de « nos valeurs ». Ou derrière de faux étiquetages politiques : telle personne sera dite « d’extrême droite ». On a l’impression que c’est une caractérisation objective ; en réalité, c’est une condamnation morale. On accuse parfois les organisations antiracistes ou des lobbys en tout genre d’être aussi des inquisiteurs mais je ne suis pas d’accord. Ils disposent de la visibilité et de la puissance de frappe que veulent bien leur donner les médias. Ils n’existeraient pas sans eux ».

-« Pour aller plus loin dans cette réflexion, vous évoquez le mouvement « Je suis Charlie » que vous analysez comme une « formule vide ». Pouvez-vous nous en dire quelques mots ? »

- « Que nous ayons été contraints de nous rallier au mot d’ordre « je suis Charlie » est très symbolique. D’abord, on constate que cette formule entérine la sacralité des médias : le massacre dans le magasin juif passe à la trappe. Ensuite, ce slogan creux a permis de donner une illusion d’unité. Nous étions tous Charlie dans la mesure seulement où nous condamnions les assassinats perpétrés par les Kouachi. Derrière le même slogan, certains jugeaient qu’il fallait abattre la République, quand d’autres voulaient la renforcer ; certains demandaient la démission de Hollande, alors que d’autres voyaient en lui un chef de guerre ; certains voulaient éradiquer l’islam, d’autres voulaient interdire toutes les religions, d’autres enfin espéraient l’instauration de la charia en France mais désapprouvaient les méthodes des terroristes parce qu’elles discréditaient la cause de l’islamisation. Mais tout le monde était Charlie, slogan aussi bête que le « même pas peur » mensonger, brandi et scandé lors de la manifestation du 11 janvier ».

-« Il est intéressant de réfléchir à cette idée de « gardiens du code » que vous développez dans votre livre. Néanmoins, vous précisez que « ce formatage opéré par les médias n’a pas vocation à soutenir un régime, une nation ou un parti ». Par quoi est-il donc motivé ? Et dans quel but ? »

- « Les médias se situent au-delà du politique. Ils jouent le rôle de conscience morale athée pour notre temps, c’est ce qu’ils appellent leur « éthique de la responsabilité ». On peut trouver leur motivation extrêmement louable, en fait. Mais elle suppose d’accepter que les journalistes soient des directeurs de conscience, des éducateurs, ce qui n’est tout de même pas leur métier, que je sache ! »

-« Vous évoquez également l’idée de sujets à charge « le journaliste a donc trouvé un modus vivendi confortable : il n’enquête que sur les gens à qui il veut nuire ». N’est-ce pas là l’effondrement de l’éthique journalistique donc par conséquence du rôle fondamental de la presse et, plus généralement, un affaissement de la démocratie ? »

- « Si, vous le dites fort bien. C’est calamiteux mais c’est un fait. Les infiltrations ou les enquêtes à charge visent toujours les mêmes et épargnent toujours les mêmes. On s’infiltre dans un groupe de lutte anti-IVG ou dans une cellule locale du FN. On ne s’infiltre pas dans un groupuscule antifasciste ou dans un service d’orthogénie, un Planning Familial ou un lobby antiraciste. C’est comme ça ».

-« Comme vous le mentionnez, un journaliste qui se hasarderait à « une lecture anti-conformiste du réel » pourrait être excommunié. Qu’est-ce que cela dit du fonctionnement de la presse en France ? »

- « Cet aspect est très important. On peut parler de fonctionnement totalitaire. Les journalistes traquent les dérapages chez tout le monde, y compris et peut-être prioritairement chez leurs confrères. Il y a les cas lourdement médiatisés et il y a tous ces petits rappels à l’ordre entre collègues, dont on n’entend pas parler hors du microcosme journalistique. J’ai découvert cela après la publication de mon livre : j’ai eu droit à des confidences en off, comme on dit. Et cela commence dans les écoles de journalisme. Mais en réalité, ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il règne une pratique généralisée de l’autocensure : on reprend les mots des autres parce que comme cela, au moins, on est certain de ne pas avoir de problème. D’un côté, c’est rassurant : il n’y a ni complot, ni grand gourou occulte. Tout cela est très humain. Mais c’est en même temps inquiétant car on constate que la pression de groupe est énorme. Quand Maïtena Biraben a été accusée de dérapage par toute la profession, elle a répondu, à l’antenne, en s’adressant ironiquement à ses collègues : « merci d’être si fidèles à cette émission ». C’est un métier où l’on se surveille en permanence. Cette vigilance est d’ailleurs matérialisée par un organisme : le CSA (conseil supérieur de l’audiovisuel). « Une aberration à la française », selon les termes d’un journaliste étranger qui préparait une émission au sujet de mon livre ».

-« Lorsqu’on met cette question en perspective avec la crise des médias, est-ce l’une des causes du désintérêt grandissant des lecteurs pour la presse ? »

- « Désintérêt, le mot est faible. Il y a une véritable méfiance envers les médias et l’on constate que, pour les hommes politiques, il devient extrêmement vendeur de se faire détester des journalistes, d’apparaître comme une cible de la presse. Trump s’est fait élire en grande partie sur cette stratégie. Cela signifie que les médias sont devenus des repoussoirs. Le mythe du contre-pouvoir libre et objectif a vécu ».

-« Les médias alternatifs ou anti-conformistes semblent profiter vigoureusement de la situation. Est-ce votre avis ? Cela représente-il à vos yeux un problème ? »

- « Les médias de ce qu’on appelle la réinfosphère (on dit la fachosphère dès qu’on veut y amalgamer des sites conspirationnistes ou des blogs porteurs d’obsessions douteuses) tirent un énorme bénéfice de cette méfiance généralisée à l’égard des grands médias. Ils apparaissent, souvent à juste titre, comme ceux qui révèlent ce qu’on nous cache. Le problème ne réside pas dans ces médias en eux-mêmes. Il réside dans l’excès de confiance qu’on leur accorde. C’est pourquoi je dis toujours qu’il faut garder une saine méfiance envers toute source d’information, généraliser l’esprit critique au lieu de s’en départir dès qu’on se sent dans un environnement idéologique confortable ».

-« Au delà de « la destruction du langage et de la fabrication du consentement », on a l’impression en lisant votre ouvrage que le journaliste travaille selon une grille de lecture idéologique qui ne fabrique justement plus du consentement auprès de l’audience. Face à cette crise de la presse, quel est le but ultime du journaliste ? Y-a-t-il une forme de crispation corporatiste face à des courants de pensée populaires que le journaliste semble ne pas comprendre ? »

- « Pour les avoir un peu fréquentés depuis la parution de mon livre, je peux confirmer que certains d’entre eux nourrissent, en effet, un véritable mépris pour le peuple, pour nous. Ils abhorrent cette gueusaille qui leur paraît rétrograde et frileuse, rétive au progrès et minée par les mauvais penchants (racisme, etc.). Ils considèrent que leur devoir est de compenser notre vilaine nature, de nous rééduquer en somme. « Compenser », c’est un mot qu’on entend tout le temps dans la bouche des journalistes quand on leur demande des comptes sur leur manière de sélectionner les informations ou de les hiérarchiser. Là encore, il ne me semble pas que la tâche d’un journaliste soit de compenser ».

-« N’y a t-il pas quelque part un mépris du journaliste pour le public qui ne jouirait pas de tout son libre-arbitre pour faire la part des choses et forger sa propre opinion sur les grands sujets de société ? »

- « C’est un peu cela. Eux, ils savent. Nous pas. Quand Fanny Ardant, sur le plateau de « 28 minutes », concédant qu’elle ne maîtrise pas le sujet autant que les spécialistes, affirme qu’elle en a assez du discours anti-Poutine de la presse française et dénonce une pensée unique manichéenne, on lui répond avec dédain : « vous dites vous-mêmes que vous n’y connaissez rien » ».

-« En effet, le journaliste se sent-il, selon vous, investi d’une mission de service public pour préserver la paix sociale ? »

- « Il ne se le formule pas ainsi. Mais son éthique de la responsabilité, c’est bien en cela qu’elle consiste. C’est ce que je disais tout à l’heure, à propos de l’analogie avec l’inquisition ».

-« Pour finir, quel accueil a reçu votre livre auprès des médias que vous incriminez directement ? »

- « J’ai reçu un accueil globalement positif, dans des médias de droite comme de gauche, dans des médias officiels mais aussi, évidemment, sur la réinfosphère. Certains journalistes de gauche ont d’ailleurs émis des réserves quant à l’orientation idéologique de mon livre, précisément en raison du bon accueil qu’il a reçu dans les médias alternatifs, mais je m’y attendais. Mes cibles principales sont les chaînes d’information continue. Nous avons vite fait de nous laisser bercer par ce flux permanent d’informations sans en questionner le choix ni la formulation, ce qui nous rend particulièrement vulnérables. Or, ces médias n’ont pas vocation à me répondre. Ce sont de grosses machines qui se moquent éperdument de ce que peut écrire une petite prof de lettres devant sa télé ! »

Propos recueillis par Nicolas VIDAL

Liens liés a l’article.bscnews

Source : http://www.interet-general.info/spip.php?article24173

 

MONIKA SCHAFER S’EXPRIME SUR SA VIDEO « PARDON MAMAN » (VIDEO)

Monika Schaefer was a guest on Dennis Fetcho’s Inside the Eye – Live, April 8th, 2017. http://insidetheeyelive.com/monika-schaefer-violinist-itel-4-8-17/ They discuss what led to the creation of the short video « Sorry Mom, I was wrong about the holocaust ». Monika describes her awakening to the reality of historical lies. She goes on to describe her experience with “ritual defamation” which […]

via Inside the Eye – Live — Free Speech Monika

LE PRIX ÉLIE WIESEL DÉCERNÉ À ANGELA MERKEL PAR L’HOLOCAUST MEMORIAL MUSEUM DE WASHINGTON

USA: le musée de l’Holocauste va remettre le prix Elie Wiesel à Angela Merkel

La chancelière allemande est mise à l’honneur pour son « travail de sensibilisation sur la Shoah »

Le musée du mémorial de l’Holocauste des États-Unis va attribuer sa plus haute distinction, le prix Elie Wiesel, à la chancelière allemande Angela Merkel pour son travail de sensibilisation sur la Shoah, rapporte jeudi le site d’informations JTA.

« La chancelière Merkel a démontré un engagement inébranlable à faire de la préservation de la mémoire de l’Holocauste une priorité pour l’Allemagne », a déclaré Tom Bernstein, qui préside le conseil régissant le musée, dans un communiqué jeudi.

« Le musée s’est associé avec le gouvernement et les institutions allemands sur de nombreuses initiatives, et ces partenariats ne se sont approfondis et ne sont devenus plus fructueux que sous la chancelière Merkel. »

 

LIRE LA SUITE : https://www.i24news.tv/fr/actu/international/140890-170323-usa-le-musee-de-l-holocauste-va-remettre-le-prix-elie-wiesel-a-angela-merkel


 

LA REACTION DE ROBERT FAURISSON :

NDLR ( Gayssoteries) : Pour rappel, voici l’étude serrée réalisée par Jean Robin sur Elie Wiesel : https://gayssoteries.wordpress.com/affabulateurs/elie-wiesel/ et qui, en résumé, conclut que:

  • Elie Wiesel n’apparaît pas dans les registres du camp d’Auschwitz comme étant celui qui portait le n° de tatouage A-7713. Ce numéro de Tatouage était celui d’un certain Lazar Wiesel.
  • Elie Wiesel n’est pas l’homme qu’il dit être sur la photographie de prisonniers  (devenue célèbre) du camp de Buchenwald.

Comme l’écrivait très justement Jean Robin dans son article  : « Je le répète : les médias n’ont pas fait leur travail, étant donné que le travail de recherche d’un ancien détenu indiscutable d’Auschwitz et de Buchenwald, donc témoin direct [NDLR : Miklos Grüner], existe depuis des années, et que nous avons pu le vérifier sur un point majeur. »

 Les révisionnistes ont dénoncé cette escroquerie, pourtant, on les accuse d’inciter à la haine.

Mais qui décide de ce qui relève du discours de haine? Sont-ils les mêmes que ceux qui décernent le prix Nobel de la Paix à Elie Wiesel?  Ceux qui ont créé, aux lendemains de sa mort, le Réseau Elie Wiesel ? Ceux qui ont entrepris d’ériger une statue commémorative dans le bâtiment US Capitol* ou encore ceux qui ont décidé de voter une loi en son honneur?

*https://gayssoteries.wordpress.com/2016/07/19/elie-wiesel-une-statue-en-son-honneur/

Robert FAURISSON                                                                                                             25 mars 2017

Angela Merkel va-t-elle cautionner les mensonges d’Elie Wiesel et, notamment, son mensonge de l’extermination des juifs, à Auschwitz,

par le feu et non par le gaz ?

Le lundi 24 avril 2017, Mme Angela Merkel, chancelière de la République fédérale allemande et ancien membre des Jeunesses communistes au temps de la République démocratique allemande, recevra le prix Elie Wiesel qui lui sera décerné par l’Holocaust Memorial Museum de Washington (voyez USA: le musée de l’Holocauste va remettre le prix Elie Wiesel à Angela Merkel, i24NEWS, 23 mars 2017).

Elie Wiesel, décédé l’an dernier, était ce « grand faux témoin » [1]qui disait avoir été interné pendant la guerre à Auschwitz avec son père. En janvier 1945, alors qu’approchaient du camp les troupes soviétiques, les Allemands avaient offert aux internés, juifs ou non juifs, le choix entre « partir vers l’ouest » (c’est-à-dire, vers le centre de l’Allemagne « nazie ») ou « rester sur place ». Dans le premier cas, les prisonniers allaient connaître ces terribles « marches de la mort » où beaucoup périraient à cause, notamment, des dévastations dues aux bombardements alliés et, dans le second cas, ils pouvaient craindre, surtout les femmes et les filles, d’avoir affaire à la soldatesque rouge. Après en avoir longuement délibéré, le père et le fils avaient opté pour le départ avec les Allemands, c’est-à-dire avec leurs supposés exterminateurs, au lieu d’attendre sur place leurs supposés libérateurs.

  1. Wiesel nous est souvent présenté comme le témoin par excellence de l’extermination des juifs à Auschwitz, capitale de « l’Holocauste » ou « Shoah ». En général, on se garde de nous préciser que, pour l’auteur de La Nuit, cette extermination s’était faite par LE FEU dans des brasiers à ciel ouvert et non par LE GAZ dans des « chambres à gaz ». En 1994, Elie Wiesel, ne supportant plus d’entendre parler d’extermination par LE GAZ, ira jusqu’à écrire dans ses mémoires : « Les chambres à gaz, il vaut mieux qu’elles restent fermées au regard indiscret. Et à l’imagination » (Tous les fleuves vont à la mer … , Editions du Seuil, 1994, p. 93). Il n’était donc pour lui pas question de représenter l’arme du crime des crimes, ni même de l’imaginer. C’est ce que, la même année 1994, décidaient les responsables de l’Holocaust Memorial Museum de Washington et, en particulier, le rabbin Michael Berenbaum me déclarant dans son bureau devant quatre témoins, le 30 août 1994 : « Nous avons pris la décision de ne donner aucune représentation physique des chambres à gaz nazies » et refusant d’en dire plus sur une telle décision (voy. ci-dessous, dans la note 2, le passage de mon « Mémoire en défense … » commençant par : « Le 22 avril 1993 se produit en fanfare à Washington l’ouverture de l’ Holocaust Memorial Museum … »).

Les Soviétiques s’empareront d’Auschwitz le 27 janvier 1945. Curieusement, pendant six jours, la Pravda restera muette sur la manière dont les « fascistes allemands » avaient procédé pour exterminer les détenus. C’est seulement dans sa livraison du 2 février qu’elle révélera que l’extermination s’était faite par L’ELECTRICITE ; les victimes, tombant mortes sur un tapis roulant, étaient transportées jusqu’à la cime d’un haut-fourneau, d’où elles étaient déversées pour être réduites en cendres (voyez Auschwitz : les faits et la légende, 11 janvier 1995). Du n’importe quoi, comme si souvent dans les inventions holocaustiques !

Quant à l’Holocaust Memorial Museum de Washington, il est devenu, à coups de mensonges et de bobards en tous genre, un haut lieu de la Religion, du Commerce et de l’Industrie de la prétendue extermination des juifs [2]. D’une manière générale, les sommes d’argent collectées au titre des « indemnisations » ou des « réparations » après la Seconde Guerre mondiale par diverses organisations juives ou par différentes autorités juives comme Nahum Goldmann sont colossales. Il serait intéressant d’en rechercher et d’en publier l’exact montant ; pour s’en faire une idée, on peut se reporter à mon bref article du 23 mai 1978 sur Les retombées politico-financières du « génocide » des juifs ; s’y trouve reproduit un extrait, passablement instructif, d’un entretien avec ledit Goldmann.

En attendant, la cérémonie du 24 avril prochain illustrera, à tout le moins, la rencontre en une seule journée de toute une faune de marchands d’illusions qui se sont efforcés de tuer jusqu’à l’âme allemande au moyen d’une gigantesque calomnie devenue intouchable, sacro-sainte ; les mêmes, par le chantage, ont ensuite extorqué aux peuples allemand et autrichien, ainsi qu’à d’autres peuples encore, de fabuleuses sommes d’argent ou des « dons » d’une valeur considérable comme, par exemple, la livraison gratuite par le contribuable allemand à l’Etat d’Israël de plusieurs sous-marins particulièrement coûteux, tout préparés à recevoir un équipement nucléaire.

En lieu et place de commémorations et de cérémonies, j’attends toujours « une preuve, une seule preuve de l’existence et du fonctionnement d’une seule chambre à gaz nazie » ou encore une réponse au défi que je répète inlassablement : « Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre à gaz nazie ! » On me répond par des coups et blessures, des outrages et des procès et même par une loi spéciale, dite « loi Gayssot » ou « loi Fabius Gayssot » ou encore « loi Faurisson ». Cette loi présente la particularité d’avoir été publiée au Journal officiel de la République française du 14 juillet 1990. Pour le commun des Français la date du 14 juillet a pris une valeur emblématique. C’est ce jour-là qu’aurait pris fin une tyrannie et que se serait enfin ouverte une ère propice à la liberté d’opinion et à la liberté d’expression. D’où, en conséquence, le « juste » châtiment des chercheurs et des historiens qui, pour leur malheur, font des découvertes qu’ils n’auraient pas dû faire.

PS : L’ironie veut que, ce même 24 avril, un Allemand, auquel le révisionnisme historique doit tant, fêtera son 78e anniversaire : l’admirable Ernst Zündel.


[1] Voyez Un grand faux témoin : Élie Wiesel, 17 octobre 1986, et Un grand faux témoin : Élie Wiesel (suite), 29 juin 1993.

[2] Voyez Une date dans l’histoire du révisionnisme : le 22 avril 1993, 2 mai 1993, ainsi que Mémoire en défense contre ceux qui persistent à m’accuser de falsifier l’Histoire alors que les tribunaux refusent depuis toujours de confirmer cette accusation et que les historiens hostiles au révisionnisme multiplient les concessions à mon égard + Note du 7 octobre 2016, 26 septembre 2016. Dans ce dernier article, je rappelle que la version allemande de La Nuit, Die Nacht zu begraben, Elisha, est entachée d’une grave falsification répétée à quinze reprises. En quinze endroits du livre le traducteur a, en effet, mis du gaz là où l’auteur n’en avait pas mis. Il se peut donc que, pour sa part, la chancelière allemande n’ait lu qu’une version gravement falsifiée du « témoignage » d’Elie Wiesel et qu’elle s’imagine, encore aujourd’hui, que ce dernier a véritablement été « un témoin des gazages de juifs à Auschwitz ».

 

LE PÈRE NATHANAEL S’INSURGE CONTRE LA CENSURE DU RÉVISIONNISME PAR AMAZON

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Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie mais son évolution par temps de crise.(Bertolt Brecht)

Nous avions informé nos lecteurs que, sur demande des responsables du mémorial de la Shoah de Yad Vashem (Israël), le site marchand AMAZON avait retiré de la vente tous les ouvrages révisionnistes.

Voir notre billet : https://gayssoteries.wordpress.com/2017/02/28/yad-vashem-demande-a-amazon-dinterdire-l-vente-de-livres-negationnistes/

Dans un courte vidéo datée du 25 Mars 2017 et qu’il a intitulée « The amazon Book Burning » (Amazon brûle les livres), le père Nathanael s’insurge contre la censure :

 

VIDEO :

 

 

MARINE LE PEN ENTRE EN CAMPAGNE CONTRE LE RÉVISIONNISME HISTORIQUE (ROBERT FAURISSON)

NDLR (Gayssoteries) : Un parti politique, quel qu’il soit, se doit de respecter les lois en vigueur dans le pays qu’il prétend vouloir diriger. Certes, il peut les désapprouver, inscrire leur modification ou leur suppression à son programme, mais ne pas les respecter? Ce serait incohérent avec la course à la présidentielle et le jeu politicien qui consiste à multiplier les voix (jeu de courtisanerie qui exige  une plasticité idéologique à toute épreuve  – et le front National, comme ses opposants, n’est pas en manque). Si un parti politique inscrivait à son programme qu’il autorisera le cambriolage, il ne devrait pas pour autant cambrioler en toute impunité. Il en va de même pour la loi Gayssot. Ne pas exclure un contrevenant reviendrait à envoyer le message  qu’on est incapable de respecter les lois de la République (comment les faire respecter soi-même dans ces conditions ?). Il n’est donc pas surprenant que le Front National rejette ceux qui ne respectent pas la loi Gayssot (qu’on soit d’accord ou non). Il n’est pas non plus surprenant que l’abrogation de la loi Gayssot ne soit plus au programme de Marine Le Pen puisque toute exclusion semblerait hypocrite : simple question de cohérence.

En revanche, Marine le Pen aurait pu faire valoir le fait que Bernard Loeuillet a été enregistré à son insu et qu’il ne s’agissait pas d’une déclaration publique. Qui plus est, Bernard Loeillet n’a pas nié la Shoah. Il a exprimé un doute. Malheureusement, douter est déjà criminel puisque la loi Gayssot interdit d’exprimer le moindre doute quant à la Shoah: à chacun de faire un effort pour être convaincu par le récit officiel et de ne rien déclarer jamais, même à huis clos (on pourrait l’enregistrer!).

Les chiffres, les faits, le déroulement des faits : il s’agit d’être convaincu, envers et contre tous, par chaque témoin, par chaque preuve, par chaque chiffre. Et si l’on ne comprend pas toute la démonstration des historiens, qu’on y trouve des lacunes et des manques, c’est qu’on n’a pas le bagage intellectuel nécessaire pour le faire. De toutes façons, les lacunes ne modifient en rien la conclusion. Alors il convient de se taire et de laisser l’histoire aux historiens (et à la justice).  Si d’aventure vous n’êtes pas tout-à-fait convaincus, vous devez n’en rien révéler jamais. Si l’on vous pose la question, vous devez répondre que vous êtes convaincus car, lorsqu’on vous pose la question, on ne vous demande en réalité pas votre avis : on teste votre capacité à refouler vos convictions personnelles et l’on attend de vous une totale approbation : une docile approbation. Et si vous déclarez n’avoir pas de position arrêtée sur l’histoire officielle, c’est un début de délit! Un crime de pensée qui éveille la suspicion! Quand bien même vous n’auriez pas étudié la question et seriez plutôt inculte en la matière, vous ne devez pas livrer une opinion hésitante sur la question ni même répondre que vous n’avez pas d’avis. C’est ici qu’on tombe dans le délit d’hésitation et d’ignorance pour basculer dans la croyance. Il est interdit de ne pas croire! Il est interdit d’ignorer!

Et vous? Etes-vous convaincus par tout ce qui est écrit dans les livres d’histoire? (Conseil de réponse : « Evidemment! »).

 

Robert FAURISSON                                                                                          18 mars 2017

 

Marine Le Pen entre en campagne contre le révisionnisme historique.

Que va décider Jean-Marie Le Pen ?

Deux récents articles du Parisien :

Un responsable du FN suspendu à Nice après avoir tenu des propos négationnistes ; Documentaire sur C 8 : quand un élu FN tient des propos révisionnistes.

Voilà beau temps que je l’avais noté : le Front national, loin de persister dans sa demande d’abrogation de la loi anti-révisionniste appelée « loi Gayssot » (ou « loi Fabius-Gayssot » ou « loi Faurisson »), donnait l’impression d’avoir changé d’avis mais, apparemment, il n’osait pas en faire l’aveu.

La vérité est qu’il avait effectivement tourné casaque, retourné sa veste, changé son fusil d’épaule, mais … en douce.

Car voici que, soudain, du jour au lendemain, Marine le Pen et Nicolas Bay, respectivement présidente et secrétaire général du FN, viennent d’éjecter du parti un libraire de Nice, Bernard Loeuillet, qui, devant une caméra cachée, avait laissé échapper quelques mots de nature révisionniste. L’exclusion du libraire s’est faite avec une telle célérité que N. Bay a exprimé le souhait de voir un jour les autres partis réagir avec « la même promptitude » devant l’énoncé de propos aussi intolérables.

De leur côté, les « bleu-marinistes » Marion Maréchal Le Pen, Louis Aliot et Gilbert Collard se sont mis à clatir avec la meute des journalistes. Il faut admettre qu’en pareille circonstance il est rare qu’on prenne le parti du cerf.

Bruno Gollnisch, candidat malheureux, en 2011, à la succession de Jean-Marie Le Pen à la tête du parti, n’a, pour l’instant, pas fait entendre sa voix.

Dans ses « 114 engagements présidentiels [pour 2017] », Marine Le Pen ne réclame pas l’abrogation de la loi Gayssot. En revanche, son père, au point 11 de sa Charte des valeurs des Comités Jeanne (Montretout, 13 janvier 2017), exige notamment l’« abrogation des lois restrictives dites “mémorielles” » et le « rétablissement des libertés dans tous les domaines de la recherche scientifique, intellectuelle ou historique ».

Que va bien pouvoir décider J.-M. Le Pen à l’heure où, en France, les révisionnistes se trouvent accablés de perquisitions, de saisies, de gardes à vue, de procès (parfois interminables : plus de dix années d’attente !), de peines de prison, d’amendes, de dommages-intérêts, de frais de procès ; parfois aussi ils perdent leur emploi ou, tel Vincent Reynouard, père de neuf enfants, se voient contraints à l’exil et à la misère. Heureux quand ils ne sont pas frappés, blessés, hospitalisés pour des opérations chirurgicales qui leur laissent à vie de terribles séquelles. Tout cela sans qu’aucun agresseur ne soit jamais arrêté et condamné.

Deux mois après son engagement du 13 janvier, le chef historique du FN va-t-il forfaire à sa « Charte des valeurs » de 2017 ou bien l’honorer, ne fût-ce que pour la sauvegarde de son propre honneur ?

UNE VOCATION RÉVISIONNISTE (ROBERT FAURISSON)

Robert FAURISSON                                                                                          20 mars 2017

Une vocation révisionniste

Extrait d’un courriel que vient de m’adresser un universitaire, professeur de droit : […] Moi, ce qui m’a le plus frappé, c’est de constater que les révisionnistes n’avaient jamais de haine et toujours le souci de l’exactitude historique … Ils ne sont pas non plus « racistes » ou « antisémites ». Ils ont une vision élevée de l’histoire humaine et posent les questions les plus pertinentes et aussi les plus embarrassantes. Souvent, et vous rirez sans doute de cette comparaison un peu saugrenue, ils me font penser aux chrétiens des catacombes à cause de leur recherche désintéressée de la vérité …

Bien à vous. NN

Ma réponse : Votre comparaison ? L’athée que je suis en rit si peu qu’au contraire, à mon avis, elle peut se justifier. Dans leur ensemble, les révisionnistes – c’est un fait – peinent à sortir de leurs catacombes et, pour nombre d’entre eux, sacrifient leur existence à une recherche ingrate, obstinée et désintéressée de l’exactitude historique. Leur vocation ne s’explique pas, elle se constate.

Venons-en, un instant, à trois étapes de mon lointain passé : à Angoulême en octobre 1939 (j’ai 10 ans), à Marseille en juin 1942 (j’ai 13 ans) et à Paris le 8 mai 1945 (j’ai 16 ans).

1) En octobre 1939, à Angoulême, au Collège Saint-Paul, un prêtre nous l’affirme dans son prêche, nous n’avons nulle raison de nous inquiéter : « Nous gagnerons cette guerre car … Dieu est avec nous ! » ; du haut de mes dix ans, je pense alors : « Savoir si, de l’autre côté du Rhin, leurs prêtres ne leur tiennent pas le même discours ». Aujourd’hui, en mars 2017, à 88 ans, je crois voir là le signe précurseur d’un relativisme de bon aloi.

2) En juin 1942, à Marseille, au Collège de Provence, tenu par des Jésuites, je grave au couteau sur l’abattant de mon pupitre noir « MORT A LAVAL ». Sur les origines et les suites de cet épisode, reportez-vous au petit livre de François Brigneau, Mais qui est donc le professeur Faurisson ? (http://www.akribeia.fr/993-mais-qui-est-donc-le-professeur-faurisson-.html). Aujourd’hui, songeant aux circonstances atroces de l’exécution de Pierre Laval, le 15 octobre 1945, je demande qu’on me pardonne ces trois mots.

3) Un moment, si vous permettez, avant d’en venir brièvement au troisième et dernier épisode. Je suppose que notre père (français et, comme il aimait à le dire, « catholique romain ») et notre mère (écossaise et presbytérienne avant de se convertir au catholicisme) souhaitaient voir chacun de leurs quatre garçons se conduire dans la vie en gentleman et chacune de leurs trois filles se comporter en lady. Il va de soi que l’attente de nos parents était quelquefois déçue mais, parfois aussi, elle pouvait être satisfaite. Pour ma part, j’ai l’impression que, le matin du 8 mai 1945, à l’âge de seize ans, j’ai eu un réflexe de gentleman, un réflexe immédiatement suivi d’une réflexion qui m’a plus tard conduit à ce qu’on appelle le révisionnisme historique dont, en fin de compte, j’ai fait la véritable vocation de mon existence. Nous vivions à Paris, tout contre la Chapelle des Carmes, non loin de l’église Saint-Sulpice, du Jardin du Luxembourg et du Collège Stanislas, où allaient les quatre garçons tandis que les trois filles, après avoir fréquenté le « Collège Notre-Dame des Champs », avaient été inscrites à « Notre-Dame de Sion ». De cette famille de sept enfants j’étais l’aîné.

Ce matin du 8 mai 1945, j’ai tout à coup entendu les cloches ou les sirènes (ou les deux ensemble ?) qui saluaient notre victoire. La suite est à lire, là encore, dans l’ouvrage susmentionné de F. Brigneau.  Vous y verrez dans quelle exacte circonstance, le « jour de la victoire », il m’est soudain venu une pensée émue et bouleversante pour le vaincu qui gisait à terre, le corps ensanglanté. J’ai alors, en quelque sorte, décidé de lui tendre la main, de l’aider à se relever, de lui parler comme à un frère humain accablé par le sort. Et c’est à cet instant que j’ai commencé à me dire qu’il me fallait revoir pour quelle raison au juste, pendant toutes ces années de guerre et de boucherie, j’avais bien pu prendre le parti des Alliés (y compris la Russie de Joseph Staline) contre l’Allemagne d’Adolf Hitler, et cela dès le 3 septembre 1940, quand Anglais et Français avaient décidé d’entrer en guerre contre le IIIe Reich et s’étaient ensuite fort bien accommodés d’une alliance économique et militaire avec l’Union soviétique. Je voudrais bien qu’on m’explique comment on peut, aujourd’hui, faire grief à certains Français  d’avoir choisi Adolf contre Joseph quand on a soi-même opté pour Joseph contre Adolf. Quand, en janvier 1945, les Allemands ont dû évacuer Auschwitz et ont laissé le choix aux juifs comme aux autres détenus de partir avec eux ou de rester sur place, Elie Wiesel et son père, après mûre réflexion, ont choisi de partir avec leurs « exterminateurs » allemands plutôt que d’accueillir leurs « libérateurs » soviétiques. Ils n’ont pas été les seuls juifs à faire ce choix (Elie Wiesel est mort, article du 3 juillet 2016).

En conclusion, je crois que ma vocation de révisionniste ne doit strictement rien à la haine de qui que ce soit. Il me semble que cette vocation est née du réflexe et de la réflexion d’un être humain normalement constitué et normalement élevé. Enfin, vous l’aurez noté, en la circonstance les juifs n’ont pas joué le moindre rôle. Ce n’est que plus tard qu’ils apparaîtront dans ma vie et dans le champ de mes recherches historiques. Mais, c’est le cas de le dire, ceci est une autre histoire. L’écrirai-je un jour, cette « autre histoire » ? A mon âge, je doute de pouvoir en trouver le temps. En attendant, à ceux qui me jugent sévèrement et se répandent en de noirs propos sur le fait que seuls au fond m’inspireraient « la Haine » et « l’Antisémitisme », je demanderais d’où leur vient pareille certitude. Ont-ils trouvé de solides preuves de tant de noirceurs ? Si tel est le cas, pourquoi n’exhibent-ils pas ces preuves ? Ou bien dois-je comprendre que, s’ils s’abstiennent de prouver, c’est que, dotés du pouvoir divin de sonder les cœurs et les reins, ils lisent dans mes pensées ou mes arrière-pensées, et cela au point d’y découvrir, par miracle, précisément ce qu’ils savaient d’instinct qu’ils y découvriraient ?

Je les invite à plus de modestie, à plus de prudence, à plus de simple humanité.

 

L’INCITATION À LA HAINE : QUAND LE PÉCHÉ DEVIENT UN CRIME

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JUSTICEPENALE.NET

March 5, 2016

Antoine de Fouquières

NDLR (Gayssoteries) :

Condamnés pour incitation à la haine, les révisionnistes se voient autopsiés : on sonde leur cœur, on lit entre les lignes qu’ils écrivent, on les punit pour l’effet qu’on pense qu’ils produisent ou risquent de produire : on les condamne parce que leurs propos inquiètent et dérangent. Fût un temps, il était autorisé d’inquiéter ou de déranger l’opinion tant qu’on n’appelait pas directement à la haine, à la violence ou au meurtre. Aujourd’hui, il suffit de déranger. Mais tout dépend qui on dérange et qui on inquiète, à propos de qui et à propos de quoi.

Le révisionnisme inquièterait donc mal. Il dérangerait d’une façon « pas comme il faut ». Il userait de sa liberté d’expression de travers! Qu’à cela ne tienne! A défaut de les condamner pour des appels directs à la haine, à la violence ou au meurtre, on les condamnera sur la base d’une incitation qui serait inhérente à leur propos. Imparable! Comment se défendre lorsque des intentions sont greffées de forces sur des propos qui n’expriment pas directement la haine? Comment répondre d’une intention qu’on n’a pas quand la loi  décrète que nier l’existence des chambres à gaz revient à appeler à la haine et qu’elle se substitue à l’individu pour décrire ses propres états-d ‘âme en lui disant : « Voilà ce que tu penses! Voici l’effet que tu veux produire! Voici l’effet que tu vas produire! »

Supposer qu’il y a des menteurs suppose qu’il y a des victimes dont les témoignages ne sont pas tout-à-fait crédibles or la loi Gayssot refuse qu’on prête le moindre travers aux rescapés de la Shoah. S’ils sont victimes c’est qu’ils sont dans le bon camp, s’ils sont dans le bon camp c’est qu’ils sont honnêtes et s’ils sont honnêtes alors ils sont intouchables.

A quand une loi qui condamnera quiconque remet en question tout ou une partie d’un témoignage d’une victime de viol? A quand une loi qui condamne toute critique des témoignages de victimes supposées en général sur le pretexte que le statut de victime immuniserait à la critique?

C’est exactement ce qui s’est produit avec la récente « Affaire Théo » : la justice n’avait pas encore fait son travail, les faits n’étaient pas encore établis que celui qui accusait avait déjà la faveur d’une opinion bruyante et hystérique toute encline à procéder au lynchage. Cette opinion a tristement oublié l’état de droit et la présomption d’innocence. Elle a jeté aux orties la réserve, la prudence et la réflexion au profit d’une expression violente qui en appelait à prendre parti pour celui qui incarnait le faible (Théo) au détriment de celui qui incarnait le fort (la police). Mais le faible n’a pas toujours raison, il ne dit pas toujours la vérité! Le faible est faillible, il a ses travers, il peut mentir et déformer : il est humain!

Antoine de Fouquières est juriste à Hô Chi Minh Ville, il s’intéresse à l’incrimination de l’incitation à la haine introduite par la loi Pleven.

La Haine. Avec sa grande Hache, elle est devenue la pire ennemie des polémistes, des auteurs controversés et des journalistes audacieux, tranchant sans ménagement dans leurs articles et leur portefeuille.

La Haine est devenue le nouveau point Godwin. Accuser son contradicteur de répandre  la haine est devenu l’argument massue qui vient assommer avec violence toutes contradictions, toutes conversations. Cependant, cette dernière accusation est bien plus grave puisqu’elle peut aboutir à une peine pour… incitation à la haine. C’est bien l’incitation à provoquer un sentiment, la haine que la loi Pleven du 1er juillet 1972 réprime.

René Pleven annonçait fièrement, lorsqu’il a présenté ce projet de loi aux parlementaires que : « avec ce texte, la France sera, à ma connaissance, le premier pays du monde à avoir une définition aussi extensive de la discrimination dans ses lois pénales ». Il pouvait en effet être fier de la modernité de ce texte qui allait nous faire revenir 800 années en arrière…

C’est au 12ème siècle que les sentiments intimes sont exclus du champ du droit pénal. En effet, Pierre Abélard, théologien, philosophe mais surtout un des premiers grands maîtres de l’Université française, introduit dans son ouvrage Ethique une distinction fondamentale entre Péché et Crime :

Le Péché, relevant de l’intimité personnelle, n’est connu que de Dieu car Lui seul peut sonder les cœurs et les reins. Ainsi, le péché ne peut être jugé que par Dieu, il est hors d’atteinte des tribunaux humains et du pouvoir temporel.

Le Crime (qui désigne aujourd’hui l’infraction à savoir les contraventions, les délits et les crimes) est un acte qui trouble l’ordre public de façon visible, il viole la loi des hommes. Il est donc observable, quantifiable et mesurable et entre dans le champ de la justice humaine.

Cette distinction étant faite et appliquée ; apparaît trois siècles plus tard l’imprimerie, puis la presse écrite, ensuite les maisons d’éditions, la philosophie des Lumières, la multiplication des pamphlets…  L’amour pour les débats endiablés devient en France une violente passion. Face à la vague d’attentats anarchistes (largement encouragée par certains journaux) sur le territoire français à la fin du 19ème siècle, la Troisième République adopte le 29 juillet 1881 la fameuse loi sur la liberté de la presse : la provocation publique aux crimes et aux délits est pénalisée (rentre également dans son champ d’application la diffamation, l’injure, la diffusion de fausses nouvelles et l’incitation à l’émeute).

Finalement, cette loi parvenait à endiguer les appels à la violence tout en permettant aux idées, des plus extrémistes aux plus loufoques, d’être librement exprimées. Le pluralisme avait un effet modérateur et l’opinion publique faisait son tri.

Malheureusement, un siècle plus tard, la loi Pleven fait de la loi de 1881 une monstruosité en introduisant sournoisement dans le droit pénal français deux nouvelles notions dont le flou juridique est aussi dense que dangereux : la provocation à la discrimination mais aussi et surtout la provocation à la haine.

« Ceux qui […] auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personne à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de 2000 F à 30000 F ou de l’une de ces deux peine seulement. »

La première critique que l’on peut faire à cette loi est évidente : comment les tribunaux pourraient ils mesurer objectivement l’incitation à un sentiment qui n’implique d’ailleurs pas systématiquement un passage à l’acte délictueux ? C’est impossible, mais la loi Pleven leur permet le plus légalement du monde de sanctionner quelque chose de l’ordre de l’intime, qui n’est pas un fait et est soumis à une interprétation totalement arbitraire (violant donc l’important principe de droit énoncé à l’article 111-4 du code pénal : « La loi pénale est d’interprétation stricte »).

Cette loi ne condamne plus un fait mais une intention or un même discours peut inciter à la joie, à la peur, à la tristesse, au rire, au mépris, à la haine, à autant de sentiments qu’il existe de sensibilité, et l’orateur n’a qu’un contrôle très partiel sur cette incitation. Ainsi, cette loi est profondément malsaine puisqu’elle recherche l’intention coupable de l’auteur de l’incitation (cf « il n’y a point de crime et de délit sans intention de le commettre » article 121-3 du code pénal).

L’iniquité de cette loi ne s’arrête pas là, elle énonce également que : « Toute association régulièrement déclarée depuis au moins 5 ans à la date des faits, se proposant, par ses statuts, de combattre le racisme, peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne les infractions prévues par les articles […] de la présente loi ». Basile Ader, spécialiste du droit de la presse, avait déjà prévenu que la conséquence immédiate de cette loi sera  « une inflation constante des contentieux, qui tend non seulement à faire du juge l’arbitre des causes les plus variées, mais aussi et surtout à privatiser l’action publique en autorisant les associations à la déclencher ». L’action publique devient la fille de joie de n’importe quel maquereau affirmant qu’il n’aime pas le racisme depuis 5 ans. Cette loi peut être (et elle l’est) instrumentalisée à des fins politiques ou financières par des associations qui ne sont pas directement lésées et qui n’ont pas en vu l’intérêt général puisque ce sont des groupes privés.

La dernière infamie de cette loi surgira en 1975 à l’article R.625-7 du nouveau code pénal : « La provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée est punie de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe. » Ainsi, toutes les conversations privées tombent sous la coupe du droit pénal. Surveillez vos paroles, gardez vous des débats, attention même à vos bons mots, une incitation à la haine est si vite arrivée.

La nature du droit pénal est de punir un acte portant atteinte à l’ensemble de la société (par exemple le vol entre dans le champ du droit pénal car la société considère que la propriété est une valeur sociale protégée, il s’agit de protéger la société contre le vol). Cette loi est donc une exaction grave du droit pénal ; comment une parole prononcée en privé incitant potentiellement à un sentiment, la haine, et ne débouchant sur aucun acte extérieur et visible, peut il porter atteinte à la société ? La pénalisation de la provocation, publique ou privée, aux crimes et aux délits suffisait déjà à entériner les incitations à la violence (qui est un comportement et non un sentiment) et donc à protéger la société tout en préservant la liberté d’expression.

La loi Pleven du 1er juillet 1972 fait partie de ces lois qui, pleines de bonnes intentions, font du droit pénal, par essence répressif, un droit préventif. La loi Pleven n’a fait qu’annoncer les abus de l’état d’urgence et des lois luttant contre le terrorisme. La soif inextinguible de sécurité des citoyens et le pathos ambiant prennent dangereusement le pas sur les libertés fondamentales et le logos juridique français.

Platon écrit dans La République que « le propre de l’injustice est d’engendrer la haine » ; il serait tristement amusant de voir la loi Pleven engendrer la haine à cause de son injustice alors même qu’elle tente de la combattre…

COMMENT JE SUIS DEVENU RÉVISIONNISTE – VINCENT REYNOUARD (VIDÉOS)

DEBAT

PARTIE 1

1)Comment je suis devenu révisionniste

Dans cette première partie, Vincent Reynouard raconte les circonstances dans lesquelles il a découvert puis il est finalement devenu révisionniste, alors qu’il croyait mordicus aux « chambres à gaz ». Le « Rapport Leuchter » a été un choc. Il explique pourquoi. Mais c’est le comportement des antirévisionnistes à l’encontre des révisionnistes qui l’a définitivement convaincu de l’absence de preuves de l’existence des « chambres à gaz », alors qu’un tel massacre aurait dû laisser une multitude de traces.

PLAN DE L’EXPOSE :

1. En 1989, je croyais encore aux « chambres à gaz »
2. L’histoire officielle
3. Un crime de masse qui aurait dû laisser des traces
4. Un choc : le Rapport Leuchter
5. Je franchis le Ribucond révisionniste
6. Mensonges sur le discours révisionniste
7. Une peur du débat direct qui trahit les antirévisionnistes

(Présentation par l’équipe de Sans Concessions).

VIDÉO :


PARTIE 2

2/ Comment, en 1945, un vieux bobard datant de la Première Guerre mondiale a été recyclé pour devenir une « réalité ».

Dans cette vidéo, Vincent Reynouard détruit l’argument selon lequel à partir de 1945, les « bourreaux » eux-mêmes ont avoué le massacre de millions de Juifs par « chambres à gaz ». Il rappelle qu’en 1931, à l’occasion des « procès de Moscou », Léon Blum lui-même avait écrit : « la valeur des aveux se retourne. Ils ne prouvent pas et ne peuvent pas prouver des faits qui sont faux. Ils prouvent qu’à la perversion morale, la terreur stalinienne ajoute une sorte de décomposition mentale. » Se fondant sur des exemples précis, Vincent Reynouard démontre que quinze ans plus tard, la même analyse s’appliquait aux procès menés par les Alliés vainqueurs dans l’Allemagne vaincue. A la perversion morale, la terreur alliée ajoutait la décomposition mentale. Et c’est sur ces bases frelatées que fut édifiée l’histoire officielle de l’ « Holocauste ».

Plan de l’exposé :

1. 1945 : une Allemagne vaincue sidérée par la propagande du vainqueur
2. Des aveux extorqués
3. Des Allemands rétractent leurs « aveux »
4. Pressions psychologiques : menaces sur les familles

VIDÉO :

 

DES RESPONSABILITÉS DE CHACUN EN MATIÈRE DE RÉVISIONNISME

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RESPONSABILITÉ DU CHERCHEUR

Un chercheur n’est pas responsable de ce qu’il trouve, pas plus qu’il n’est responsable des récupérations dont peuvent faire l’objet les conclusions de ses recherches. Ces récupérations peuvent être de natures multiples : politiques et/ou idéologiques.

Celui qui effectue des recherches historiques sur les chambres à gaz et conclut au fait qu’elles sont une vulgaire rumeur de guerre (conclusion défendue par Robert Faurisson, Vincent Reynouard…) n’est pas responsable de la récupération de ses conclusions par des groupements où s’agitent des idées qu’il n’a lui-même jamais exprimées ou partagées. Il n’est pas non plus responsable de ce que ses conclusions sont accrochées comme un wagon au train de certaines idéologies dont il ne se réclame pas. C’est une erreur courante que celle qui consiste à prendre pour cible l’expression d’une idée sur la seule base des récupérations dont elle a pu faire l’objet. Cet argument de l’épouvantail qui consiste à condamner une idée sous prétexte qu’elle est reprise et défendue par une personne ou une organisation haïssable est monnaie courante. Cet argument peut même confiner à l’absurde et plonger leurs auteurs dans une logique de contradiction systématique dé-raisonnée puisqu’il les amènera à se positionner toujours et quelque soient leur intime conviction, contre les idées des personnes ou des organisations qu’ils haïssent – par peur bien sûr, d’être eux-mêmes victimes de l’assimilation. C’est un cercle vicieux dont il faut savoir s’extraire.

Nous ne jugeons pas de la pertinence de certaines récupérations ici. Ce n’est pas là notre sujet. Certaines récupérations sont pertinentes, d’autres le sont moins et d’autres encore, ne le sont pas du tout. Parfois aussi, et même lorsqu’elles sont pertinentes, elles ne sont pas judicieusement utilisées selon qu’elles alimentent des théories dont on ne sait pas où elles mènent sinon, et par un effet de loupe malsain qui évacue toute nuance, à la violence et au lynchage.

Néanmoins, le chercheur est responsable de la façon qu’il a de partager publiquement les conclusions de ses recherches. Car, et comme l’écrivait fort bien la philosophe Simone Weil, l’être humain n’a pas que des droits. Il a des obligations. Ainsi, le chercheur a l’obligation de rendre compte de ses conclusions de la façon la plus objective possible. Il doit choisir les mots qu’il emploie et s’assurer de ce qu’ils sont en résonance avec le contenu de son argumentation. Il doit veiller à exclure tout le superflu, à mettre de côté les opinions qui ne cadrent pas avec le sujet dont il traite et surtout, qui ne sont nulle part appuyées dans sa démonstration. Il doit choisir entre la science et l’art, entre le rapport scientifique et le pamphlet. Ceci ne signifie pas qu’un scientifique n’a pas le droit de faire de l’humour mais plutôt qu’il a l’obligation, d’après nous, de le faire en cohérence avec son argumentation. La forme doit être en rapport avec le fond.

NOTRE PROPRE RESPONSABILITÉ

De la même façon, les auteurs des articles que nous partageons ne sont pas responsables de la récupération que nous en faisons pour accompagner notre message en faveur de la libre circulation de certains travaux révisionnistes. Les auteurs de ces articles sont malgré eux associés au contenu révisionniste que nous partageons. Parfois même, leur message semble s’accrocher à celui que nous délivrons comme une pièce de notre puzzle parfaitement ajustée. Ceci s’explique la plupart du temps par le fait que leur message très généraliste ne nous renseigne pas sur les éventuels cas particuliers qu’ils ne souhaitent pas inclure à leur raisonnement : ces absences de réserves clairement formulées par leurs auteurs sont heureuses pour notre combat idéologique qui s’en trouve enrichi des talents de chacun. Cependant, elles le sont moins pour leurs auteurs qui peuvent parfois se trouver mal assis dans leurs propres états d’âmes du seul fait qu’ils ont le grand soucis de ne pas être la proie de la cabale actuelle contre ceux qui oseraient affirmer que la liberté de la recherche doit aussi inclure les recherches des révisionnistes (révisionnistes dont la plupart, tout militants pour la liberté qu’ils sont, veulent à tout prix se désolidariser). Cette contradiction qui suggère que la liberté de recherche dépend exclusivement des conclusions qu’elle tirera et non pas de ses arguments (puisque la loi Gayssot ne s’occupe pas de juger de l’exactitude ou de l’inexactitude des travaux révisionnistes), seuls les auteurs en sont responsables. Nous ne sommes en aucun cas responsables de la façon dont chacun gère ses conflits cognitifs (1) et ses propres contradictions.

Les auteurs dont nous partageons les articles pourraient nous écrire pour en demander la suppression. La requête serait justifiée si nous déformions leurs propos ou si nous les interprétions en leur faisant dire ce qu’ils ne disent pas, or nous pensons ne pas pervertir les textes que nous partageons en prenant soin de leur laisser la place objective nécessaire dans toute démarche intellectuellement honnête. Aussi, lorsque nous pensons que le lecteur, parfois victime du biais de confirmation (2), pourrait interpréter de travers une citation, nous lui notifions parfois ce que l’auteur cité ne dit pas (afin de ne pas nous rendre coupable, pas l’omission et en creux, d’une perversion du texte).

EN CONCLUSION

Le révisionnisme est une affaire sérieuse qui doit être réalisée par les révisionnistes avec soin et objectivité. Le révisionnisme est une affaire sérieuse dont les conclusions peuvent être récupérées mais d’une façon honnête et objective : le révisionnisme ne doit pas être le carburant illégitime d’une idéologie avide de trouver partout la confirmation de ses propres convictions sans se soucier de ce qu’il s’articule intelligemment et intelligiblement avec  son propre argumentaire.

Tout ceci n’est pas un jeu et chacun doit être conscient de ses responsabilités.


  1. Conflit cognitif : Le conflit cognitif est un désaccord de la pensée avec elle-même ou avec les faits. Un individu éprouve un conflit cognitif lorsqu’il tient pour vrai, en même temps, deux idées contradictoires entre elles. Ce phénomène a été mis en évidence par J. Piaget à l’occasion de l’examen de la façon dont le sujet s’y prend pour résoudre un problème. Pour J. Piaget, le conflit cognitif est un passage obligé par lequel passent régulièrement l’enfant et l’adolescent, au cours de leur développement. Le progrès vient de la résolution de conflits cognitifs qui oblige, à chaque fois, à construire une structure de connaissance d’un niveau supérieur à celles dont disposait le sujet au préalable.
  1. Biais de confirmation : Le biais de confirmation, également dénommé biais de confirmation d’hypothèse, désigne le biais cognitif qui consiste à privilégier les informations confirmant ses idées préconçues ou ses hypothèses (sans considération pour la véracité de ces informations) et/ou à accorder moins de poids aux hypothèses jouant en défaveur de ses conceptions. En conséquence, les personnes sujettes à ce biais rassemblent des éléments ou se rappellent les informations mémorisées, de manière sélective, et les interprètent d’une manière biaisée. On dit aussi que les personnes « tirent la réalité » à elles. (Source : Wikipédia)

Illustration : Nadar, Revue comique à l’usage des gens sérieux, 1849, Coll.J.-M.Bertin

LA CENSURE JUIVE SE DÉCHAÎNE – VINCENT REYNOUARD (VIDÉO)

 

NDLR (Gayssoteries) :  Voici le dernier édito de vincent Reynouard relatif à la censure par Amazon des ouvrages révisionnistes (sur demande express du musée de Yad Vashem).

Voir notre billet à ce sujet : https://gayssoteries.wordpress.com/2017/03/10/yad-vashem-exige-amazon-obeit/

La librairie Amazon a cédé : le musée juif de l’Holocauste Yad Vashem ayant exigé le retrait de la vente des livres révisionnistes, elle a commencé l’épuration de son catalogue. Mais d’autres plateformes sont déjà visées, ainsi que des bibliothèques… De leur côté, les activistes juifs canadiens ont tenté de faire expulser Alison Chabloz venue au Canada afin d’y donner neuf représentations confidentielles…
A mesure que le révisionnisme se répand, la censure juive se déchaîne davantage.
Dans cette vidéo, Vincent Reynouard analyse l’origine de cette censure. Après avoir adressé un message aux antijuifs qui utilisent le révisionnisme comme une arme, il lance un avertissement aux censeurs juifs. Puis il explique pourquoi les gardiens du mythe de l’Holocauste refusent non seulement de débattre avec les révisionnistes, mais aussi de relever le défi du professeur Faurisson qui leur permettrait pourtant, s’ils en étaient capables, de mettre un terme à l’inexorable essor du révisionnisme. Puis il conclut : la répression et la censure ne serviront à rien ; intellectuellement, les antirévisionnistes ont déjà perdu la partie.

PLAN DE L’EXPOSE :
  
Amazon s’incline : bientôt Fahrenheit 451 ?
Les activistes juifs contre Alison Chabloz
L’éternelle tactique juive de l’amalgame pour crier à l’antisémitisme
Message aux antijuifs qui utilisent le révisionnisme comme arme
Une réalité historique bien plus complexe : une rumeur partie… d’Allemagne en 1941
Message aux activistes juifs qui suscitent la répression
La valeur d’une thèse est indépendante de l’utilisation que peuvent en faire certains
La nécessité du débat direct, courtois, loyal, face-à-face
L’impudence des activistes juifs
L’activiste juif trahi par ses actes
Un moyen simple de mettre fin au « négationnisme »
Le défi du professeur Faurisson : « Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre à gaz nazie »
Pourquoi les antirévisionnistes sont incapables de relever le défi du professeur Faurisson
Intellectuellement, les antirévisionnistes ont déjà perdu la partie

POUR VISIONNER L’EDITORIAL :

Sur l’ancienne chaîne Youtube (bloquée en France): https://youtu.be/S9zA9YIYet8

Sur la nouvelle chaîne Youtube : https://youtu.be/-xaa67hHGDI

Et comme toujours, sur notre site internet : www.sansconcessiontv.org

YAD VASHEM EXIGE, AMAZON OBÉIT

 

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NDLR (Gayssoteries) : Le 28 Février dernier, nous vous informions que Yad Vashem (Mémorial officiel des victimes de la Shoah, Israël) avait réclamé (exigé) auprès d’Amazon l’interdiction de la vente des ouvrages révisionnistes. Non soumis à la législation française interdisant la publication d’ouvrages révisionistes, Amazon aurait pu refuser. Pourtant, le site de vente saisit les allumettes et les craque sur demande.

Brûler les livres, c’est mal ! Mais tout dépend qui les brûle. Un révisionniste qui brûle un livre juif, c’est mal. Un juif qui brûle un livre révisionniste, c’est bien. Ca dépend….Et quand ça dépend, ça dépasse!

« Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser. »   (Françoise Giroud)

Notre article du 28 Février 2017 : https://gayssoteries.wordpress.com/2017/02/28/yad-vashem-demande-a-amazon-dinterdire-l-vente-de-livres-negationnistes/

PRINCIPES ÉLÉMENTAIRES DE PROPAGANDE DE GUERRE

Les dix commandements sans lesquels nos guerres sembleraient injustes

Principes élémentaires de propagande de guerre

NDLR (Gayssoteries) Voyez notre billet relatif à l’ouvrage de Arthur Ponsonby sur la propagande de Guerre: https://gayssoteries.wordpress.com/2016/11/14/conseil-de-lecture-mensonges-et-rumeurs-en-temps-de-guerre-de-arthur-ponsonby/

Nous avons mis en gras certains passages.

Anne Morelli

Les dix « commandements » sont avant tout une grille d’analyse qui se veut pédagogique et critique. Elle n’a pas pour but de prendre parti, ou de prendre la défense des « dictateurs », mais de constater la régularité de ces principes dans le champ médiatique et social. Au ban des accusés, on retrouve tant les vaincus que les vainqueurs.

Principes élémentaires de propagande de guerre, (utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède…) est un livre de Anne Morelli paru en 2001, réédité en 2010 pour compléter la première édition avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan, ainsi qu’une analyse du discours d’Obama « Prix Nobel de la paix ».

« Je ne tenterais pas de sonder la pureté des intentions des uns ou des autres. Je ne cherche pas ici à savoir qui ment et qui dit la vérité, qui est de bonne foi et qui ne l’est pas. Mon seul propos est d’illustrer les principes de propagande, unanimement utilisés, et d’en décrire les mécanismes. » [1] Il est néanmoins indéniable que depuis les dernières guerres qui ont marqué notre époque (Kosovo, guerre du Golfe, Afghanistan, Irak) ce sont nos démocraties occidentales et le champ médiatique qui leur correspond qui sont mis en question.

Anne Morelli réactualise, grâce à ce petit manuel du citoyen critique, des formes invariables pour des contenus divers. La propagande s’exerce toujours via les mêmes invariants quelle que soit la guerre, d’où la grande pertinence de la grille proposée. Il semble également essentiel dans cette introduction de citer Lord Ponsonby qu’Anne Morelli remercie dès les premières pages de son ouvrage. En effet, Ponsonby a largement contribué à l’élaboration des principes. Lord Ponsonby était un travailliste anglais qui s’était radicalement opposé à la guerre. Déjà durant la Première Guerre mondiale, il s’illustre par divers pamphlets et finit par écrire un livre sur ces mécanismes de propagande. Livre qu’Anne Morelli reprend, réactualise et systématise en dix principes élémentaires.

 

Nous ne voulons pas la guerre

« Arthur Ponsonby avait déjà remarqué que les hommes d’État de tous les pays, avant de déclarer la guerre ou au moment même de cette déclaration, assuraient toujours solennellement en préliminaire qu’ils ne voulaient pas la guerre . » [2]

La guerre n’est jamais désirée, elle n’est que rarement vue comme positive par la population. Avec l’avènement de nos démocraties, le consentement de la population devient essentiel, il ne faut donc pas vouloir la guerre et être un pacifiste dans l’âme. A la différence du Moyen à‚ge, où l’avis de la population n’avait que peu d’importance et la question sociale n’était pas substantielle.

« Ainsi déjà le gouvernement français mobilise tout en proclamant que la mobilisation n’est pas la guerre mais, au contraire, le meilleur moyen d’assurer la paix. » [3] « Si tous les chefs d’État et de gouvernements sont animés de semblables volontés de paix, on peut évidemment se demander innocemment pourquoi, parfois (et même souvent), des guerres éclatent tout de même ? » [4] Mais le second principe répond à cette question.

 

Le camp adverse est le seul responsable de la guerre

Ce deuxième principe émane du fait que chaque camp assure avoir été contraint de déclarer la guerre pour empêcher l’autre de détruire nos valeurs, mettre en péril nos libertés, ou même nous détruire totalement. C’est donc l’aporie d’une guerre pour mettre fin aux guerres [5]. On en arrive presque à la mythique phrase de George Orwell « War is Peace ».

Ainsi, les États-Unis ont été « contraints » de faire la guerre contre l’Irak qui ne leur a pas laissé le choix. Nous ne faisons donc que « réagir », nous défendre des provocations de l’ennemi qui est entièrement responsable de la guerre à venir.

« Ainsi déjà , Daladier dans son « appel à la nation » – faisant l’impasse sur les responsabilités françaises dans la situation créée par le traité de Versailles – assure le 3 septembre 1939 : l’Allemagne avait déjà refusé de répondre à tous les hommes de coeur dont la voix s’était élevée ces temps derniers en faveur de la paix du monde. […] Nous faisons la guerre parce qu’on nous l’a imposée. » [6]

Ribbentrop justifie la guerre contre la Pologne en ces termes : « Le Führer ne veut pas la guerre. Il ne s’y résoudra qu’a contrecoeur. Mais ce n’est pas de lui que dépend la décision en faveur de la guerre ou de la paix. Elle dépend de la Pologne. Sur certaines questions d’un intérêt vital pour le Reich, la Pologne doit céder et faire droit à des revendications auxquelles nous ne pouvons renoncer. Si elle s’y refuse, c’est sur elle que retombera la responsabilité d’un conflit, et non sur l’Allemagne. » [7]

On a pu également lire lors de la Guerre du golfe dans Le Soir du 9 janvier 1991 : « La paix que tout le monde désire plus que tout, ne peut pas se bâtir sur de simples concessions à un acte de piraterie. (…) La balle étant essentiellement, faut-il le dire dans le camp de l’Irak. » [8]

Idem pour la guerre en Irak, ainsi avant que la guerre ne commence, Le Parisien titrait le 12 septembre 2002 : « Comment Saddam se prépare à la guerre ».

 

Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou « l’affreux de service »)

« On ne peut haïr un groupe humain dans son ensemble, même présenté comme ennemi. Il est donc plus efficace de concentrer cette haine de l’ennemi sur le leader adverse. L’ennemi aura ainsi un visage et ce visage sera bien évidemment odieux. » [9]

« Le vainqueur se présentera toujours (voir Bush ou Blair récemment) comme un pacifiste épris de conciliation mais acculé par le camp adverse à la guerre. Ce camp adverse est bien sûr dirigé par un fou, un monstre (Milosevic, Ben Laden, Saddam Hussein, …) qui nous défie et dont il convient de débarrasser l’humanité. » [10]]

La première opération d’une campagne de démonisation consiste donc à réduire un pays à un seul homme. A faire donc comme si personne ne vivait en Irak, que seul Saddam Hussein, sa « redoutable » garde républicaine et ses « terribles » armes de destruction massive vivent là -bas [11]. Personnaliser ainsi le conflit est très typique d’une certaine conception de l’histoire, qui serait faite par des « héros », l’oeuvre des grands personnages [12]. Conception de l’histoire qu’Anne Morelli refuse en écrivant inlassablement sur les « laissés pour compte » de l’histoire légitime. Cette vison est particulièrement idéaliste et métaphysique en que l’histoire est le fruit des idées de ses « grand » hommes. A cette conception de l’histoire s’oppose un conception dialectique et matérialiste qui définit l’histoire en termes de rapports et de mouvements sociaux. Ainsi l’adversaire est qualifié de tous les maux possibles. Il en va de son physique à ses moeurs sexuelles. Ainsi, Le Vif-L’Express du 2 au 8 avril 1999 présente « L’effroyable Milosevic ». « Le Vif-L’Express ne site aucun discours aucun écrit du « maître de Belgrade » mais par contre relève ses sautes d’humeur anormales, ses explosions de colère, maladives et brutales : Quand il était en colère, son visage se tordait. Puis, instantanément, il recouvrait son sang-froid. » [13] Ce type de démonisation n’est d’ailleurs pas utilisé uniquement pour la propagande de guerre (comme tous les autres principes d’ailleurs.)

Ainsi, Pierre Bourdieu rapportait qu’aux États-Unis, nombre d’enseignants universitaires, excédés de la popularité de Michel Foucault dans leurs collèges, écrivaient bon nombre de livres sur la vie intime de l’auteur. Ainsi, Michel Foucault, « l’homosexuel masochiste et fou » avait des pratiques « contre-nature », « scandaleuses » et « inacceptables. ». Par ce biais, il n’y a donc pas besoin de débattre la pensée de l’auteur ou les discours d’un homme politique, mais le réfuter sur des jugements moraux relatifs aux soi-disant pratiques de l’individu.

 

C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers

Les buts économiques et géopolitiques de la guerre doivent être masqués sous un idéal, des valeurs moralement justes et légitimes. Ainsi on pouvait déjà entendre George Bush père déclarer « Il y a des gens qui ne comprennent jamais. Le combat ne concerne pas le pétrole, le combat concerne une agression brutale » [14] ou Le Monde le 22 janvier 1991 : « Les buts de guerre américains et français sont d’abord les buts du Conseil de sécurité. Nous sommes là en raison des décisions prises par Conseil de sécurité et l’objectif essentiel, c’est la libération du Koweït. » [15]

En fait, dans nos sociétés modernes, à la différence de Louis XIV, une guerre ne peut se réaliser qu’avec un certain consentement de la population. Gramsci avait déjà montré à quel point l’hégémonie culturelle et le consentement sont indispensables au pouvoir. Ce consentement sera facilement acquis si la population pense que de cette guerre dépendent leur liberté, leur vie, leur honneur [16]. Les buts de la Première Guerre mondiale par exemple se résument en trois points :

écraser le militarisme
– défendre les petites nations
– préparer le monde à la démocratie.

Ces objectifs, très honorables, sont depuis recopiés quasi textuellement à la veille de chaque conflit, même s’ils ne cadrent que très peu ou absolument pas avec ses objectifs réels. » [17] « Il faut persuader l’opinion publique que nous – au contraire de nos ennemis – faisons la guerre pour des motifs infiniment honorables. » [18]

« Pour la guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie, on retrouve le même décalage entre buts officiels et inavoués du conflit. Officiellement l’OTAN intervient pour préserver le caractère multi-ethnique du Kosovo, pour empêcher que les minorités y soient maltraitées, pour y imposer la démocratie et pour en finir avec le dictateur. Il s’agit de défendre la cause sacrée des droits de l’homme. Non seulement à la fin de la guerre, on peut constater qu’aucun de ces objectifs n’a été atteint, qu’on est notamment loin d’une société multi-ethnique et que les violences contre les minorités – serbes et roms cette fois – sont quotidiennes, mais encore on se rend compte que les buts économiques et géopolitiques de la guerre, dont on n’avait jamais parlé, sont -eux- atteints. » [19]

Ce principe implique son corollaire, l’ennemi lui est un monstre sanguinaire qui représente la société de la barbarie.

L’ennemi provoque sciemment des atrocités, et si nous commettons des bavures c’est involontairement

Les récits des atrocités commises par l’ennemi constituent un élément essentiel de la propagande de guerre. Cela ne veut évidemment pas dire que des atrocités n’ont pas lieu pendant les guerres. Tout au contraire, les assassinats, les vols à main armée, les incendies, les pillages et les viols semblent plutôt – malheureusement – récurrents dans l’histoire des guerres. Mais le fait de faire croire que seul l’ennemi commet de telles atrocités, et que notre armée est aimée de la population, c’est une armée « humanitaire ».

Mais la propagande de guerre s’arrête rarement là , non contente des viols et pillages existants, il lui faut le plus souvent créer des atrocités « inhumaines » pour incarner en l’ennemi l’alter-ego d’Hitler (Hitlerosevic, …). Nous pouvons ainsi mettre côte à côte plusieurs passages ayant trait à des guerres différentes sans y trouver de grandes différences. Durant la Première Guerre mondiale, Ponsonby rapporte cette histoire :

« Trente ou trente-cinq soldats allemands étaient entrés dans la maison de David Tordens, charretier à Sempst (aujourd’hui Zempst). Ils ligotèrent l’homme puis cinq ou six d’entre eux se jetèrent sous ses yeux sur la fille âgée de treize ans et lui firent violence, ensuite ils l’embrochèrent sur leurs baïonnettes. Après cette action horrible ils lardèrent de coups de baïonnettes son fils âgé de neuf ans et fusillèrent sa femme. »

On n’oubliera pas non plus l’épisode des enfants aux mains coupées, qui s’apparente plus à une rumeur infondée qu’à un fait historique [21]. Leur exode sera passé sous silence alors que les images de réfugiés albanais du Kosovo et leur accueil à l’étranger avaient fait l’objet d’émissions complètes à la télévision. C’est que ce cinquième principe de la propagande de guerre veut que seul l’ennemi commette des atrocités, notre camp ne peut commettre que des « erreurs ». La propagande de l’OTAN popularisera à l’occasion de la guerre contre la Yougoslavie le terme de « dégâts collatéraux » et présentera comme tels les bombardements de populations civiles et d’hôpitaux, qui auraient fait, selon les sources, entre 1 200 et 5 000 victimes. « Erreur » donc que le bombardement de l’ambassade chinoise [22], d’un convoi de réfugiés albanais, ou d’un train passant sur un pont. L’ennemi, lui, ne commet pas d’erreurs, mais commet le mal sciemment. » [23]

Pour conclure sur une citation de Jean-Claude Guillebaud :

« Nous étions devenus, nous journalistes, à notre corps défendant, des espèces de marchands d’horreur et l’on attendait de nos articles qu’ils émeuvent, rarement qu’ils expliquent ».

 

L’ennemi utilise des armes non autorisées

Ce principe est le corollaire du précédent. « Non seulement nous ne commettons pas d’atrocités, mais nous faisons la guerre de manière chevaleresque, en respectant – comme s’il s’agissait d’un jeu, certes dur mais viril ! – les règles. » [24] Ainsi déjà pendant la Première Guerre mondiale, la polémique fit rage à propos de l’usage des gaz asphyxiants. Chaque camp accusait l’autre d’avoir commencer à les utiliser [25]. Bien que les deux camps avaient fait usage du gaz et qu’ils avaient effectué tous des recherches dans le domaine, cette arme était le reflet symbolique de la guerre « inhumaine ». Il convient ainsi de l’imputer à l’ennemi. C’est en quelque sorte l’arme « malhonnête », l’arme du fourbe.

 

Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes

« A de rares exceptions près, les êtres humains préfèrent généralement adhérer à des causes victorieuses. En cas de guerre l’adhésion de l’opinion publique dépend donc des résultats apparents du conflit. Si les résultats ne sont pas bons, la propagande devra cacher nos pertes et exagérer celles l’ennemi. » [26]

Déjà durant la Première Guerre mondiale, après un mois du début des opérations, les pertes s’élevaient déjà à 313 000 tués. Mais l’état major français n’a jamais avoué la perte d’un cheval et ne publiait pas la liste nominative des morts [27]. Dernièrement, la guerre en Irak nous fournit un exemple du genre, où on a interdit la publication des photos des cercueils de soldats américains dans la presse. Les pertes de l’ennemi sont elles, par contre, énormes, leur armée ne résiste pas. « Dans les deux camps ces informations remontent le moral des troupes et persuadent l’opinion publique de l’utilité du conflit. » [28]

 

Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause

Lors de la Première Guerre mondiale, sauf quelques rares exceptions, les intellectuels soutinrent massivement leur propre camp. Chaque belligérant pouvait largement compter sur l’appui des peintres, des poètes, des musiciens qui soutenaient, par des initiatives dans leur domaine, la cause de leur pays [29]

Les caricaturistes sont largement mis au travail, pour justifier la guerre et dépeindre le « boucher » et ses atrocités, tandis que d’autres artistes vont travailler, caméra au poing, pour produire des documents édifiants sur les réfugiés, toujours soigneusement pris dans les rangs albanais, et choisis les plus ressemblants possible par rapport au public auquel ils s’adressent, comme ce bel enfant blond au regard nostalgique, censé évoquer les victimes albanaises. On peut voir ainsi les « manifestes » se développer partout. Le manifeste des cent, pour soutenir la France pendant la Première Guerre mondiale (André Gide, Claude Monet, Claude Debussy, Paul Claudel). Plus récemment le « manifeste des 12 » contre le « nouveau totalitarisme [30] » qu’est l’islamisme. Ces « collectifs » d’intellectuels, artistes et hommes notables se mettent donc à légitimer l’action du pouvoir politique en place.

 

Notre cause a un caractère sacré

Ce critère peut être pris dans deux sens, soit littéral, soit au sens général. Dans le sens littéral, la guerre se présente donc comme une croisade, donc la volonté est divine. On ne peut donc se soustraire de la volonté de Dieu, mais seulement l’accomplir. Ce discours a repris une grande importance depuis l’arrivée de George Bush fils au pouvoir et avec lui toute une série d’ultra-conservateurs intégristes. Ainsi la guerre en Irak s’est manifestée comme une croisade contre « l’Axe du Mal » une lutte du « bien » contre le « mal ». Il était de notre devoir de « donner » la démocratie à l’Irak, la démocratie étant un don issu tout droit de la volonté divine. Ainsi faire la guerre c’est réaliser la volonté divine. Des choix politiques prennent un caractère biblique qui efface toute réalité sociale et économique. Les références à Dieu on toujours été nombreuses (In God We Trust, God Save the Queen, Gott mit Uns, …) et servent à légitimer sans appel les actions du souverain.

 

Ceux (et celles) qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres

Ce dernier principe est le corollaire de tous les précédents, tout personne mettant en doute un seul des principes énoncés ci-dessus est forcément un collaborateur de l’ennemi. Ainsi, la vision médiatique se limite aux deux camps cités ci-dessus. Le camp du bien, de la volonté divine, et celui du mal, des dictateurs. Ainsi, on est « pour ou contre » le mal. En ce sens, les opposants à la guerre du Kosovo se sont vu traiter dans L’Évènement du 29 avril au 5 mai 1999 de « complices de Milosevic ». L’hebdomadaire va même jusqu’à systématiser plusieurs « familles ». On retrouve ainsi la famille « anti-américaine » avec Pierre Bourdieu, Régis Debray, Serge Halimi, Noam Chomsky ou Harold Pinter. La famille « pacifiste intégriste » avec Gisèle Halimi, Renaud, l’abbé Pierre… et leur organes respectifs, le Monde diplomatique, le PCF.

Il devient donc impossible de faire surgir une opinion dissidente sans subir un lynchage médiatique. Le pluralisme des avis n’existe plus, il est réduit à néant, toute opposition au gouvernement est réduite au silence et au discrédit par des arguments bidon. Ce même argumentaire a été de nouveau en application lors de la guerre en Irak, bien que l’opinion internationale étant plus partagée, cela c’est moins ressenti. Mais être contre la guerre c’est être pour Saddam Hussein… Le même schéma fut appliqué dans un tout autre contexte qu’était le référendum sur la constitution européenne : « être contre la constitution c’est être contre l’Europe ! »

Anne Morelli

 


Source : http://www.michelcollon.info/Principes-elementaires-de.html

[1] Morelli, Anne, « Principes élémentaires de propagande de guerre », Bruxelles, Aden, 2010

[2] Ibid, p. 7

[3] Ibidem

[4] Ibid, p. 10

[5] Ibid, p. 11

[6] Ibid, p. 14

[7] Ibid, p. 16.

[8] Collon, Michel, « attention médias ! », Bruxelles, éditions EPO, 1992, p. 34

[9] Morelli, Anne, op. cit., p. 21.

[10] Morelli, Anne, « L’histoire selon les vainqueurs, l’histoire selon les vaincus. », 8 décembre 2003 in : http://www.brusselstribunal.org/8dec_fulltexts.htm

[11] Collon, Michel, op. cit., p. 60.

[12] Ibidem.

[13] Morelli, Anne, op. cit., p. 25.

[14] Collon, Michel, op. cit., p. 32.

[15] Ibidem.

[16] Morelli, Anne, op. cit., p. 27.

[17] Ibid, p. 28

[18] Ibid, p. 28.

[19] Ibid, p. 34.

[20] L’enfant aux mains coupées [archive]1914, nouvelle guerre entre les deux pays. On se racontait avec insistance, côté français, que les soldats allemands étaient d’ignobles brutes qui coupaient les mains des enfants.

[21] Serbie : Après l’échec des négociations sur le Kosovo, la parole est à l’ONU [archive]Le Kosovo considéré par Belgrade comme le berceau de sa culture et de sa religion compte 5 % de Serbes après l’exode de plus de 200000 d’entre eux.

[22] Révélation : l’Otan a bombardé volontairement l’ambassade de Chine à Belgrade [archive] Selon une enquête de l’hebdomadaire britannique The Observer, conduite avec le journal danois Politiken, l’Otan aurait bombardé sciemment l’ambassade chinoise de Belgrade le 7 mai dernier (voir aussi notre article du 10/05/99). Des responsables militaires et des renseignements auraient déclaré que l’ambassade chinoise abritait un système de retransmission des émissions de l’armée yougoslave. Du coup, elle aurait été rayée de la liste des « cibles interdites », et bombardée.

[23] Ibid, pp. 37-47.

[24] Ibid, p. 48.

[25] Ibid, p. 49.

[26] Ibid, p. 54.

[27] Ibidem.

[28] Ibid, p. 56.

[29] Morelli, Anne, « les 10 commandements de Ponsonby », sur le site de Zaléa TV : [1] [archive].

[30] Son usage envers le terrorisme par Jack Straw semble en ce sens impropre. Le « terrorisme » en général ne peut être considéré comme un « totalitarisme » au sens originaire du terme. Il ne remplit pas les critères nécessaires. L’usage du concept requiert une analyse approfondie de la société ou de la structure du groupe étudié, il faut en faire ressortir les catégories essentielles et les processus de dé-différenciation propres au totalitarisme. Il ne semble pourtant pas que Jack Straw ait réalisé une telle analyse pour pouvoir donner une vraie assise théorique à son assertion. L’usage du terme a dans ce cas un but politique ou de propagande de guerre.

URL de cet article 19128
https://www.legrandsoir.info/principes-elementaires-de-propagande-de-guerre.html

ANTISÉMITISME: JOANN SFAR RÉAGIT A LA DÉGRADATION DE SON ŒUVRE

WEB

20 Minutes avec agence

Publié le 22.06.2016 à 15:26 / Mis à jour le 22.06.2016 à 15:26

NDLR (Gayssoteries) : Il y a quelques mois de cela, nous avions partagé ce fait divers regrettable* : la dégradation d’œuvres relatives à la seconde guerre mondiale dans une médiathèque de Lannion dont un DVD du film d’animation de Joann Sfar intitulé « Le Chat du Rabbin ». L’auteur avait réagi plus tard (Article ci-après).

Premièrement, ces dégradations sont inutiles et contre productives, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un film d’animation bien inoffensif que les vandales n’ont pour sûr jamais pris la peine de visionner. S’ils l’avaient fait, ils se seraient aperçus que le film ne traitait ni de la Shoah ni de la Seconde guerre mondiale. Nous en concluons que ce vandalisme était motivé par le seul à priori relatif à la culture juive qui transpirait dans le titre au travers du seul mot « Rabbin ». Le vandalisme de ce DVD est, pour cette raison, plus idiot que tout autre puisqu’il est révélateur d’un acte irréfléchi, brutal et tout-à-fait incohérent.

Deuxièmement, et tout comme l’auteur Joann Sfar (mais non pas pour les mêmes raisons), nous ne sommes pas surpris car nous devinons une partie des raisons de ces actes de vandalismes. Il s’agit pour chacun de bien vouloir chercher les raisons au-delà de l’état d’esprit des vandales. Il s’agit de les chercher au sein même de notre gouvernement : dans la bouche de certains politiciens qui ont, depuis des années, hissé les juifs de France sur un piédestal intouchable et les ont mis à l’avant-garde de la République (Manuel Valls), qui ont déclaré être éternellement liés à Israël (Manuel Valls),  qui ont fait de l’antisionisme un synonyme de l’antisémitisme (Manuel valls, mais aussi, et de façon obsessionnelle, Bernard-Henri Lévy) et qui ont fait de la sécurité d’Israël le combat de leur vie (Nicolas Sarkozy). Il s’agirait de regarder du côté de nos médias qui ont crié à l’antisémitisme pour chaque critique d’Israël, des juifs et du judaïsme, du côté de certaines personnalités qui n’ont eu cesse de rappeler à la France sa culpabilité, de rappeler aux français du 21ème siècle qui espéraient les promesses d’un avenir meilleur, les années sombres d’une guerre qu’ils n’ont pas vécue et, bien sûr, du côté de la justice qui a pris l’histoire de la Seconde guerre mondiale en otage et châtie quiconque affirme que l’histoire officielle n’est pas conforme à la réalité matérielle des faits.

Joann Sfar, sans le savoir, nous rappelle quand ont été lancées les hostilités lorsqu’il déclare :« Ça ne me blesse pas, parce que ça fait plus de vingt ans que ça dure« .

Joann Sfar fait là un constat important car, précisément,  ça fait plus de vingt ans que ça dure !

Ça fait plus de vingt ans que nul ne peut proposer un récit de l’histoire qui ne valide pas certains faits qu’on a élevés au rang de « vérité institutionnelle »,

Plus de vingts ans que nos concitoyens n’ont plus le droit de dire ou d’écrire : « je doute que les chambres à gaz ont existé »,

Plus de vingts ans que toute publication qui ne valide pas l’histoire officielle est interdite,

Plus de vingt ans que les révisionnistes sont bannis de la société, condamnés à payer et emprisonnés au besoin!

Plus de vingt ans que les révisionnistes sont insultés et diffamés sans qu’il puissent jamais répondre !

Plus de vingts ans qu’on écrit qu’ils sont des faussaires, des falsificateurs et des menteurs alors même que la justice élude le fond de leurs travaux pour ne les condamner que sur leurs conclusions!

Cela fait vingt ans que la lutte contre l’antisémitisme s’applique, dans une logique moribonde, à conforter et nourrir les antisémites, qu’elle leur donne de nouvelles raisons de l’être mais aussi, et c’est bien là le plus dramatique, à créer de l’antisémitisme là où il n’y en avait pas!

Cela fait plus de vingt ans qu’une poignée d’esprits scélérats s’acharne à pourrir l’existence de tous les français et à répandre une terrible vérole parmi nos concitoyens qu’ils entraînent dans une danse infernale pétrie de rancœurs et de frustrations!

Il y a plus de vingt ans, chers amis, la loi Gayssot fût votée…

Le chat du Rabbin (extrait)
Le chat du Rabbin (extrait) – Joann Sfar & éditions Dargaud 2015

L’auteur de bandes dessinées Joann Sfar a réagi dimanche après avoir appris la dégradation à la médiathèque de Lannion (Côtes-d’Armor) du DVD de son film Le Chat du Rabbin, réalisé en 2011 et adapté de sa BD.

Selon Ouest France, le disque a été « poinçonné ». « C’est profondément choquant », s’est insurgé une bibliothécaire rappelant que cela s’ajoute à une série de dégradations racistes et antisémites constatées par les responsables de la médiathèque.

Plusieurs dégradations depuis un an

Des DVD et des livres traitant de la Seconde Guerre mondiale, de la Shoah et de la Résistance ont en effet été visés depuis un an. Une situation qui n’étonne même plus Joann Sfar.

Après avoir appris le sort réservé à son film, l’artiste a simplement écrit sur sa page facebook « Ces jours où ton fil d’actualité ne t’apporte pas que de bonnes nouvelles ». Mais une heure plus tard, il a tenu à préciser sa pensée.

« Au point où on en est »

« Vraiment, au point où on en est, je devrais ne même pas être ému, de découvrir que mes livres qui ne parlent que de vivre ensemble et de rapprochement entre les hommes sont l’objet de déprédations », a précisé le dessinateur.

« Pardonnez-moi, je ne parviens même pas à jouer la révolte quand j’apprends par Ouest France que même dans un coin paisible comme Lannion mes bouquins ou films se font défoncer parce qu’il y a « rabbin » dans le titre. Ça ne me blesse pas, parce que ça fait plus de vingt ans que ça dure. Finalement, je devrais être heureux que pour la première fois un journal en parle », a également indiqué un Joann Sfar résigné.


Source : http://www.20minutes.fr/culture/1870951-20160622-antisemitisme-joann-sfar-reagit-degradation-oeuvre

*https://gayssoteries.wordpress.com/2016/06/24/ouvrages-sur-la-seconde-guerre-mondiale-degrades/

DE LA FLATTERIE

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La flatterie est toujours un vice ; et la véritable politesse, ainsi que la parfaite droiture, rougirait de s’en servir. C’est essentiellement une louange fausse, au lieu qu’on peut flatter par des louanges véritables ; et il est souvent même à propos de le faire, pour mieux s’insinuer et pour mieux persuader quelques avis salutaires, ou faire recevoir une correction utile. Mais si l’on ne peut plaire qu’en employant le déguisement et le mensonge, il faut sacrifier la politesse à la vérité.
Jean Baptiste blanchard, Les maximes de l’honnête homme, 1772.

FAUT-IL INCARCÉRER LES RÉVISIONNISTES?

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NDLR (Gayssoteries) : Comme nombre de citoyens qui se battent contre les lois de circonstance telles que la loi Gayssot, nous n’avons rien à gagner d’autre que la victoire de nos principes afin d’accéder à une qualité d’existence citoyenne meilleure. Nous profitons de cette publication de Maria Poumier, que nous saluons, pour rappeler à nos concitoyens que les révisionnistes ne sont pas condamnés pour mensonge, falsification ou tromperie mais seulement parce-que leurs conclusions et leurs affirmations inciteraient à la haine. Il est donc seulement ici question de condamner en ne considérant pas la véracité ou la fausseté de leurs propos mais seulement la gêne occasionnée, condamnée, celle-ci, à priori. Quel citoyen peut accepter que la loi puisse les condamner sans que soient examinés leurs arguments, leurs preuves et leurs démonstrations? Seulement ceux qui trouvent un intérêt à ne pas débattre parce que les conclusions officiellement admises leurs sont favorables or, la question n’est pas de savoir si les conclusions nous sont favorables mais bien seulement si elles sont exactes ou inexactes.

L’enquêteur sérieux ne part pas du résultat final pour reconstituer ce qu’il pense qu’il s’est produit. Il doit enquêter afin de récolter les traces, les preuves et les indices qui lui permettront d’expliquer ce qu’il s’est produit et de retracer le déroulement des faits. Aussi, quelque soit l’issue, il doit en accepter le résultat.

Dans l’affaire qui nous occupe (la question de l’existence des chambres à gaz homicides nazis et l’interdiction, en France, de nier leur existence) : a-ton construit le récit des faits en partant du résultat final en construisant un récit historique autour des témoignages et des images morbides de la libération des camps ou a-t-on enquêté minutieusement et objectivement de façon à établir une matérialité probante? Il semble difficile de croire, à l’issue d’une guerre, que la dynamique de propagande à l’égard des allemands ait été soudainement suspendue pendant les procès de Nuremberg pour établir les faits et déterminer les responsabilités de chacun de la façon la plus objective qui soit (c’était alors compréhensible même si nous ne le cautionnons pas). C’est la raison pour laquelle, plus de soixante dix ans après les faits, il s’agit de ré-ouvrir l’enquête et de laisser libre la recherche à ce propos.

Si tel n’est pas le cas, il faut considérer qu’une propagande d’après-guerre est toujours à l’œuvre et qu’elle s’applique à bâillonner tous ceux qui refusent de l’alimenter.

Les questions qui se posent sont les suivantes :  à qui le maintien d’une propagande vieille de 70ans profite-t-elle et pourquoi sommes-nous toujours contraints de nous y plier comme en temps de guerre?

Maria POUMIER

Publié le 03/03/2017

« La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire »(Abbé Pierre)

Requête auprès des ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Culture

Objet : Faut-il incarcérer les révisionnistes ?

Âgé de 88 ans, le professeur Robert Faurisson s’est souvent rendu coupable du délit de complicité de contestation de crime(s) contre l’humanité. Il n’hésite pas à récidiver. Dès 1979, soit onze ans avant la loi Gayssot du 13 juillet 1990 expressément conçue pour le faire taire, il a encouru de multiples condamnations. Il a persisté dans cette voie en dépit des amendes, des dommages-intérêts, des frais de justice et des frais d’avocat. Les multiples agressions physiques qu’il a subies ainsi que les coups et blessures parfois suivis d’opérations chirurgicales ou de soins hospitaliers ne l’ont pas convaincu d’abandonner son entreprise. Même les graves répercussions qu’ont eues sur la vie et la santé de son épouse ou sur la carrière de l’un de ses enfants ses prises de position publiques sur l’impossibilité d’existence des chambres à gaz nazies n’ont pas réussi à le faire taire.

Le paradoxe est qu’au cours de tant d’années il n’a jamais été condamné à une peine de prison ferme. Jusqu’au jour où, récemment, à la demande du procureur Grégory Weil, qui réclamait contre le récidiviste une peine d’emprisonnement ferme de six mois, le Tribunal de grande instance de Paris, présidé par M. Thomas Rondeau ayant pour assesseurs Mme Caroline Kuhnmunch et M. Marc Pinturault, a prononcé, le 23 novembre 2016, contre M. Faurisson, en plus d’autres peines financières, une peine de 100 jours-amende d’un montant de 100 euros chacun, soit un total de 10 000 euros. A défaut de paiement global des jours-amende à la date du 4 mars 2017, le Ministère public fera procéder à l’incarcération du professeur en vertu de l’article 131-25 du Code pénal. C’est ce que lui ont fait savoir, par un « avertissement » de la Trésorerie Paris Amendes, 1ère Division, en date du 19 décembre 2016, le comptable public Pascal Doué et l’inspecteur divisionnaire Christian Tual. Conscients de ce que sa retraite de fonctionnaire de l’Education Nationale ne lui permettra peut-être pas de s’acquitter de la forte amende à laquelle il vient d’être condamné, les juges lui ont donc offert une sanction alternative : la prison. Aujourd’hui 3 mars 2017, le professeur n’a toujours rien versé de son amende de 10 000 euros et, par conséquent, il peut s’attendre d’un jour à l’autre à être incarcéré pour une durée de cent jours.

Dans le passé, toutes ses condamnations ont été justifiées par le fait non pas qu’il était soit un menteur, soit un faussaire, soit un falsificateur mais par le fait qu’il cause, paraît-il, de la souffrance à une minorité. Comme il est athée, ce reproche ne semble pas l’atteindre, et il récidive avec entrain.

La religion juive, elle, se réclame de la Loi du Talion et, par voie de conséquence, les organisations juives apprécient l’expression de la vengeance et elles estiment que causer du mal et de la souffrance à la communauté juive mérite de compter parmi les crimes imprescriptibles. Certains juifs non dépourvus d’influence jugent indispensable de punir les sentiments négatifs à leur endroit. Les lois punissant l’antisémitisme, telles qu’elles finissent par s’appliquer, semblent faire obligation à tous de partager de pareils critères pour décider où et quand il y a éventuellement de la « haine contre les juifs », même si le suspect s’en défend et même si ses déclarations pourraient, au contraire, être utiles, si l’on y réfléchit bien, au recul, en France, du communautarisme, à l’apaisement des esprits et à la réconciliation générale.

Robert Faurisson ne paraît guère se soucier de pareilles considérations. Il se contente d’affirmer et de réaffirmer son amour de la recherche scientifique ; il fait sienne la recommandation de l’abbé Pierre, telle qu’elle figure ci-dessus. A ce propos, il convient de reconnaître que, lorsque, pour une fois, les travaux du professeur ont été examinés sur le fond par des juges, ceux-ci ont admis qu’il respectait les règles de la méthode scientifique, et cela à telle enseigne que, le 26 avril 1983, la première chambre de la cour d’appel de Paris, section A, avait prononcé : « La valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur le problème des chambres à gaz] relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public » .

Nos médias sont de plus en plus souvent accusés de déni de réalité et de fabrication de fausses informations. Or le fait, pour les faurissoniens, de contester l’existence et le fonctionnement de chambres à gaz homicides présentées à Auschwitz-Birkenau ou ailleurs comme des armes de destruction massive d’Adolf Hitler ne se justifierait-il pas aujourd’hui, du moins en principe, au vu d’énormes et relativement récents mensonges comme celui du prétendu massacre de Timisoara ou celui des prétendues armes de destruction massive de Saddam Hussein ? Les médias manquent de plus en plus à leur devoir de prendre le temps de vérifier leurs informations, surtout à l’occasion d’une guerre. Heureusement, en particulier aux Etats-Unis, un pays au bellicisme pourtant affirmé, on commence à s’inquiéter des risques de fake news et de fake truths. En France aussi, nos législateurs envisagent de prévoir de nouvelles lois contre la diffusion de fausses informations (tel est le cas, par exemple, de la loi créant le délit d’entrave à l’IVG, pour « diffusion d’informations fausses sur Internet »).

Dans leur insistance à maintenir un commerce, une industrie ou une religion soit de l’Holocauste, soit de la Shoah, nos médias nourrissent et entretiennent autour, par exemple, des « crimes nazis » et du « génocide des juifs », au lieu d’une « Mémoire » soucieuse de la vérité des faits, un goût pervers pour la haine, pour la vengeance et, parfois même, pour la guerre d’expiation.

On sait que, dans l’ivresse de la victoire de 1945, le cinéaste Alfred Hitchcock, un expert s’il en fut des films d’horreur, n’a pas été totalement étranger à la mise au point d’un « documentaire » exposant les « horreurs des crimes nazis ». A l’Ouest comme à l’Est, les médias ont rivalisé dans l’exploitation d’horreurs où les besoins de la propagande l’ont largement emporté sur ceux de l’exactitude historique. Dans une Allemagne à l’agonie où les bombardements des Alliés provoquaient d’effroyables hécatombes, il était tentant de mettre sur le compte des « nazis », comme on l’a fait pour le camp de Nordhausen, des cadavres en grand nombre qui étaient, en réalité, les victimes d’un bombardement américain. Il était également facile de présenter les charniers de Katyn comme l’œuvre des « fascistes hitlériens » alors qu’il s’agissait d’un crime stalinien. Les photos insistantes de « morts vivants » ou de cadavres réduits à l’état de squelettes ne s’accompagnaient évidemment pas d’explications sur les effets naturels du typhus, de la fièvre typhoïde, de la dysenterie ou de la malnutrition, toutes calamités qui, en grande partie, étaient imputables à la dislocation dans une bonne partie du pays de presque toute activité industrielle, agricole, ferroviaire, hospitalière ou médicale. Déjà durant l’été et l’automne 1944, les paysans allemands risquaient la mort sous les mitraillages des avions alliés volant à basse altitude. Dans leurs villes beaucoup de civils allemands, en proie à la faim et au froid, ne vivaient plus que dans des trous ou des abris de pierres. En 1948, le film de Roberto Rossellini, Germania, anno zero, attestera, mais un peu tard, de cette tragédie.

Autant il est pardonnable d’avoir, juste après la guerre, ajouté foi aux inventions de la propagande du vainqueur, autant il est regrettable que, soixante-dix ans plus tard, on continue de propager des récits au caractère si manifestement mensonger. Persister dans l’erreur et le mensonge expose à de graves déconvenues. D’une part, ceux-là mêmes qui croient nécessaire de perpétuer une sorte de version officielle et définitive des « horreurs nazies » et de « l’extermination des juifs » se condamnent à aller de désillusions en consternations quand ils voient que les historiens orthodoxes se mettent comme les révisionnistes à « réviser » l’histoire ; d’autre part, ceux qui découvrent qu’on les a dupés risquent de passer de l’indignation à la colère contre des organisations qu’ils tiendront pour coupables d’une énorme imposture. Il paraît insensé que les responsables des organisations ou des associations prétendant représenter « les juifs » prennent le risque d’éveiller ainsi l’antisémitisme.

Circonstances précises : on a vu que Robert Faurisson, si souvent condamné, ne l’a jamais été pour une falsification quelconque. Il a pu l’être pour une « malveillance » supposée mais non démontrée. Il n’a jamais eu à faire ne fût-ce qu’une journée de prison à cause de son révisionnisme ou de son « négationnisme » (un barbarisme dont nous sommes redevable à l’historien Henry Rousso). Mais, à mesure que s’affirment les progrès du révisionnisme, la répression s’aggrave contre ceux qui semblent mettre en péril, jusque dans ses fondements, la « religion de l’Holocauste ». Et c’est ainsi que Robert Faurisson se trouve aujourd’hui à la veille d’une possible incarcération. Âgé de 88 ans, relevant d’une opération du cœur, soumis à un traitement médicamenteux délicat, il est, à leur domicile, le garde-malade de son épouse, âgée de 85 ans.

Requête motivée : Au pays de Voltaire, et en période d’élections où l’on invoque tant le droit à la liberté d’expression, on ne saurait approuver l’acharnement judiciaire contre un vieillard pour délit d’opinion ou de sentiment. Ses ennemis l’accusent d’une « haine » qu’on ne trouve nulle part dans ses écrits ou ses propos. Ils prétendent n’avoir pour souci que l’application de la justice mais leur soif de vengeance est manifeste. Depuis sa promulgation en 1990, la loi Gayssot est contestée d’abord par nombre d’historiens, même si c’est avec une discrétion qui se comprend, puis par des hommes politiques, enfin par de fortes personnalités aux origines les plus diverses ; il n’est pas jusqu’à la jeunesse pour exprimer çà et là sa lassitude devant ces rabâchages et ces interdits d’un autre temps.

La contestation des mensonges médiatiques et de la propagande de guerre est l’un des véritables  enjeux des prochaines élections. En dehors du CRIF, qui dispose d’efficaces moyens d’intimidation mais qui ne représente qu’une infime minorité de Français, nul n’a de considération pour la loi Gayssot, loi de circonstance, bâclée, simplement conçue pour bâillonner Robert Faurisson et pour affaiblir un parti politique qui est devenu, en partie par un effet boomerang, le premier parti de France. Je vous suggère de donner une image plus digne de vos fonctions respectives en suggérant au procureur de la République d’atténuer, dans les faits et sans plus attendre, la peine à laquelle a été condamné Robert Faurisson, lequel pourrait être assigné à la réclusion pénitentiaire à domicile. Nul besoin de lui infliger le bracelet électronique : il ne prendrait pas la fuite ; ni son sens de l’honneur ni son état de santé ne le lui permettraient.

Pour rappel :

Déjà en 2009, en vue de protester contre la loi Gayssot, et de manifester ma solidarité avec Robert Faurisson, j’avais demandé à être sanctionnée pour les mêmes délits que ce dernier. Par un courrier recommandé avec avis de réception, j’avais adressé ma requête à six ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Culture (trois d’un gouvernement et trois du gouvernement suivant). Aucun d’entre eux n’avait daigné (ou pris le risque ?) de me répondre. Je partage avec Robert Faurisson de nombreuses convictions et notamment, au terme de mes propres recherches, sur la question des prétendues chambres à gaz homicides à Auschwitz ou dans d’autres camps du IIIe Reich. Sans tenir compte des limites que la loi se permet d’assigner à la recherche historique, nous avions, en commun, rédigé et publié un ouvrage dont vous voudrez bien trouver ci-joint un exemplaire. Intitulé En Confidence, entretien avec l’Inconnue, il avait été adressé à chacun des ministres et, en dépit de son caractère franchement révisionniste, l’ouvrage n’avait fait l’objet d’aucune plainte en justice !

Pour m’en tenir, parmi mes six correspondants, à la personne de Frédéric Mitterrand, son cas nous montre que même un esprit cultivé, soucieux de défendre l’héritage intellectuel du socialisme français, n’a peut-être pas la force et les moyens de résister aux pressions du lobby holocaustique et à la fonction coercitive du CRIF, lequel entend pleinement assumer la mission qu’il s’est donnée de réprimer toute libre recherche historique sur « l’Holocauste ».

En héritiers aussi bien des luttes ouvrières en faveur de la justice sociale que de l’histoire glorieuse de la Résistance, vous devez pouvoir vous mettre à l’écoute de Paul Rassinier (un résistant, un déporté, fondateur du révisionnisme historique de la Seconde Guerre mondiale) et de Robert Faurisson, son successeur en France. En chrétiens, pour certains d’entre vous, ou en héritiers du christianisme, vous devez pouvoir faire preuve de mansuétude à l’égard de tant de révisionnistes qui, à travers le monde, ont si cher payé leur audace à défier une sorte de version officielle de la Seconde Guerre mondiale écrite, soit au procès de Nuremberg, soit au procès de Tokyo, par le vainqueur se permettant de juger le vaincu. Il est même de votre devoir de contribuer à la réconciliation des Français de toute origine en contribuant à faire connaître les travaux révisionnistes qui permettront à chacun de se libérer de la propagande éhontée d’une guerre qui s’est terminée il y a 72 ans mais que certains cherchent encore à prolonger.

 

Conclusion

Le bon sens et le souci de la santé mentale des Français devraient conduire immédiatement certains magistrats à ne plus faire à l’encontre des révisionnistes qu’une application minimale des lois. Pour ce qui est de la loi Gayssot, elle a fait la preuve de sa nocivité et de son impuissance : elle interdit la libre recherche historique et elle dicte à l’historien la conclusion obligatoire de ses recherches ; elle permet de châtier automatiquement l’historien chez lequel, comme dans le cas de Robert Faurisson, on est pourtant incapable de déceler des traces de légèreté, de négligence, d’ignorance délibérée, de mensonge ou de falsification. Et cela dans l’équivalent d’une quinzaine de volumes, dont la publication s’est étendue sur un espace de quarante années. Pour ses recherches, il lui a fallu se rendre en Pologne, en Bulgarie, en Norvège, en Suède, en Suisse, en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Grande-Bretagne, au Canada, aux Etats-Unis, … A Toronto il a été admis comme expert aux deux grands procès Zündel de 1985 et de 1988.

Le plus grand historien de l’histoire dite de la destruction des juifs, l’universitaire juif américain Raul Hilberg, a rendu hommage à la qualité de ses recherches. Robert Faurisson a fait de stupéfiantes découvertes de documents essentiels délibérément cachés parce qu’ils contrevenaient à la légende de la chambre à gaz du Struthof ou des chambres à gaz d’Auschwitz et de Birkenau. Il a subi dix agressions physiques (deux à Lyon, deux à Vichy, quatre à Paris et deux à Stockholm) ; en une circonstance, il a failli mourir sous les coups de ses trois agresseurs. Son existence est devenue à peine vivable à force de procès qui s’étendent parfois sur des années, à force de perquisitions, d’amendes, de frais de justice. Cardiaque, il est en proie à des douleurs physiques insupportables dues aux séquelles d’une agression.

Le cas du révisionniste Vincent Reynouard est proprement révoltant. Père de neuf enfants, il a été plusieurs fois emprisonné. Remarquable professeur de l’enseignement secondaire et adoré de ses élèves, il a été chassé de son poste. Actuellement ses conditions de vie en Angleterre où il a cherché refuge sont celles d’un ascète. La loi Gayssot ou Fabius-Gayssot est inefficace. L’or et la menace sont impuissants devant la force de l’indignation, du courage, de la probité, du désintéressement et du sacrifice.

Il est loisible à chacun d’entre vous de laisser sa trace dans l’histoire en prenant sa part de la lutte contre le despotisme. Faites preuve de courage. Allez au-devant de la soif de vérité du peuple français.

Liberté pour Robert Faurisson et abrogation de la loi Gayssot !

A cette lettre ouverte j’entends donner le plus de publicité possible, afin qu’elle suscite un débat et vous aide dans votre réflexion.

Maria Poumier, le 3 mars 2017 maria.poumier@orange.fr

Note : mes deux lettres successives à Frédéric Mitterrand et à ses collègues :

http://www.partiradicaldefrance.com/mariapoumier.htm

http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EkVFFZukpuBvCiQRIg.shtml


Source : http://plumenclume.org/blog/226-faut-il-incarcerer-les-revisionnistes

Illustration : « Le prisonnier », Aimé de Lemud, 1844, Gravure.

L’AFFAIRE DU CAMP DE STRUTHOF : NON-LIEU

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NDL (Gayssoteries) : Tandis que la grosse presse n’hésite pas à publier les condamnations de Robert Faurisson mais aussi celles de tout autre « négationniste », elle se tait lorsqu’il s’agit de rendre compte d’un non-lieu. Sans surprise pour notre part car il y a belles lurettes que  la grosse presse n’informe plus mais conforte seulement une doxa qui ne souffre pas que ses lecteurs soient déstabilisés par des décisions de justice aussi surprenantes que suspectes. Peut-être faut-il regarder du côté des subventions grâce auxquelles cette grosse presse survit afin de nous rappeler que «la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. »

Voyez notre partage d’un texte de Robert Faurisson relatif à ce non-lieu : https://gayssoteries.wordpress.com/2017/02/17/non-lieu-pour-robert-faurisson/

DOCUMENT AUDIORadio Courtoisie*, Bulletin de ré-information du vendredi 24 février 2017, 7h15 (à partir de 11 minutes) :

http://www.radiocourtoisie.net/tempo/public/reinformation/BRI_2017-02-24.mp3?0.5874266010845164

 

RETRANSCRIPTION DE L’EXTRAIT  :

« – Affaire de la chambre à gaz du Struthof : non-lieu pour le professeur Faurisson.

– Une info curieusement passée sous silence par la grosse presse : le 10 février dernier, le Tribunal de Grande Instance de Cusset en Allier, a rendu une ordonnance de non-lieu dans l’affaire concernant des articles écrits par Robert Faurisson en 2013 et 2014*  et dans lesquels  l’historien(1) niait l’existence  d’une chambre à gaz dans le camp de Natzweiller-Struthof. Dans ses articles, Robert Faurisson fondait ses conclusions sur les recherches que le Docteur René Fabre, à l’époque doyen de la faculté de pharmacie de Paris, a personnellement menées courant 1945 au Struthof. Selon le professeur Faurisson, le Tribunal aurait préféré clore l’affaire plutôt  que de courir le risque de voir ressurgir ces travaux scientifiques sur ce sujet éminemment délicat. »

*Voyez les articles incriminés (le lecteur honnête n’y trouvera aucune incitation à la haine hormis celle définie (inventée) par les iniques, très politiques, très confuses et fortes malfaisantes lois Gayssot et Pleven) :

1- Il est temps d’en finir avec la « chambre à gaz » du Struthof et ses 86 « gazés » (20 Mai 2013) : http://robertfaurisson.blogspot.fr/2013/05/il-est-temps-den-finir-avec-la-chambre.html

Extrait : « Or voilà plus de soixante-six ans qu’un rapport d’expertise toxicologique signée du Dr René Fabre, doyen de la Faculté de pharmacie de Paris, a pourtant établi, dans des conclusions rendues le 1er décembre 1945, que ni ce local ni ces cadavres (ou restes de cadavres) ne présentaient de traces d’acide cyanhydrique ! Ainsi, à la date du 1er décembre 1945, la cause était-elle entendue et les conclusions parfaitement claires : il n’y avait, en réalité, pour confirmer la rumeur de ces assassinats, ni arme (une prétendue chambre à gaz d’exécution), ni victimes (86 prétendus gazés). La rumeur n’était donc qu’une rumeur. Or l’existence de ce rapport d’expertise est obstinément passée sous silence. »

2 – Note sur la prétendue «chambre à gaz homicide du Struthof (12 Août 2013) : http://robertfaurisson.blogspot.fr/2013/08/note-sur-la-pretendue-chambre-gaz.html

Extrait : « Dans les années 1970, j’avais examiné sur place l’inénarrable « chambre à gaz du Struthof » que R. Steegman, qui en parle beaucoup, a préféré ne montrer ni en photo ni en croquis, et pour cause ! A l’époque, le musée même du camp n’affichait aucune photo de ladite chambre à gaz… Quant à François Faure, président de l’Amicale des anciens déportés du Struthof, il avait fini par me déclarer qu’il n’avait jamais visité cette « chambre à gaz » et qu’il espérait bien ne jamais la visiter (sic). Du petit bâtiment classé « Monument historique » on nous présente volontiers en photo une vue de l’extérieur mais non « l’arme du crime » qu’il contient. »

3 – « Shoah par gaz » ou « Shoah par balles » : aucune preuve matérielle ou médico-légale (9 avril 2014) : http://robertfaurisson.blogspot.fr/2014/04/shoah-par-gaz-ou-shoah-par-balles.html

Extrait : « J’ai été surpris de constater qu’en Allemagne, en Autriche et aux États-Unis, pays où ne manquent pourtant ni les ingénieurs ni les chimistes, on ne s’était apparemment jamais posé de question sur la simple faisabilité du gazage de millions d’hommes, de femmes et d’enfants avec du HCN, c’est-à-dire avec un gaz explosible, si dangereux à manipuler que les Américains avaient dû, pour l’exécution d’une seule personne, mettre laborieusement au point un local tout en acier, extraordinairement compliqué, muni d’une porte à volant comme de sous-marin, doté d’une machinerie sophistiquée, surtout pour la ventilation du gaz à évacuer et à neutraliser faute de quoi on n’aurait pu, après l’exécution, toucher un cadavre imprégné de HCN et le sortir de la chambre. »

Conseil de Lecture :

– Sur la prétendue « chambre à gaz » homicide du Struthof, les trois confessions successives et contradictoires de Joseph Kramer (15 Octobre 1980) : http://robertfaurisson.blogspot.fr/1980/10/sur-la-pretendue-chambre-gaz-homicide.html

Extrait : « Or, le 1er décembre 1945, le professeur René Fabre, doyen de la Faculté de pharmacie de Paris, concluait négativement son rapport toxicologique aussi bien en ce qui concernait l’arme supposée de ce crime supposé qu’en ce qui regardait les supposées victimes, dont des restes, mis en bocaux, étaient découverts, au moment de la libération du camp, à l’Institut d’anatomie de Strasbourg. »

 

A lire également :

L’analyse de Vincent Reynouard :http://sansconcessiontv.org/phdnm/la-chambre-a-gaz-du-struthof-et-laffaire-des-squelettes-de-juifs-gazes/

 


* Radio Courtoisie est une radio libre et sans publicité qui ne survit que grâce aux contributions de ses auditeurs. Non pas que cette liberté les mette à l’abri d’une certaine forme de partisanerie (qui n’est pas partisan?) mais force est de constater que les médias libres sont les seuls à rendre compte de certaines actualités passées systématiquement sous silence par la grosse presse sous perfusion.

(1)Robert Faurisson n’est pas un historien de métier (il l’est peut-être néanmoins par la force des choses et en raison des nombreuses années de recherches qu’il a derrière lui).

Illustration : Caricature du journal anglais Punch de 1890 montrant le bouleversement occasionné par la nouvelle politique de l’inconstant Guillaume II. ( Il tente de maintenir l’équilibre qu’il s’est acharné à bouleverser. Assis dans le canot, la Russie (Alexandre III, l’Autriche-Hongrie (François-Joseph), la France (Marianne), l’Angleterre (Victoria tenant son petit fils)).

TRIBUNE DU RÉSEAU ÉLIE WIESEL REVUE ET CORRIGÉE

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NDLR (Gayssoteries) : Nous avions informé nos aimables lecteurs de la création d’un « Réseau Élie Wiesel » : initiative née au lendemain du décès d’un homme obscur à propos duquel aucune enquête officielle n’a jamais été menée malgré que son numéro de tatouage se soit avéré appartenir officiellement à un autre que lui (malheureusement mort dans les camps celui-là)*.

Nous avons voulu partager avec vous une version corrigée de  la tribune fumeuse et prétentieuse de ce fameux « Réseau » qui n’a d’Élie Wiesel que l’influence.

Les groupes de pression se parent toujours des plus belles intentions et des meilleures vertus.

*Lazar Wiesel

Notre billet de l’époque : https://gayssoteries.wordpress.com/2016/07/14/creation-dun-reseau-elie-wiesel/

 

Des parlementaires européens fondent le «Réseau Elie Wiesel»

27 juillet 2016 | Benjamin Abtan* – Fondateur et coordinateur du «Réseau Elie Wiesel» (Réseau européen de parlementaires pour la prévention des génocides et des crimes de masse et contre le négationnisme) |

Syrie, Irak, Darfour, Burundi,… L’insupportable liste des crimes de masse qui sont commis sous nos yeux, et dont certaines pourraient se développer en génocides, est longue.

Par ailleurs, notre continent connaît une poussée de négationnisme, le peuple use de trop de liberté, au niveau de partis politiques comme d’une certaine culture populaire de certains libres penseurs, sous différentes formes : déni voire inversion des faits, relativisme, confusion, concurrence des considération pour les mauvaises victimes,… Or, comme nous l’enseigne feu le prix Nobel de la paix Elie Wiesel l’obscur rescapé de la Shoah qui n’a jamais répondu quant au numéro de tatouage qu’il a usurpé: « Le tueur tue toujours deux fois, la seconde par le silence par le mensonge » : le négationnisme le révisionnisme  est ne doit plus être la continuation du génocide du travail de l’historien.

Ainsi, s’engager pour la prévention des génocides et des crimes de masse et contre le négationnisme contre la liberté de la recherche constitue un seul et même mouvement fascisme.

Il s’agit de préserver une valeur fondamentale, la vie le monopole, et d’un engagement qui transcende exacerbe les appartenances communautaires ou nationales et les clivages partisans. Il nous doit vous concerne  contaminer tous.

Les parlementaires ont des possibilités  d’action de pression, donc une responsabilité particulière un pouvoir utile. Cette responsabilité Ce pouvoir nous oblige à permettra d’ agir.

C’est pourquoi, venus de différents horizons et par-delà les désaccords qui parfois nous opposent, nous nous engageons ensemble, au nom d’une humanité partagée hiérarchisée, pour la prévention des génocides et des crimes de masse et la lutte contre le négationnisme la liberté de recherche et d’expression.

Dans une démarche universaliste communautariste, nous agirons pour faire en sorte que le souci de l’Autre l’emporte sur l’indifférence celui des Vôtres, la vérité sur le mensonge la censure sur la liberté, le savoir sur l’ignorance notre version sur les autres versions, la solidarité sur l’égoïsme l’égocentrisme sur la solidarité, la vie sur la destruction une mémoire sur les autres.

Nous nous engageons pour la prévention des génocides et des crimes de masse propagation d’une seule et unique version de l’histoire en lien manipulant avec les différentes organisations internationales, régionales et nationales, gouvernementales et de la société civile, qui y travaillent, afin que la Responsabilité de Protéger propager soit mise en œuvre avec rigueur et efficacité intimidations et sanctions.

Concrètement, nous participerons tout d’abord à la documentation des faits délation, notamment en nous rendant sur le terrain traquant. Nous informerons et alerterons sur les  situations à risques de la liberté de recherche tant le grand public que nos gouvernements, les institutions européennes, régionales et internationales, et les autres parlements  le reste du monde.

Nous agirons également pour que ces institutions, en premier lieu nos gouvernements, s’impliquent obéissent avec détermination docilité pour mettre fin à  intervenir militairement et financièrement dans toutes les situations génocidaires, où qu’elles se déroulent sur le globe.

Enfin, nous travaillerons à la mise en place au sein des institutions, à commencer par les parlements dont nous sommes élus, de mécanismes de supervision des situations à risque et d’intervention pour prévenir les crimes de masse ou arrêter ceux en cours.

Notre engagement contre le négationnisme des génocides la révision de certains petit bouts d’histoire, tels que définis par la Convention de l’ONU de 1948 et reconnus par les institutions internationales scélérates et le monde académique, se déploiera sous différentes  formes de sanctions.

Par l’intervention dans le débat public pour débusquer et combattre réduire au silence les différentes expressions de négationnisme versions de l’histoire, par l’élaboration de la loi quand ce sera l’outil le plus efficace nous ne serons pas capable de débattre.

La progression Le gel de la connaissance permet de faire  reculer  le négationnisme la liberté de recherche. Aussi, nous ferons en sorte que les historiens puissent travailler avec sous la plus grande liberté épée de Damoclès qui soit, notamment en œuvrant à  supervisant l’ouverture de toutes les archives concernées et au soutien de la recherche orientée dans ce domaine.

L’éducation et la transmission propagande sont fondamentales à notre combat partagé communautariste. La connaissance des histoires d’une seule version de l’histoire et des mémoires des génocides offrira aux générations actuelles et futures une seule ouverture sur le monde, une attention à l’Autre certains, un surplus de lucidité docilité et contribuera à une culture partagée du rabotage des droits de l’homme.

Dans cette perspective, nous participerons aux commémorations des génocides dans les lieux où ils ont été commis ou avec les autorités qui représentent les certaines victimes. Avec solidarité sélectivité, nous soutiendrons les rescapés, les Justes, les résistants, ainsi que leurs descendants, car les effets du génocide s’étendent avec les certaines générations de certaines communautés.

De même, nous organiserons des actions de transmission lobbying au sein de nos parlements et nous soutiendrons celles de la société civile et des autres institutions publiques soumises.

Enfin, nous agirons pour que les histoires et mémoires des génocides occupent une place pertinente importante dans les programmes scolaires et nous soutiendrons forcerons le développement de leur étude au sein du monde académique.

Primo Lévi disait : « C’est arrivé, cela peut donc arriver de nouveau : tel est le noyau de ce que nous avons à dire. Cela peut se passer, et partout. » Pour nos générations comme pour les suivantes, notre vigilance surveillance et notre engagement guerre contre la liberté de recherche et d’expression seront sans faille.

* Cette tribune a été cosignée par 179 parlementaires de 24 Parlements nationaux et du Parlement européen, venant de courants politiques variés et de 31 pays. Consultez la liste complète des signataires, engagés dans le « Réseau Elie Wiesel »

Source de la Tribune originale :  http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/476375/des-parlementaires-europeens-fondent-le-reseau-elie-wiesel

YAD VASHEM DEMANDE A AMAZON D’INTERDIRE LA VENTE DE LIVRES NEGATIONNISTES

BFMTV.COM

27/02/2017 à 16h55
NDLR (Gayssoteries) :
A noter que, pour les militants de la mémoire, toute critique relative à l’histoire de la seconde guerre mondiale qui tendrait à réviser les faits tels qu’ils sont décrits par l’histoire officielle, est un discours de haine. Les loi Pleven et Gayssot ont d’ailleurs été votées sur la base de textes qui vont dans ce sens et qualifient toute remise en question de la Shoah d’incitation à la haine.
La logique dans tout ceci? Et bien toute critique « peut » amener à porter un regard négatif et tout regard négatif « peut » amener à la haine : par conséquent, toute critique négative doit être sanctionnée sur la base de « possibles » (mais non pas de « factuel » ni même d’actes de violence ou d’appels à la haine clairement formulés). Evidemment, toute critique négative sur tous les sujets historiques ne sont pas sanctionnés. Aussi, à chacun de travailler pour sa communauté afin que toute critique à son égard soit sanctionnée et que demain plus aucune critique ne soit autorisée à l’égard de quiconque, sauf, bien sûr, de ceux qui critiques!
Et après demain?
Ubu sera roi.
Dans une lettre envoyée en février au directeur général d'Amazon, Jeff Bezos, Yad Vashem a demandé à ce dernier de retirer de la vente "les livres niant et banalisant la Shoah"

Le mémorial de la Shoah à Jérusalem a demandé à Amazon d’interdire la vente de livres négationnistes

LIRE LA SUITE : http://www.bfmtv.com/breves-et-depeches/yad-vashem-demande-a-amazon-d-interdire-la-vente-de-livres-negationnistes-1111511.html

DRESDE : LES ALLEMANDS QUI PLEURENT LES LEURS ÉTIQUETÉS « NÉO-NAZIS »

dresden1945

NDLR (Gayssoteries) : Nous partageons ici la dernière publication de Monika Schaeffer que nous soutenons dans son combat pour la liberté de parole. Notre traduction reste approximative, nous nous en excusons. Pour une version plus fidèle, nous vous renvoyons en fin d’article vers  l’article original (en langue anglaise) de Madame Schaeffer.

Monika SCHAEFFER – 26 Février 2017

Du 13 au 15 février 1945, des bombardiers américains et britanniques ont déclenché une tempête dévastatrice sur la belle ville de Dresde. Il n’y avait pas de cibles militaires, et la ville débordait de réfugiés allemands fuyant vers l’ouest de l’armée rouge envahissante. Les commandants des forces alliées savaient très bien que la ville était pleine de femmes, d’enfants, d’anciens, de blessés et de réfugiés, c’est-à-dire de tous les civils. Architecturalement et esthétiquement, c’était l’une des villes les plus magnifiques d’Allemagne. Les Alliés l’assiègèrent et l’incendièrent.

Les autorités actuelles en Allemagne (maire de Dresde et autres fonctionnaires) font tout leur possible pour minimiser la destruction de cette belle ville il ya 72 ans. Non seulement ils crient «néo-nazi» à ceux qui osent commémorer les victimes allemandes mais les autorités ont aussi réduit le nombre de morts à un chiffre ridiculement bas «jusqu’à 25 000», un ordre de grandeur largement inférieur à la réalité. Le maire a déclaré officiellement que Dresde n’était pas innocent, justifiant ainsi le bombardement allié de la ville allemande. Ce comportement est-il normal? Le maire est-il mentalement malade? Ou reflète-t-il le comportement d’une marionnette dans un pays occupé?

Alfred Schaefer a observé ceci à propos d’un événement «officiel» à Dresde le 11 février 2017:

Nous avons écouté une commémoration officielle à l’un des grands parcs de graves, et c’est ce qu’ils nous ont dit: Le lendemain du bombardement de Dresde le 13 février 1945, les derniers juifs furent déportés de Dresde pour être exterminés. Ils ont dit cela sans rougir ni se tordre. Les Allemands « holocaustiens » de Dresde sont accusés de n’avoir rien eu de mieux à faire que de rassembler les derniers juifs et de les expulser, le lendemain de l’incendie et de la destruction de leur propre ville . Incroyable audace.

gerd-ittnerdresden2017

         Gerd Ittner à Dresde

Autre observation d’Alfred (NDLR : Alferd Schaeffer est le frère de Monika Scheffer) :

« Il y a quelques jours seulement, j’étais l’un des orateurs lors d’un rassemblement à Dresde pour commémorer les 500 000 civils allemands qui ont été holocaustés dans cette horrible nuit du 13 février en 1945. Si vous voulez savoir ce que l’insulte est à la blessure, sachez ceci: les Juifs avaient mis en place une distraction pathétique composée de bougies et d’ images pour tenter de faire pleurer les  Allemands en visite à Dresde sur un bateau de charge de jeunes Africains qui se sont noyés en essayant de venir en Allemagne . Cette exposition de bougies et d’images est au point zéro, à la Frauenkirche, au cœur de Dresde. […] Les Allemands étaient composés, mais enflammés sous la surface. »

Colère compréhensible, à la lumière du maire faisant des excuses pour les bombardements alliés des civils allemands innocents, et devant la minimisation délibérée de la souffrance allemande et du nombre de victimes. Les Allemands qui osent pleurer publiquement les leurs sont qualifiés de « néo-nazis ». Meanwhile they are obliged to mourn for the would-be invaders who didn’t make it. Au fait, il y avait environ mille policiers bien armés qui nous protégeaient des hooligans antifa. Pour eux, être formés à l’indulgence  vis-à-vis des envahisseurs qui pillent tout en étant intimés d’enquêter sur les pensées du peuple allemand est intolérable. They are confident that these lies are essentially OVER. For an idea of how nervous the parasite has now become, just do a search on “dresden gerhard ittner 2017”.. Les rapports vous rappelleront le « 1984 » de George Orwell.

La vérité qui est enterrée et couverte, grandit et grandit, et quand elle éclatera ensuite en plein jour, elle sera comme un balai de feu qui balaie tout ce qui l’a retenu, loin. ~ Alfred Schaefer

alfred-schaeferdresden   sylvia-stolz

Quelques jours plus tard, B’Nai Brith Canada crée de fausses nouvelle. J’ai été d’abord avisé par Sean Madden de Glaring Hypocrisy d’un rapport publié par B’Nai Brith Canada dans Canada Free Press. Cela semblait plutôt alarmant, mais je venais de discuter  au téléphone avec Alfred et je savais que ce n’était pas vrai. Ils ont dit qu’il avait été pénalement accusé d’incitation :

http://canadafreepress.com/article/canadian-charged-with-incitement-in-germany-after-bnai-brith-complaint#

Je crois qu’il s’agissait d’une tentative délibérée de guerre psychologique pour nous effrayer dans la soumission, et étouffer la dissidence. Ceci peut également être vu comme une tentative du B’Nai Brith d’appeler les coups, attendant des autorités qu’elles suivent le geste et prennent des mesures en fonction de leur article. Ce qui vient ensuite est encore plus instructif. D’autres points de vente des HSH au Canada ont rapidement publié un article dans lequel ils ont fait l’éloge des autorités allemandes pour avoir agi si rapidement et ont déclaré que le Canada devrait faire de même, ce qui implique que la soeur d’Alfred Schaefer, Monika Schaefer devrait également être inculpée. Ma photo et mon nom figurent en bonne place dans ces articles :

http://m.ottawasun.com/2017/02/16/canada-must-do-more-to-stop-anti-semitism

Pour en savoir plus sur le conte que les vainqueurs ne veulent toujours pas que nous sachions, je recommande fortement de regarder le documentaire Hellstorm: Le génocide de l’Allemagne par l’ennemi commun. Ou lire le livre sur lequel il est basé Hellstorm: La mort de l’Allemagne nazie, 1944 à 1947 par Thomas Goodrich, pour découvrir horribles barbaries commises contre le peuple allemand.

Source : https://freespeechmonika.wordpress.com/2017/02/25/dresden-germans-who-mourn-their-own-are-labeled-neo-nazis/

LETTRE DE JACQUES VECKER A MICHEL ONFRAY

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NDLR (Gayssoteries) : Il y a quelques mois de cela, nous écrivions un article sur Michel Onfray et sa propension à réviser l’histoire (de la psychanalyse*) tout en refusant d’être qualifié de révisionniste (ce qu’il est, ne lui en déplaise). Nous reprochions à Monsieur Onfray d’alimenter la défiance générale qui existe à l’égard des révisionnistes de la seconde guerre mondiale tandis qu’il n’avait jamais approndi le sujet. Pourtant, n’écrivait-il pas lui-même, dans la préface de son « Crépuscule d’une idole » que les révisionnistes de l’histoire de la psychanalyse étaient à tort traités d’antisémites?

Il est peut-être temps pour Monsieur Onfray de sortir de sa léthargie intellectuelle  et de mettre son nez, comme il l’a fait pour la psychanalyse, dans ces ouvrages dont on dit qu’ils sont écrits par des antisémites. Peut-être y découvrira-t-il, comme il l’écrivait lui-même, que « […] les armes rationnelles de l’historien pèsent peu face à la foi déraisonnable de l’hystérique qui n’hésite pas à recourir aux plus graves insultes (l’insinuation de complicité avec Hitler!), pour discréditer l’adversaire, donc pour éviter un réel débat d’idées, un authentique échange de points de vue, une confrontation intellectuelle digne, une discussion posément argumentée, autant de procédures relevant de l’intersubjectivité culturelle la plus élémentaire… » 

Pourtant, que fait-il d’autre, Monsieur Onfray, sinon  discréditer l’adversaire sans avoir approndi son sujet, évitant ainsi de réèl débat d’idées et rejoignant l’hystérie qu’il dénonçait en 2010?

Notre article : https://gayssoteries.wordpress.com/pour-la-loi-gayssot/michel-onfray-soutient-la-loi-gayssot/

*Crépuscule d’une idole, éditions Grasset, 2010

Voici la lettre ouverte  Jacques Vecker adressait le 25 janvier 2017 au philosophe très en vogue Michel Onfray (J. Vecker a déjà écrit à cet auteur à deux reprises) :

Cher Michel, avec qui l’on fraie volontiers,

Que voilà lugubre réminiscence lorsque [je vous ai entendu sur la chaîne de télévision France5], le 19 janvier, dans « LA GRANDE LIBRAIRIE », au côté de Patrick Boucheron ! Malgré mes courriers abreuvés aux sources révisionnistes les plus sérieuses vous ne pouvez vous abstenir, comme par réflexe, de donner dans la propagande antigermanique. Dans un débat de haute tenue sur le sens de l’histoire voilà que vous évoquez « Le jour où on ouvre les portes du camp de concentration… » Certes, ce jour marqua les esprits mais n’a-t-on pas, depuis plus de septante années, analysé la situation du Reich à l’époque, défini les vrais responsables de l’apocalypse qui s’abattit sur lui ? N’a-t-on pas exonéré en grande partie ceux que l’on accuse du « crime ultime » (François Fillon devant le monument de la Shoah à Paris!) ?
Les images prises lors de cette libération nous blessent encore aujourd’hui mais que devaient faire les commandants de ces camps alors que de sauvages bombardements de populations civiles détruisaient les infrastructures, rendant impossible tout approvisionnement et surtout avec l’exigence de capitulation sans conditions entraînant un combat désespéré ?
Les exemples pullulent de témoignages sur des réalités moins traumatisantes, sans aller jusqu’à citer Elie Wiesel (au sujet de qui je pus écrire « L’homme qui réhabilita Hitler »). Les survivants des camps dits « de la mort » sont extrêmement nombreux. Ils apparaissent à tout instant sur nos écrans de télévision, dans les émissions radiophoniques, dans les
publications les plus diverses pour nous assener que les Allemands ont exterminé les Juifs. Ceux-ci pourtant occupent aujourd’hui la plupart des postes de commande de nos sociétés, obtiennent l’édification de monuments commémoratifs de leur « tragédie » aux quatre coins du monde et poussent la duplicité jusqu’à faire voter des lois interdisant de les critiquer et de se livrer à des recherches historiques les concernant. Les contrevenants
subissent les foudres de la loi et sont en quelque sorte bannis de la société bien-pensante.
Vous pouvez lire cependant les mémoires de Jorge Semprun. Vous y découvrez que, à la libération de Buchenwald, il s’est mis à la recherche du bibliothécaire du camp pour lui rendre des livres empruntés. Paul Rassinier, lui aussi déporté, dénonce les témoignages inexacts et fonde ce faisant le révisionnisme. Le tout à l’avenant. Peu importe que soient dénoncés régulièrement les élucubrations et les récits imaginaires de prétendus déportés, que des dirigeants internationaux reviennent sur des accusations monstrueuses (Gorbatchev avouant que le quasi-génocide de Katyn était l’oeuvre de ses camarades), que les chefs des armées alliées Eisenhower, Churchill, De Gaulle ne mentionnent pas dans leurs mémoires le gazage de six millions de Juifs (!), que le pape lui-même s’abstienne de le mentionner, rien n’y fait : Michel Onfray se réfère encore et toujours à la doxa.
Alain Soral écrivit que l’on ne pouvait pas ne pas devenir révisionniste après avoir rencontré un vrai révisionniste. Quand on a l’intelligence et l’honnêteté d’un Alain Soral peut-être, mais qu’en est-il d’un Michel Onfray, pourtant l’un des phares de la pensée contemporaine ?
Chacune de vos paroles, cher Michel, est reçue comme vérité d’Evangile par beaucoup de gens. Si vous choisissez de ne pas approfondir la question, ne pourriez-vous au moins renoncer à apporter de l’eau au moulin des défenseurs de la mystification du XXe siècle (selon le titre de l’ouvrage de Arthur A. Butz, « The Hoax of the XXth Century »)* et faire entendre la voix de Gerard Menuhin, un des Juifs les plus ardents dénonciateurs du mensonge qui publia récemment « Tell the Truth and Shame the Devil » ?

Avec l’expression de ma déférente amitié,
Jacques Vecker
Source : BOCAGE – 26 Février 2017

L’ANTI-REVISIONNISME DANS NOS LATRINES

On nous informait le 25 Février dernier que :

Une dépêche de la JTA (Agence télégraphique juive), reprenant un communiqué de l’Associated Press, signale, le 20 février, qu’en Autriche une femme de 53 ans (une « Hitlérienne », dit le journal) résidant à Vorarlberg avait contesté l’Holocauste et avait donc été reconnue coupable d’infraction à la loi antirévisionniste autrichienne ; elle a été condamnée le 17 février, par le tribunal de Feldkirch, à sept mois de prison avec sursis et une amende de 1.280 dollars.
Son crime : alors qu’une équipe de football allemande avait commémoré la libération du camp d’Auschwitz elle avait, sur Facebook, accusé l’équipe de « répandre des mensonges ».
Il n’en avait pas fallu davantage pour déclencher une perquisition à son domicile où – scandale ! – une pancarte fut découverte dans ses toilettes avec cette inscription : « Cette Hitlérienne a besoin de latrines propres ».
Or, conclut la JTA, il est illégal en Autriche de vanter la période nazie…

Source  : http://forward.com/fast-forward/363634/austrian-hitlerine-woman-onvicted-fo r-denying-holocaust/

CONFÉRENCE : LA RÉPRESSION DU RÉVISIONNISME HISTORIQUE

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Samedi 25 février 2017 – Conférence de Damien Viguier

L’équipe d’E&R Lille accueillera Maître Damien Viguier le samedi 25 février 2017 à 15h00 dans le cadre de son cycle de conférences sur les outils juridiques de la domination, sur le thème de «la répression du révisionnisme historique».

Réservations : reservation.erlille@outlook.fr

VIDEO DE PRESENTATION :

 

(Source : https://erlille.wordpress.com/2017/02/04/la-repression-du-revisionnisme-historique/)

FIERTÉ MAL PLACÉE

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« L’humiliation marche souvent à la suite de l’orgueil, le monde rabaisse ceux qui s’enflent. » (Jean-Baptiste Blanchard, l’école des moeurs, 1771)
——————————–

Un récent article fait état du nombre surévalué  de « non juifs » tués dans l’Holocauste et relayé dès la fin des années 70 (parce que, nous apprend l’article « Wiesenthal a commencé à le vendre dans les années 1970″). Tous les chiffres, qu’ils soient relatifs aux morts juifs ou non juifs sont certainement erronés, ceci n’est pas étonnant et mérite d’être corrigé au besoin. Mais deux éléments nous interpellent particulièrement dans cet article :

1 – VICTIMES JUIVES ET NON JUIVES

S’il est question de réviser à la baisse le nombre de « non juifs » tués dans l’Holocauste, il n’est à aucun moment question de réviser le nombre des juifs tués. L’un serait erroné (et c’est fort probable) tandis que l’autre demeure immuable depuis les procès de Nuremberg; ce malgré la révision à la baisse du nombre de juifs morts dans le camp d’Auschwitz-Birkenau qui faisait alors  passer le nombre de juifs tués de 4 millions à 1,5 millions (1991) mais aussi malgré que Raul Hilberg lui-même (historien de référence de la thèse officielle) déclairait qu’il n’acceptait pas le chiffre de 6 millions mais plutôt celui de 5 millions cent mille (voyez son entretien : http://www.lauralaufer.com/spip/spip.php?article54 / Voyez également  notre article sur la révision des chiffres pour le camp d’Auschwitz-Birkenau : https://gayssoteries.wordpress.com/revisions-officielles/auschwitz-birkenau/)

Plus loin, l’auteur de l’article écrit ce que Robert Faurisson aurait payé cher s’il l’avait déclaré à propos des juifs :

« Les «5 millions» ont conduit les historiens de l’Holocauste à se distraire depuis que Wiesenthal a commencé à le vendre dans les années 1970. »

[…]« En effet, disent ceux qui sont proches du chasseur de nazi Simon Wiesenthal, son ancêtre, c’est un nombre qui a été destiné à accroître la sympathie pour la souffrance juive, mais qui est maintenant plus souvent utilisé pour l’obscurcir. »

[…]« Bauer et d’autres historiens qui connaissaient Wiesenthal ont dit que le chasseur de nazi leur avait dit qu’il avait choisi le nombre de 5 millions avec soin: Il voulait un nombre assez grand pour attirer l’attention des non-Juifs qui ne se soucieraient pas autrement de la souffrance juive, Nombre réel de Juifs qui ont été assassinés dans l’Holocauste, 6 millions. »


2 – DONALD TRUMP MÉLANGE LES TORCHONS ET LES SERVIETTES

Le 27 janvier dernier, à l’occasion de la Journée internationale du souvenir de l’Holocauste, Donald Trump a prononcé un discours sans  mentionner les Juifs. Il s’est contenté d’honorer la mémoire de toutes les victimes sans distinction or, un discours de commémoration des victimes de l’Holocauste ne citant pas les juifs particulièrement semble provoquer chez certains esprits susceptibles le sentiment d’avoir été oubliés. Pourtant, juifs et non juifs font partie sans conteste des victimes de l’Holocauste et la commémoration, dès lors qu’elle a lieu,  les inclut tous.

Alors quel est le problème? Quelle est cette exigence de se voir nommé précisément et particulièrement sinon une forme de prétention à se voir auréolé d’un particularisme qu’il s’agirait d’évoquer systématiquement? Pourquoi découper la souffrance quand on peut la penser dans une communion générale? Est-ce là une preuve de compassion particulière qui est réclamée? Un hommage spécifique qui est exigé? Est-ce là une commémoration ou la remise des oscars?

S’ils n’ont pas été cités par Donald Trump, les juifs n’ont pas été oubliés mais simplement et sobrement englobés. Alors pourquoi ce sentiment d’avoir été méprisés? La dignité ne consiste-t-elle pas à savoir se mépriser  dans certaines circonstances? Pourquoi fustiger le simple fait de n’avoir pas fait l’objet d’une compassion particulière sinon parce qu’on refuse, justement, l’idée d’une compassion égale au profit d’une compassion spéciale?

La susceptibilité se mue rapidement en balourdise lorsqu’il est question de discuter les chiffres, ce qui a pour effet de creuser un fossé entre les victimes selon qu’elles étaient juives ou non juives. N’est-ce pas là une forme de compétition mémorielle qu’il est pourtant toujours question de condamner?

Que dirions-nous, un jour de lutte contre la maltraitance des femmes ,  si certaines victimes de  viol réclamaient qu’on les mentionne particulièrement sur le prétexte que leur souffrance serait « centrale » et particulièrement violente comparée à celle des femmes qui ne sont que battues? Nous trouverions cela déplacé et indécent : il en va de même pour ces militants de la mémoire qui débitent la souffrance en comptant les billes.

Reste à autoriser toute forme de révisionnisme historique et à savoir si le sort des juifs est celui qu’on a raconté au sortir de la guerre ou s’il mérite d’être réécrit. C’est là le défit pour les générations futures : libérer la parole révisionniste.

 

 

TRADUCTION DE L’ARTICLE : 

‘Remember the 11 million’? Why an inflated victims tally irks Holocaust historians

A social media post by the IDF Spokesperson's Unit, marking International Holocaust Remembrance Day, includes a total of Jews and non-Jews killed in the Holocaust that historians say is greatly exaggerated. (Twitter)
« Un message des médias sociaux de l’Unité des porte-parole de l’armée israélienne, qui marque la Journée internationale du souvenir de l’Holocauste, comprend un total de Juifs et de non-Juifs tués dans l’Holocauste que les historiens disent très exagérés. (Twitter)

WASHINGTON (JTA) – « Cinq millions de non-Juifs sont morts dans l’Holocauste. »

C’est une déclaration qui se manifeste régulièrement dans les déclarations sur l’ère nazie. Il a été impliqué dans un message Facebook par l’unité des porte-parole des Forces de défense israéliennes la semaine dernière marquant la Journée internationale du Souvenir de l’Holocauste. Et il a été affirmé dans un article partagé par la Maison Blanche Trump à la défense de sa déclaration controversée de l’Holocauste le même jour en omettant des références aux 6 millions de victimes juives.

C’est cependant un nombre sans aucune base scientifique.

En effet, disent ceux qui sont proches du chasseur de nazi Simon Wiesenthal, son ancêtre, c’est un nombre qui a été destiné à accroître la sympathie pour la souffrance juive, mais qui est maintenant plus souvent utilisé pour l’obscurcir.
La déclaration de la Maison Blanche a envoyé des vagues de consternation à travers la communauté juive, y compris parmi les groupes qui ont soutenu le président Donald Trump.

En mentionnant les «victimes, survivants, [et] héros de l’Holocauste» sans mentionner les Juifs, a déclaré une foule d’organisations juives, la déclaration du 27 janvier risquait de jouer dans les mains de la droite européenne, qui comprend des factions qui cherchent à diminuer La centralité du génocide juif au carnage de la Seconde Guerre mondiale.

En défendant l’omission des Juifs de la déclaration, une porte-parole de la Maison Blanche, Hope Hicks, a envoyé à CNN un lien vers une pièce de 2015 Huffington Post-UK intitulée « Les victimes oubliées de l’Holocauste : les 5 millions de personnes non juives tuées par les nazis ».

Sean Spicer, le porte-parole de la Maison Blanche, a paru lundi citer la même source, affirmant que les victimes nazies comprenaient les Roms, les homosexuels, les handicapés et les prêtres. Il a qualifié les plaintes de « pathétique », bien que certaines de ces objections proviennent de deux groupes qui, autrement, ont appuyé Trump, la Coalition juive républicaine et l’Organisation sioniste d’Amérique.

À la suite de la controverse, les deux principaux musées de l’Holocauste du monde, à Washington et à Jérusalem, ont publié des déclarations soulignant la centralité de l’anéantissement des Juifs à la compréhension de l’Holocauste; Ni mentionné Trump.

Les «5 millions» ont conduit les historiens de l’Holocauste à se distraire depuis que Wiesenthal a commencé à le vendre dans les années 1970. Wiesenthal a déclaré au Washington Post en 1979: « J’ai cherché avec les dirigeants juifs à ne pas parler de 6 millions de morts juifs, mais plutôt environ 11 millions de civils morts, dont 6 millions de Juifs ».
Yehuda Bauer, érudit israélien qui préside l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, a averti son ami Wiesenthal, mort en 2005, de répandre la fausse idée que l’Holocauste a fait 11 millions de victimes – 6 millions de Juifs et 5 millions de non-Juifs.
« Je lui ai dit, » Simon, vous dites un mensonge « , a rappelé Bauer dans une interview mardi. « Il a dit, ‘Parfois, vous devez faire cela pour obtenir les résultats pour des choses que vous pensez être essentielles.’ »

Bauer et d’autres historiens qui connaissaient Wiesenthal ont dit que le chasseur nazi leur avait dit qu’il avait choisi le nombre de 5 millions avec soin: Il voulait un nombre assez grand pour attirer l’attention des non-Juifs qui ne se soucieraient pas autrement de la souffrance juive, Nombre réel de Juifs qui ont été assassinés dans l’Holocauste, 6 millions.

Le président Jimmy Carter, aui a émis l’ordre exécutif qui mettait sur pied le Musée commémoratif de l’Holocauste des Etats-Unis, a évoqué les « 11 millions de victimes de lm’Holocaustes ».

Deborah Lipstadt, professeur d’études sur l’Holocauste à l’Université Emory à Atlanta, a écrit en 2011 comment le nombre continue à gêner ses efforts pour enseigner  l’Holocauste.

«J’ai été à de nombreuses observances de Yom Hashoah – y compris celles parrainées par les synagogues et les communautés juives – où onze bougies ont été allumées», écrit-elle dans un article dans Jewish Review of Books dans lequel elle a lacéré les normes éthiques de Wiesenthal. « Quand je dis aux organisateurs qu’ils sont engagés dans le révisionnisme historique, leurs réactions vont du scepticisme à l’indignation. Des étrangers m’ont pris à la tâche dans des lettres en colère pour se concentrer «seulement» sur les morts juives et en ignorant les cinq millions d’autres. Quand j’explique que ce nombre est tout simplement inexact, en fait composé, ils deviennent encore plus convaincus de mon ethnocentrisme et de mon incapacité à ressentir la douleur de n’importe qui d’autre que celle de mon propre peuple.

[…]

LIRE LA SUITE (en Anglais) : http://www.jta.org/2017/01/31/news-opinion/united-states/remember-the-11-million-why-an-inflated-victims-tally-irks-holocaust-historians